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La Stratégie Du Poulpe -Serge-FREYDIER
12 janvier 2016

Le Poulpe et le caméléon Christophe Jallet

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Je l'avais rencontré avec l'équipe de France.Dimanche 17 janvier 2016, lors du derby il jouera avec l'OL contre mon club de coeur l'ASSE...

Il faut absolument détentre l'athmosphère avant ce choc régional. En effet le foot ce n'est pas la guerre. Pour rire rien de mieux que de revoir les figures PANINI de Jallet et ainsi constater que le défenseur de l'OL est un caméléon ( parfois surnommé le divin chauve). Au fil des années il  s'est métamorphosé avec dfférentes apparences.

En plus les images Panini fêtent leurs 40 ans, c'est donc l'occasion de se replonger dans les vieux albums de vignettes dans lesquels on retrouve quelques pépites ! Zidane, Platini, Henry, Benzema, Cantona... Ils y sont tous passés et ils ont tous plus ou moins changé.

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Né en 1983 Christophe Jallet débute le football à l'AL Saint-Brice, en banlieue de Cognac, puis à l'UA Cognac où il évolue alors derrière l'attaquant puis il intègre le centre de formation des Chamois Niortais comme il le raconte : « Niort me suivait depuis mes 13 ans, mes parents avaient considéré que j'étais trop jeune pour partir, et trop immature. J'y suis allé à 15 ans. Le déclic est arrivé six mois après mon arrivée à Niort. Mon coach de l'époque, Jacques Capoue, a convoqué mes parents et il leur a expliqué que je n'étais pas assez méchant pour pouvoir m'imposer. Ce jour-là, j'ai décidé de mettre le bleu de chauffe ».

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À la suite de sa formation, il y découvre le championnat de National et la Ligue 2 le temps de trois saisons en tant que milieu défensif d'où la vignette ci-contre en ligue 2 lors de la saison 2004-05. Christophe Jallet avait 21 ans, ancien numéro 10, le charentais ne va pas cesser de reculer au fur et à mesure de sa carrière pour devenir latéral droit. (source http://www.oldschoolpanini.com/2013/12/les-tresors-de-la-d2-christophe-jallet.html )

 

12 décembre 2015

Ella et Pitr Baiser d'encre et le Poulpe.

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En 2007 ils se sont croisés au hasard d’une rue alors qu’ils collaient des affiches chacun de leur côté… Depuis, ils ne se sont plus quittés ! Ces deux artistes de Saint Etienne travaillent, dessinent et affichent ensemble des personnages singuliers, hauts en couleurs, « une famille de témoins silencieux et éphémères en milieu urbain » qui ne laissent pas indifférents…

Samedi 12 décembre Ella et Pitr étaient en dédicaces pour leur dernier livre Baiser d'encre. Il y avait foule  à la librairie Croquelinottes de Saint Etienne..Il est évident que Baiser d'encre ne pouvait pas échapper à un Poulpe. 

Ils nous plongent dans un journal intime illustré..Les dessins représentent la vie qui avance trop vite. La vie qu'on dessine pour pouvoir revenir en arrière si on a oublié quelque chose dans le passé. 

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En plus j'ai eu droit à un joli clin d'oeil dans la dédicace, qui évoque les fameux selfies que j'ai pu faire dans le cadre de ce blog la Stratégie du Poulpe.

 

 

 

 

 

Enfin une petite blague de Pitr qui fait la grimace, pour saborder la photo de façon trés potache...pendant ce temps Ella reste très concentrée!

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5 décembre 2015

Myriam El Khomri ,envoyée au casse-pipe?

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 Quand nous avions fait cette photo sous le soleil estival l'ambiance était sereine...Nous étions loin d'imaginer ce qui allait advenir..Cette fille un peu à part n’est ni dogmatique, ni idéologue, ni perchée sur le nuage de ses ambitions. Pas une tueuse, pas une roublarde, elle est sincère...

Elle était encore au ministère de la ville. En acceptant le ministère du travail et la réforme du code du travail, elle se trouve selon moi dans une position intenable. Le chef de l'éxécutif l'a envoyée au casse-pipe. Et ce n'est pas nouveau pour cette bonne élève au lycée, déléguée de sa classe sans avoir eu à se présenter. «Ça m’arrive souvent, on m’appelle sans que je le demande, je ne sais pas d’où ça me vient»

 

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"Après le bac, tous mes copains savaient ce qu'ils voulaient faire, moi pas. Je cherchais un domaine assez prestigieux aux yeux de mes parents, et qui ne me rebutât pas. Finalement, j'ai opté pour la fac de droit à Bordeaux. Immédiatement, j'ai pris en grippe le droit civil – ces rapports entre particuliers, ces histoires de sous, je trouvais ça un peu petit... –, mais j'adorais le droit constitutionnel et le droit public. Je trouvais que ça avait du sens, que c'était applicable à la vie quotidienne. J'ai pris aussi pleinement conscience de l'importance de l'État, des services publics."

 

 

 

Dans cette situation avec la loi travail il lui est impossible de prendre vraiment pour référence la conviction ou la responsabilité...

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Il faut relire Max Weber pour mieux comprendre :

Nous en arrivons ainsi au problème décisif. Il est indispensable que nous nous rendions clairement compte du fait suivant : toute activité orientée selon l’éthique peut être subordonnée à deux maximes totalement différentes et irréductiblement opposées. Elle peut s’orienter selon l’éthique de la responsabilité [verantwortungsethisch] ou selon l’éthique de la conviction [gesinnungsethisch]. Cela ne veut pas dire que l’éthique de conviction est identique à l’absence de responsabilité et l’éthique de responsabilité à l’absence de conviction. Il n’en est évidemment pas question. Toutefois il y a une opposition abyssale entre l’attitude de celui qui agit selon les maximes de l’éthique de conviction - dans un langage religieux nous dirions : « Le chrétien fait son devoir et en ce qui concerne le résultat de l’action il s’en remet à Dieu » -, et l’attitude de celui qui agit selon l’éthique de responsabilité qui dit : « Nous devons répondre des conséquences prévisibles de nos actes. » Vous perdrez votre temps à exposer, de la façon la plus persuasive possible, à un syndicaliste convaincu de la vérité de l’éthique de conviction, que son action n’aura d’autre effet que celui d’accroître les chances de la réaction, de retarder l’ascension de sa classe et de l’asservir davantage, il ne vous croira pas. Lorsque les conséquences d’un acte fait par pure conviction sont fâcheuses, le partisan de cette éthique n’attribuera pas la responsabilité à l’agent, mais au monde, à la sottise des hommes ou encore à la volonté de Dieu qui a créé les hommes ainsi. Au contraire le partisan de l’éthique de responsabilité comptera justement avec les défaillances communes de l’homme (car, comme le disait fort justement Fichte, on n’a pas le droit de présupposer la bonté et la perfection de l’homme) et il estimera ne pas pouvoir se décharger sur les autres des conséquences de sa propre action pour autant qu’il aura pu les prévoir. Il dira donc : « Ces conséquences sont imputables à ma propre action. » Le partisan de l’éthique de conviction ne se sentira « responsable » que de la nécessité de veiller sur la flamme de la pure doctrine afin qu’elle ne s’éteigne pas, par exemple sur la flamme qui anime la protestation contre l’injustice sociale. Ses actes qui ne peuvent et ne doivent avoir qu’une valeur exemplaire mais qui, considérés du point de vue du but éventuel, sont totalement irrationnels, ne peuvent avoir que cette seule fin : ranimer perpétuellement la flamme de sa conviction.
Mais cette analyse n’épuise pas encore le sujet. Il n’existe aucune éthique au monde qui puisse négliger ceci : pour atteindre des fins « bonnes », nous sommes la plupart du temps obligés de compter avec, d’une part des moyens moralement malhonnêtes ou pour le moins dangereux, et d’autre part la possibilité ou encore l’éventualité de conséquences fâcheuses. Aucune éthique au monde ne peut nous dire non plus à quel moment et dans quelle mesure une fin moralement bonne justifie les moyens et les conséquences moralement dangereuses.

Max WEBER, Le savant et le politique, Plon, 10/18, Paris 1995  

5 novembre 2015

La télé ukrainienne à St Etienne

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Avant le match du soir entre l'ASSE et DNIPROPETROVSK une petite équipe de Football TV Channel  tournait ce matin à la gare de Saint Etienne. 

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Profitant du plein soleil et du logo géant Euro 2016, de jeunes reporters venus de Kiev ont réalisé une multitude de plans séquences.

J'ai donc fait une petite photo souvenir face au soleil.

26 août 2015

Audrey Lamy,femme caméléon?

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Audrey Lamy, femme caméléon? C'est bien la question que je me pose en regardant sur France 3 le film Pauline détective où elle est Jeanne la soeur de Pauline (Sandrine Kiberlain). Alors qu'elle cartonne dans la série Scènes de ménages, n'oublions pas qu'elle a incarné une multitude de personnages au cinéma et sur scène ...

Audrey Lamy la femme caméléon c'est aussi le titre d'un article Télérama :"Impayable dans Scènes de ménages à la télé, elle casse la baraque avec son one-woman-show Dernières avant Vegas, et reste le super bonus de Tout ce qui brille (de Géraldine Nakache), où elle incarnait la copine en jogging pas si cruche. En mère dégénérée dans une séquence de Polisse, de Maïwenn, en revanche, elle faisait froid dans le dos. Avec son phrasé de mitraillette et son physique tour à tour quotidien et glamour, cette actrice caméléon peut tout jouer. Pour Marc Fitoussi, qui l’a dirigée dans Pauline détective, « elle est immédiate, indubitablement marquante dès qu’elle apparaît ». Avec au moins trois films, 2015 s’annonce comme sa grande année." 

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Actrice caméléon c'est bien vrai! Lors du tournage de Qui c'est les plus forts? Je me souviens l'avoir rencontrée en pétillante pom pom girl au Stade Geoffroy Guichard.

 

Quel est la différence entre un caméléon et un poulpe?: A la différence du calamar et du poulpe, le caméléon ne modifie pas sa couleur uniquement grâce aux pigments contenus dans sa peau. Une récente étude menée par l’université de Genève, publiée par la revue Nature et rapportée par le site Live Science, montre que ce lézard se repose sur une structure cellulaire capable "d’affecter la façon dont la lumière reflète sa peau." En étudiant 5 caméléons panthères de Madagascar, les chercheurs ont constaté qu’ils possédaient deux couches superposées de cellules pigmentaires appelées chromatophores, contenant des nanocrystaux. "Les caméléons peuvent changer l’arrangement structurel de la couche de cellules supérieure en relaxant ou en excitant la peau".

 

20 juillet 2015

La guerre du beignet sur les plages avec Rehda

  

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En 2013 j'avais réalisé le texte ci-dessous, depuis une journaliste m'a contacté pour retrouver le célèbre vendeur de la plage de la Grande Motte que je connais depuis que je suis enfant... (voir reportage)

Allez! une petite photo avec Rehda  car c'est une institution. Depuis près de 30 ans il arpente les plages pour vendre ses beignets. On le surnomme le canotier. Dans un style très personnel il pousse des cris et il utilise ses bras comme source d'équilibre face au poids de son panier.  Sur la photo son panier est vide donc c'est un très bon vendeur . En effet personne ne peut manquer son passage entre les parasols.

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Du coffre, il en faut pour réveiller les vacanciers , allongés sur leurs serviettes, et espérer vendre quelques beignets pour 2 ou 2 euros 50. La concurrence est rude entre les vendeurs ambulants qui se partagent 400 ou 500 mètres de sable.

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La fraîcheur du produit est devenue le champ de bataille principal des vendeurs des sables. En principe un artisan confectionne les beignets chaque matin. S’ils ne sont pas vendus dans la journée, ils sont jetés. Si pour l’instant, la guerre plane entre les entreprises, elle n’est pas déclarée par les mairies. Pourtant parfois des arrêtés municipaux interdisent la vente sur les plages.   Si vous voulez en savoir plus sur la question de l'ambulantage sachez qu'une étude réalisé à Rio existe en cliquant sur le lien suivant---> http://cybergeo.revues.org/4870. En effet il existe une tradition importante de commerce ambulant au Brésil, qui trouve ses origines à l’époque coloniale. Ainsi les colporteurs qui vendaient et achetaient à domicile étaient appelés “pregoeiros” parce qu’ils s’annonçaient en criant le nom des marchandises.

Sinon on trouve des articles sur les vendeurs de plage sur le net. Par exemple celui du Midi Libre.

 2829983369Les chariots sont durs à tirer dans le sable mais l'enthousiasme est intact.

L’entreprise s’appelle "Ho !Ho ! la bonne glace". Vendre sur la plage « est le plus beau métier du monde » déclare volontiers  José Da Silva qui exerce cette activité depuis 1988. D’abord comme jeune employé à la vente, pendant quatre saisons, puis à son compte à la tête de cette petite entreprise qui ne travaille que quatre mois par an. Le reste de l’année il est salarié d’une société partenaire de La Poste.

 Une dizaine de jeunes l’accompagnent, un petit boulot pour faire un peu d’argent pendant les vacances. Les vendeurs sont vêtus de short et de maillot aux couleurs jaune et rouge du club de foot pérolien où José jouait il y a quelques années. Equipés de chariots frigorifiques fabriqués par le patron, ils sillonnent la plage de Carnon et de la Grande-Motte pour proposer des beignets, des glaces, des chouchous, des sodas  et du thé à la menthe.

Celà s’organise depuis le garage de José, à Pérols rue des Flamants roses face à l’école Font Martin, le tout dans une hygiène irréprochable. Le soir à 19h on peut voir la batterie de chariots aux soins pour préparer le lendemain. Les produits, achetés chez Miko, sont stockés à cet endroit dans des conditions répondant aux normes. Le matin vers 10h, les vendeurs et les chariots chargés de leur marchandise sont transportés sur une remorque vers les points de vente en bord de mer. Les vendeurs sont remplacés toutes les deux heures par rotations et les véhicules sont réapprovisionnés sur place à la demande pour préserver la fraîcheur et  la qualité des produits.  

« C’est une activité fatigante mais très agréable surtout dans les contacts avec les gens. L’atmosphère de vacances détend les clients et on finit par les connaître et sympathiser. J’ai vu grandir beaucoup d’enfants de vacanciers qui reviennent à la même place. On a pu aussi alerter des parents devant des situations dangereuses, on devient des amis. Par contre on a aussi à faire face à des vendeurs dans l’illégalité qui nous font une concurrence déloyale. Certains s’habillent même comme nous. Le soir en rentrant on donne les invendus à des enfants du quartier ou à l’aide sociale » déclare José.  Les jeunes gagnent 30 euros par jour de fixe plus les commissions sur les ventes. Parmi eux, Alexandre ne cache pas sa satisfaction : « Je préfère ceci qu’un bureau. Il y a une bonne ambiance et je chante sur la plage pour mon plaisir et celui, je l’espère, des clients. L’heure du goûter, vers 15h30 est la plus favorable. Les gens demandent des beignets avec du thé à la menthe »

26 juin 2015

J'ai rencontré le roi Arthur

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- Il était le maléfique Salieri dans "Mozart l'Opéra rock". Florent Mothe monte sur scène dans "La légende du Roi Arthur", une comédie musicale de Dove Attia-

Il déclare : "L'intrigue est finalement assez simple et tourne autour d'un triangle amoureux entre Arthur, Guenièvre et Lancelot. Après, c'est le genre d'histoires qui font partie de l'inconscient collectif. Tout le monde a déjà entendu parler du destin de ce jeune écuyer qui devient roi en soulevant l'épée et la quête du graal qu'on utilise comme un symbole de l'amour inconditionnel. Finalement, ce qui compte, c'est de parler de l'émotion des personnages, comme Arthur, qui va beaucoup souffrir." 

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"C'est le thème qui est intemporel et les questions comme "Est-ce qu'on peut aimer deux personnes à la fois" sont inhérentes à l'espèce humaine. C'est peut-être ce qui nous différencie du reste de la vie, cette conscience et ce libre arbitre qui nous permettent de faire des choix. ".

Mothe a raison, les aventures du roi Arthur relève d'un archétype de l'inconscient collectif avec le message suivant:  On ne naît pas héros, on le devient. Et pour cela il faut traverser maintes épreuves, passer par un chemin parsemé d’embûches et de déboires où l’on apprend à se contrôler soi-même et à contrôler les autres et la vie. Surmonter ses peurs, triompher de ses passions permet au héros d’accéder à son idéal, de réaliser ses rêves et d’entrer dans le clan des grands, celui du roi Arthur, des chevalier de la Table ronde… Il devient immortel. Il devient un homme libre qui transcende le monde matériel pour entrer dans le monde des esprits (de la conscience). Mais cela, il doit le faire tout seul, par le biais de ses aventures, en découvrant l’amour. Il change, grandit, mûrit et finit par faire partie de la perfection. L’intention didactique du roman arthurien. c'est de présenter symboliquement, voire de manière ludique les combats du héros, ses démons intérieurs et sa victoire sur les circonstances. Bien souvent ce passage initiatique est chargé d’une symbolique spirituelle. Il représente la quête qui est celle de la découverte de soi-même, du monde, de l’univers, et de la symbiose avec lui. Tous les héros partagent plus ou moins le même destin : le roi Arthur, Perceval, Lancelot, Yvain. Ils cherchent « le vrai soi » car il existe toujours autour de leur naissance une aura de mystère entretenue par des êtres féeriques ou surnaturels.....   Dans nos sociétés modernes cadenassées par le principe de précaution et les procédures on peut se demander si il est encore possible pour nous tous de se confronter à des chemins initiatiques. Dans un billet précédent j'évoquais le bac comme une rituel de passage (lire) , mais est-ce suffisant? En conséquence on risque de se retrouver face à des individus en situation d'anomie.

23 juin 2015

Concert Radio Scoop: la défaite de la musique?

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Quand j'ai rencontré la chanteuse Shy'm elle était là incognito. Petit sac à dos (ado?) et chemise bleue boutonnée jusqu'au cou elle ressemblait à une étudiante. Rien ne laissait à penser que la veille elle était une des locomotives du concert Scoop organisée à Saint Etienne dans le cadre de la fête de la musique. Rien à lui reprocher elle a fait le job sur scène et elle reste disponible et souriante pour une petite photo.

La question est plutôt qu'au lendemain de l'évènement chargé en décibels, le classique clivage gauche droite va se manifester.

D'un côté la majorité municipale de droite insistera sur l'aspect festif. En effet le chargé de l'animation Lionel Boucher  parle déjà de l'aspect quantitatif du concert en déclarant dans le quotidien local: "nous étions 20 000".  foule

La gauche elle parlera sans doute de défaite de la musique et de trahison de l'esprit de la fête de la musique inventée dans les années 80 par le ministre de la culture Jack Lang.(rappel en 1982 c’est Maurice Fleuret, directeur de la musique et de la danse au ministère de la Culture, qui avait découvert quelques mois plus tôt dans une étude que pas moins de cinq millions de Français jouaient d’un instrument. Il a ensuite soumis cette idée à Jack Lang pour mettre au point cette manifestation originale où tous les musiciens sont les bienvenus. La démarche s’inscrit dans une logique de démocratisation de la culture.)

Pour concilier les deux points de vue, l'interview du chargé de la culture Marc Chassaubéné sur TL7 semble utile: lundi soir sur le plateau de la télé locale il ne conteste pas l'aspect grosse machine du concert Scoop. On sent que ce n'est pas sa tasse de thé. Mais il dit que sur trois jours chacun doit pouvoir trouver des choses à son goût et pourquoi pas en découvrir de nouvelles. Il veut sans doute défendre l'idée qu'il n'y a pas de sous culture.

On peut être de son avis...En sociologie on parle d'omnivore culturel c'est à dire la capacité à s'ouvrir sur plusieurs cultures. Mais ce n'est pas facile: la preuve les concerts de musique classique un peu désertés dimanche après midi.  Animer, cultiver...les deux objectifs ne sont pas toujours facile à associer.

21 juin 2015

ABDEL WAHEB SEFSAF va créer un nouveau groupe...

 

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Lors de son concert à la fête de la musique Abdel Sefsaf a annoncé la création d'un nouveau groupe. Si je me souviens bien ce sera Alligator ou caïman la même chose. Il a retrouvé du mordant après un épisode rocambolesque à Roanne il y a un an.

Il y a un an sur le site du quotidien Le Monde on pouvait lire: " 14 avril en soirée, le directeur du Théâtre de Roanne, Abdelwaheb Sefsaf, a vu deux policiers municipaux sonner à sa porte. Ils ne venaient pas pour arrêter ce quasi-fugitif (c'était la quatrième fois qu'ils passaient, ne l'ayant pas trouvé jusque-là) mais pour lui porter une lettre de la part du nouveau maire. Une lettre de renvoi. Drôle de méthode et branle-bas de combat dans la petite sous-préfecture de la Loire, où, rue Molière, le théâtre – 1,4 million de budget, 19 000 spectateurs par an – est une institution. Les esprits chagrins auront tort d'y subodorer un délit de faciès (l'homme est un étranger – il vient de Saint-Etienne !). Ils se tromperont aussi s'ils y voient la tentative de mise au pas d'une structure déficitaire puisque, tous en conviennent, le bilan d'Abdel Sefsaf, en place depuis novembre 2012, est positif : fréquentation, abonnements et subvention en hausse, doublement du nombre de scolaires… " (...)

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"Pas plus ne pouvait-il s'agir, en envoyant la maréchaussée municipale, de crever un abcès subversif : « Honnêtement, je n'ai pas fait la révolution… Je n'ai même rien fait de merveilleux, j'ai juste remis les choses au niveau où elles devaient être », s'étonne le comédien. Alors quoi ? Comme dans d'autres communes, la vague bleue des municipales a fait rompre quelques digues. Le champ artistique est devenu pour certains un champ de bataille politique. Yves Nicolin, le député UMP qui a repris aux socialistes la mairie a donc débarqué celui que Laure Deroche du PS avait nommé."

D'autres sources sur internet indiquent Yves Nicolin, UMP, n’a pas licencié Mr Sefsaf mais c’est le sous-préfet qui a constaté une irrégularité dans son contrat élaboré par la maire sortante.

 

Abdel Waheb Sefsaf a grandi à Saint-Etienne. De parents algériens, il jongle depuis le berceau avec l'héritage culturel familial et la tradition française.  Pétri de cette double culture, Sefsaf est devenu l'un des artisans d'une musique world "made in France". Sans drapeau ni dogme, il clame joyeusement le mélange des mondes, l'échange entre les peuples et le partage des idées. En 1999, il fonde le groupe Dézoriental, ambassadeur d'une chanson française métissée. Dans un fraternel patchwork des genres, Dézoriental se joue des frontières, mêlant sans vergogne raï et musette, rap et rock, tzigane et techno. Chantant indifféremment en français, arabe, espagnol, kabyle ou italien, les six bateleurs de la bande reçoivent en 2004 le Coup de cœur de l'Académie Charles Cros. .

19 mai 2015

Sandrine Bonnaire a la classe

 

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Dans Les transclasses ou la non-reproduction, Chantal Jaquet explore les trajectoires de ceux qui, s’arrachant de leur milieu d’origine, semblent démentir les lois de la sociologie. Pour cette philosophe spinoziste, ceux qui échappent à leur classe sont tout aussi déterminés à le faire que ceux qui y restent.

Après avoir vu son explication, nous l'illustrerons avec l'exemple de l'actrice Sandrine Bonnaire que nous avons eu la chance de rencontrer à la comédie de Saint Etienne.

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Chantal Jaquet considère que l’ascension sociale a peu à voir avec la volonté ou le mérite: "Mon travail consiste en effet à montrer qu’il n’y a pas de libre arbitre : le destin de chacun n’est pas le résultat d’une décision qui se prendrait ex nihilo sur la base d’une volonté. Ça, c’est une illusion pure, puisqu’on n’agit jamais sans causes ni raisons, qu’elles soient conscientes ou non. Pour autant, ce n’est pas parce qu’il y a déterminisme qu’il y a fatalité. Ma posture se situe entre la négation du libre arbitre et la négation de la fatalité. J’ai cherché à comprendre les causes qui permettent à certains d’opérer un changement social là où, en l’absence de révolution, il n’y a pas de changement collectif, là où tout semble figé."

Ceux qui changent de classe, que j’appelle les "transclasses", obéissent à des concours de causes qui se combinent : il y a d’abord des conditions de possibilité économique et politique liées par exemple au système éducatif et aux bourses, il y a aussi des rencontres décisives et un jeu complexe d’affects. " "Le transclasse est simplement celui qui illustre le plus le fait qu’il n’y a pas de moi constitué ou constitutif donné comme un a priori," "  Le moi nous enferme, son abolition ouvre toutes les frontières." "ce n'est pas parce qu'on a connaissance des codes qu'on se les approprie facilement. Ce sont deux choses différentes, car, pour les natifs des classes dominantes, ces codes sont inculqués dès l'enfance et deviennent une seconde peau. Pour les transclasses, la faute de goût est l'écueil qui menace en permanence. C'est d'ailleurs vrai dans les deux sens, un individu habitué à vivre parmi l'élite aura également du mal à décrypter le mode de vie des classes populaires. " "Le parcours d’un transclasse est exemplaire de changements que l’on peut vivre à d’autres échelles et d’autres manières, dès lors qu’on est importé brusquement dans un autre milieu où on n’a pas sa place d’emblée. Je fais souvent la comparaison avec l’immigration, mais la même chose peut se produire quand on passe d’un milieu rural à un milieu citadin, et inversement. Tout passage, tout déplacement, peut induire une souffrance de se sentir rejeté ou de ne pas comprendre les codes."

 

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Sandrine Bonnaire qui joue dans la pièce L’Odeur des planches (sur une comédienne qui n’a pas réussi à percer dans son domaine ) justifie son choix ainsi: " J’aime le texte car il est percutant, à la fois simple et viscéral. Il n’y a rien d’intellectuel, même si c’est très écrit, très pensé et bien réfléchi. Il raconte des choses de la vie comme l’immigration des parents, que ce soit le milieu social dans lequel ils sont, un pays quitté, une France qui a promis plein de choses. Il dit aussi comment on passe de la lumière à l’ombre sous prétexte qu’on a une autre fonction [la comédienne devient femme de ménage, NdlR]. Ça parle beaucoup du regard qu’on porte sur l’autre."

Sandrine vient d'un milieu modeste: "je n’ai jamais coupé les ponts avec ma famille. C’est quelque chose qui reste présent en moi et j'y tiens car ça permet de rester dans la réalité des choses, que ce métier peut vite vous faire perdre. Mais si on n’a pas envie de la perdre, on ne la perd pas. C’est aussi bête que ça. Pour moi c’est un vrai cadeau d’avoir rencontré Pialat, d’avoir eu cette vie et d’être encore là aujourd’hui avec cette vie. C’est un vrai luxe." "Pialat m’a donné une renaissance. J’ai le sentiment d’être née deux fois. Il y a la naissance du père et cette renaissance venue de lui, qui m’a guidée. J’ai commencé ce métier très tôt et ma vie s’est totalement transformée avec cette rencontre." (elle dit souvent que c'est par hasard qu'elle a accompagné sa soeur à un casting..Elle devait faire un CAP coiffure)  "Ça peut m’arriver de m’ennuyer profondément lors d'un spectacle que je vais voir, je ne le manifesterai pas comme le personnage du père de la pièce  car j’ai des codes que lui n'a pas. Ce sont deux milieux qui se confrontent. Lui parle comme à la maison. Mais si on mettait le metteur en scène dans cette famille-là, il ne comprendrait pas mieux." 

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NB: Dans la pièce Sandrine Bonnaire donne du cœur à un cri, celui de Samira Sedira, auteur de ce texte, L'Odeur des planches. Alternant souvenirs historiques – ceux de ses parents débarqués d'Algérie dans les années 60 – et un vécu contemporain qui débute par la fin de ses droits Assedic et l'obligation pour elle de trouver un travail alimentaire, elle donne du rythme et de la force à son récit. Devenue femme de ménage, elle voit dans ce déclassement social une occasion de se rapprocher de sa mère qui, elle aussi, à dû combattre la solitude et se résoudre à ce métier. Finie la litanie des théâtres visités qu'elle récite comme un pensum, la voilà seulement définie par son corps, éreintée par cette tâche aride et dépourvue de toute pensée.

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Quelques extraits « Mon père nous a conduits à l’hôtel. Le paradis, ça s’appelait, tenu par un Kabyle qui n’avait plus ses dents de devant. Des chambres sur trois étages. Le paradis. Il nous en promettait avec un nom pareil. (…) A tous les étages du Paradis il y avait des étrangers, des noirs et des arabes, solitaires ou en famille, imbibés d’huile à frire et de blabla. Et puis ça sentait les tripes. Une puanteur. C’est pas cher les tripes, moins que le boeuf ou l’agneau. Ma mère disait que l’odeur lui renversait le coeur. Renverser le coeur elle disait, comme si c’était possible » « La première fois que mes parents me voient sur scène, j’ai trente ans. … A la fin du spectacle ils m’attendent dans le hall. Ils portent des habits neufs. Mon père se jette sur moi et me lance sur le ton de la plaisanterie, Heureusement qu’on n’a pas payé, hein ! A l’oreille ma mère me glisse d’une voix suave que je ne lui connais : Tu étais formidable… Elle a dû entendre ça dans les feux de l’amour, de la bouche de Sharon ou d’Ashley Abbott. Elle joue la comédie, rien de grave à ça. » « Femme de ménage, le seul métier qui donne droit au don d’invisibilité. Ceux qui nous emploient commencent par oublier qu’on doit venir, et puis un jour on devient totalement transparente. Une évidence sans corps, sans visage, sans voix. Une présence vide. Dans le meilleur des cas, un prolongement des lieux » « Suis encore comédienne, ou n’en suis-je plus que l’ombre ? Une comédienne qui ne joue pas peut-elle encore prétendre au titre ? Suis-je suspendue de mes fonctions ou suis-je déjà une autre ? Suis-je devenue ma mère ? Suis-je en sursis, ou bien ai-je pris perpète ? Je songe parfois à l’idée de me noyer » « L’odeur des planches. Cette odeur si particulière, si indissociable de ma vie d’avant, si chargée de souvenirs et d’émotion me fait monter les larmes aux yeux. « L’odeur reste longtemps à attendre sur la ruine de tout le reste… » »

19 avril 2015

Une mystérieuse Ferrari noire

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J'ai vu quelques secondes d'une scène que l'on voit plutôt dans les séries américaines. En effet Saint Etienne n'est pas Miami. C'est rare de voir quatre voitures de police encercler un bolide sur une grande artère de la ville. Pourquoi? Comment? Mystère et gomme de pneu. A vous d'imaginer la suite du  scénario...........


 

 

Quelques heures plus tard j'ai eu la réponse par Facebook.

Monsieur Chamakh est l'homme sur la photo. Il souhaite préciser "cette voiture n est pas un mystère elle fait partie de la gamme prestige de véhicules que je propose en location" "je suis le chef d' entreprise du garage class'auto situé au 64 boulevard Fauriat à Saint Étienne. " "Je fais donc de la location de véhicules de prestige et un client a un peu  fait le con avec mon véhicule c'est donc  pour cela que les policiers m'on sauté dessus comme cela" 

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Vous pouvez retrouvez la Ferrari 458 ITALIA

 sur la page https://www.facebook.com/CLASSAUTO42     

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18 mars 2015

Benjamin Loyauté a le sens du beau

 

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Benjamin Loyauté est commissaire d'exposition, enseignant à l'Université d'Art et Design de Genève, mais aussi animateur de colloques à travers le monde. Il sera co-commissaire général de la Biennale Internationale Design Saint-Étienne, dont le thème est "Les sens du beau" du 12 mars au 12 avril 2015. .C'est un accélérateur de la planète design, on peut le qualifier de « designer de mots »  

 

                  Pouvez-vous nous en dire plus sur le thème de cette année ?
B. L. : Les sens du beau.... C’est un thème dont l’histoire et la société ont toujours débattu. Au-delà de l’expérience universelle et sans idéologie dont les enfants et les contemplatifs se font très souvent échos avec un "C’est trop beau !", on ne peut sacrifier cette spontanéité au profit d’un beau uniquement didactique, analytique et même parfois dogmatique comme on ne peut tomber, non plus, dans la banalité du "il en faut pour tous les goûts" tout aussi insipide qu’une absence de réflexion.

Le thème incite aux débats. Il ne faut cependant plus avoir peur de s’affronter à la notion de beau en design sans avoir à le justifier à chaque fois à travers l’utile comme par acquis de bonne de conscience. Le design possède de facto, une valeur d’usage et une valeur symbolique.

                 Comment appréhender le thème Les Sens du beau ?

B. L. : Pour tout vous dire, il s’agit pour moi d’un des thèmes le plus audacieux qui soit, c’est peut être aussi celui qui est le plus proche de nous et sur lequel il ne faut plus craindre de se pencher. Sa grammaire est aussi la plus générative en termes de projections et d’idées. Je ne souhaite pas m’étendre sur le sujet pour l’instant car nous avons un an pour le faire. Je dirais seulement que le beau n’est pas générique ni même achromatique. Il faut réviser les "ce qu’on en dit" et les affirmations restrictives.

Le sens de la Biennale, lui, est international et il ne s’agit pas de l’oublier !   

http://www.benjaminloyaute.com/

21 février 2015

Lucienne des Vamps et sa nièce Solange étaient à Saint-Etienne

 

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Fidèle à la Stratégie du Poulpe j'ai pu me glisser dans le groupe de lecteurs du journal LE PROGRES...

Nous avons posé quelques questions aux deux humoristes...

Propos recueillis par Muriel Catalano du journal:

Pendant des années, le public s’est régalé du spectacle des Vamps, de vieilles filles en blouses et charentaises, plus chocs que chics, qui passaient leur temps à dire du mal de leur voisine et à pester contre les jeunes.

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Depuis 2008, Gisèle a cédé son fichu à Solange, incarné par Isabelle Chenu, médecin dans la vie. C’est en toute simplicité, sans leurs blouses, qu’elles se sont présentées aux lecteurs.

Kathy Montet, Saint-Jean-la-Vêtre

Pourquoi Gisèle n’est-elle plus là ?
Elle va très bien, rassurez-vous. Nous avons fait vingt ans de Vamps, nous avions envie de faire des choses différentes.
Pendant un temps, Gisèle a repris son personnage toute seule. Elle tourne au théâtre avec Thierry Beccaro dans une pièce intitulée Marié à tout prix.

Suzanne Mougenot, Andrézieux-Bouthéon

En quoi ce spectacle sera-t-il différent de ceux des années 1980 ?
Ce ne sont pas les mêmes personnages. Il y a Solange, la nièce de Lucienne, une jeune fille sortie de l’institut Sainte-Cécile qui n’a pas la lumière à tous les étages. Elle prépare son CAP couture, option ourlet.
Et puis il s’en est passé des choses depuis les années 1980.

Serge Freydier, Saint-Étienne

À force de jouer Lucienne et Solange, continuez-vous hors-scène à parler, bouger comme vos personnages ? Ou une fois vos costumes enlevés, c’en est fini des Vamps ?
Jamais nos personnages n’interfèrent dans nos vies quotidiennes. Mais c’est vrai que je puise en moi plein de choses de Lucienne.

Didier Durand, La Fouillouse

N’êtes-vous pas parfois rattrapées par votre image ?
Nicole : « Non, le fait de caricaturer ce personnage, ça me donne une leçon et peut-être que je me corrige. »
Isabelle : « Vous savez, dans nos campagnes, c’est normal d’être habillées comme ça. »

Maguy Poncet, Pouilly-Les-Feurs

Qu’est-ce qui vous motive à monter sur scène ?
Ça nous amuse de faire rire les gens.

Pascal Millet, Saint-Étienne

Ce spectacle sera-t-il aussi drôle que les précédents ?
Oui, le public rigole autant qu’avec les Vamps.

Josiane Foray, Saint-Étienne

Prenez-vous autant de plaisir à jouer avec Solange qu’avec Gisèle ?
Nicole : « Oui. Avant, Lucienne était un peu le souffre-douleur mais maintenant elle a plein de choses à dire et puis elle éduque sa nièce. 

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La Tribune Le Progrès

Quel est le fil conducteur de ce spectacle ?
Solange vient d’obtenir son CAP. En attendant de trouver du travail, c’est sa tante qui va l’héberger. Elle n’est pas très contente parce que ça va bousculer ses habitudes. Elle va se mettre en tête de trouver un mari à sa nièce. Elle va même lui montrer comment on fait un baiser amoureux.
Pourquoi avoir continué avec ce personnage des Vamps au lieu d’en créer de nouveaux ?
Nicole : « On s’est arrêté, on a repris, à nouveau arrêté.
Pendant une de ces pauses, j’avais imaginé une enquête policière que j’avais jouée sur scène, j’avais aussi écrit un spectacle avec des sketches. Et, là, je reviens et je ne me lasse pas de Lucienne. »
Comment vous êtes-vous rencontrées toutes les deux ?
Nicole : « Solange était inscrite à mon cours de théâtre. Dès la première séance, je me suis dit qu’elle était bien. Je l’ai récupérée dans ma compagnie de théâtre amateur et lorsque j’ai écrit le spectacle, ça m’a semblé logique de l’appeler et puis on est bonne copine. »
Où trouvez-vous vos tenues ?
Nicole : « Dans une friperie. Pendant vingt ans, je n’ai eu qu’une robe. Il ne fallait pas que je la perde. Un jour, j’ai rencontré quelqu’un qui travaillait dans le textile. Il m’a redessiné la robe. »
Solange : « Moi, j’ai piqué des affaires à ma mère mais elle ne les mettait pas ensemble ! »
Qui vous a inspiré ces personnages ?
Nicole : « Ma grand-mère qui habitait en Touraine. Petite, je m’amusais à imiter ma grand-mère, ma sœur, elle imitait ma mère. On faisait ça pour rigoler. »
Isabelle : « Ce n’était pas ma grand-mère mais des voisins, une fratrie de quatre. Ils étaient tous habillés de la même façon et étaient scolarisés dans une école religieuse. Je les enviais, ils faisaient riches avec leur uniforme bleu marine et leurs socquettes blanches. »

Spectacle, samedi 21 mars, à 20 h 30, salle Jeanne-d’Arc à Saint-Étienne. Infos et vente : 04 73 62 79 00.

10 février 2015

Nabilla Benattia ,Femen, Michela Marzano et Orlan: le sens du corps.

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Ce texte date de fin 2012.. Il semble toujours d'actualité...Par exemple avec la manifestation FEMEN lors du procès DSK le 10 février 2015.

Cet article débute par l'exemple de Nabilla et il se termine par la vision de l'artiste ORLAN et du philosophe Onfray avec qui on pourra se demander si le corps illustre parfois une volonté de défier une autorité avec le risque que cela comporte. 

       Née dans les années 90 à Ambilly  Nabilla d'origine italo-algérienne fait donc partie de la Génération Y (http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9ration_Y). Engagée dans le chemin de la TV réalité, elle s'est façonnée corporellement, elle veut devenir play mate. Mais le danger pour une personne si jeune (une vingtaine d'années) c'est ce coté irréversible de cette transformation. Donc une impossible souplesse et le risque de devenir la cible de flèches médiatiques ou de l'opinion publique... Mais aussi une sorte de dédoublement entre son SOI et l'image publique, qui va l'emporter?

    L'Amour est aveugle », « Les Anges de la téléréalité » et aussi « Hollywood Girls » , ont ouvert les portes de succès et offert la célébrité à Nabilla Benattia. 

  935292_146768162173021_831701235_nMarie-Luce Grange Benattia s'est confiée à la presse sur le passé de la jeune femme suite au buzz engendré lors de la  cinquième saison des Anges de la télé-réalité. Dans cette interview, on apprend que la demoiselle a voulu devenir mannequin  très jeune. Dès l'âge de 14 ans, elle arrête l'école pour se consacrer  entièrement au mannequinat. Un choix qui n'est pas accepté par le père de la Bimbo qui pouvait par moment  devenir violent et blessant verbalement. Lors de la séparation de ses parents,  elle fût élevée par sa grand-mère, Livia. Choyée par sa mamy, elle est devenue  une "enfant gâtée très exigeante, mais surtout fainéante". Dans l'interview accordée à Public, sa maman tient aussi à prendre  sa défense face aux personnes qui la qualifient d'"inculte": "Elle a cette  innocence à la Marylin Monroe. Elle prononce des phrases incroyables, mais il ne  faut pas croire qu'elle est inculte. Elle est emportée par son élan et veut  aller trop vite. Alors elle s'emmêle les pinceaux". Cependant, elle n'est pas d'accord avec tous les choix de sa fille, par  exemple, le fait qu'elle se soit fait gonfler les seins: "Personne n'a compris  pourquoi elle a fait ça. Il fallait qu'elle ait une grosse poitrine pour  souligner son petit côté excentrique. Parfois, je lui dis quand même que c'est  trop, qu'il ne faut pas qu'elle mette de push-up"!

Ce témoignage ne semble pas voir que l'opération de la poitrine leur permet souvent de prendre confiance en elle et de vivre leur relation à l'autre de façon plus assumée et de retrouver une confiance en soi. Nabilla déclare détester la période où elle était une planche à pain.

 1072695_nabila_dans_l_amour_est_aveugle_2_sur_620x0_1  Nabilla répond: " j'ai fait gonfler ma poitrine - assurer le contraire serait difficile" ! Mais pourquoi ? "J'étais très complexée par mes petits seins. A 18 ans, je faisais un pauvre 85B. A l'époque, je n'avais qu'un rêve : me faire opérer la poitrine. D'ailleurs, quand j'ai participé à l'émission L'amour est aveugle , je mettais du coton dans mon soutien-gorge"... "Je suis passé à un 95 double D." (pour 1m76)

Peut-on parler d'un défi au père Khoutir Benattia ? « Mon père est arrivé d'Algérie sans savoir lire ni écrire, a-t-elle confié. Il a commencé par distribuer le courrier à l'Onu. Aujourd'hui, il est cadre mais il a dû enchaîner les postes peu qualifiés avant d'en arriver là. » Elle poursuit en expliquant avoir grandi « dans un climat ultra-conflictuel » ou elle était partagée entre « deux cultures constamment en guerre »

Selon Nabi: « Je ne suis jamais allée en Algérie. Je suis éloignée de la culture et de la religion du pays d'origine de mon père. Certaines personnes s'étonnent que je fasse des photos sexys parce qu'ils pensent que je suis musulmane mais ce n'est pas le cas. Je n'ai pas de lien avec la religion. L'Algérie fait partie de mes racines de par mon père mais je me sens davantage italienne parce que j'ai grandi avec ma mère. J'ai peu vu mon père parce qu'il travaille pour l'ONU."

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Attention danger donc. Notre système économique et médiatique risque de développer avec l'aide de la chirurgie une nouvelle forme d'objetisation.

L'objétisation: c'est le passage de l'état sujet à l'état objet. Une forme d'esclavagisme avec la production de femmes sirènes aux mensurations hors normes qui risque d'y perdre leur humanité.   

imagesCA6WOJEPOn se souvient de la jeune Zahia....Mais que dire de cette jeune Barbie russe Valeria ? 

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Selon Spinoza on ne peut pas isoler le corps et l'esprit.  Le corps et l’esprit désignent une seule et unique substance dont l’expression prend corps de deux manières distinctes ; ces deux attributs ne sont point réductibles l’un à l’autre. Ainsi si l'on pense à FEMEN ce mouvement féministe incarne un esprit de révolte mais aussi un corps en révolte donc le contraire de l'objétisation.    

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 Inna Schevchenko, une des fondatrices du mouvement FEMEN, dit : « Le féminisme a abandonné ses formes les plus traditionnelles. Si on veut vraiment bouger les choses, aujourd'hui il faut le repenser. Et manifester torse nu, c'est se réapproprier son corps. C'est l'assumer. »                       

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Elvire Duvelle-Charles est l'une d'entre elles elle s'est jetée sur la voiture de DSK lors du procès du Carlton. La jeune réalisatrice et vice-présidente de Femen France déclare: "J’ai toujours suivi les mouvements féministes. Car je suis gavée par cette pression, ce harcèlement et ces inégalités hommes-femmes. Les Femen ont un mode d’action qui me correspond. Et comme je ne suis pas de nature passive" "Moi qui suis de nature pudique, j’ai tout de suite trouvé ça naturel. Il y a une grande différence entre se dévoiler sur la plage ou dans le cadre de nos actions. Le « sein nu » véhicule notre message : on veut donner une autre image de la nudité, laquelle n’est pas destinée qu’à la séduction.  

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C’est le symbole de la femme forte, combattante, vindicative. La nudité est notre armure. A ce moment là, on se sent forte, car on l’impose quand on veut, où l’on veut." "La provocation est notre outil principal, mais elle n’est pas la seule arme qui vaille. Nous l’utilisons car notre objectif est de déclencher des discussions, poser des questions. Et en provoquant, on inverse le pouvoir médiatique, on le spame. Ainsi, on attire l’attention sur le sujet qui nous intéresse. Notre rôle est de donner un coup de pied dans la fourmilière. Nous n’avons pas la prétention de donner des solutions, nous ne faisons pas de politique. Nous savons que nous ne pouvons changer le monde toutes seules. Nous, nous sommes dans l’action. D’autres associations vont interagir avec le pouvoir par exemple. On se complète"  

 

 

Sur la question du corps j'ai rencontré la philosophe et femme politique italienne Michela Marzano...Voila sa réponse sur la question du corps... 

m_mDans un univers où tout s’accélère et se dématérialise, l’enveloppe corporelle que la nature nous a léguée paraît de plus en plus décevante : le corps semble un fardeau qui nous empêche non seulement d’être efficace, compétent et performant, mais aussi de pouvoir nous épanouir.

« Le corps est obsolète », disait déjà ORLAN il y a une vingtaine d’années, voulant montrer par son corps-oeuvre comment chacun aurait le droit de prendre en main sa vie et d’imposer au monde l’identité qu’il choisit. Pour l’artiste français, le hasard n’a pas le droit de décider à la place d’une personne ce qu’une personne doit ou peut être.

Pour les transhumanistes, il est non seulement possible, mais aussi souhaitable, d’améliorer les capacités humaines d’un point de vue intellectuel, physique et psychologique. L’idée sous-jacente est en effet de permettre à l’homme d’acquérir le contrôle de sa biologie et de le doter de capacités physiques et mentales « surhumaines ». Mais que veut dire « améliorer l’homme » ? Quel rapport existe entre « normalité », « réparation » et « amélioration » ? Quelles sont les raisons invoquées pour justifier l’amélioration de l’homme ? Le désir d’amélioration de soi et des autres est, certes, aussi ancien que l’existence de l’être humain, et s’appuie depuis toujours sur des savoirs et des techniques.

Que dire toutefois du fait qu’aujourd’hui, en étant « réparé », on se retrouve aussi « augmenté », à l’instar d’Oscar Pistorius qui, malgré ses deux jambes tronquées au-dessous des genoux et grâce à ses prothèses en fibres de carbone, court plus vite que nombre d’athlètes olympiques ?

En réalité, l’expérience quotidienne du corps brouille la distinction du sujet et de l’objet, parce que le corps de l’homme est à la fois un corps-sujet et un corps-objet, un corps que l’on « a » et un corps que l’on « est ». L’être humain est une personne incarnée : sans corps, elle n’existerait pas ; par le corps, elle est liée à la matérialité du monde. C’est pourquoi l’expérience du corps est toujours double : nous avons avec notre corps une relation qui est à la fois instrumentale et constitutive. Chacun « tient » son corps, mais en même temps s’y tient : c’est lorsqu’on a la sensation d’en habiter les moindres recoins, qu’on ne s’y réduit pas, sauf à emprunter une « voie folle » qui consisterait, comme l’explique le psychiatre V. Nusinovici, soit à « se désarrimer de son corps » soit à " ne plus se distinguer de lui" .   

orlan_2              J'ai rencontré ORLAN artiste multimedia, qui utilise la vidéo, la photographie numérique, la chirurgie, et son corps est devenu le lieu de production et d’exploitation de ses interventions artistiques, inspirées de l’iconographie baroque, gréco-latine et précolombienne. Le philosophe Michel Onfray définit l’esthétique cynique et il prend ORLAN comme porte drapeau avec l’artiste Matthew Barney, je cite : « …contre le conceptualisme pur, revenir immanence avec la construction d’un corps selon son vouloir ; contre la célébration de l’idéal platonicien, déchristianiser la chair par un usage démiurgique de la chirurgie : contre l’égotisme autiste, proposer une réflexion sur les conditions de fabrication d’une identité ; contre le sérieux tragique, mettre en scène une ironie froide et spectaculaire ; contre la fétichisation de la marchandise, produire le percept invendable ; […] contre l’indigence de l’objet trivial, voire kitsch, travailler sur sa propre existence. Ou comment réconcilier l’éthique et l’esthétique… De quoi aborder un XXIème siècle qui sera celui de l’antinature », on retrouve bien ici le travail d’Orlan, et on pourrait ouvrir un autre débat. Soulignons encore la conscience critique qui me semble être un des noeuds du travail d’Orlan : critique de l’art institutionnel, critique des normes culturelles et autres canons, critique de soi aussi, dans un mouvement de transformation décidée et assumée, dans « l’invention de soi » véritablement singulière, libre et oh combien artistique !

ORLAN_portrait_SipaHD« Je suis ORLAN, entre autres, et dans la mesure du possible » affirme ORLAN au seuil de ces cinq entretiens. Elle qui se présente comme «UN femme et UNE homme» pose son identité comme mutante. Mixte. Hybridée. Iconoclaste. Avec humour, toujours. Métamorphose du corps, du visage, de soi. Comme on le découvre au fil de ces entretiens, métamorphose et hybridation sont les paradigmes d’ORLAN. D’emblée, elle impose l’art comme subversion des pressions sociales, religieuses qui font violence au corps, en particulier celui de la femme. Alors ORLAN s’accouche d’elle-m’aime. Et elle investit la totalité des champs artistiques : séries photographiques, mode, sculpture, peinture, vidéo, film, et dès le début, l’art de la performance, toujours renouvelé.  http://www.orlan.eu/


  J'ai voulu dans ce texte sans doute un peu long mettre face à face le corps objet, le corps politique et le corps oeuvre d'art. Trois chemins différents mais qui se retrouvent dans une sorte de refus d'un parcours tracé par avance. Refus d'un chemin tracé par la nature? La religion? Une famille? Les parents? Un pouvoir? Le père pour Nabilla?

Quand j'avais rédigé ce texte la route de Nabilla semblait petit à petit se transformer...En Avril 2013 elle déclare "Tout le monde me connaît pour mon corps. Maintenant je veux montrer autre chose ". Mais en ce début Novembre 2014 elle se retrouve en garde vue après avoir peut-être poignardé son compagnon Thomas...La symbolique  caché du meurtre du père?

1 février 2015

Catherine et Liliane pipelettes du Petit journal

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Catherine et Liliane sont désormais deux personnages vedettes du Petit journal de Canal+. Tous les soirs, depuis deux ans, ces pipelettes commentent l'actualité.

Sous le maquillage ce sont deux hommes qui forment ce tandem comique, j'ai croisé les deux: l'un lors du Festival des Arts Burlesques et l'autre lors du tournage du film Qui c'est les plus forts?...

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Alex Lutz , 35 ans campe Catherine, la blonde et Bruno Sanches , 32 ans, Liliane, son faire-valoir naïf qui acquiesce à tout ce que dit sa copine de bureau. Perruqués et ultra-maquillés, ces deux-là enfilent leurs costumes de filles tous les lundis à la rédaction du Petit journal pour enregistrer les 5 magnétos quotidiens de la semaine.

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Alex et Bruno, les deux comédiens se connaissent depuis neuf ans déjà. En 2005, on montait la pièce André le magnifique et Alex qui venait de travailler sur le dernier spectacle de Sylvie Joly nous a mis en scène, raconte Bruno Sanches. Très vite, ils deviennent amis et ont envie de continuer à collaborer professionnellement. C'est en croisant deux femmes lors d'une balade parisienne que les deux hommes ont l'idée de Catherine et Liliane.

La prochaine fois que vous êtes devant la TV regardez bien les attitudes, les réactions, la gestuelle des deux personnages.... Elles témoignent de l'idée que chacun se projette dans l'actualité pour ensuite la transformer en discussion masquant des rapports de pouvoir...

28 janvier 2015

Madame la préfète de la Loire le chêne et l'olivier

president_a_n_007  Fabienne Buccio, préfète de la Loire, a été nommée préfète du Pas-de-Calais sur proposition du Premier ministre, Manuel Valls, mercredi 28 janvier 2015. Elle remplacera Denis Robin, actuel préfet du Pas-de-Calais, nommé secrétaire général du ministère de l’Intérieur et haut fonctionnaire de défense dès le 9 février prochain ...

Originaire des Hautes Alpes, Fabienne Buccio arrivait le 24 octobre 2011  de l'Eure où elle occupait le même poste. Elle est membre du club très restreint d'une dizaine de préfets femmes que compte ce corps prestigieux, traditionnellement chasse gardée des hommes. Fabienne Buccio présente une autre particularité: elle est un des rares préfets de la République à ne pas être énarque. Titulaire d'une maitrise de droit public et diplômée de l'IRA de Lyon (Institut régional d'administration) , elle est un pur produit de la préfectorale de terrain dont elle a gravi un à un tous les échelons, depuis attaché de préfecture, chef de bureau, directrice de préfecture, sous-préfet, jusqu'à préfet (Mayenne, Eure et maintenant Loire). 

En rencontrant Madame Buccio, je me pose la question de la symbolique de son uniforme. Dès la création du corps préfectoral l'uniforme du fonctionnaire qui représentait l'État a été conçu pour inspirer respect et considération lors des cérémonies officielles qu'il est tenu de présider.  L'uniforme actuel fixé le 1er octobre 1963 est un uniforme bleu nuit avec bandes noirs et le képi devenu traditionnel.

PRFTE__1Les parements de manches comportent pour le préfet des dents de cannetille et deux guirlandes juxtaposées de feuilles de chêne et de feuilles d'olivier Les pattes d'épaules ont deux feuilles de chêne et deux feuilles d'olivier. La casquette comporte deux guirlandes de feuilles de chêne et de feuilles d'oliviers.  uniforme_prefet Les feuilles de chêne représentent la puissance de l’État et les feuilles d’olivier symbolisent la paix, donc la capacité à apaiser les conflits. 

28 janvier 2015

« Appelez moi Ricky! »

 

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Cette petite phrase de Ricky van Wolfswinkel (25 ans), lancée lors de sa présentation officielle en début de saison 2014 2015 à Saint-Étienne, est dénuée de toute arrogance. Le Néerlandais a simplement bien vu que la presse comme les fans avaient du mal à prononcer son nom de famille. Arrivé dans le Forez sous forme de prêt avec option d’achat (6 M€), l’attaquant espère rapidement marquer les esprits par ses performances.

C’est un très bon gars. Simple, gentil, poli, toujours beaucoup de respect pour les supporters, toujours disponible pour une photo ou un autographe, il s'exprime plutôt en anglais
Le but de Ricky van Wolfswinkel sous tous les... par ASSE

7 décembre 2014

Alessio Lapo dans les tentacules du Poulpe Il polpo stratégia

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A 22 ans, Alessio sort de la très fameuse école de bande dessinée de Milan et collabore à un grand projet conduit par deux scénaristes de Walt Disney Italie.
Après son service militaire, il propose ses services à l'éditeur italien le plus important du marché (avec Walt Disney), Sergio Bonelli. Mais, ne gagnant pas suffisamment sa vie avec la bande dessinée, il saisit l'opportunité d'un travail de restauration de fresques. 

bd_prix    C'est en 2014 que je retrouve au festival de Rive de Gier le dessinateur de "Les seigneurs de Cornwall" et "Codex Sinaïticus" chez Soleil, avec Simona Mogavino sa femme qui est la scénariste de "Aliénor" chez Delcourt.

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Mais pas facile de faire dédicacer avec un dessin pour le blog la stratégie du poulpe. Mon italien seconde langue du lycée est un peu loin ...Alessio ne comprend pas le mot poulpe ni octopus, je dois faire de grands gestes tentaculairse et il finit par comprendre "Aahhh polpo"   Grazie mille Alessio Lapo!! La polpo stratégia

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28 novembre 2014

Karen Brunon une âme de musicienne

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C'est avant son concert au Zénith avec Calogero que j'ai rencontré Karen Brunon qu'il est presque impossible de n’avoir jamais entendu . La violoniste classique s’est fait une spécialité depuis dix ans de participer à tout type de projets musicaux, qu’il s’agisse de pop, de chanson ou de rock. La liste des artistes avec lesquels elle a travaillé est hallucinante et va de Laurent Voulzy à Etienne Daho, de Vanessa Paradis à Mika, de Charles Aznavour à Brian Wilson, etc...

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«Tout est histoire de rencontres, raconte Karen Brunon. Quand je suis arrivée au Conservatoire à Paris, j’avais à peine 16 ans et j’étais très ouverte à tous les projets. Ça m’est resté, j’ai toujours du mal à dire non.» Sa première incartade, elle l’a commise aux côtés de Michel Legrand en 1996, pour une tournée internationale. Puis, de fil en aiguille, elle est devenue la violoniste préférée des chanteurs français. Mais comment une jeune fille originaire du Puy-en-Velay, férue et passionnée de musique en arrive à devenir une star parmi les musiciens ?  

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Tout simplement parce que le violon est depuis toujours le prolongement de ses mains et de son âme. À 5 ans, elle convainc sa mère de lui offrir cet instrument qui ne la quittera plus. De l’école de musique du Puy, elle rejoint à 11 ans le Conservatoire de Lyon où elle obtient le 1er prix. Là-bas, elle fait une rencontre déterminante, celle de Benjamin Biolay, alors tubiste. À 15 ans elle entre au Conservatoire de Paris. Adolescente moins assidue mais toujours autant talentueuse, elle y reçoit à nouveau un 1er prix. Elle a 19 ans, elle quitte le Conservatoire.

Après s’être fondu dans l'univers des autres elle avait besoin d'un  nouveau défi, son propre album:

 

19 novembre 2014

Corneille, l'artiste préféré des bizutages de l'équipe de France

 

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Corneille que j'ai eu la chance de rencontrer est plébiscité par les joueurs de l'équipe de France.

A l'image de Morgan Schneiderlin ou Benoît Costil avant lui, Layvin Kurzawa, nouveau venu au sein de l'équipe de France, a choisi Corneille pour pousser la chansonnette devant ses coéquipiers, comme le veut la tradition. Un bizutage plutôt réussi de la part du latéral gauche de l'AS Monaco, appelé en renfort pour pallier le forfait de Benoît Trémoulinas, en délicatesse avec un orteil. "Il a un beau grain de voix", a commenté Schneiderlin, de passage ce lundi devant la presse à Clairefontaine. "Mais c'est trop facile, c'est toujours la même chanson", a ajouté, tout sourire, le milieu de terrain de Southampton, qui avait lui aussi chanté "Parce qu'on vient de loin", un titre visiblement apprécié des Bleus. Le Stéphanois Loïc Perrin va devoir choisir une autre chanson puisqu'il avait également fait ce choix.

Le fonctionnement de notre société moderne est basé sur le rationnel, la technique, l’efficacité. Le sociologue Max Weber parlait du désenchantement des sociétés modernes.

Dès lors, laisse-t-on encore une place pour le rite? Paradoxalement, nos médias parlent beaucoup de rite, faisant croire que dès qu’il y a répétition, il y a rite.

Le concept de rite de passage est apparu dans un ouvrage d’Arnold Van Gennep : Les Rites de passage, en 1909 [6]. Van Gennep montre que les rites de passage sont invariablement structurés en trois phases. Dans la phase préliminaire, des rites de séparation avec l’état antérieur visent à édifier des frontières symboliques autour de l'individu. Ensuite, pendant la phase liminaire, les rites visent à la marginalisation (marge, c’est à dire seuil, entre deux). Enfin, la phase d'agrégation postliminaire consiste en l'incorporation à un nouvel état [7].

Pour Van Gennep, les rites de passage accompagnent chaque changement de lieu, d’état, de position sociale et d’âge.

Max Gluckman[8], professeur à Manchester, fait une lecture critique de van Gennep et y ajoute une considération fonctionnelle : ce que n'a pas vu van Gennep, c'est que les rites de passage, comme tous les autres rites, ont vocation à résoudre des conflits, ou du moins des tensions inhérentes à toute organisation sociale fondée sur des groupes familiaux ou de statut.

Pour Patricia Keimeul, un rite de passage est une cérémonie marquant le fait qu’une personne passe d’un rôle, d’une phase de sa vie ou d’un statut social à un autre[9].

Le rite marque une volonté d’inscription, par-delà la subjectivité singulière et la sphère familiale, dans un tissu social plus large[10].

Selon cette sociologue, on retrouve des lieux communs propres aux rites :

un comportement stéréotypé, de caractère répétitif

un cérémonial codifié, souvent imposé par le groupe social

Pierre Bourdieu[11], né en 1930, est de ceux qui pensent que Van Gennep n’a rien fait d’autre que de nommer un rite, sans s’interroger sur la fonction sociale du passage : il va jusqu’à dire que cette théorie insistant trop sur les effets temporels du rite, par exemple le passage de l’enfance à l’adolescence, masque une des fonctions du rite, qui est de séparer ceux qui l’ont subi, non pas de ceux qui ne l’ont pas subi, mais de ceux qui ne le subiront jamais.

Bourdieu propose de substituer au concept de rite de passage celui de rite de légitimation, rite de consécration, rite d’institution, en insistant sur la mise en évidence du pouvoir des autorités qui l’instaurent. Le rite ne fait pas passer, mais sanctionne, sanctifie le nouvel ordre établi. Le concept bourdieusien met en lumière la nécessité d’une instance de légitimation. Qu’il institue ou qu’il fasse passer, le rite ne peut être autoadministré, il lui faut une autorité supérieure.

Quoi qu’il en soit, force est de constater que toutes les sociétés ont besoin de symbolisation pour donner du sens à la vie. Depuis plusieurs siècles, au sein des corporations, il est de tradition de "faire marcher" le petit nouveau. Dans le monde de la restauration, du bâtiment, mais aussi à l’armée ou dans les mouvements de jeunesse, les anciens ritualisent l’arrivée du petit dernier en le soumettant à des épreuves plus ou moins ridicules ou humoristiques. Il y a aussi, dans un registre plus déviant celui les épreuves au sein des bandes urbaines, où l’entrée dans un groupe passe par le fait de commettre un délit.

Ce qui est curieux dans le choix des bleus c'est que le thème de la chanson de Corneille est plutôt dramatique:

Refrain:}
Alors on vit chaque jour comme le dernier
Et vous feriez pareil si seulement vous saviez
Combien de fois la fin du monde nous a frôlés
Alors on vit chaque jour comme le dernier
Parce qu'on vient de loin

Quelle est cette histoire? Au départ, Corneille passe une enfance heureuse, paisible au Rwanda. Mais en Avril 1994, au début de la guerre civile, tout bascule. Un groupe armé entre chez lui et massacre son père, sa mère, ses frères et ses sœurs.  Caché derrière un canapé, Corneille, 17 ans, assiste, impuissant à la scène. Il parvient à s’enfuir vers le Zaïre voisin, puis vers l’Allemagne. Après un séjour au Canada, il entre en France et sort son premier album en 2001 « Parce qu’on vient de loin ».

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