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Site de SES -Serge-FREYDIER

21 juillet 2015

Elodie Frégé et la beauté hitchcockienne

elodieQuand j'ai vu la chanteuse (auteur-compositeur-interprète)  c'était plutôt plein soleil. Elle se rendait à son lieu de concert dans le cadre de l'Estival de la Batie... Même dans la fournaise de l'été stéphanois l'artiste avait une beauté glamour, empruntée aux icônes des années 50, il ne lui manquait que les gants blancs.

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Sur son style j'ai lu qu'elle disait: " C'est vrai, je suis assez attirée par les sixties, les seventies, et parfois, je reviens même aux années 40 et 50. Je dois cela à mes parents qui écoutaient Brassens, Ferré, Gainsbourg, les Beatles... et surtout à ma mère, très féminine, qui a gardé son style 60'S" 

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"Dans mon look vestimentaire, mon maquillage, je suis donc assez désuète" " J'aime me faire l'oeil très charbonneux, la bouche très pâle, à la Bardot... ou juste un trait d'eye-liner avec la bouche très rouge, à la manière des héroïnes d'Hitchcock... " "Pour moi, la femme idéale est un mélange de Catherine Deneuve, incarnation de la classe absolue, de Grace Kelly, dont j'admire le port de tête, l'élégance, la façon de se mouvoir - moi qui suis si maladroite ! - et de Brigitte Bardot." " j'aime aussi Audrey Hepburn ! Au naturel, je ne suis pas blonde, mais plutôt châtain foncé avec des reflets roux...  

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N'assumant pas à ma couleur, trop fade à mon goût, j'ai décidé de teinter mes cheveux. J'ai fait des mèches, du henné, suis passée par plusieurs couleurs avant de trouver le bon ton, celui qui va avec mes yeux verts, ma peau très pâle et mes tâches de rousseur. J'étais sûre que le blond vénitien serait l'idéal, même si j'ai toujours beaucoup de mal à me coiffer... Je ne sais pas me faire un brushing !"

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  Si certains sites parlent de beauté hitchcockienne à son sujet , il est donc bien de faire un retour sur ce style de femme: en effet, qui sont donc ces  blondes hitchcockiennes?  Il faut préciser leurs codes et leurs traits caractéristiques

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On peut dire qu’Alfred Hitchcock aimait jouer sur la différence. Alors que les pin-up sont au sommet de leur gloire, le réalisateur refuse de donner un rôle à Marilyn Monroe sous prétexte qu’elle a « le sexe affiché sur la figure ». On comprend alors mieux ce que recherche Hitchcock : des femmes raffinées, sexy et discrètes. Si elles ont de nombreux points communs, chaque actrice a donné un peu d’elle pour construire le fantasme de la « blonde hitchcockienne ». La première à apporter sa touche était June Tripp en 1927, elle a été succédée entre autres par Kim Novak, Eva Marie Saint et Janet Leigh

Fasciné par les blondes (on peut même dire qu’il était à la limite du fétichisme ?) elles ont toutes une peau claire et parfois quelques tâches de rousseur. On pourrait croire que ces poupées de porcelaine sont douces à l’image de leur beauté mais elles sont tout l’inverse… Hitchcock se plait à leur faire incarner le mal. Tour à tour voleuses, psychopathes ou espionnes, elles représentent tous les vices. Côté séduction, on reste sur le même schéma : froides mais brûlantes, les femmes chez Hitchcock cachent bien leur jeu…mais sont de vraies bombes à retardement...

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La poupée bourgeoise d’Hitchcock est en fait un idéal monté de toutes pièces par le réalisateur. Hitchcock s’amuse à modeler ses actrices, il dit même préférer les femmes nordiques aux latines, parce qu’elles savent moins mettre en avant leurs avantages… La seule avec laquelle il n’aura rien eu à faire était Grace Kelly, la princesse représentant tout ce dont il rêvait : « un volcan sous la neige ».

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20 juillet 2015

La guerre du beignet sur les plages avec Rehda

  

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En 2013 j'avais réalisé le texte ci-dessous, depuis une journaliste m'a contacté pour retrouver le célèbre vendeur de la plage de la Grande Motte que je connais depuis que je suis enfant... (voir reportage)

Allez! une petite photo avec Rehda  car c'est une institution. Depuis près de 30 ans il arpente les plages pour vendre ses beignets. On le surnomme le canotier. Dans un style très personnel il pousse des cris et il utilise ses bras comme source d'équilibre face au poids de son panier.  Sur la photo son panier est vide donc c'est un très bon vendeur . En effet personne ne peut manquer son passage entre les parasols.

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Du coffre, il en faut pour réveiller les vacanciers , allongés sur leurs serviettes, et espérer vendre quelques beignets pour 2 ou 2 euros 50. La concurrence est rude entre les vendeurs ambulants qui se partagent 400 ou 500 mètres de sable.

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La fraîcheur du produit est devenue le champ de bataille principal des vendeurs des sables. En principe un artisan confectionne les beignets chaque matin. S’ils ne sont pas vendus dans la journée, ils sont jetés. Si pour l’instant, la guerre plane entre les entreprises, elle n’est pas déclarée par les mairies. Pourtant parfois des arrêtés municipaux interdisent la vente sur les plages.   Si vous voulez en savoir plus sur la question de l'ambulantage sachez qu'une étude réalisé à Rio existe en cliquant sur le lien suivant---> http://cybergeo.revues.org/4870. En effet il existe une tradition importante de commerce ambulant au Brésil, qui trouve ses origines à l’époque coloniale. Ainsi les colporteurs qui vendaient et achetaient à domicile étaient appelés “pregoeiros” parce qu’ils s’annonçaient en criant le nom des marchandises.

Sinon on trouve des articles sur les vendeurs de plage sur le net. Par exemple celui du Midi Libre.

 2829983369Les chariots sont durs à tirer dans le sable mais l'enthousiasme est intact.

L’entreprise s’appelle "Ho !Ho ! la bonne glace". Vendre sur la plage « est le plus beau métier du monde » déclare volontiers  José Da Silva qui exerce cette activité depuis 1988. D’abord comme jeune employé à la vente, pendant quatre saisons, puis à son compte à la tête de cette petite entreprise qui ne travaille que quatre mois par an. Le reste de l’année il est salarié d’une société partenaire de La Poste.

 Une dizaine de jeunes l’accompagnent, un petit boulot pour faire un peu d’argent pendant les vacances. Les vendeurs sont vêtus de short et de maillot aux couleurs jaune et rouge du club de foot pérolien où José jouait il y a quelques années. Equipés de chariots frigorifiques fabriqués par le patron, ils sillonnent la plage de Carnon et de la Grande-Motte pour proposer des beignets, des glaces, des chouchous, des sodas  et du thé à la menthe.

Celà s’organise depuis le garage de José, à Pérols rue des Flamants roses face à l’école Font Martin, le tout dans une hygiène irréprochable. Le soir à 19h on peut voir la batterie de chariots aux soins pour préparer le lendemain. Les produits, achetés chez Miko, sont stockés à cet endroit dans des conditions répondant aux normes. Le matin vers 10h, les vendeurs et les chariots chargés de leur marchandise sont transportés sur une remorque vers les points de vente en bord de mer. Les vendeurs sont remplacés toutes les deux heures par rotations et les véhicules sont réapprovisionnés sur place à la demande pour préserver la fraîcheur et  la qualité des produits.  

« C’est une activité fatigante mais très agréable surtout dans les contacts avec les gens. L’atmosphère de vacances détend les clients et on finit par les connaître et sympathiser. J’ai vu grandir beaucoup d’enfants de vacanciers qui reviennent à la même place. On a pu aussi alerter des parents devant des situations dangereuses, on devient des amis. Par contre on a aussi à faire face à des vendeurs dans l’illégalité qui nous font une concurrence déloyale. Certains s’habillent même comme nous. Le soir en rentrant on donne les invendus à des enfants du quartier ou à l’aide sociale » déclare José.  Les jeunes gagnent 30 euros par jour de fixe plus les commissions sur les ventes. Parmi eux, Alexandre ne cache pas sa satisfaction : « Je préfère ceci qu’un bureau. Il y a une bonne ambiance et je chante sur la plage pour mon plaisir et celui, je l’espère, des clients. L’heure du goûter, vers 15h30 est la plus favorable. Les gens demandent des beignets avec du thé à la menthe »

17 juillet 2015

Benoit Assou-Ekotto un type atypique

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Benoit vient d'arriver à Sainté..Une petite photo avec lui à L'ETRAT et quelques extraits d'un article de SoFoot daté du 4 juillet 2015 titré: Assou-Ekotto : « Avec des si, on coupe du bois et des cure-dents »

-->Il y a un an, devant la planète entière, Benoît Assou-Ekotto assénait un coup de tête à son compatriote Moukandjo à la fin du match Cameroun - Croatie (0-4). Depuis, l'ancien Lensois n'a pas disputé une seule minute en match officiel. Tottenham a même rompu son contrat au bout du mercato hivernal.

Tout juste recruté par Saint-Étienne, à 31 ans, le latéral ou milieu gauche apparaît comme un pari de Christophe Galtier. L'intéressé trouve lui-même ça « étrange » qu'il soit encore attractif. « Je me suis dit : "Il y a encore des gens qui s'intéressent à moi ?" », a glissé Benoît Assou-Ekotto pour sa première conférence de presse, en fin de semaine.

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A-t-il douté durant tout ce temps, éloigné des terrains ? « Non. Je ne doute jamais de moi. J'ai une grande confiance en moi. Peut-être que certains peuvent prendre ça pour de l'arrogance, mais je n'ai eu aucun doute. Je ne me voyais pas arrêter le foot à 31 ans. Si je peux jouer jusqu'à 42 ans, j'irais jusqu'à 42 ans. C'est un beau métier… »

Pour l'heure, le Camerounais a signé un contrat d'un an. Il ne se projette pas encore à Sainté sur le long terme. Parce « qu'avec des si, on fait beaucoup de choses. On coupe du bois et on fait des cure-dents… On verra plus tard. »

16 juillet 2015

Mais où est passé le festival Bô Mélange de Saint Etienne ?

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On se souvient tous que ce festival stéphanois initié par le Nouveau Théâtre Beaulieu  terminait le mois de juillet en musique. J'y étais parfois bénévole et je n'ai pas oublié par exemple le concert gratuit de Ben l'oncle soul en 2010 au parc de l'Europe. Mais pas de 10e édition en 2015, donc ni en 2016!  Dix ans que l'événement venait enchanter l'été des « sans-congés » à une époque traditionnellement délaissée par les programmateurs. L'aventure avait commencé au parc de l'Europe, dans les quartiers Sud Est à Saint-Étienne, par quelques séances de cinéma et concerts gratuits en plein air. Des rendez-vous capables de drainer un public large autant que les amateurs de musiques du monde.

On devine des raisons budgétaires liées à la baisse du sponsoring privé et des subventions des collectivités locales liées aussi aux baisse de dotations de l'Etat. 

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Ce processus de disparition a une dimension nationale. A tel point qu'Emeline Jersol tient un registre des « festivals, structures et associations supprimés-annulés » à travers une carte interactive qu'elle a baptisée « Cartocrise – culture française tu te meurs ».  La carte comprend des points, correspondant à la fois aux festivals annulés ou supprimés et aux structures fermées dans le domaine de la musique, du théâtre, de la danse, des arts plastiques, des arts de la rue, de la littérature ou d'autres domaines. Emeline Jersol, à peine 26 ans, et a cependant su faire parler tous les médias du désengagement de l’État envers les festivals et associations culturelles. Elle est Médiatrice culturelle au Boulon, Centre National des Arts de la Rue à Vieux-Condé, diplômée d’un master Métiers de la Culture. Férue de culture, elle regretterait presque de faire le buzz avec ce sujet. Dans Libé, elle déclarait: "«L’idée me trottait dans la tête depuis un petit moment, à force de voir défiler des listes d’événements annulés, nous explique-t-elle. J’ai eu envie de matérialiser tout ça sur une carte, le résultat est plus parlant. Et plus flippant, aussi.» «Ce n’est pas vraiment une question de gauche ou de droite, mais plus d’abandon de projets mis en place par les municipalités précédentes dans les cas de changement de majorité.» Avec cette cartocrise, son auteure espère provoquer «une prise de conscience collective et une remise en question des politiques sur la place de la culture dans la société, qui n’est pas qu’un espace de loisir, mais aussi de réflexion».

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Cliquez ici pour accéder à la carte interactive  

Un point vert pour la musique, un rose pour la danse, un jaune pour le théâtre...

16 juillet 2015

Michel Boujenah a le blues

 

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En cet été caniculaire l'humoriste nous fait un festival de blues, comme on dit à Saint Etienne il a un coup de babo. A Sainté il est souvent passé au Festival des Arts Burlesques (photo), mais mercredi 15 juillet sur RTL  ça rigolait pas:  il déclarait avoir été "catalogué" comme "le juif-tunisien de service" tout au long de sa carrière et discriminé à cause de son accent....

"Quand est en France, quand on arrive à 11 ans, qu'on a un défaut de langue et qu'en plus on a un accent juif tunisien à couper au couteau, dont on ne se rend pas compte, parce que pour moi je n'ai pas d'accent, on se moque de vous, parce que l'image qu'on a de vous elle est ridicule, elle est caricaturale"...

Avec le succès de son premier spectacle "Albert" en 1980, prenant pour thème la vie des juifs tunisiens immigrés en France, "tout de suite on m'a catalogué, on m'a remis une étiquette, l'étiquette que j'avais quand j'avais 12 ans, 15 ans, 16 ans, 17 ans. Je suis devenu le  juif-tun de service, il m'ont refait souffrir encore", poursuit l'humoriste, qui a présenté cette année son nouveau spectacle, "Ma vie rêvée"... 

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"Vous croyez que j'ai pas de peine par exemple de pas être nommé aux Molières ?", demande-t-il. "Ça fait 36 ans que je fais ça, je mérite pas que mes pairs me disent T'as bien travaillé! ? C'est dégueulasse", s'indigne-t-il encore. ".. "Le jour où je vais m'arrêter, et un jour je m'arrêterai, dans 10 ans, 12 ans à peu près, je dirai exactement ce que je pense. (...) Le jour où j'aurai plus la peur de ne pas remplir mon théâtre parce que je serai plus jamais invité nulle part, parce que je vais vous massacrer tous, je vais vous dire ce que je pense pour la plupart, globalement, quand je ferai ma tournée d'adieu", a-t-il lancé, confiant ressentir "parfois de l'indignation, de la colère".

En fait en relisant ses déclarations ne peut on pas parler du syndrome du clown triste? En effet l'humour est une arme pour trouver sa place dans la société en attirant l'attention sans se révèler.  Ainsi l'individu incompris se donne une image dont les autres se contentent sans chercher plus loin.

Mais jouer le pitre de service est risqué. On donne l'impression que l'on ne prend rien au sérieux et l'on devient quelqu'un que l'on ne peut pas prendre au sérieux.  En fait c'est tout le contraire ce masque de rigolo cache des individus qui vont ressentir les choses d'une façon très violente et qui en souffre. En ce sens, l’humour est la politesse du désespoir....Quand le rigolo nous montre son vrai jour, parfois triste et cafardeux, il prend le risque de ne pas plaire à tout le monde. Mais ceux qui l' apprécient vraiment savent alors à quoi, et surtout, à "qui", s’en tenir.

9 juillet 2015

Michael Lonsdale; une voix pour les mots

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Baisers volés, India Song, Moonraker, Munich : depuis plus d'un demi-siècle, l'élégant Michael Lonsdale promène son « mystère » sur les plateaux cinéma du monde

Il ne figure pas seulement au générique d’un nombre considérable de films, téléfilms et pièces de théâtre   il est également un grand lecteur, à voix basse comme à voix haute. 

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Selon lui: "Un comédien, c’est quelqu’un qui prête son sang, sa vie, son cœur à un personnage qui n’est pas lui. Il doit assumer l’existence selon les volontés du metteur en scène ; il se met dans la peau d’un autre. Un père dominicain m’a expliqué, mieux que je ne saurais le faire, pourquoi je voulais être comédien : « Parce que vous ferez au public des confidences que vous ne ferez à personne d’autre dans la vie ». On se dédouble et on se soigne. On dit n’importe quoi et ça devient libérateur. On se met alors à pleurer car on a évacué un je-ne-sais-quoi inexprimable par les mots." 

Marguerite_20Duras_20auteur_20de_20radio(M. Duras et M.Lonsdale pendant le tournage de Détruire, dit-elle (1969))->

3 juillet 2015

Gautier Fayolle: un champion du monde à Saint Etienne

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C'est lors d'une matinée événementielle organisée au centre des congrès de Saint Etienne que j'ai pu admirer la vituosité du multiple champion du monde de foot freestyle.  Cela combine activité sportive et approche artistique où le pratiquant réalise des figures avec un ballon de foot, en mélangeant habilement jonglage, acrobatie et danse. Les compétitions sont composées de plusieurs catégories : Battle, duo et show.

A 23 ans Gautier pratique le foot freestyle depuis son adolescence. En 8 ans de pratique, ce passionné que la communauté appelle aussi Gautvity, s’est construit un des plus beaux palmarès de la discipline .

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Il déclare :"J’ai été immédiatement séduit par la liberté que m’offrait cette activité. Tout est possible , tu n’es enfermé dans aucune règle et tu as même la possibilité de créer tes propres gestes. Et puis, j’adore l’aspect scénique, la possibilité de partager ta passion et tes performances devant un public." Il est aussi à l'initiative du site footstyle.fr où il  partage des astuces et des conseils.... A suivre donc cet hyperactif ultra créatif ne s’arrête jamais.

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26 juin 2015

J'ai rencontré le roi Arthur

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- Il était le maléfique Salieri dans "Mozart l'Opéra rock". Florent Mothe monte sur scène dans "La légende du Roi Arthur", une comédie musicale de Dove Attia-

Il déclare : "L'intrigue est finalement assez simple et tourne autour d'un triangle amoureux entre Arthur, Guenièvre et Lancelot. Après, c'est le genre d'histoires qui font partie de l'inconscient collectif. Tout le monde a déjà entendu parler du destin de ce jeune écuyer qui devient roi en soulevant l'épée et la quête du graal qu'on utilise comme un symbole de l'amour inconditionnel. Finalement, ce qui compte, c'est de parler de l'émotion des personnages, comme Arthur, qui va beaucoup souffrir." 

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"C'est le thème qui est intemporel et les questions comme "Est-ce qu'on peut aimer deux personnes à la fois" sont inhérentes à l'espèce humaine. C'est peut-être ce qui nous différencie du reste de la vie, cette conscience et ce libre arbitre qui nous permettent de faire des choix. ".

Mothe a raison, les aventures du roi Arthur relève d'un archétype de l'inconscient collectif avec le message suivant:  On ne naît pas héros, on le devient. Et pour cela il faut traverser maintes épreuves, passer par un chemin parsemé d’embûches et de déboires où l’on apprend à se contrôler soi-même et à contrôler les autres et la vie. Surmonter ses peurs, triompher de ses passions permet au héros d’accéder à son idéal, de réaliser ses rêves et d’entrer dans le clan des grands, celui du roi Arthur, des chevalier de la Table ronde… Il devient immortel. Il devient un homme libre qui transcende le monde matériel pour entrer dans le monde des esprits (de la conscience). Mais cela, il doit le faire tout seul, par le biais de ses aventures, en découvrant l’amour. Il change, grandit, mûrit et finit par faire partie de la perfection. L’intention didactique du roman arthurien. c'est de présenter symboliquement, voire de manière ludique les combats du héros, ses démons intérieurs et sa victoire sur les circonstances. Bien souvent ce passage initiatique est chargé d’une symbolique spirituelle. Il représente la quête qui est celle de la découverte de soi-même, du monde, de l’univers, et de la symbiose avec lui. Tous les héros partagent plus ou moins le même destin : le roi Arthur, Perceval, Lancelot, Yvain. Ils cherchent « le vrai soi » car il existe toujours autour de leur naissance une aura de mystère entretenue par des êtres féeriques ou surnaturels.....   Dans nos sociétés modernes cadenassées par le principe de précaution et les procédures on peut se demander si il est encore possible pour nous tous de se confronter à des chemins initiatiques. Dans un billet précédent j'évoquais le bac comme une rituel de passage (lire) , mais est-ce suffisant? En conséquence on risque de se retrouver face à des individus en situation d'anomie.

25 juin 2015

Le bac est ses photos d'identité d'enfant

 

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Quand nous surveillons le bac, il faut au début des épreuves vérifier l'identité des candidats.

Mais très souvent sur les cartes d'identité les photos datent du collège et même parfois d'une période encore plus ancienne. C'est toujours surprenant et rigolo de voir un grand gaillard barbu vous tendre ses papiers avec une photo de gamin.

Qu'en conclure ?: peut-être que cet examen est un véritable rituel de passage national. Plus que le brevet des collèges il marque vraiment la fin de l'enfance. Ce passeport pour les études supérieures donc plus tard pour l'emploi nous invite à dire véritablement adieu à la cour de récréation et à l'ombre paisible de ses platanes. Selon l'ethnologue Van Gennep, « chaque société générale peut être considérée comme une sorte de maison divisée en chambres et couloirs » : sortir d'un groupe ou entrer en contact avec un autre sont des actes ritualisés....

23 juin 2015

Concert Radio Scoop: la défaite de la musique?

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Quand j'ai rencontré la chanteuse Shy'm elle était là incognito. Petit sac à dos (ado?) et chemise bleue boutonnée jusqu'au cou elle ressemblait à une étudiante. Rien ne laissait à penser que la veille elle était une des locomotives du concert Scoop organisée à Saint Etienne dans le cadre de la fête de la musique. Rien à lui reprocher elle a fait le job sur scène et elle reste disponible et souriante pour une petite photo.

La question est plutôt qu'au lendemain de l'évènement chargé en décibels, le classique clivage gauche droite va se manifester.

D'un côté la majorité municipale de droite insistera sur l'aspect festif. En effet le chargé de l'animation Lionel Boucher  parle déjà de l'aspect quantitatif du concert en déclarant dans le quotidien local: "nous étions 20 000".  foule

La gauche elle parlera sans doute de défaite de la musique et de trahison de l'esprit de la fête de la musique inventée dans les années 80 par le ministre de la culture Jack Lang.(rappel en 1982 c’est Maurice Fleuret, directeur de la musique et de la danse au ministère de la Culture, qui avait découvert quelques mois plus tôt dans une étude que pas moins de cinq millions de Français jouaient d’un instrument. Il a ensuite soumis cette idée à Jack Lang pour mettre au point cette manifestation originale où tous les musiciens sont les bienvenus. La démarche s’inscrit dans une logique de démocratisation de la culture.)

Pour concilier les deux points de vue, l'interview du chargé de la culture Marc Chassaubéné sur TL7 semble utile: lundi soir sur le plateau de la télé locale il ne conteste pas l'aspect grosse machine du concert Scoop. On sent que ce n'est pas sa tasse de thé. Mais il dit que sur trois jours chacun doit pouvoir trouver des choses à son goût et pourquoi pas en découvrir de nouvelles. Il veut sans doute défendre l'idée qu'il n'y a pas de sous culture.

On peut être de son avis...En sociologie on parle d'omnivore culturel c'est à dire la capacité à s'ouvrir sur plusieurs cultures. Mais ce n'est pas facile: la preuve les concerts de musique classique un peu désertés dimanche après midi.  Animer, cultiver...les deux objectifs ne sont pas toujours facile à associer.

21 juin 2015

ABDEL WAHEB SEFSAF va créer un nouveau groupe...

 

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Lors de son concert à la fête de la musique Abdel Sefsaf a annoncé la création d'un nouveau groupe. Si je me souviens bien ce sera Alligator ou caïman la même chose. Il a retrouvé du mordant après un épisode rocambolesque à Roanne il y a un an.

Il y a un an sur le site du quotidien Le Monde on pouvait lire: " 14 avril en soirée, le directeur du Théâtre de Roanne, Abdelwaheb Sefsaf, a vu deux policiers municipaux sonner à sa porte. Ils ne venaient pas pour arrêter ce quasi-fugitif (c'était la quatrième fois qu'ils passaient, ne l'ayant pas trouvé jusque-là) mais pour lui porter une lettre de la part du nouveau maire. Une lettre de renvoi. Drôle de méthode et branle-bas de combat dans la petite sous-préfecture de la Loire, où, rue Molière, le théâtre – 1,4 million de budget, 19 000 spectateurs par an – est une institution. Les esprits chagrins auront tort d'y subodorer un délit de faciès (l'homme est un étranger – il vient de Saint-Etienne !). Ils se tromperont aussi s'ils y voient la tentative de mise au pas d'une structure déficitaire puisque, tous en conviennent, le bilan d'Abdel Sefsaf, en place depuis novembre 2012, est positif : fréquentation, abonnements et subvention en hausse, doublement du nombre de scolaires… " (...)

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"Pas plus ne pouvait-il s'agir, en envoyant la maréchaussée municipale, de crever un abcès subversif : « Honnêtement, je n'ai pas fait la révolution… Je n'ai même rien fait de merveilleux, j'ai juste remis les choses au niveau où elles devaient être », s'étonne le comédien. Alors quoi ? Comme dans d'autres communes, la vague bleue des municipales a fait rompre quelques digues. Le champ artistique est devenu pour certains un champ de bataille politique. Yves Nicolin, le député UMP qui a repris aux socialistes la mairie a donc débarqué celui que Laure Deroche du PS avait nommé."

D'autres sources sur internet indiquent Yves Nicolin, UMP, n’a pas licencié Mr Sefsaf mais c’est le sous-préfet qui a constaté une irrégularité dans son contrat élaboré par la maire sortante.

 

Abdel Waheb Sefsaf a grandi à Saint-Etienne. De parents algériens, il jongle depuis le berceau avec l'héritage culturel familial et la tradition française.  Pétri de cette double culture, Sefsaf est devenu l'un des artisans d'une musique world "made in France". Sans drapeau ni dogme, il clame joyeusement le mélange des mondes, l'échange entre les peuples et le partage des idées. En 1999, il fonde le groupe Dézoriental, ambassadeur d'une chanson française métissée. Dans un fraternel patchwork des genres, Dézoriental se joue des frontières, mêlant sans vergogne raï et musette, rap et rock, tzigane et techno. Chantant indifféremment en français, arabe, espagnol, kabyle ou italien, les six bateleurs de la bande reçoivent en 2004 le Coup de cœur de l'Académie Charles Cros. .

14 juin 2015

"La sociologie est un sport de combat" Pierre Bourdieu

 

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C'est en croisant le champion du monde de boxe Christophe Tendil qui participait à la nuit des défis à la Fouillouse que j'ai voulu faire un clin d'oeil à Bourdieu qui disait lui mëme que la sociologie est un sport de combat... Selon lui la sociologie sert à se défendre contre la domination symbolique, l'imposition de catégories de pensée, la fausse pensée. Elle permet de ne pas être agi par le monde social comme dans un champ magnétique. Pour Bourdieu, il s'agit au contraire de penser les forces qui agissent sur nous afin de s'en libérer et de se réapproprier sa propre histoire. Si un sociologue se fait comprendre tout de suite, c'est qu'il ne fait que répéter ce que tout le monde sait déjà. Ce n'est pas son rôle d'être le perroquet du sens commun. Au contraire, il doit aider à s'en extirper.

Ci-dessous: quelques extraits d'une thèse utilisant sa théorie sociologique pour comprendre la boxe...

Le sport en général et la boxe en particulier peuvent servir d’exemple éloquent pour illustrer la notion d’habitus chère à Bourdieu.La boxe s’orchestre selon une configuration spécifique productrice d’une série de règles sousjacentes à des manières d’être, de penser et de faire qui s’imposent à tous les individus gravitant dans son orbite, sans qu’elles soient parfaitement conscientes.

Au fil de son apprentissage, le boxeur doit substituer à son corps « sauvage » un corps « habitué » aux exigences qui s’imposent dans cette orbite sociale qu’est la boxe, et que Bourdieu conçoit comme un champ. Sur le plan théorique, la boxe correspond à un espace de « relations objectives » dans lequel s’insère le boxeur en mettant les pieds dans un gymnase. Les boxeurs qui brillent par leurs exploits en viennent immanquablement à occuper une position dominante dans le gymnase qui, en théorie, fait office de champ.L’individu n’a de cesse d’acquérir « le sens du jeu », à l’instar du boxeur qui acquiert les dispositions propres à l’orbite pugilistique et qui l’amènent progressivement à anticiper le jeu en vigueur. Le boxeur est en mesure de prévoir les gestes de son adversaire, c’est parce qu’il connaît les possibilités de ce sport en situation de combat. Sous cet angle, force est donc de constater que l’agent se  coordonne corporellement aux actions des autres .

Le sens pratique, dès qu’il est acquis, forme une seconde nature qui se combine aux comportements innés qui gouvernent les individus. L’habitus pugilistique acquis en boxant se forme en vertu des relations que noue le boxeur avec l’ensemble des individus qui gravitent, selon des positions distinctes, dans l’orbite du gymnase qui fait office de club de boxe. L’acquisition des coups et gestes propres à la boxe se révèlera dans cette voie une entreprise collective, contrairement la conception courante qui veut que devenir boxeur relève d’une affaire proprement individuelle.

2 juin 2015

Ford Mustang : le rêve américain

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La Ford Mustang, c’est un mythe de l’Amérique et de son rapport à l’automobile. C’est aussi la voiture emblématique de toute une génération, celle des baby-boomers nés au lendemain de la seconde guerre mondiale, celle des Happy Days. La Mustang a investi un créneau encore vierge de toute concurrence, celui des jeunes n’ayant pas envie de rouler dans la “berline de papa”. C’est ainsi que naquit la Mustang, reprenant le nom du chasseur P-51, une sportive à la carte, à des tarifs serrés, lancée à grands renforts de marketing (programme baptisé “Total Performance”) dans de nombreuses compétitions qui contribuèrent à forger une image indestructible à la Ford Mustang ! Il faut citer la Mustang noire pilotée par Steve McQueen dans le film Bullitt.

21 mai 2015

Albert Batheux un bath entraineur

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Merci à la Cinémathèque de Saint Etienne...Je connais maintenant un peu plus le mythique entraineur Albert Batheux. Elle revenait sur quelques images en présence de ses filles, des responsables du Musée de l’ASSE et des archives municipales de Saint-Étienne et de G Bereta.

 Cet homme engagé, brillant, pédagogue, entraîneur de trois clubs : Reims (1950 à 1956), Grenoble (1963 à 1967) et Saint-Étienne (1968 à 1972) a marqué l’histoire du football français. Du Stade de Reims à l’équipe de France en passant par le FC Grenoble, il fut à l’origine de la première épopée des Verts. Aimé Jacquet qui jouait dans son équipe témoigne de son admiration pour cet entraineur. Ces images témoignent d'une époque où le foot semble plus humain, avec une dimension plus artisanale mais qui va devenir petit à petit plus industriel.. 

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Allez un petit selfie avec Bereta attaquant à l'époque très ému de revoir ses images. Il dit "Albert voulait tout le temps qu'on fasse des plats du pied..Je préférais les extérieurs.."

19 mai 2015

Sandrine Bonnaire a la classe

 

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Dans Les transclasses ou la non-reproduction, Chantal Jaquet explore les trajectoires de ceux qui, s’arrachant de leur milieu d’origine, semblent démentir les lois de la sociologie. Pour cette philosophe spinoziste, ceux qui échappent à leur classe sont tout aussi déterminés à le faire que ceux qui y restent.

Après avoir vu son explication, nous l'illustrerons avec l'exemple de l'actrice Sandrine Bonnaire que nous avons eu la chance de rencontrer à la comédie de Saint Etienne.

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Chantal Jaquet considère que l’ascension sociale a peu à voir avec la volonté ou le mérite: "Mon travail consiste en effet à montrer qu’il n’y a pas de libre arbitre : le destin de chacun n’est pas le résultat d’une décision qui se prendrait ex nihilo sur la base d’une volonté. Ça, c’est une illusion pure, puisqu’on n’agit jamais sans causes ni raisons, qu’elles soient conscientes ou non. Pour autant, ce n’est pas parce qu’il y a déterminisme qu’il y a fatalité. Ma posture se situe entre la négation du libre arbitre et la négation de la fatalité. J’ai cherché à comprendre les causes qui permettent à certains d’opérer un changement social là où, en l’absence de révolution, il n’y a pas de changement collectif, là où tout semble figé."

Ceux qui changent de classe, que j’appelle les "transclasses", obéissent à des concours de causes qui se combinent : il y a d’abord des conditions de possibilité économique et politique liées par exemple au système éducatif et aux bourses, il y a aussi des rencontres décisives et un jeu complexe d’affects. " "Le transclasse est simplement celui qui illustre le plus le fait qu’il n’y a pas de moi constitué ou constitutif donné comme un a priori," "  Le moi nous enferme, son abolition ouvre toutes les frontières." "ce n'est pas parce qu'on a connaissance des codes qu'on se les approprie facilement. Ce sont deux choses différentes, car, pour les natifs des classes dominantes, ces codes sont inculqués dès l'enfance et deviennent une seconde peau. Pour les transclasses, la faute de goût est l'écueil qui menace en permanence. C'est d'ailleurs vrai dans les deux sens, un individu habitué à vivre parmi l'élite aura également du mal à décrypter le mode de vie des classes populaires. " "Le parcours d’un transclasse est exemplaire de changements que l’on peut vivre à d’autres échelles et d’autres manières, dès lors qu’on est importé brusquement dans un autre milieu où on n’a pas sa place d’emblée. Je fais souvent la comparaison avec l’immigration, mais la même chose peut se produire quand on passe d’un milieu rural à un milieu citadin, et inversement. Tout passage, tout déplacement, peut induire une souffrance de se sentir rejeté ou de ne pas comprendre les codes."

 

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Sandrine Bonnaire qui joue dans la pièce L’Odeur des planches (sur une comédienne qui n’a pas réussi à percer dans son domaine ) justifie son choix ainsi: " J’aime le texte car il est percutant, à la fois simple et viscéral. Il n’y a rien d’intellectuel, même si c’est très écrit, très pensé et bien réfléchi. Il raconte des choses de la vie comme l’immigration des parents, que ce soit le milieu social dans lequel ils sont, un pays quitté, une France qui a promis plein de choses. Il dit aussi comment on passe de la lumière à l’ombre sous prétexte qu’on a une autre fonction [la comédienne devient femme de ménage, NdlR]. Ça parle beaucoup du regard qu’on porte sur l’autre."

Sandrine vient d'un milieu modeste: "je n’ai jamais coupé les ponts avec ma famille. C’est quelque chose qui reste présent en moi et j'y tiens car ça permet de rester dans la réalité des choses, que ce métier peut vite vous faire perdre. Mais si on n’a pas envie de la perdre, on ne la perd pas. C’est aussi bête que ça. Pour moi c’est un vrai cadeau d’avoir rencontré Pialat, d’avoir eu cette vie et d’être encore là aujourd’hui avec cette vie. C’est un vrai luxe." "Pialat m’a donné une renaissance. J’ai le sentiment d’être née deux fois. Il y a la naissance du père et cette renaissance venue de lui, qui m’a guidée. J’ai commencé ce métier très tôt et ma vie s’est totalement transformée avec cette rencontre." (elle dit souvent que c'est par hasard qu'elle a accompagné sa soeur à un casting..Elle devait faire un CAP coiffure)  "Ça peut m’arriver de m’ennuyer profondément lors d'un spectacle que je vais voir, je ne le manifesterai pas comme le personnage du père de la pièce  car j’ai des codes que lui n'a pas. Ce sont deux milieux qui se confrontent. Lui parle comme à la maison. Mais si on mettait le metteur en scène dans cette famille-là, il ne comprendrait pas mieux." 

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NB: Dans la pièce Sandrine Bonnaire donne du cœur à un cri, celui de Samira Sedira, auteur de ce texte, L'Odeur des planches. Alternant souvenirs historiques – ceux de ses parents débarqués d'Algérie dans les années 60 – et un vécu contemporain qui débute par la fin de ses droits Assedic et l'obligation pour elle de trouver un travail alimentaire, elle donne du rythme et de la force à son récit. Devenue femme de ménage, elle voit dans ce déclassement social une occasion de se rapprocher de sa mère qui, elle aussi, à dû combattre la solitude et se résoudre à ce métier. Finie la litanie des théâtres visités qu'elle récite comme un pensum, la voilà seulement définie par son corps, éreintée par cette tâche aride et dépourvue de toute pensée.

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Quelques extraits « Mon père nous a conduits à l’hôtel. Le paradis, ça s’appelait, tenu par un Kabyle qui n’avait plus ses dents de devant. Des chambres sur trois étages. Le paradis. Il nous en promettait avec un nom pareil. (…) A tous les étages du Paradis il y avait des étrangers, des noirs et des arabes, solitaires ou en famille, imbibés d’huile à frire et de blabla. Et puis ça sentait les tripes. Une puanteur. C’est pas cher les tripes, moins que le boeuf ou l’agneau. Ma mère disait que l’odeur lui renversait le coeur. Renverser le coeur elle disait, comme si c’était possible » « La première fois que mes parents me voient sur scène, j’ai trente ans. … A la fin du spectacle ils m’attendent dans le hall. Ils portent des habits neufs. Mon père se jette sur moi et me lance sur le ton de la plaisanterie, Heureusement qu’on n’a pas payé, hein ! A l’oreille ma mère me glisse d’une voix suave que je ne lui connais : Tu étais formidable… Elle a dû entendre ça dans les feux de l’amour, de la bouche de Sharon ou d’Ashley Abbott. Elle joue la comédie, rien de grave à ça. » « Femme de ménage, le seul métier qui donne droit au don d’invisibilité. Ceux qui nous emploient commencent par oublier qu’on doit venir, et puis un jour on devient totalement transparente. Une évidence sans corps, sans visage, sans voix. Une présence vide. Dans le meilleur des cas, un prolongement des lieux » « Suis encore comédienne, ou n’en suis-je plus que l’ombre ? Une comédienne qui ne joue pas peut-elle encore prétendre au titre ? Suis-je suspendue de mes fonctions ou suis-je déjà une autre ? Suis-je devenue ma mère ? Suis-je en sursis, ou bien ai-je pris perpète ? Je songe parfois à l’idée de me noyer » « L’odeur des planches. Cette odeur si particulière, si indissociable de ma vie d’avant, si chargée de souvenirs et d’émotion me fait monter les larmes aux yeux. « L’odeur reste longtemps à attendre sur la ruine de tout le reste… » »

16 mai 2015

Monty et Qui c'est les plus forts chez Drucker

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Vous le savez sans doute le film Qui c'est les plus forts tourné à Saint Etienne sort le 3 juin. Toute l'équipe de Charlotte de Turkheim va se retrouver dimanche 17 mai sur le plateau de Vivement Dimanche. (voir tournage)

 

 

C'est l'occasion de revoir Monty avec sa fameuse chanson: Allez les verts...Il est entouré des pétillantes pom pom girls qui avaient créé la surprise lors du tournage au stade Geoffroy Guichard.monty

 

 

 

 

 

 

 

 

Monty déclare: "C’est l’hymne et ça le restera. Les gens me demandaient d’écrire une chanson, je l’ai faite quinze jours avant la finale de Glasgow. Je l’ai écrite en dix minutes, en sortant du stade. Tout est venu d’un seul coup. J’ai écrit ce que je ressentais. Je vais sortir très prochainement un livre sur l’histoire de cette chanson. En Afrique, cette chanson a été numéro 1 partout. On en a vendu 4 millions en France et je suppose que même certains Lyonnais l’ont achetée. J’ai toujours été bien reçu à Lyon, mais si je leur fais une chanson, là je vais me faire tuer à Saint-Etienne. Elle m’a donné la possibilité d’avoir un rendez-vous avec le patron du Cosmos de New York et de la Warner. Il fallait le demander six mois à l’avance, je n’avais pas de cartes de visites et je n’étais pas connu. J’ai demandé à sa secrétaire de lui faire passer un disque d’« Allez les Verts » que j’avais signé. Il est sorti de son bureau vingt secondes après. Une heure plus tard, je rencontrais Kissinger et Pelé. J’avais besoin de Saint-Etienne, besoin de mon stade, besoin de Paris. J’ai vécu à Los Angeles, à New York, surtout. Là-bas, j’ai surtout appris que j’avais besoin de sentir la France. Je viens seulement à Saint-Etienne pour retrouver les frissons de Geoffroy-Guichard. Quand on se retrouve au milieu du stade, qu’il y a 40 000 personnes ! J’en pleure."

Lors du tournage au chaudron j'avais demandé à la responsable de la chorégraphie de nous péciser son rôle:. "Je suis Elise Pompom Girl (http://elisepompomgirl.com), je suis danseuse, chorégraphe et professeur de Pompom Girl (je donne notamment des cours réguliers de danse Pompom à Paris)."

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"Je suis la chorégraphe (et également danseuse) pour le film "Qui c'est les plus forts ?", mon rôle a donc été de créer la chorégraphie que vous avez pu voir au chaudron lors de la mi-temps ASSE-Metz. J'ai notamment eu en charge la préparation des actrices (Alice Pol, Audrey Lamy, Julia Piaton et Barbara Bolotner) pour leurs scènes de pompom girl. J'ai effectué le casting des danseuses afin de constituer la fameuse équipe des PINKS du film."

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"Je suis ravie de faire partie de ce projet qui m'a séduite dès la lecture du scénario, de plus c'est très agréable de travailler avec cette équipe de production, au sein de laquelle j'ai un rôle de "conseillère pompom", avec la fantastique Charlotte de Turckheim. En témoigne la très bonne ambiance qui reigne pendant le tournage !"   

Une question se pose: vont-elles danser comme des poulpes? 

8 mai 2015

Voyage au 10 Downing Street

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 Vous avez sûrement déjà entendu parler de cette adresse : le 10 downing street dans le  quartier de Westminster au centre de Londres . https://www.gov.uk/government/history/10-downing-street

 377430_le_premier_ministre_britannique_david_cameron_devant_le_10_downing_street_a_londres_le_2_aout_2012 Le premier ministre du Royaume Uni David Cameron vit à cette adresse. Celle-ci comprend des salles de réunion, de conférences, de réception et c’est ici que le premier ministre reçoit les chefs d’état et de gouvernement, ambassadeurs des états étrangers.

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6 mai 2015

Hommage à Jean Dasté avec Robin Renucci

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C'est lors d'une lecture de La Scène Natale dans le cadre d’une soirée hommage à Jean Dasté et Jacques Copeau qui avait lieu le mercredi 6 mai à  à la Comédie de Saint-Etienne que j'ai pu rencontrer les comédiens Jean-Claude Penchenat et Robin Renucci (photo) .

Un récit écrit par Evelyne Loew et interprété par Christian Schiaretti, Robert Cantarella, Robin Renucci et Jean-Claude Penchenat. En présence de Catherine Dasté (fille de Jean Dasté) de Evelyne Loew

Jean Dasté et Jacques Copeau, pionniers de la décentralisation, était donc au cœur du spectacle donné à la Comédie de Saint-Étienne avec Robin Renucci. 

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Jean Dasté débute en 1919 au théâtre du Châtelet. En 1922, il entre à l'Ecole dramatique du Vieux-Colombier et suit Jacques Copeau lors de son installation en Bourgogne avec la troupe des Copiaux. Lors de sa dissolution, il revient à Paris et monte avec les anciens Copiaux la troupe des Quinze-Vingt. Au bout de deux ans, l'aventure se termine. S'ensuit une période de crise dont Jean Vigo viendra le délivrer en lui offrant son premier rôle au cinéma.

Artiste des planches avant tout, Jean Dasté a volontairement fixé des limites à sa carrière cinématographique. Il symbolise néanmoins cinquante ans de cinéma d'auteur français. Son regard à lui seul le rend émouvant dans Zéro de conduite (1932) de Jean Vigo, où il incarne un surveillant de collège. Il interprète de préférence des personnages discrets, généreux et bienveillants. Jean Renoir le transforme en étudiant rêveur dans Boudu sauvé des eaux (1932) puis en ouvrier typographe dans Le Crime de Monsieur Lange (1935). Mais son plus beau rôle est celui du marinier jeune marié dans L'Atalante (1933) de Jean Vigo. Son jeu sobre et juste, pratiquement muet de bout en bout, crée une harmonie inoubliable avec le réalisme poétique de l'auteur. Plus tard, sa carrière au théâtre grandit en importance et Jean Dasté n'apparaît plus que pour de petits rôles à l'écran, sans pour autant passer inaperçu. Le mélange d'humanisme et de dureté dont il anime ses personnages apporte une profondeur inattendue aux films de François Truffaut (L'Enfant sauvage, 1969) comme à ceux d'Alain Resnais (Mon oncle d'Amérique, 1979).

Jean Dasté est surtout comédien. Après des formules de théâtre ambulant, il crée la première équipe de décentralisation théâtrale, d'abord à Grenoble en 1945, puis à Saint-Etienne en 1947. A la fois animateur, metteur en scène et conseiller artistique de cette compagnie, il est surtout passionné par son public. Outre Molière, William Shakespeare, Bertolt Brecht, Georges Feydeau, il monte également des pièces d'auteurs modernes, notamment Armand Gatti, Vivaner, Jacques Audiberti, Jean-Paul Sartre, Sean O'Casey, Federico García Lorca ou Des Nô.

Jean Dasté installé à St Etienne insistait sur le rôle joué dans sa vie par le séjour en Bourgogne : « le théâtre m’avait intéressé, le théâtre me passionnait ; mais ce n’était pas de faire une brillante carrière de comédien qui m’intéressait. C’était que ce métier ait un sens. Et le contact que j’ai eu, la vie que j’ai menée avec Jacques Copeau et les copiaus de Bourgogne, les tournées que nous avons faites, les fêtes bourguignonnes auxquelles nous avons participé m’ont fait découvrir un public populaire, un public naïf, un public sain, un public enthousiaste. Et cela m’a énormément marqué. Il est certain qu’il y a beaucoup de chances pour que la décentralisation ne m’ait pas accroché comme elle m’a accroché si je n’avais pas été aux copiaus ».

26 avril 2015

Dans les yeux de l'attaquant Lucas Barrios

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J'ai croisé le joueur lors du match contre l'ASSE, il est de très grande taille. C'était l'occasion de zoomer sur son regard..Lucas Barrios est, depuis cet été, joueur du club de l'Hérault du MHSC, prêté par le club du Spartak Moscou.

 

 

Au total, depuis le début de sa carrière, il a déjà marqué 328 buts en 336 matchs joué en club. La saison où il marqué le plus de but est en 2009/2010, au BVB, ou il marqua 19 buts en 33 matchs de championnat. En sélection natianale, il a mis 6 fois le ballon dans les buts adverses en 23 sélections avec le Paraguay.  Lucas_BARRIOS_99422

 

 

Sa première sélection date du 25 mai 2010, contre l’Irlande à Dublin. Les seconds ont remporté la rencontre 2 buts à 1. Dans les yeux d'un attaquant on imagine qu'il y a le but adverse, la position du gardien, la lucarne etc....

25 avril 2015

Moscato dans la mélée radiophonique

 

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Allez! Un selfie avec Vincent Moscato , avec son physique de boxeur il a du punch et de la punch line sur scène et à la radio.

 

 

Animateur gouailleur et provocateur, l'ancien rugbyman , également comédien et humoriste, s'est imposé sur RMC en autodidacte, jusqu'à hériter cette saison de la tranche 16H-19H, en concurrence avec les poids lourds du PAF Laurent Ruquier et Cyril Hanouna. "On monte au front devant Ruquier et Hanouna. On va à la baston", lâche-t-il

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  En ce début 2015 le grand gagnant de la tranche 16/18 heures en audience cumulée s'appelle  Ruquier. Aujourd'hui près de 2,4 millions en moyenne selon les chiffres de Médiamétrie. Il fait nettement mieux que son prédécesseur Philippe Bouvard qui en attirait près de 1,9 million l'an dernier à la même période. Du côté de Cyril Hanouna, ce n'est pas la même musique. Le trublion du PAF attire un tout petit peu plus de 1 million d'auditeurs (1.034.000) avec Les pieds dans le plat. Même Vincent Moscato lui fait de l'ombre sur RMC en amusant 1.039.000 personnes avec Moscato Show....

Retrouvez Vincent MOSCATO sur sa page Facebook

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