Canalblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
La Stratégie Du Poulpe -Serge-FREYDIER
1 juillet 2026

Rencontre avec François Ruffin : une autre idée de la politique

Ce jeudi 5 février J’ai  eu l’occasion de rencontrer François Ruffin, venu dans notre ville pour présenter son mouvement politique Debout ! et apporter son soutien à la liste de gauche engagée pour les élections municipales. Cette rencontre, au-delà du cadre électoral, a surtout été l’occasion d’échanger sur sa vision de la politique et sur ce qu’il estime aujourd’hui indispensable pour renouer le lien entre citoyens et engagement public.

Au-delà de la personnalité médiatique et du député que l’on connaît, cet échange m’a permis de mieux comprendre une approche profondément ancrée dans le réel, tournée vers les gens et méfiante vis-à-vis des jeux de pouvoir traditionnels.

Pour François Ruffin, la politique ne devrait jamais être un métier coupé de la vie quotidienne. Il insiste sur la nécessité de rester au contact du terrain : les ouvriers, les employés, les précaires, mais aussi tous ceux qui ont le sentiment de ne plus être entendus. Selon lui, beaucoup de citoyens se détournent de la politique non par indifférence, mais par lassitude face à des discours déconnectés de leurs problèmes concrets.

Sa vision repose sur une idée simple : la dignité. Dignité du travail, dignité des salaires, dignité de celles et ceux qui peinent à finir le mois. Il critique une société où les écarts se creusent toujours davantage, pendant que les décisions se prennent loin de ceux qui en subissent les conséquences. La politique, à ses yeux, devrait d’abord servir à corriger ces déséquilibres.

François Ruffin défend également une approche collective et populaire de l’engagement. Il ne croit pas aux sauveurs providentiels, mais à la force du nombre, aux luttes communes et à la mobilisation citoyenne. À travers Debout !, il souhaite fédérer sans écraser, rassembler sans lisser les différences, et remettre les citoyens au cœur de l’action politique.

Informer, raconter des histoires vraies, mettre des visages sur des chiffres : voilà ce qu’il considère comme essentiel pour redonner du sens à l’engagement, notamment au niveau local, là où les décisions ont un impact direct sur la vie quotidienne.

Ce qui ressort surtout de cette rencontre, c’est une forme de cohérence. Qu’on partage ou non toutes ses positions, François Ruffin donne le sentiment de vouloir rester fidèle à ses convictions : parler fort et vrai, refuser le cynisme, et rappeler que la politique devrait être un outil au service du plus grand nombre, et non l’inverse.
 

1 juillet 2026

France–Paraguay : Emmanuel Petit se souvient du match le plus stressant de 1998

Vingt-huit ans après leur mémorable affrontement en huitième de finale de la Coupe du monde 1998, la France et le Paraguay se retrouvent de nouveau sur la scène mondiale en juillet 2026. À l'approche de ces retrouvailles, les souvenirs remontent à la surface, notamment ceux d'Emmanuel Petit. 

Vingt-huit ans après le sacre des Bleus, Emmanuel Petit n'a rien oublié du huitième de finale de la Coupe du monde 1998 face au Paraguay. Si la finale remportée contre le Brésil reste gravée dans toutes les mémoires, l'ancien milieu de terrain estime que le véritable tournant de l'aventure française s'est joué à Lens.

Le 28 juin 1998, la France affronte une équipe du Paraguay parfaitement organisée, emmenée par son emblématique gardien José Luis Chilavert. Les Sud-Américains résistent pendant près de deux heures, faisant douter les hommes d'Aimé Jacquet. Il faut attendre la 114e minute pour voir Laurent Blanc inscrire le premier « but en or » de l'histoire de la Coupe du monde et qualifier les Bleus pour les quarts de finale.

Dans un entretien accordé à L'Équipe, Emmanuel Petit est revenu sur ce souvenir marquant. Il raconte avoir souffert d'une chaleur étouffante, au point de demander à sortir à cause des crampes et de la déshydratation. Il décrit le Paraguay comme l'adversaire qui a le plus mis en difficulté l'équipe de France durant tout le tournoi. Selon lui, les Paraguayens avaient préparé un plan de jeu extrêmement rigoureux, convaincus qu'ils pouvaient arracher une séance de tirs au but grâce aux exploits attendus de José Luis Chilavert.

Pour Emmanuel Petit, ce France–Paraguay reste « le match le plus stressant de la Coupe du monde ». Sans cette victoire arrachée au bout de la prolongation, l'histoire du football français aurait sans doute été bien différente. Ce succès a renforcé la confiance des Bleus, qui ont ensuite éliminé l'Italie, battu la Croatie avant de décrocher, le 12 juillet 1998, le premier titre mondial de leur histoire face au Brésil.

La garra guaraní est l’une des expressions les plus puissantes de l’identité paraguayenne. Elle ne désigne pas seulement une manière de jouer au football : c’est une manière d’être, une manière de résister, une manière de se battre. C’est une idée qui traverse l’histoire du pays, sa langue, ses blessures, ses victoires, et qui s’incarne dans le sport comme dans la vie quotidienne. La garra guaraní, littéralement « la griffe guaraní », c’est cette force intérieure qui pousse à ne jamais abandonner, même quand tout semble perdu. C’est une combativité, une résilience, une fierté, un courage têtu. Elle s’exprime dans le football paraguayen par des matchs arrachés, des défenses héroïques, des retournements improbables. Mais elle vient de bien plus loin que le sport.

Dans le football paraguayen, la garra guaraní est devenue un mythe fondateur. Elle désigne :

  • des joueurs qui ne lâchent jamais,

  • des équipes qui défendent jusqu’à la dernière goutte d’énergie,

  • des victoires obtenues contre toute logique,

  • une capacité à souffrir sans se briser.

Les commentateurs disent souvent que le Paraguay « joue avec le cœur », que ses joueurs « mordent le match ». La garra guaraní est ce supplément d’âme qui transforme un match perdu en bataille, une bataille en épopée.

Pour le math de la coupe du monde 2026, on peut plutôt dire que le Paraguay a pratiqué un football malsain avec des tricheries et des coups en traitre. La France l'emporte à la fin 1-O.