Gérard Jugnot, le funambule du rire et du chagrin
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Aujourd'hui un petit selfie avec un visage que l'on connait bien.
Gérard Jugnot naît le 4 mai 1951 à Paris, dans le 12ᵉ arrondissement, un quartier populaire où l’on apprend très tôt que la vie est une comédie dont il faut savoir rire pour ne pas pleurer. Enfant curieux, timide mais observateur, il développe très jeune ce regard tendre et ironique sur le monde qui deviendra sa signature.
Adolescent, il découvre le théâtre comme on découvre une respiration nouvelle. Il y trouve un refuge, une liberté, une manière d’exister autrement. C’est au lycée qu’il rencontre ceux qui deviendront ses compagnons de route : Thierry Lhermitte, Michel Blanc, Christian Clavier, et bientôt Josiane Balasko. Ensemble, ils forment le noyau du Splendid, cette bande qui révolutionnera la comédie française des années 70 et 80.
S’il nous touche tant, c’est parce qu’il ne triche pas. Il porte en lui nos failles, nos maladresses, nos petites lâchetés, mais aussi nos élans, nos sursauts, nos bontés inattendues. Gérard Jugnot, c’est l’homme qui n’a jamais oublié d’où il venait.
Ce qui frappe chez Jugnot, c’est sa capacité à tenir ensemble le rire et la tristesse. Il joue comme on marche sur un fil : un pas du côté du burlesque, un pas du côté du drame. Il sait que la vie n’est jamais pure comédie ni pure tragédie, mais un mélange instable où l’on rit parfois pour ne pas pleurer.
Par exemple: dans Les Bronzés, il est l’homme transparent, dans Le Père Noël est une ordure, il est l’homme perdu. Dans Les Choristes, il devient l’homme qui répare. Dans Monsieur Batignole, il est celui qui découvre, trop tard, qu’il peut être courageux.