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La Stratégie Du Poulpe -Serge-FREYDIER
24 juin 2024

Le grand Max: Maxime Bossis

En cet été 2024 alors que le championnat d'Europe débute et que la France est dans une période politique tumultueuse, je vous propose un peu de nostalgie avec le grand Max que nous avons capturé dans les tentacules de notre blog La Stratégie du Poulpe  
Maxime Bossis est une figure incontournable de l’équipe de France des années 1976-1986. Celle de Michel Hidalgo, aux côtés de Michel Platini, Dominique Rocheteau, Patrick Battiston et consorts. Champion d’Europe en 1984, demi-finaliste des Coupes du monde 1982 et 1986, le Grand Max était de tous les grands moments de la période Hidalgo et du début de l’ère Henri Michel. Je me souviens avoir vu ces matchs à la télé avec mon papa. 
Né le 26 juin 1955 à Saint-André-Treize-Voies, un village de Vendée , Maxime Bossis évolue au FC Yonnais comme milieu de terrain avant de rejoindre le FC Nantes à l’âge de dix-sept ans.
Le club nantais l’avait repéré au sein des sélections régionales où on l’avait placé comme arrière latéral. José Arribas le fait débuter en pro un an plus tard, lors de l’été 1973, alors que le club canari vient d’être sacré champion de France. Devenu arrière latéral un peu par hasard, le Vendéen s’impose rapidement comme l’un des meilleurs spécialistes du poste du championnat.
A ses débuts, Maxime Bossis évolue à différents postes de la défense, mais c’est comme arrière latéral qu’il donne la pleine mesure de son talent, particulièrement sur le côté gauche. S’il semble raide et lent au premier abord, Max Bossis est pourtant doté de grandes qualités techniques et physiques. On dit qu’il défend debout, c’est-à-dire qu’il tacle peu. Il récupère un grand nombre de ballons et assure une relance très propre. Il aime en outre déborder sur son aile, provoquer le surnombre et utiliser son dribble pour ouvrir des brèches dans la défense adverse.
En équipe de France, Maxime Bossis compte 76 sélections (soit 6744 minutes de jeu selon le site FFF) auxquelles il faut ajouter 8 rencontres contre des clubs et autant de matchs de préparation. En dix ans, il a connu deux sélectionneurs, Michel Hidalgo et Henri Michel. Il a été capitaine à cinq reprises et buteur une seule fois (en 1982 contre le Koweït). 

Aux côtés du journaliste Emmanuel Faure, Maxime Bossis revient sur sa carrière de footballeur dans une autobiographie publiée aux éditions Nouvelles Sources.
Si ce championnat d’Europe 1984 fait l’objet du premier chapitre, présenté comme le sommet de la carrière du Vendéen, Emmanuel Faure a choisi dès l’avant-propos de revenir sur un autre sommet, à la fois merveilleux et douloureux, le fameux match de Séville en 1982 avec son épilogue injuste : l’image de Max Bossis accroupi, le regard perdu après avoir manqué le tir au but décisif, d’une frappe mal assurée repoussée par l’affreux Schumacher.
Bien entendu, la carrière de Max Bossis ne se résume pas à ce tir au but manqué, mais c’est un sujet souvent évoqué par les personnes qu’il croise. 
 

4 juin 2024

Chapitre 11: Quelles inégalités sont compatibles avec les différentes conceptions de la justice sociale?

PARTIE1: Définitions et mesures des inégalités.
1.1 Qu'est-ce-qu'une inégalité?


Il y a des inégalités quand les normes d'une société indiquent que des individus bénéficient d'avantages ou supportent des désavantages.

l_vrier

 

Une différence devient une inégalité quand on peut hiérarchiser ce dont on parle. Exemple: j'ai un chien, cela devient une inégalité si c'est un signe de prestige d'avoir un chien.

Donc si l'accès à un chien est une ressource pour avoir du prestige, ne pas en avoir est une inégalité. (inégalité dans l'accès aux ressources)


Les inégalités économiques portent sur les revenus, le patrimoine entre catégories.
Les inégalités sociales, liées à l'appartenance à un groupe sont liées à la possession de ressources et à l'accès de pratiques comme le pouvoir, les diplômes ou certains loisirs.

Il faut donc se demander des inégalités de quoi?
exemple: la santé
des inégalités entre qui et qui?
exemple: entre hommes et femmes

                      Dans cette vidéo: l'obésité par PCS

Les inégalités sont multiformes et cumulatives. Cela veut dire que les inégalités peuvent s'entretenir les unes et les autres.
Exemple: Un problème de manque de diplôme--> risque de chômage -> problèmes de santé-> isolement social -> difficulté à retrouver un emploi.

Dans cette vidéo on classe les inégalités en AVOIR, SAVOIR, POUVOIR.

Inégalité dans les revenus   <---> inégalité de patrimoine <----> inégalité d'accès au diplôme 

 

-----> 
Encore pire: des personnes, des groupes peuvent avoir un traitement différent des autres. En raison d'un critère comme le sexe, l'origine, l'âge ils ne peuvent pas accéder à une ressource comme un emploi, un logement. Ce sont des discriminations. Elles vont renforcer les inégalités et provoquer leur cumul.

                                                Connaissez-vous les discriminations? (source)

discri8

 

 

                                                       A noter:   

discriminations

      

Pour un oral de 5 minutes vous présenterez les différentes inégalités présentes dans ces extraits:

 

                                       

2. La mesure des inégaltés économiques:


Les outils statistiques les plus souvent utilisés:
1-Le rapport inter-quantiles, pour mesurer combien de fois les plus riches reçoivent ce dont les pauvres disposent en divisant la population en groupes de tailles égales.

Les 5-quantiles sont appelés quintiles ; Les 4-quantiles sont appelés quartiles. Les 10 quantiles ci-dessous sont les DECILES.

inter

 

  • le rapport des déciles D9/D1 met en évidence l'écart entre le haut (9e décile) et le bas de la distribution (1er décile) ;
  •  
  • le rapport D9/D5 compare le haut de la distribution à la valeur médiane ;
  • le rapport D5/D1 compare la médiane au bas de la distribution.


2-La courbe de Lorenz, représente graphiquement la répartition des richesses dans une population.

                                   

lorenz22

 

lorenz


3-Le coefficient de Gini

lorenz22

Il indique par un nombre compris entre O et 1 si une richesse est plus moins également distribuée. 

0 = égalité parfaite entre tous les participants dans une population quelconque
1 = Une seule personne fait tous les revenus de la population

Le coefficient de Gini est en fait le résultat de l’équation suivante:

= Aire A / (Aire A + Aire B)

gini

monde_gini

   EXERCICES DECILES cliquez!

 

Dernier outil: 


4-Le top 1%, montre si l'on découpe la population en 100 parts égales, la part la plus favorisé. Le top 1% qui détient le plus de revenu et patrimoine.             

Cadre_superieur_2

En 2017, 1 % des salariés du secteur privé percevait plus de 8 680 euros nets par mois (Insee).

Cela correspond à 7,5 fois le Smic.

Ce top 1 % comprend 163 000 salariés, avec majoritairement des hommes de plus de 50 ans et très souvent travaillant à Paris ou dans les Hauts-de-Seine, ils occupent principalement des postes de direction ou de cadres dans les entreprises et les banques. 

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On peut donc évaluer les inégalités à une date donnée (outils de mesure statiques), mais ils ne faut pas oublier d'évaluer les inégalités de façon dynamique quand elles se transmettent d'une génération à une autre. Par exemple avec la CORRELATION entre les REVENUS des PARENTS et des ENFANTS.

 

EXERCICE:  OLIVIER DASSAULT (cliquez) est mort le dimanche 7 mars 2021, à bord d'un hélicoptère qui s'est écrasé, peut-on dire que son parcours est lié à sa famille?                                                                      

1.3 L'évolution depuis le XXème siècle

Durant le XXème siècle, les inégalités économiques ont beaucoup régressé. Le % du revenu et du patrimoine détenu par les plus riches a constamment diminué jusqu'aux années 1980. Mais elle recommence à augmenter. 

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PARTIE2: Les différentes conceptions de la justice sociale.

L'égalité est une situation dans laquelle deux individus ou des groupes sont dans des positions identiques ou équivalentes.
Elle est multiforme:
-égalité de droit: tous les individus suivent les mêmes règles juridiques.
-égalité des chances: tous les individus peuvent accéder aux positions sociales les plus valorisées.
-égalité des situations: tous les individus disposent d'avantages économiques et sociaux identiques.


Tout le monde n'a pas la même façon de voir les inégalités.  


1 La conception utilitariste considère que ce qui est juste, est ce qui permet le bien-être du plus grand nombre de personnes, même si certains perdent en bien-être.
Selon Jeremy Bentham (1748-1832) chacun de nous cherche à diminuer sa soufffrance et à augmenter son bonheur. De même pour la société.
https://www.youtube.com/watch?v=XRk2VeL0icU


2 Le libertarisme est contre l'intervention de l'Etat (impôts), la justice c'est simplement l'égalité des droits. Il suffit alors que les individus agissent librement et profiter du résultat de leur travail.
Selon Hayek (1899-1992) est juste tout ce qui résulte des actions libres d'individus égaux en droit.


3 L'égalitarisme propose:

Quand il est strict une égalité des situations totale.
Quand il est libéral , selon John Rawls (1921-2002):

- Toute personne a droit à un grand ensemble de libertés compatible avec un ensemble semblable de libertés pour tous.
- Les inégalités éco et sociales doivent:
1. être au plus grand bénéfice des individus les moins avantagés.
2. être attachées à des fonctions accessibles par égalités des chances.

 

                                                      Pour résumer:

La justice sociale c'est donner plus à ceux qui en ont le plus besoin, donc partager les ressources de façon équitable.

Cependant :

L'utilitarisme considère qu'une société juste est celle qui maximise la satisfaction du plus grand nombre.
Le libertarisme considère que l'égalité des droits suffit à rendre une société juste avec des individus libres.
L'égalitarisme libéral vise l'égalité des chances, en tolérant des inégalités si leur suppression a pour effet de dégrader la situation des défavorisés.
L'égalitarisme strict vise la suppression totale des inégalités.


 

EXERCICE Afin de discuter de la pertinence des visions de la justice, l'économiste Amartya Sen propose d'utiliser la querelle entre 3 enfants au sujet d'une flûte. L’idée générale que cherche à développer Sen à travers l’exemple de la flûte est qu’il n’est pas facile de récuser d’emblée comme infondée l’une ou l’autre des revendications des enfants.

Qui est Sen? : Amartya Sen - Repenser l'inégalité

 Notez quelques notions de la vidéo:  

Après la présentation de SEN on peut voir l'exemple ci-dessous;

Sen

 

A qui attribueriez-vous la flûte? Pourquoi?
                      Enfant 1      Enfant 2   Enfant 3
                         Anne        Carla             Bob
Nombre d'élèves

 

 

  

                                                                       ANALYSE COURTE:

L'exemple que met en valeur Amartya Sen est intéressant parce qu'il montre que différentes logiques peuvent  donner un sentiment complètement différent de ce qui semble égal et qui ne l'est pas, de ce qui semble juste et injuste. Anne fait valoir au fond un principe utilitariste : il est plus utile à nos oreilles qu'Anne se mette à jouer de la flûte, les deux autres nous casseront à tous les coups les oreilles s'ils se mettent à jouer de cet instrument ! Bob fait valoir un principe d'égalitarisme social : il est juste d'aider ceux qui n'ont pas eu de chance dans l'existence, qui sont défavorisés par un système social inique. Enfin, Carla met en avant la valeur du travail et fait valoir que l'on a le droit de jouir des fruits de son travail (LIBERTARISME).


 

Exercice vidéo :Quelle théorie souhaitez vous utiliser face à la situation de Thierry? Analysez leur situation. Trouvez-vous que l'on peut parler d'une société injuste envers eux?

ORAL ENTRAINEMENT
Rédiger une petite argumentation
Concernant Elisabeth Vous direz si ses difficultés à obtenir la ressource logement traduit une société injuste ou non.

 

PARTIE3: Comment les pouvoirs publics peuvent-ils agir pour la justice sociale?

3.1 Par la redistribution :

3.1.1 LES PRELEVEMENTS OBLIGATOIRES:    

    En France c'est l'ensemble des impôts, taxes et cotisations sociales pour financer une politique de réduction des inégalités.

Ex: l'impôt sur le revenu, la TVA, l'impôt sur les sociétés, impôts locaux....

        Cotisations sociales sur les salaires.

 L'INTERVENTION des ADMINISTRATIONS PUBLIQUES REPOSE sur:

      l’administration centrale, avec les dépenses des ministères.

      l’administration locale, avec les dépenses des mairies, départements, régions.

      les caisses de sécurité sociale; avec le versement de prestations sociales. 

Leur fonction principale est de produire des biens et services non marchands ou d'effectuer des opérations de redistribution des richesses nationales et dont les ressources proviennent majoritairement de contributions obligatoires (impôts,taxes  et cotisations) versées par les ménages et, entreprises.

etat 

reve

 

La redistribution doit permettre la reduction des inégalités 

rev

 

3.1.2. Ne pas confondre redistribution verticale et horizontale

redistribution

La redistribution horizontale désigne les flux de transferts sociaux au bénéfice des ménages ou des individus victimes des risques sociaux.


 Les individus cotisent et peuvent recevoir des prestations liées à la maladie, la vieillesse, le chômage, la famille.

La redistribution verticale vise à corriger les inégalités au nom d’un principe de justice sociale. Avec des impôts progressifs par lesquels plus le revenu augmente et plus le tauxl de l’impôt progresse.

C’est aussi dans le cadre de cette redistribution verticale qu’existe une logique assistancielle : de nombreuses prestations ne nécessitent pas d’avoir cotisé auparavant. C’est le cas du RSA par exemple. 

Quel est le barème de l'impôt sur le revenu ? | Service-Public.fr__________________________________________________________________________________________________________

 

 Par exemple en 2016 la protection sociale visant la solidarité  représentait (714,5 milliards d'euros).

prestations_sociales

 

  •  

Dans cette vidéo on voit que Gaelle reçoit des aides sociales (min 15+ min 45)

 

 

3.2 La fourniture de services collectifs:
Ils sont financés par les prélèvements obligatoires et fournis gratuitement ou presque à tous (non rivalité et non exclusion).
On peut citer les transports collectifs, le système scolaire, les équipements scolaires et sportifs...

Par exemple les mairies ont en charge l'éclairage et leurs rues:

eclairage

 

 Comme contre exemple en Afrique au Libéria, l'Etat ne développe pas assez les routes. Quelles conséquences?

Les Routes de l'impossible - Liberia : Aux boues de l'enfer

 

 On comprend donc que sans une intervention de l'Etat, qui fait une redistribution des revenus et produit des biens et services publics; il est difficile de réduire les inégalités. Donc d'obtenir une société plus juste en redistribuant les richesses.

 

Mais il faut aussi une égalité des droits:

3.3 La lutte contre les discriminations:
L'Etat peut mettre en place des lois ou des mesures telles que des quotas.

EXEMPLE/ Sur le principe de discrimination positive :la loi du 11 février 2005 relatives aux personnes handicapées. Cette loi fixe des quotas obligatoires pour les employeurs et vise à favoriser l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap.

 

PARTIE 4: Les limites de l'intervention des pouvoirs publics.

4.1. Les problèmes de financement:
Avec la faible croissance économique et l'augmentation de la dette publique il est plus difficile pour l'Etat de financer ses actions.
De plus le vieillisement de la population entraine la hausse des dépenses de protection sociale.

La dette au sens de Maastricht, ou dette publique notifiée, couvre l'ensemble des administrations publiques au sens des comptes nationaux : l'État, les organismes divers d'administration centrale (ODAC), les administrations publiques locales et les administrations de sécurité sociale.

dette_france

 

 À la fin du troisième trimestre 2023, la dette publique au sens de Maastricht s’établit à 3 088,2 Md€, soit une augmentation de 41,3 Md€, après +34,5 Md€ au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), elle s’établit à 111,7 %. 

 

dette

 

 

« Un pognon de dingue » est une expression extraite d'une petite phrase prononcée par le président de la République française Emmanuel Macron au palais de l'Élysée le soir du 12 juin 2018,

« La politique sociale, regardez : on met un pognon de dingue dans des minima sociaux, les gens ils sont quand même pauvres. On n’en sort pas. Les gens qui naissent pauvres, ils restent pauvres. Ceux qui tombent pauvres, ils restent pauvres. On doit avoir un truc qui permette aux gens de s’en sortir. »

En Mars 2024 


4.2.Perte de légitimité de l'Etat:
L'intervention de l'Etat est parfois contestée dans la population, cela se traduit par des critiques et un moindre consentement à l'impôt.----------> contestation de l'impôt vu comme de + en + injuste et de - en - utile.

 

   Ce sondage pose des questions aux français sur leur perception des effets pervers du système de redistribution, c'est donc selon eux des effets négatifs non voulus mais provoqués:

 

 

consentement_impot


Les désincitations des individus à agir sous le poids de l'Etat sont qualifiées d'effets pervers. Pourquoi travailler plus si l'individu paye plus d'impôts? Cette logique d'économistes libéraux est basée sur la comparaison coût/avantage.

Pour les libéraux qui conteste l'intervention de l'état: la "trappe à pauvreté" est par des dispositifs d'assistance, qui enferment les gens dans le chômage et la pauvreté.  Avec cette théorie par exemple, une famille qui touche le RSA, l'allocation logement, etc., n'est pas incitée à prendre un emploi payé au SMIC. 

Mais considérer que les aides sociales démotivent de travailler abouti à un autre effet pervers: la stigmatisation des pauvres, comme dans l'émission La rue des allocs: 

Dans la même logique coût/avantage, trop d'impôts démotiverait de travailler plus. Cela expliquerait la stratégie de fuite devant l'impôt des plus riches avec l'évasion fiscale.

 

4.3. un manque d'efficacité de l'Etat:
Les inégalités entre régions, la pauvreté, la fracture numérique sont des exemples qui montrent que l'Etat est parfois inefficace.

 

En France, le seuil de pauvreté est de 965 euros ou de 1 158 euros par mois, selon qu’il est fixé à 50 % ou à 60 % du niveau de vie médian. Une personne est considérée comme pauvre lorsque ses revenus sont inférieurs à ces montants.

 

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La France compte 5,3 millions de pauvres si l’on fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian et 9,1 millions si l’on utilise le seuil de 60 %. 

Le taux de pauvreté remonte en France depuis le début des années 2000. En 15 ans (de 2004 à 2019) le taux de pauvreté a progressé de 7 % à 8,2 % au seuil situé à 50 % du niveau de vie médian, et de 12,7 % à 14,5 % au seuil à 60 %. 

pau

La crise financière de la fin des années 2000 marque une cassure. La montée du chômage touche les classes moyennes dont le niveau de vie ne progresse plus. La période 2008-2018 est marquée par une stagnation du niveau de vie médian. Faute de croissance, la France entre dans une période longue de stagnation. 

 

Selon les régions on remarques des écarts dans les taux de pauvreté

 

 

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pauvre

 

 

____________________________________________________________________________________________

                                             A RETENIR     

EGALITE/ INEGALITE/ DISCRIMINATION /   QUANTILES /DECILES/  COURBE DE LORENZ/ INDICE de GINI/  TOP 1%

/REVENU DISPONIBLE/ PATRIMOINE (somme des propriétés) / REVENU DU TRAVAIL (exemple: salaire)/ REVENU de la PROPRIETE '>ex louer son appartement/ REVENU DE TRANSFERT (ce que verse l'Etat)/ Revenu disponible= revenu du travail+revenu de la propriété+revenu de transfert- (impôts+cotisations sociales+taxes)

IMPôTS/ COTISATIONS SOCIALES/ Prélèvements obligatoires/ Budget de l'ETAT/ Déficit budgétaire/ Dette/ Consentement à l'impôt/

REDISTRIBUTION (l'Etat prélève pour redistribuer)/ seuil de pauvreté/

Les minimas sociaux ---> Ces prestations sont non contributives, c'est-à-dire versées sans contrepartie de cotisations. -->Le revenu de solidarité active (RSA), l'allocation aux adultes handicapés (AAH), l'allocation spécifique de solidarité (ASS) et l'allocation spécifique aux personnes âgées (Aspa) 

UTILITARISME/ LIBERTARISME/ EGALITARISME

 

 

Exercice final: En utilisant les notions du cours vous décrirez la situation de Christophe et Alexa à Marseille. 

Minutes 22  57 1H14  1H28

 

Ce document vidéo repose sur le témoignage d'un ménage, il est impossible de faire une représentation de la courbe de Lorenz et de calculer l'indice de Gini pour mesurer les inégalités à Marseille.

Christophe, Alexa et leur petit garçon Océan viennent s'installer à Marseille. Le couple n'a qu'un seul revenu du travail: Christophe est smicard avec 1200 euros (SMIC net après cotisations sociales).

C'est donc leur revenu disponible, ils n'ont aucun patrimoine ni aide de l'Etat. (ils espèrent obtenir l'Aide Personnalisée au Logement).

En vivant à trois sur ce seul salaire ils sont donc sous le seuil de pauvreté. Il sont  dans le décile des 10% les plus pauvres et pas dans le top 1% qu'on peut peut-être trouver dans une grande villa avec piscine de Marseille ou de la région.

Le couple vit dans la précarité depuis des années.

En achetant des aliments ils payent la TVA. Difficile pour eux de trouver une location à + de 500 euros par mois (revenu de la propriété pour le propriétaire de l'appartement). Le couple trouve injuste que les propriétaires imposent des loyers si élevés. Ils se sentent stigmatisés par leur niveau de vie précaire.

On le sait L'Etat avec le budget (en déficit et avec des dettes) des ministères, des collectivités locales et de la sécurité sociale, prélève sur les français pour lutter contre les inégalités et les imprévus de la vie. Il redistribue, il assure le service public mais il est impossible d'obtenir une égalité parfaite entre les ménages au niveau de leur revenu et  patrimoine.

Un penseur utilitariste dirait que la situation difficile de Christophe ne traduit pas une société injuste car l'essentiel est que la majorité de la population ne souffre pas. Cependant on sait que la pauvreté est très présente à Marseille, de vieux immeubles du centre se sont effondrés il y a quelques mois. Les quartiers nord doivent aussi être réhabilités. A Marseille, 200.000 personnes sont considérés comme pauvres. Un égalitariste ne peut supporter ces chiffres.

Un libertariste dirait que les propriétaires ont le droit de louer à des prix élevés et qu'ils n'ont pas à se soucier des locataires qui sont libres de refuser.

Christophe et sa famille vont quitter Marseille. On peut se demander si Christophe en souffrant de sa situation ne va plus consentir à l'impôt. Il a peut-être quelques mois plus tard rejoint les gilets jaunes pour contester les taxes sur le carburant et les inégalités de niveau de vie.

4 juin 2024

CHAP 4 : Comment expliquer les crises financières et réguler le système financier ?

INTRODUCTION : Qu'est-ce-que le financement?

Le système financier (banques, bourses) joue un rôle dans la croissance économique en permettant aux ménages, aux entreprises et à l’État de se financer.

Par exemple une entreprise peux se financer de différentes façons :

 

FINANCE1

 

L’entreprise, pour se créer ou se développer, a eu un recours quasi systématique au crédit bancaire jusqu’aux années 1980. Mais depuis, la désintermédiation se développe, donc un financement par le marché surtout pour les grandes entreprises. Mais l’activité est perturbée par des crises.

PARTIE 1 – CARACTÉRISTIQUES ET CAUSES DES CRISES FINANCIÈRES

                A – Les caractéristiques:

1. Définition : C’est une perturbation majeure du système financier avec un effondrement boursier, des faillites bancaires et/ou une contraction du crédit.

2. L’exemple de la crise de 1929 et de 2008

2.1 La crise de 1929 :

 

finance2

Dans les années 20 aux États-Unis les épargnants spéculent en bourse. Ils empruntent à bas taux d’intérêt pour acheter des actions. La valeur des actions double entre 1926 et 1929. Mais cette hausse n’est pas vraiment liée à une bonne situation économique, par exemple en 29 la production baisse de 7 %. Le 24 octobre 1929 (jeudi noir) un effondrement boursier ( krach) se produit. Tout le monde veut vendre ses titres, personne n’achète. À midi, l’indice Dow jones a perdu 22,6 %.Entre 29 et 32 les cours des actions baissent de 87 %. 

                                    Cela se propage à l'économie:

 

FINANCE3

               

2.2 La crise de 2008 :

 

Aux États-Unis dans les années 2000, des ménages modestes s’endettent pour acheter leur maison. Ces crédits subprimes sont à risque, ils sont garanties par une hypothèque (revente de la maison en cas de défaut de paiement), ils sont également à taux d’intérêt variable.

A partir de 2004 avec la hausse des taux de nombreux ménages ne peuvent plus rembourser leur emprunt. Les banques vendent les maisons hypothéquées ce qui provoque la chute des prix de l’immobilier.

Face au danger des crédits subprimes, les banques avaient titrisé.

TITRISATION : les banques ont revendu les crédits à des sociétés conçues pour cela. Celles-ci ont financé ces achats en émettant des titres financiers avec des rendements attractifs et en les vendant à d’autres investisseurs. Ces derniers se retrouvaient ainsi propriétaires « d’un bout » de ces crédits. Par le jeu des reventes successives, ces encours de crédits risqués se sont retrouvés disséminés dans le système financier mondial.

FINANCE4

                _________________________________________________________________________

 Lorsque de nombreux particuliers ont commencé à ne plus pouvoir rembourser leurs crédits immobiliers, les détenteurs des titres émis n’ont pu être payés et la valeur de ces titres a dégringolé.

 

Les conséquences de la crise des subprimes sont considérables : restriction du crédit, faillites de banques, krachs…

Un des symboles de cette crise est la faillite de la banque américaine "Lehman Brothers" 

(--> minute 3)  

          

Pour conclure on peut comparer 1929 et 2008. 

 

 Comparaison des crises de 1929 et 2008-12... (calameo.com)

                                  COMPARAISON 

1929 est d'abord une crise boursière qui a entraîné une crise bancaire puis une crise productive, tandis que celle de 2008 est déclenchée par une crise bancaire qui se transforme en crise boursière puis productive.

B - Les causes d’une crise financière

1. Les bulles spéculatives

1.1 Définitions :

Pour comprendre il faut d’abord définir un ACTIF. C’ est une ressource économique détenue par une entreprise ou un individu dans le but d’en tirer profit. Il a une valeur qui peut augmenter ou baisser.

Exemple d’actifs : Un bien immobilier, stock d’une entreprise, les créances, les titres financiers…

Une bulle se produit quand le prix d’un actif augmente trop vite par rapport à sa valeur fondamentale (réelle).

1.2 LES MÉCANISMES :

Durant une période de confiance les investisseurs anticipent une hausse du prix de l’actif. La spéculation consiste à acheter pour vendre à un prix plus élevé plus tard. Plus il y a d’acheteurs plus le prix augmente et plus le prix augmente plus cela attire de nouveaux investisseurs.

Mais quand un évènement économique modifie les anticipations (prévisions à la baisse) le prix de l’actif va baisser brutalement. C’est l’éclatement de la bulle . L’euphorie laisse la place à la panique.

FINANCE5

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Selon Minsky (1919-1996), la recherche de profits et la confiance engendre l’endettement, puis le surendettement et la prise de risques excessifs. C’est le paradoxe de la « tranquillité ».

Le "Moment Minsky". se produit quand l’euphorie cesse, les investisseurs vendent leurs actifs pour faire face à un besoin de liquidités.

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La psychologie des acteurs du marché financier n’est donc pas rationnelle ce qui favorise l’instabilité :

-les comportements sont mimétiques ou moutonniers, les investisseurs s’influencent " ils vendent, vendons !"

- les anticipations ou prophéties sont auto-réalisatrices, quand les investisseurs anticipent un évènement, leur comportement va provoquer cet évènement. Si par exemple ils anticipent la baisse de la bourse, ils vendent les actions, ces ventes provoquent la baisse de la bourse.

 

Nous avons vu 2 exemples de bulles :

- sur les actions en 1929

- sur l’immobilier en 2008.

On peut aussi citer la bulle internet des années 2000 : à la fin des années 1990, c’est la révolution technologique internet Les spéculateurs achètent tout ce qui a un lien avec le secteur de l’internet, même des sociétés qui ne réalisent absolument aucun profit.

La bulle éclate en 2000 : le Nasdaq, indice américain des valeurs technologiques, perd 78% de sa valeur. 

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           2. Le rôle des banques

 

2.1. la transformation du rôle :

Les banques collectent les dépôts des clients et accordent des crédits. Ce sont des intermédiaires financiers.

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Depuis les années 80 le financement par la bourse s’est développé (action, obligation) avec un risque de baisse de l’activité d’intermédiation bancaire. Elles s’adaptent en émettant de plus en plus de des titres financiers et elles achètent de plus en plus de titres.

2.2 Les crises bancaires

Nous avons vu que les crises de 1929 et 2008 ont provoqué des faillites bancaires. En effet lors d’une crise financières les liquidités monétaires deviennent plus rares (crise de liquidité). Les clients en perte de confiance retirent leur épargne, si c’est une ruée (bank run) vers les banques la panique bancaire peut provoquer la faillite. Au départ la panique touche simplement les banques fragiles en manque de liquidité (monnaie) mais comme elles sont interdépendantes cela peux produire des faillites en chaîne (effet domino) , c’est le risque systémique.

2.3 Pourquoi les banques prennent-elles trop de risques ?

Elles cherchent à rentabiliser leurs actifs. Mais souvent les actifs rentables sont les plus risqués. En période d’euphorie financière (voir bulles) elles sont incitées à avoir des comportements risqués.

En plus elles pensent être secourues par les autorités (banques centrales et gouvernements) si elles sont en difficulté . C’est une situation d’aléa moral ou un agent qui sait qu’il est assuré contre un risque va prendre plus de risque.

En se pensant « too big to fall » les grandes banques pensent que les gouvernements ne peuvent pas les laisser tomber en cas de crise car leur taille et leurs liens avec d’autres banques provoqueraient une crise systémique .

Cette aléa moral était aussi présent dans la titrisation de la crise de 2008. En sachant qu ‘elles pouvaient se débarrasser du risque de ne pas être remboursé, elles avaient prêté davantage à des clients fragiles (pas très solvables) qui voulaient acheter une maison.

 

 

PARTIE 2 – TRANSMISSION DES CRISES ET RÉGULATION FINANCIÈRE

A – Les mécanismes de transmission des crises financières à l’économie réelle

1. La transmission par le crédit

1.1 la baisse de l’offre de crédit

La production, la consommation, l’emploi, l’investissement constituent l’économie réelle. Elle dépend de l’économie financière qui touche au financement de l’économie : monnaie, bourse, banques…

Lors d’une crise financière, les liquidités sont plus rares, les crédits moins nombreux (credit crunch), les taux d’intérêt augmentent.

1.2. La baisse de l’activité économique

Si les crédits sont plus coûteux les entreprises réduisent leurs investissements et les ménages leur consommation.

Baisse inv. + baisse conso. ----→ ralentissement croissance PIB (récession) ou baisse PIB (dépression).

2. La transmission par la baisse de valeur des actifs

2.1 L’effet de richesse négatif

La richesse d’un ménage repose sur ses revenus et son patrimoine. Patrimoine financier (action, obligation …) et non financier (immobilier). Si la valeur de son patrimoine augmente c’est un effet de richesse positif. Si la valeur baisse : effet de richesse négatif.

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Lors du dégonflement de bulles spéculatives la valeur des actifs chute. Certain actif comme une maison peuvent être remis en garantie par l’emprunteur en échange d’un crédit (vu pour subprimes) c’est un collatéral.

Si un ménage s’est endetté pour les acheter il va vendre en catastrophe et en perdant de l’argent (vente forcée) pour se désendetter.

2.2 La baisse de la consommation et de l’investissement

La hausse de l’épargne provoquée par l’effet de richesse négatif, diminue la consommation des ménages. De plus la baisse de leurs actifs utilisés comme collatéraux réduit leur capacité d’emprunt auprès des banques.

La baisse du cours des actions rend plus difficile pour les entreprises le financement par l’émission d’actions.

Donc les entreprises et les ménages auront tendance à moins investir et consommer-→ effets défavorables sur le production et l’emploi.

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BILAN: comment rédiger une argumentation avec les éléments vus ci-dessus

Une crise financière affecte l’économie réelle tout d’abord via des effets de richesse négatifs.  En effet, la baisse des prix des actifs fait baisser la valeur du patrimoine des agents économiques. Pour reconstituer celui-ci, ils ont tendance à épargner davantage et donc à moins consommer, ce qui déprime la production et ralentit donc la croissance. C’est ce qui s’est passé lors de la Grande Dépression à partir de 2008, où la chute des prix de l’immobilier a conduit les ménages à comprimer leurs dépenses de consommation pour faire face à leurs remboursements d’emprunts immobiliers. 

               Par ailleurs, une crise financière affecte aussi l’économie réelle en faisant baisser le prix des collatéraux apportés en garantie des emprunts, ce qui réduit le crédit. Ainsi, la baisse des prix des actifs immobiliers ou autres qui sont apportés en garantie des emprunts, appelés collatéraux, conduit les banques à accorder moins de crédit, d’autant plus qu’elles font face à une augmentation des taux de défaut sur les crédits précédemment octroyés. Cette contraction du crédit déprime la demande, que ce soit la consommation des ménages ou l’investissement des entreprises, et diminue la production et la croissance. Cet effet de credit crunch s’est déroulé en 2008 et a touché particulièrement les PME, qui se financent peu sur le marché des actions et ont vu d’un coup le crédit bancaire se contracter. C’est aussi un des mécanismes au cœur de la Grande Dépression des années 1930.

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B - La régulation du système financier

Face aux crises les gouvernements souhaitent des mesures de régulation pour protéger les épargnants et les investisseurs. Mais aussi pour éviter les coûts des crises économiques. On l’a vu les banques ont pris trop de risques (aléa moral). Les agences de notations qui sont chargées d’évaluer la solvabilité des Etats, entreprises et banques avec des notes sont critiquées. Elles n’ont pas mesuré par exemple le risque des subprimes.

1. La réglementation financière

Les règles prudentielles de 2010 (accord de Bâle) ixe un ratio de solvabilité de 8 % , c’est le % de fonds propres que doit détenir une banque par rapport au montant de ses crédits. Il passe à 10,5 % en 2019. Plus une banque a de fonds propres plus elle est en capacité de couvrir des pertes et d’éviter une faillite.

2. La supervision financière

Les pouvoirs publics édictent des règles pour éviter que les banques adoptent des comportements risqués. Pour la zone Euro c’est la BCE qui est chargé de la surveillance .

Cependant le shadow banking non réglementé se développe : il regroupe les activités financières non rattachées à une banque. Exemple : crowdfunding (financement participatif) , plateformes de monnaies virtuelles (Bitcoin…)….

 

 

4 juin 2024

CHAP7 Quelle est l'action de l'école sur les destins individuels et sur l'évolution de la société?

 

 

 

ecole

                                 

CHAP7 Quelle est l'action de l'école sur les destins individuels et sur l'évolution de la société?


PARTIE 1: L'égalité des chances à l'école


1.1 Quel est le rôle et la place de l'école?


L'école est l'une des instances de la socialisation primaire. C'est l'intériorisation de normes, valeurs, rôles, langage durant l'enfance. A l'école le partage de valeurs et de règles communes va permettre l'intégration et la cohésion sociale.

socialisation


Dans nos sociétés démocratiques, l'école transmet des savoirs, elle veut favoriser l'égalité des chances. En valorisant la méritocratie elle a pour objectif que la position sociale de chacun ne soit pas liée à son appartenance à un mileu social d'origine; mais au travail de chacun. Donc par le travail chacun aurait la même probabilité de réussir.

Donc l'Etat par son budget consacré à l'éducation ( 6% du PIB) vise à ouvrir l'école à tous sur l'ensemble du territoire, L'objectif étant d'effacer les inégalités de milieu social, de genre et de santé (exemple élèves handicapés).  

1.2 Démocratisation ou massification de l'enseignement?

  Ne pas confondre MASSIFICATION : Augmentation du nombre d'élèves dans les établissement, hausse du nombre de diplômés.

               Avec démocratisation: plus de diversité dans le milieu social des élèves.  


La volonté de démocratisation de l'école vise à favoriser la réussite de tous les enfants. Cela veut dire donner un accès à l'école et aux diplômes au plus grand nombre, sans exclusion sociale des plus pauvres.

La massification scolaire (hausse des effectifs) débute par l'école élémentaire au XIXème siècle, puis se poursuit avec le secondaire au XXème. En 2018 près de 80% des jeunes sont bacheliers, contre 5% en 1950.

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Ce document montre la massification du nombre de bacheliers, mais la démocratisation est à nuancer car les trois bacs montrent des inégalités dans la répartition des élèves selon leur milieu social ('profession des parents). 

bac_et_parents

 


Mais si la massification participe à la démocratisation, l'origine sociale a toujours un impact sur la réusite scolaire. En 2018 sur 100 étudiants en classes préparatoires aux grandes écoles 51 sont fils de cadres et 7 fils d'ouvriers.

https://dai.ly/x75e8ql

Donc la massification par la hausse du nombre d'élèves et d'étudiants dans les établissements n'est pas une garantie de démocratisation et d'égalité des chances.

     HAUSSE DES EFFECTIFS--------------->N'entraine pas forcément l'égalité des chances entre élèves


PARTIE 2: Les facteurs d'inégalités de réussite scolaire


2.1 Quels liens entre inégalités sociales et inégalités scolaires?


En effet il existe des inégalités scolaires liées à l'origine sociale.

diplome_et_origine

 Diplôme des sortants d’études initiales selon le sexe et l’origine sociale | Insee

   

Nous verrons dans le CHAPITRE 8 les TABLES DE MOBILITE pour MESURER CE PHENOMENE

Quelle catégorie de fils avait en 2003 le plus un père ouvrier?

                                                                 un père agriculteur?

                                                                 un père ouvrier?

table

 

 

bourdieu

Selon le sociologue Pierre Bourdieu, le contexte familial dans lequel vit l'enfant a des effets sur sa réussite scolaire.

Si la famille dispose d'un capital culturel (niveau de diplôme,savoirs, pratiques de loisirs culturels) élevé et proche de ce que demande l'école, cela favorise la réussite. Il est possible de mesurer ce capital, avec l'exemple des compétences langagières de l'enfant. Sa façon de parler, la richesse de son vocabulaire...
De plus le capital économique (revenu et patrimoine) de la famille rendra plus facile les conditions matérielles pour étudier.
Enfin le capital social, donc le réseau social sont des relations personnelles que la famille peut mobiliser pour aider son enfant.

 

4_capitaux

 

 


On comprend donc que tous les élèves n'ont pas le même capital transmis par leur famille (cult+éco+soc). Ils ne perçoivent pas l'école de la même façon.

Bourdieu insiste sur l'habitus:

Ce sont nos manières d'agir, de penser, de sentir produites par la socialisation dans un milieu social. Nous l'avons intériorisé, c'est une seconde nature.

 

>Dans le film L'esquive : confrontation de deux langages.

 >Dans le film L'esquive : confrontation de deux langages.


2.2 Quels sont les effets des stratégies familiales sur la réussite scolaire?

BOUDON

Le sociologue Raymond Boudon conteste l'analyse de Bourdieu. Selon lui les parents sont des acteurs rationnels. Ils vont faire des comparaisons entre les coûts et les avantages d'un choix d'orientation scolaire. Ils ont des stratégies qui prennent en compte les contraintes de leurs ressources (culturelles, économiques) et les avantages que peuvent apporter une orientation scolaire.
Donc les familles analysent de façons différentes les avantages perçus d'une pousuite d'études par rapport aux coûts (charges financières des études, durée, risque d'échec..). L'objectif étant : des avantages > aux coûts. Si a>c ---> poursuite d'étude rentable.

Cependant les mileux moins favorisés ont tendance à sous-estimer les avantages et à surestimer les coûts. ----> donc choix de parcours de formation plus courts pouvant déboucher rapidement sur un emploi.

 

                    --->  COMPARAISON BOURDIEU    BOUDON    REPRODUCTION SOCIALE

 

Pour analyser ce reportage, pensez-vous pouvoir utiliser BOURDIEU, BOUDON ? Vous réaliserez une argumentation écrite en utilisant la théorie et les exemples.

 

Pour comparer stratégie ou habitus: Louis Le Grand, au coeur du meilleur lycée de France

 

2.3 La socialisation selon le genre et les choix scolaires

    En moyenne les filles sortent plus tard du systéme scolaire (voir doc ci-dessus  2021)


Au cours de la scolarité, il est possible d'observer une division sexuée des disciplines. On retrouve un % plus élevé de filles dans certaines études.

D’un meilleur niveau scolaire, les filles s’orientent davantage vers l’enseignement général et technologique que les garçons. Pour autant, elles sont moins nombreuses en proportion à s’orienter dans les filières scientifiques. En 2018, 41,9 % des terminales scientifiques (S, ST2ID et STL) sont des filles. 

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Donc l'école en encore du mal à effacer la socialisation genrée oû les individus intériorisent des comportements liés de façon stéréotypée aux hommes et aux femmes.

 


Les stéréotypes de genre considèrent par exemples que les filles sont plus littéraires que les garçons. Ou que les garçons sont plus scientifiques. 

                 

streotypes

 

En 2014, les filles représentent :

  • 84% des étudiants en écoles paramédicales et sociales
  • 75% en écoles vétérinaires
  • 63% en écoles de journalisme et des écoles littéraires
  • 60% en écoles supérieures artistiques et culturelles
  • 59% en écoles juridiques et administratives


Tout cela a des conséquences sur l'orientation scolaire donc ensuite sur l'emploi. En effet certain ou certaine peuvent considérer qu'il y a des emplois typiquement féminins ou masculins. Et c'est ainsi que se transmettent des clichés associés au genre.

 

 

Selon une étude de la Dares, parue en décembre 2014, près de la moitié des femmes en emploi sont concentrées dans une dizaine de métiers (sur un total de 87 familles professionnelles définies dans les nomenclatures administratives) : aides à domicile et aides ménagères, assistantes maternelles (97,7 % de femmes), agents d’entretien (70,5 %), aides-soignants (90,4 %), salariés du commerce (73,5 %), etc.  

 

      Rappel dans     CHAPITRE 8: QUELLES SONT LES CARACTERISTIQUES CONTEMPORAINES ET LES FACTEURS DE LA MOBILITE SOCIALE? il y a une partie sur:

Partie3: Pourquoi les trajectoires peuvent-elles être complexes?

                                            

 

 

 

 

 

EXERCICE FINAL SUR CE CHAPITRE 7

Q1. Retrouvez la formule du taux de scolarisation  (IMPORTANT A RETENIR!)

Q2. Tracez sur votre cahier ces taux pour les 14 et 17 ans

Q3. Ce document est-il utile pour la notion de massification ou de démocratisation?

Q4. Repérez si possible pour les 14 et 17 ans des différences filles/garçons.

ecole

 

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Cette statistique dévoile le taux de scolarisation des jeunes en France pour l'année scolaire 2017-2018, en fonction de leur âge et de leur sexe. On constate que le taux de scolarisation étaient le même pour les filles et les garçons de 15 ans. À 17 ans, plus de 94 % des filles étaient scolarisées, contre environ 92 % des garçons du même âge.

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Retour sur l'évaluation: Dissertation ou épreuve composée?   cliquez

Exemple; étude de document de l'épreuve composée

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