Bernard Cazeneuve appelle les Français à ne pas céder au dégagisme
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Le mot n'est pas nouveau. Depuis plusieurs années, il traduit une forme de rejet généralisé de la classe politique et de ceux qui exercent des responsabilités. À chaque échéance électorale, la colère s'exprime et conduit certains électeurs à vouloir sanctionner systématiquement les dirigeants en place, parfois davantage par exaspération que par adhésion à un projet alternatif.
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Bernard Cazeneuve a mis en garde contre cette logique qui consiste à croire que le simple fait de remplacer les responsables actuels suffirait à résoudre les problèmes du pays. La colère est compréhensible. Les difficultés du quotidien, les inégalités persistantes, le sentiment de déclassement et les inquiétudes face à l'avenir nourrissent une demande de changement. Mais le changement n'a de sens que s'il repose sur un projet solide, cohérent et réaliste.
L'expérience récente de nombreuses démocraties montre que les votes de rejet peuvent parfois conduire à de nouvelles désillusions. Chasser les uns sans examiner sérieusement les propositions des autres n'est pas une garantie d'amélioration.
C'est dans cet esprit que Bernard Cazeneuve défend une gauche républicaine, sociale-démocrate et européenne. Une gauche qui ne renonce ni à la justice sociale ni à l'ambition de transformation, mais qui refuse les promesses irréalisables et les postures de rupture permanente.
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Il s'est donc placé comme un meneur d'une «coalition des volontaires» désireux non pas de renverser mais «redresser» la table. «Mais ce n'est pas une détermination pour moi-même. Ce n'est pas une détermination destinée à expliquer que je suis indispensable», a-t-il ensuite nuancé devant les membres du PRG réunis en congrès afin de réélire pour un troisième mandat à leur tête Guillaume Lacroix.