France–Paraguay : Emmanuel Petit se souvient du match le plus stressant de 1998
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Vingt-huit ans après leur mémorable affrontement en huitième de finale de la Coupe du monde 1998, la France et le Paraguay se retrouvent de nouveau sur la scène mondiale en juillet 2026. À l'approche de ces retrouvailles, les souvenirs remontent à la surface, notamment ceux d'Emmanuel Petit.
Vingt-huit ans après le sacre des Bleus, Emmanuel Petit n'a rien oublié du huitième de finale de la Coupe du monde 1998 face au Paraguay. Si la finale remportée contre le Brésil reste gravée dans toutes les mémoires, l'ancien milieu de terrain estime que le véritable tournant de l'aventure française s'est joué à Lens.
Le 28 juin 1998, la France affronte une équipe du Paraguay parfaitement organisée, emmenée par son emblématique gardien José Luis Chilavert. Les Sud-Américains résistent pendant près de deux heures, faisant douter les hommes d'Aimé Jacquet. Il faut attendre la 114e minute pour voir Laurent Blanc inscrire le premier « but en or » de l'histoire de la Coupe du monde et qualifier les Bleus pour les quarts de finale.
Dans un entretien accordé à L'Équipe, Emmanuel Petit est revenu sur ce souvenir marquant. Il raconte avoir souffert d'une chaleur étouffante, au point de demander à sortir à cause des crampes et de la déshydratation. Il décrit le Paraguay comme l'adversaire qui a le plus mis en difficulté l'équipe de France durant tout le tournoi. Selon lui, les Paraguayens avaient préparé un plan de jeu extrêmement rigoureux, convaincus qu'ils pouvaient arracher une séance de tirs au but grâce aux exploits attendus de José Luis Chilavert.
Pour Emmanuel Petit, ce France–Paraguay reste « le match le plus stressant de la Coupe du monde ». Sans cette victoire arrachée au bout de la prolongation, l'histoire du football français aurait sans doute été bien différente. Ce succès a renforcé la confiance des Bleus, qui ont ensuite éliminé l'Italie, battu la Croatie avant de décrocher, le 12 juillet 1998, le premier titre mondial de leur histoire face au Brésil.
La garra guaraní est l’une des expressions les plus puissantes de l’identité paraguayenne. Elle ne désigne pas seulement une manière de jouer au football : c’est une manière d’être, une manière de résister, une manière de se battre. C’est une idée qui traverse l’histoire du pays, sa langue, ses blessures, ses victoires, et qui s’incarne dans le sport comme dans la vie quotidienne. La garra guaraní, littéralement « la griffe guaraní », c’est cette force intérieure qui pousse à ne jamais abandonner, même quand tout semble perdu. C’est une combativité, une résilience, une fierté, un courage têtu. Elle s’exprime dans le football paraguayen par des matchs arrachés, des défenses héroïques, des retournements improbables. Mais elle vient de bien plus loin que le sport.
Dans le football paraguayen, la garra guaraní est devenue un mythe fondateur. Elle désigne :
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des joueurs qui ne lâchent jamais,
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des équipes qui défendent jusqu’à la dernière goutte d’énergie,
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des victoires obtenues contre toute logique,
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une capacité à souffrir sans se briser.
Les commentateurs disent souvent que le Paraguay « joue avec le cœur », que ses joueurs « mordent le match ». La garra guaraní est ce supplément d’âme qui transforme un match perdu en bataille, une bataille en épopée.
Pour le math de la coupe du monde 2026, on peut plutôt dire que le Paraguay a pratiqué un football malsain avec des tricheries et des coups en traitre. La France l'emporte à la fin 1-O.