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La Stratégie Du Poulpe -Serge-FREYDIER
21 octobre 2025

Corinne Touzet : une femme d’honneur

Quand on pense à Corinne Touzet, on pense immédiatement à son regard franc, à son uniforme de gendarme et à cette série culte qui a marqué toute une génération : Une femme d’honneur. Mais derrière ce rôle emblématique se cache une artiste passionnée, libre et profondément humaine. J’ai eu envie de revenir sur son métier, son parcours, et ce que signifie vraiment “jouer une enquêtrice” quand on est comédienne.

Corinne Touzet n’a jamais fait les choses à moitié. Avant même de devenir une figure incontournable du petit écran, elle passait par le théâtre, le cirque, les spectacles de rue. Une vraie saltimbanque dans l’âme. Et c’est peut-être ça qui rend son jeu si juste : elle ne joue pas, elle vit ses personnages.

Dans Une femme d’honneur, elle incarne Isabelle Florent, une enquêtrice droite, sensible, parfois dure mais toujours juste. Ce rôle, elle l’a porté pendant plus de dix ans. Et elle l’a aimé. Vraiment.

“Je vais vous dire la vérité : j’ai adoré ce rôle. Il m’a permis de montrer une femme forte, mais aussi vulnérable.”

Être enquêtrice à l’écran, c’est quoi au fond ?

Ce n’est pas juste résoudre des crimes. C’est comprendre les gens. C’est porter un uniforme sans perdre son humanité. C’est courir après la vérité tout en gardant les pieds sur terre. Et Corinne Touzet a su faire tout ça avec une élégance rare.

Elle a même reçu des lettres de vrais gendarmes, touchés par la justesse de son interprétation. C’est dire.

En 2007, elle quitte la série. Pas parce qu’elle en avait marre. Mais parce qu’elle voulait autre chose. Explorer d’autres rôles, d’autres émotions. Elle crée sa propre boîte de production, joue au théâtre, tourne des téléfilms plus sombres, plus intimes. Elle refuse d’être enfermée dans une case. Et ça, c’est tout à son honneur.

21 octobre 2025

Thomas VDB a trouvé sa voix

Ce matin, à la Fête du Livre de Saint-Étienne, on a découvert le secret de sa voix : un savant mélange de fatigue, de café et de sarcasme tendre… mais pas que ! Thomas nous a confié qu’il savait parfois jouer de sa voix pour paraître plus bête qu’il ne l’est. Et ça marche. Un mot, une intonation, et voilà que le public rit, séduit, se dit qu’il est à la fois drôle et… complètement naïf. Sa voix, c’est un peu comme lui : capable de tout, mais toujours avec malice. On l’écoute, on sourit, et on se dit qu’il pourrait nous lire la notice d’un grille-pain qu’on éclaterait de rire.

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Avec son dernier bouquin FIASCORAMA, il raconte, sous forme de polaroids, son implantation à Paris, sa percée dans le stand-up, son ascension et les dégâts causés par son irrésistible maladresse. Cette candeur exquise, un peu encombrante, révèle une gentillesse profonde. Voici un être qui veut le bien d'autrui - qu'il soit serrurier, producteur, Nestlé ou l'Olympia. Le résultat porte un nom : fiasco. Mélange de Gaston Lagaffe et du Petit Nicolas, Thomas VDB sacre brillamment l'art du naufrage.

21 octobre 2025

Francis Perrin un des rois du rire dans les années 80

Aujourd'hui dans les tentacules de la Stratégie Du Poulpe, une sympathique rencontre avec Francis Perrin. 

Dans le paysage du cinéma français des années 80, une figure se détache par son énergie, sa spontanéité et son talent comique : Francis Perrin. Acteur, scénariste et réalisateur, il incarne une époque où le rire était roi, et où les comédies populaires faisaient salle comble.

Né le 10 octobre 1947 à Versailles, Francis Perrin débute au théâtre, notamment à la Comédie-Française, avant de se tourner vers le cinéma. Dès les années 70, il se fait remarquer dans des rôles de jeunes hommes maladroits et attachants, comme dans La Gifle ou On a volé la cuisse de Jupiter. Mais c’est dans les années 80 qu’il devient une véritable vedette comique, avec des films comme Le Roi des cons (1981), Tête à claques (1982) ou Le Joli cœur (1984). 

Son style ? Un mélange de naïveté, de vivacité et de tendresse. Perrin ne cherche pas à être le clown de service, mais plutôt le miroir d’un quotidien parfois absurde, souvent drôle, toujours humain.

Par exemple: “Tête à claques”, qu’il a lui-même réalisé, met en scène un personnage maladroit et attachant, typique de son registre. Il a confié que ce rôle lui permettait de jouer avec les limites du ridicule sans jamais tomber dans la vulgarité. 

Avec “Le Roi des cons” , il incarne Antoine, un homme trop honnête pour ce monde. Ce personnage naïf et idéaliste colle parfaitement à son style comique. Le film, bien que moins connu aujourd’hui, est emblématique de l’humour absurde et satirique de l’époque. 

Les années 80 sont marquées par une explosion de films comiques en France. Le public cherche à s’évader, à rire des travers de la société, à retrouver un peu de légèreté. Les comédies de cette époque jouent sur les quiproquos, les caricatures sociales, les dialogues savoureux et les situations cocasses.

Francis Perrin s’inscrit parfaitement dans cette dynamique. Ses personnages sont souvent des anti-héros, des hommes ordinaires confrontés à des situations extraordinaires. Il incarne une forme de comédie populaire, accessible, mais jamais simpliste.

Francis Perrin a révélé dans une interview qu’il avait refusé de jouer dans La Boum (1980), le film culte avec Sophie Marceau. Il ne se sentait pas à l’aise avec le rôle proposé et a préféré décliner. Mais il avait eu la bonne idée de jouer dans La gifle en 1974 avec Isabelle Adjani.

8 octobre 2025

Comment Antoine Besson est devenu le Toulouse-Lautrec de Montmartre

J’ai rencontré le comédien Antoine Besson quelques jours après la diffusion des premiers épisodes de la série événement de TF1.

La production de Montmartre peinait à trouver l’acteur idéal pour incarner Henri de Toulouse-Lautrec. Le défi était immense : le peintre, qui mesurait 1,52 mètre, souffrait d’une maladie osseuse qui marqua son physique, mais rayonnait d’une vitalité et d’un humour sans égal. Peu de comédiens semblaient capables de conjuguer cette fragilité et cette intensité.

C’est alors qu’Antoine Besson a envoyé ce qu’on appelle dans le milieu une “tape” — ou self tape —, une courte vidéo d’audition enregistrée par l’acteur lui-même. « J’ai voulu m’amuser, me déguiser, sentir le personnage », m’a-t-il confié avec un sourire. Dans sa vidéo, il apparaît déjà métamorphosé : moustache, costume et regard rieur.

On peut donc le retrouver dans l'épisode 3 et 4 de Montmartre.

Mais aussi dans l'épisode 8 qui cloture la saison 1. Dans cette scène finale Toulouse Lautrec peint les principaux personnages de la série qui posent comme une grande famille sur la scène du cabaret l' Eléphant Rose.