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La Stratégie Du Poulpe -Serge-FREYDIER
serge freydier
8 novembre 2025

Rencontre avec Gernot Wieland, artiste de l'inconscient.

Je l’ai croisé lors du vernissage au MAMC+ de Saint‑Étienne, le 7 novembre. Gernot Wieland, silhouette discrète qui semblait  flotter dans l’atmosphère étrange qu’il crée à travers ses œuvres.

🎥 Un artiste qui raconte l’inconscient
Wieland est un conteur singulier. Ses films, dessins et installations ressemblent à des séances de psychanalyse collectives : on y croise des animaux dépressifs, des souvenirs d’enfance troublants, des récits où Freud, Kafka ou Marx apparaissent comme des fantômes familiers. L’humour y côtoie la mélancolie, et l’on se surprend à rire tout en ressentant une certaine inquiétude.

🧠 La psychanalyse comme fil conducteur
Ce qui frappe, c’est la manière dont il utilise la psychanalyse non pas comme une théorie figée, mais comme une boîte à outils pour explorer nos fragilités. Ses récits mettent en lumière la honte, la mémoire, les rêves, et les petites fissures qui nous traversent tous. On se reconnaît dans ces histoires, même si elles semblent absurdes ou décalées.
Plutôt que de citer Freud de manière théorique, Wieland incarne ses concepts dans des images absurdes et poétiques : des animaux dépressifs, des enfants confrontés à des figures religieuses, ou encore des amis happés par la folie. Ces motifs traduisent la lutte entre pulsions et interdits, entre désir et répression. 
Son travail révèle les cicatrices laissées par des institutions oppressives, des systèmes éducatifs rigides et des névroses fragiles, démêlant délicatement leur impact comme on déplierait un origami.  


🌍 Une œuvre intime et politique
En parlant de soi, Wieland parle aussi de nous. il questionne les normes sociales, les rapports de pouvoir, et la manière dont le langage structure nos vies. C’est une plongée dans l’intime qui débouche sur une réflexion collective.

 

21 octobre 2025

Corinne Touzet : une femme d’honneur

Quand on pense à Corinne Touzet, on pense immédiatement à son regard franc, à son uniforme de gendarme et à cette série culte qui a marqué toute une génération : Une femme d’honneur. Mais derrière ce rôle emblématique se cache une artiste passionnée, libre et profondément humaine. J’ai eu envie de revenir sur son métier, son parcours, et ce que signifie vraiment “jouer une enquêtrice” quand on est comédienne.

Corinne Touzet n’a jamais fait les choses à moitié. Avant même de devenir une figure incontournable du petit écran, elle passait par le théâtre, le cirque, les spectacles de rue. Une vraie saltimbanque dans l’âme. Et c’est peut-être ça qui rend son jeu si juste : elle ne joue pas, elle vit ses personnages.

Dans Une femme d’honneur, elle incarne Isabelle Florent, une enquêtrice droite, sensible, parfois dure mais toujours juste. Ce rôle, elle l’a porté pendant plus de dix ans. Et elle l’a aimé. Vraiment.

“Je vais vous dire la vérité : j’ai adoré ce rôle. Il m’a permis de montrer une femme forte, mais aussi vulnérable.”

Être enquêtrice à l’écran, c’est quoi au fond ?

Ce n’est pas juste résoudre des crimes. C’est comprendre les gens. C’est porter un uniforme sans perdre son humanité. C’est courir après la vérité tout en gardant les pieds sur terre. Et Corinne Touzet a su faire tout ça avec une élégance rare.

Elle a même reçu des lettres de vrais gendarmes, touchés par la justesse de son interprétation. C’est dire.

En 2007, elle quitte la série. Pas parce qu’elle en avait marre. Mais parce qu’elle voulait autre chose. Explorer d’autres rôles, d’autres émotions. Elle crée sa propre boîte de production, joue au théâtre, tourne des téléfilms plus sombres, plus intimes. Elle refuse d’être enfermée dans une case. Et ça, c’est tout à son honneur.

21 octobre 2025

Thomas VDB a trouvé sa voix

Ce matin, à la Fête du Livre de Saint-Étienne, on a découvert le secret de sa voix : un savant mélange de fatigue, de café et de sarcasme tendre… mais pas que ! Thomas nous a confié qu’il savait parfois jouer de sa voix pour paraître plus bête qu’il ne l’est. Et ça marche. Un mot, une intonation, et voilà que le public rit, séduit, se dit qu’il est à la fois drôle et… complètement naïf. Sa voix, c’est un peu comme lui : capable de tout, mais toujours avec malice. On l’écoute, on sourit, et on se dit qu’il pourrait nous lire la notice d’un grille-pain qu’on éclaterait de rire.

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Avec son dernier bouquin FIASCORAMA, il raconte, sous forme de polaroids, son implantation à Paris, sa percée dans le stand-up, son ascension et les dégâts causés par son irrésistible maladresse. Cette candeur exquise, un peu encombrante, révèle une gentillesse profonde. Voici un être qui veut le bien d'autrui - qu'il soit serrurier, producteur, Nestlé ou l'Olympia. Le résultat porte un nom : fiasco. Mélange de Gaston Lagaffe et du Petit Nicolas, Thomas VDB sacre brillamment l'art du naufrage.

21 octobre 2025

Francis Perrin un des rois du rire dans les années 80

Aujourd'hui dans les tentacules de la Stratégie Du Poulpe, une sympathique rencontre avec Francis Perrin. 

Dans le paysage du cinéma français des années 80, une figure se détache par son énergie, sa spontanéité et son talent comique : Francis Perrin. Acteur, scénariste et réalisateur, il incarne une époque où le rire était roi, et où les comédies populaires faisaient salle comble.

Né le 10 octobre 1947 à Versailles, Francis Perrin débute au théâtre, notamment à la Comédie-Française, avant de se tourner vers le cinéma. Dès les années 70, il se fait remarquer dans des rôles de jeunes hommes maladroits et attachants, comme dans La Gifle ou On a volé la cuisse de Jupiter. Mais c’est dans les années 80 qu’il devient une véritable vedette comique, avec des films comme Le Roi des cons (1981), Tête à claques (1982) ou Le Joli cœur (1984). 

Son style ? Un mélange de naïveté, de vivacité et de tendresse. Perrin ne cherche pas à être le clown de service, mais plutôt le miroir d’un quotidien parfois absurde, souvent drôle, toujours humain.

Par exemple: “Tête à claques”, qu’il a lui-même réalisé, met en scène un personnage maladroit et attachant, typique de son registre. Il a confié que ce rôle lui permettait de jouer avec les limites du ridicule sans jamais tomber dans la vulgarité. 

Avec “Le Roi des cons” , il incarne Antoine, un homme trop honnête pour ce monde. Ce personnage naïf et idéaliste colle parfaitement à son style comique. Le film, bien que moins connu aujourd’hui, est emblématique de l’humour absurde et satirique de l’époque. 

Les années 80 sont marquées par une explosion de films comiques en France. Le public cherche à s’évader, à rire des travers de la société, à retrouver un peu de légèreté. Les comédies de cette époque jouent sur les quiproquos, les caricatures sociales, les dialogues savoureux et les situations cocasses.

Francis Perrin s’inscrit parfaitement dans cette dynamique. Ses personnages sont souvent des anti-héros, des hommes ordinaires confrontés à des situations extraordinaires. Il incarne une forme de comédie populaire, accessible, mais jamais simpliste.

Francis Perrin a révélé dans une interview qu’il avait refusé de jouer dans La Boum (1980), le film culte avec Sophie Marceau. Il ne se sentait pas à l’aise avec le rôle proposé et a préféré décliner. Mais il avait eu la bonne idée de jouer dans La gifle en 1974 avec Isabelle Adjani.

8 octobre 2025

Comment Antoine Besson est devenu le Toulouse-Lautrec de Montmartre

J’ai rencontré le comédien Antoine Besson quelques jours après la diffusion des premiers épisodes de la série événement de TF1.

La production de Montmartre peinait à trouver l’acteur idéal pour incarner Henri de Toulouse-Lautrec. Le défi était immense : le peintre, qui mesurait 1,52 mètre, souffrait d’une maladie osseuse qui marqua son physique, mais rayonnait d’une vitalité et d’un humour sans égal. Peu de comédiens semblaient capables de conjuguer cette fragilité et cette intensité.

C’est alors qu’Antoine Besson a envoyé ce qu’on appelle dans le milieu une “tape” — ou self tape —, une courte vidéo d’audition enregistrée par l’acteur lui-même. « J’ai voulu m’amuser, me déguiser, sentir le personnage », m’a-t-il confié avec un sourire. Dans sa vidéo, il apparaît déjà métamorphosé : moustache, costume et regard rieur.

On peut donc le retrouver dans l'épisode 3 et 4 de Montmartre.

Mais aussi dans l'épisode 8 qui cloture la saison 1. Dans cette scène finale Toulouse Lautrec peint les principaux personnages de la série qui posent comme une grande famille sur la scène du cabaret l' Eléphant Rose.    

 

19 septembre 2025

Louis Mourre passe au vert

Cet été, j’ai eu la chance de croiser Sylvain Boccara sur le tournage de Un si grand soleil. Un moment furtif mais marquant, qui m’a permis de voir de près le sympathique acteur derrière le personnage de Louis Mourre.


En abandonnant son entreprise de T-shirts pour devenir cultivateur, Louis Mourre, personnage de Un si grand soleil, incarne un tournant narratif fort : celui d’un jeune homme qui renonce à l’ambition entrepreneuriale pour défendre des valeurs écologiques et sociales. Ce changement de cap traduit la volonté des scénaristes d’ancrer la série dans les préoccupations contemporaines.
Initialement, Louis dirigeait une start-up textile spécialisée dans les T-shirts.  Mais après une faillite brutale, il remet en question son modèle économique et ses choix de vie.
C’est alors qu’il rejoint Élodie Chalon et Ludo (photo ci-dessous), deux cultivateurs engagés qui militent pour une agriculture locale, durable et solidaire. 


Louis s’investit particulièrement dans la promotion des légumes moches, dénonçant le gaspillage alimentaire et les normes esthétiques absurdes imposées par la grande distribution.
Ce virage écologique est aussi visible dans les choix esthétiques de la série : le générique a été modifié, supprimant notamment l’image du jet ski, symbole d’un mode de vie consumériste et polluant.

Générique avec le jet 

Le scénariste Olivier Szulzynger a exprimé son désir de « verdir la fiction » et de ne plus faire comme si le changement climatique n’existait pas. La série a même obtenu le label Ecoprod, preuve d’un engagement concret dans sa production : maquillage bio, vêtements durables, repas végétariens, véhicules hybrides… tout est pensé pour réduire l’impact écologique du tournage. 
 

21 mars 2025

Smaïn: Je suis le papa de Djamel Debbouze et la maman de Booder !

 

Aujourd'hui une rencontre bienveillante avec l'humoriste Smaïn.
On l’oublie souvent mais Smaïn faisait partie des Inconnus, un groupe qu’il a quitté après leur premier film, Le téléphone sonne toujours deux fois en 1985. Il a rencontré la bande d’humoristes grâce au Théâtre de Bouvard. Smaïn se lance alors avec succès en solo. 

Dans les années 1990, il obtient le Molière du meilleur one-man-show, une Victoire de la musique ainsi qu’un grand prix Sacem. Il enchaîne par la suite les rôles au cinéma.   
Puis il se fait plus discret dans les médias dans les années 2010. « Lorsqu’on est absent de la télévision, on a l’impression qu’on n’existe pas », lançait, toujours à France info, l’humoriste, qui n’a jamais cessé de travailler.
« Je joue beaucoup en province dans les petits cafés-théâtres », confiait Smaïn, à France info en novembre dernier. Dans son spectacle Smaïn déconne finement il revient sur ses origines, son adoption et la quête de ses parents biologiques. En effet il est né en 1958 de parents inconnus. 
Il fait un test ADN dont le résultat est dévoilé dans son spectacle.
 

3 mars 2025

Maître Johanna Lemeur et le droit restitutif de Durkheim

Maître Johanna Lemeur est un personnage régulier de la série Un si grand soleil introduit dans la saison 1. Elle est interprétée par Aurore Delplace. Elle incarne une avocate.

Nous profitons de notre rencontre avec l'actrice et le personnage pour souligner l'expansion du nombre d'avocats en France qui justifie une certaine visibilité de cette activité dans la série.

     Comme on peut le voir ci-dessous:

 

On peut noter que le % de femmes est plus élevé que celui des hommes dans la profession.


Nous passerons par la théorie d'Emile Durkheim pour expliquer ce phénomène. En effet le sociologue considère que dans les sociétés moderne nous avons un droit restitutif, alors que dans le passé c'était un droit répressif.

La manifestation extérieure de la morale est le droit, lequel va ériger en règles les principes de la solidarité sociale, chaque type de droit va donc concerner un type précis de solidarité sociale.

La conscience collective de l'ancienne solidarité mécanique est l'ensemble des croyances communes à tous les membres d'un groupe. Elle fonde des relations sociales dont la transgression est sanctionnée par le droit répressif. Exemple : le sacrilège comme transgression d'un état fort de la conscience collective inspirera une réaction passionnelle du groupe.

Le droit restitutif de la solidarité organique ne concerne pas la conscience collective mais règle des différents liés à des transgressions concernant des parties circonscrites du groupe social (droit commercial pour les litiges entre commerçants par exemple), la réaction est donc plus mesurée et vise à réparer. 

                                          ________________

La multiplicité des réparations à faire entre les multiples acteurs de la société implique donc le développement du métier d'avocat. Il est chargé de plaider la réparation des dommages supportés par son client et en face un autre avocat va essayer de limiter le poids de la compensation. L'éloquence et l'incarnation de chacun pourra être un atout dans la victoire où la défaite des camps en présence. Dans ce registre Johanna Lemeur semble avoir de bons atouts.

 

2 mars 2025

Jonathan Clauss et la vie des footeux

Nous l'avons croisé avant le match Saint-Etienne Nice début mars 2025 ,
Jonathan Clauss est né le 25 septembre 1992 à Strasbourg, métropole française située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace. L'actuel numéro 11 du RC Lens a grandit à  Osthoffen, ville à l'ouest de Strasbourg. Dès ses deux ans, Jonathan débute avec un ballon dans les pieds selon sa mère. Il intègre le Racing Club de Strasbourg dès son enfance, à l'âge de 8 ans, avec pour objectif de devenir footballeur professionnel. Finalement non retenu par le club alsacien en 2010, c'est un coup dur pour le latéral droit qui doit vivre la séparation de ses parents au même moment. Jonathan connaît des moments compliqué et décide de continuer le football. Le jeune U19 peine à refaire surface. Il signe bien à Vauban, mais son passage de deux ans ne le relance pas. 

Ensuite il va faire plusieurs clubs:
  2013-2015  SV Linx    2015-2016 US Raon-l'Étape    
  2016-2017 US Avranches    2017-2018 US Quevilly-Rouen    
 2018-2020 Arminia Bielefeld    2020-2022 RC Lens    
 2022-2024 Olympique de Marseille    2024-    OGC Nice 
Jonathan Clauss est revenu, dans les colonnes de l'Equipe, sur son passage à l'OM.
. "J'ai connu une période à Marseille où c'était extrêmement compliqué dans ma vie de tous les jours. Elle n'avait quasiment plus de saveur. C'était foot, dormir, foot, dormir. Je ne pouvais plus mettre un pied dehors. Il y avait des rumeurs. Les gens se cantonnaient à l'image médiatique que j'avais et qui était fausse, alors que je ne faisais rien de tout ça. Aujourd'hui, je savoure d'être là (à Nice). Je vais au resto tranquillement avec ma compagne ou mes parents, je me balade un peu en ville. Je respire, en fait." lance le piston droit.
"On se rend compte que c'est vraiment... Vous vivez foot. Vous êtes joueur de foot professionnel à l'Olympique de Marseille et vous n'êtes que ça. Moi, j'ai une carrière qui est un peu différente de ça. J'aime me balader, j'aime sortir de ma maison, j'aime vivre, en fait. Le problème, c'est que ça m'a desservi, parce qu'au resto à midi ou le soir on croise des gens qui se demandent pourquoi vous êtes là et pas chez vous, alors que vous profitez juste d'un moment en famille. C'est bien d'être à la maison : on a la chance d'avoir de belles maisons, mais ce n'est pas ça, la vie. C'est de profiter des siens, de pouvoir s'aérer l'esprit. Et à Nice, c'est ce que je retrouve."
Clauss est aussi international, cette vidéo est assez intéressante pour mieux découvrir sa façon d'être: 

26 février 2025

Flore Martin et le nom du père

Quand j'ai vu Emmanuelle Bouaziz qui incarne Flore dans la série Un si grand soleil, elle tournait une scène de retrouvailles avec sa mère Clémence Martin. 
Le personnage de Flore Martin est arrivé de la façon suivante dans l'imagination des scénariste: elle retrouve son père, Alain Alphand, grâce à un test ADN offert par Élisabeth Bastide à ce dernier à l'occasion de son anniversaire. Elle décide alors de laisser tomber ses projets artistiques actuels pour aller à Montpellier avec son fils Tiago pour rencontrer ce père qu'elle n'a pas connu. 

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Ci-dessous Flore et Alain son père.  


En effet alors qu'Alain Alphand était en vacances à Nice avec des amis, il avait rencontré Clémence sur la Promenade des anglais. Les jeunes gens flirtent , Alain rappelé en urgence à Paris, Alain se voit obligé de repartir mais laisse son numéro de téléphone à Clémence. Cette dernière ne l'a jamais recontacté. Cependant, elle découvre rapidement qu'elle est enceinte et décide d'élever leur fille Flore toute seule. On comprend donc pourquoi Flore porte le nom de sa mère.

Ci-dessous Flore retrouve sa mère Clémence, elle lui explique qu'à l'époque elle l'étouffait, elle voulait faire de l'art et non pas une école de commerce. Clémence répond qu'elle a fait de son mieux car elle était seule. Flore rétorque alors que cela aurait été mieux si elle avait eu un père.  


Selon le psychanalyste Lacan Le Nom-du-Père barre le grand Autre maternel et permet au sujet de se constituer comme être séparé, manquant, désirant. Il introduit une perte qui est la condition de l'émergence du sujet. L'assujettissement à l'ordre symbolique est libérateur : il permet au sujet d'advenir comme être parlant. Il introduit une distance entre la mère et l'enfant, un écart symbolique qui les sépare et les différencie. 
Dans la suite de la série on remarque que le fils de Flore Martin, Tiago  a aussi pour nom Martin. Pas de nom du père pour lui non plus. Ainsi les scénaristes de la série ont imaginé une répétition entre la mère et le fils. 


Mais où est le père de Tiago? 
Flore, quand elle était une étudiante de 18 ans à l’École des Beaux-Arts, tombe rapidement amoureuse de Damien. Leur relation s’intensifie et Flore finit par tomber enceinte. Si le jeune couple connaît d’abord des jours heureux, leur bonheur tourne vite au cauchemar.
Peu après la naissance de leur fils, Tiago, Damien, qui s’avère être un cambrioleur, découvre qu’il a été trahi et qu’il est recherché par la police. Ne voyant pas d’autre issue, il décide de fuir. Flore, bouleversée, accuse sa mère d’être responsable du départ de son compagnon. Déterminée à tourner la page, elle quitte à son tour Nice avec Tiago, coupant tout contact avec Clémence.
Suite à tous ces évènements fondateurs Flore et Tiago auront un lien très fusionnel. 

 

14 février 2025

Thomas porcher et les 99%

Aujourd'hui le blog la Stratégie Du Poulpe a dans ses tentacules un économiste: Thomas Porcher.

L'économie est une science humaine souvent difficile d'accès pour le grand public, d'où sa volonté de faire un ouvrage en BD.

L'économie est-elle au service de ceux qui font tourner la société "les 99%" ? Ou sert-elle "le 1%" , une infime partie déjà riche ? En partant à la rencontre des salariés d'une raffinerie, d'agriculteurs ou encore de la jeunesse engagée pour le climat, Thomas Porcher nous invite à réfléchir au fonctionnement de l'économie dans notre société et aux dérives du libéralisme. Ce petit tour de France permet de dépasser les faux antagonismes entre gilets jaunes, écologistes des centre-villes, habitants des banlieues, ruraux, classes modestes, immigrés, travailleurs, chômeurs, jeunes, retraités, et fait émerger un nouveau récit qui remet l’économie au service de toutes et tous

Y a-t-il d'autres modèles possibles ? Est-il utopique de vouloir plus de justice écologique et sociale ? S'appuyant sur les épisodes marquants de l'histoire de l'économie et sur des exemples concrets, l'auteur donne des clés pour se réapproprier un débat trop souvent confisqué. Mieux encore, il partage dix principes d'autodéfense économique pour les 99 % d'entre nous. Illustrée par Ludivine Stock et scénarisée par Raphaël Ruffier-Fossoul, cette bande dessinée rend l'économie concrète et accessible à toutes et tous.

Il éclaire les principes du marché et du triptyque mondialisation-financiarisation-austérité qui fixent les règles d’un jeu inégal avec pour objectif la domination sociale. En s’appuyant sur les exemples de la crise des subprime et de l’explosion de la dette publique grecque, Porcher montre comment les politiques d’austérité ont surtout permis de doubler les revenus des 1 % les plus riches. Quid des 99 %, interroge-t-il ? Si les ajustements structurels prescrits par l’Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), la fameuse « troïka », organisent la réduction des dépenses publiques, la privatisation des services publics et la dérégulation des marchés, d’autres options existent. L’auteur, qui propose de se libérer de la pensée dominante, entend le démontrer ici, notamment au moyen de dix principes d’autodéfense économique permettant de se réapproprier le débat sur la justice sociale et écologique.

Thomas Porcher nait en 1977 à Drancy. Après avoir obtenu son bacil passe une licence à l'université Sorbonne Paris Nord. Il décroche son doctorat en économie à l'Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne en 2006 avec une thèse intitulée Recettes pétrolières et financement de la lutte contre la pauvreté : le cas de la République du Congo. 
 

 

14 décembre 2024

Avec Jamy c'est pas sorcier !

C'est avec plaisir que j'ai rencontré Jamy en déplacement à Saint-Etienne pour présenter son almanach. 


Avec ses lunettes rondes et son petit air de premier de la classe, on le reconnaît tout de suite. Il faut dire qu'il a bercé toute une génération avec son émission où il expliquait aux enfants le mécanisme de la foudre, de l'électricité ou encore de l'anesthésie. Les vidéos disponibles en ligne sont même visionnées en classe en guise de support d'un cours de physique ou de sciences. Il élargira ensuite les thèmes de ses émissions. 

Et pourtant, Jamy Gourmaud n'a pas suivi un cursus scientifique. Le bac en poche, il a fait deux années de droit avant d'intégrer l'Institut Pratique de Journalisme.  Il a attrapé très vite le virus du journalisme vers 12-13 ans, mais il pensait ne pas pouvoir réussir en vivant en province. "J'y croyais sans y croire. En Vendée, dans les années 70, on était loin de tout", poursuit-il. Et pourtant, il a réussi et même, très bien. Comme quoi, il faut croire en ses rêves.

Jamy Gourmaud est devenu célèbre grâce à l'émission qu'il co-présentait avec Fred : "C'est pas sorcier".

 

 

Il continue dans "Le Monde de Jamy" à vulgariser l'actualité scientifique sur France 3 et aussi sur sa chaîne Youtube.
J'ai sélectionné pour vous un petit extrait du Monde de Jamy du 9 décembre 2024 avec un sujet d'actualité: les vélos en ville. 
 

24 juin 2024

Le grand Max: Maxime Bossis

En cet été 2024 alors que le championnat d'Europe débute et que la France est dans une période politique tumultueuse, je vous propose un peu de nostalgie avec le grand Max que nous avons capturé dans les tentacules de notre blog La Stratégie du Poulpe  
Maxime Bossis est une figure incontournable de l’équipe de France des années 1976-1986. Celle de Michel Hidalgo, aux côtés de Michel Platini, Dominique Rocheteau, Patrick Battiston et consorts. Champion d’Europe en 1984, demi-finaliste des Coupes du monde 1982 et 1986, le Grand Max était de tous les grands moments de la période Hidalgo et du début de l’ère Henri Michel. Je me souviens avoir vu ces matchs à la télé avec mon papa. 
Né le 26 juin 1955 à Saint-André-Treize-Voies, un village de Vendée , Maxime Bossis évolue au FC Yonnais comme milieu de terrain avant de rejoindre le FC Nantes à l’âge de dix-sept ans.
Le club nantais l’avait repéré au sein des sélections régionales où on l’avait placé comme arrière latéral. José Arribas le fait débuter en pro un an plus tard, lors de l’été 1973, alors que le club canari vient d’être sacré champion de France. Devenu arrière latéral un peu par hasard, le Vendéen s’impose rapidement comme l’un des meilleurs spécialistes du poste du championnat.
A ses débuts, Maxime Bossis évolue à différents postes de la défense, mais c’est comme arrière latéral qu’il donne la pleine mesure de son talent, particulièrement sur le côté gauche. S’il semble raide et lent au premier abord, Max Bossis est pourtant doté de grandes qualités techniques et physiques. On dit qu’il défend debout, c’est-à-dire qu’il tacle peu. Il récupère un grand nombre de ballons et assure une relance très propre. Il aime en outre déborder sur son aile, provoquer le surnombre et utiliser son dribble pour ouvrir des brèches dans la défense adverse.
En équipe de France, Maxime Bossis compte 76 sélections (soit 6744 minutes de jeu selon le site FFF) auxquelles il faut ajouter 8 rencontres contre des clubs et autant de matchs de préparation. En dix ans, il a connu deux sélectionneurs, Michel Hidalgo et Henri Michel. Il a été capitaine à cinq reprises et buteur une seule fois (en 1982 contre le Koweït). 

Aux côtés du journaliste Emmanuel Faure, Maxime Bossis revient sur sa carrière de footballeur dans une autobiographie publiée aux éditions Nouvelles Sources.
Si ce championnat d’Europe 1984 fait l’objet du premier chapitre, présenté comme le sommet de la carrière du Vendéen, Emmanuel Faure a choisi dès l’avant-propos de revenir sur un autre sommet, à la fois merveilleux et douloureux, le fameux match de Séville en 1982 avec son épilogue injuste : l’image de Max Bossis accroupi, le regard perdu après avoir manqué le tir au but décisif, d’une frappe mal assurée repoussée par l’affreux Schumacher.
Bien entendu, la carrière de Max Bossis ne se résume pas à ce tir au but manqué, mais c’est un sujet souvent évoqué par les personnes qu’il croise. 
 

27 février 2024

Aurélie Casse et le mercato des médias

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Qui va quitter son poste ? Qui va changer de chaîne ? La fin de saison est l’occasion de bouleversements dans le PAF. La rentrée télé et le mercato des animateurs : c’est un moment phare entre mai et juillet. Des changements à venir dans les grilles télé.
Durant l'été 2023 alors que j'avais quitté mes terres stéphanoises pour le département du Lot, j'ai eu la surprise de rencontrer la journaliste Aurélie Casse à Figeac.
Je la pensais encore membre de BFMTV, mais elle m'avait indiqué qu'elle partait sur France 5. La journaliste de 37 ans avait, en effet, été choisie pour animer C l’hebdo, en remplacement d’Ali Baddou, mais elle avait également rejoint C à vous en tant que chroniqueuse.

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En ce début 2024 nouveau changement, après quelques mois aux côtés d'Anne-Elisabeth Lemoine, celle qui a longtemps exercé chez BFMTV a confirmé son départ de l'émission phare de France 5.
"J'ai adoré ces quelques mois avec Babeth et toute son équipe, car j'ai beaucoup appris à leurs côtés. Aujourd'hui, je dois me concentrer davantage sur C l'hebdo afin de mieux l'incarner, d'ajouter ma touche personnelle".
Dans une interview pour Télé-Loisirs, son collègue Patrick Cohen, qui officie tous les soirs sur le plateau de C à vous, a réagi au départ de sa consoeur. "Elle n’est pas partie, elle est dans le bureau d’à côté !", a-t-il tenu à préciser en préambule, avant de poursuivre : "Je trouve que c’est dommage. Au départ c’est une cote mal taillée : il y a à la fois l’envie qu’elle soit l’incarnation du complément week-end et qu’elle soit autour de la table avec nous. Elle n’était là que quelques jours dans la semaine. Très vite, elle nous a dit que c’était compliqué : il fallait préparer l’émission de fin de semaine, le temps lui manquait".

14 février 2024

Rencontre avec les Bodin's

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"Grâce à nos costumes de scène, nos maquillages et nos dentiers, personne ne nous reconnaît, comme les Daft Punk avec leurs casques" déclare Vincent Dubois, qui forme avec Jean-Christian Fraiscinet le duo des Bodin's. En effet sur les photos que j'ai réalisées avec eux vous ne reconnaissez sans doute pas Maria et Christian. Vincent (à droite) incarne Maria, une vieille fermière roublarde et autoritaire de 87 ans qui régit la vie de son fils de 50 ans Christian joué par Jean-Christian (à gauche).

 

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Vincent Dubois est né le 14 juin 1964 à Fontenay aux roses (78), mais c’est à Abilly (37), petit village de Touraine, qu’il grandit, heureux, entre Fernand Raynaud, les Frères ennemis et le Petit Prince. Entre cinq frères et sœur, la pêche aux écrevisses, les tartines beurrées et les poules de la grand-mère Dubois ! C’est dans cette campagne tourangelle, au milieu des anciens à qui il porte une tendresse toute particulière, qu’il puisera quelques années plus tard, les personnages, les dialogues et les répliques cinglantes de la plupart de ses spectacles…
Après des études secondaires, il devient ébéniste puis ambulancier et c’est dans un véhicule de fonction qu’il rencontre les deux femmes de sa vie. Maria, cette vieille dame tombée de vélosolex qui le séduit, au point qu’elle deviendra l’héroïne involontaire de ses spectacles.
Marie, cette jeune femme, collègue de boulot, qui le séduit au point qu’elle deviendra sa partenaire dans la vie... et la régisseuse de ses spectacles.
En 1989 « Le P’tit Québec » cabaret tourangeau, lui offre sa première scène professionnelle, scène qu’il tiendra plus d’une année entre sketches et chansons et qui verra naître son premier one man show : « Les aventures solexines de la Maria Bodin ». Après quelques trois cents représentations en tournée, il crée son nouveau spectacle : « Maria Bodin » au festival d’Avignon. En 1994, au festival de Villard de Lans, il croise Jean Christian Fraiscinet, c’est le début d’une exceptionnelle complicité tant en scène, qu’en écriture, de cette heureuse rencontre naîtra La Compagnie Les Bodin’s et plusieurs spectacles.
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Né à Valençay (36) en 1965, Jean-Christian Fraiscinet passe toute son enfance dans cette petite ville du Berry. Dès qu’il est assez grand pour pouvoir rentrer seul à la maison, il participe aux spectacles d’été "Son et Lumière" de son village, mais ces représentations estivales ne le rassasient pas, loin de là. Il veut apprendre le métier de comédien.
Après une brève apparition en faculté de médecine, l’aubaine se présente : le Conservatoire d’Art Dramatique de Tours. Il y entre dans la classe de Jean Juillard et en sortira deux ans plus tard auréolé d’une médaille d’or. Dès sa sortie du conservatoire, il écrit, en compagnie de son partenaire de scène Hervé Devolder, sa première comédie, « ZAP », une satyre télévisuelle, mêlant théâtre et vidéo.
Puis c’est la rencontre avec Vincent Dubois. Naît de cette nouvelle alliance, une grande complicité de jeu et d’écriture mais aussi une nouvelle Compagnie, la Cie des Bodin’s et plusieurs spectacles.

4 février 2024

Rencontre avec un gone: Clovis Cornillac

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Nous ne supportons pas le même club, mais on ne va pas faire un derby ASSE/OL.


Dans le site la Stratégie Du Poulpe nous reprenons souvent des biographies pour voir comment chacun incarne son conatus. Ce dernier étant selon le philosophe Spinoza une energie vitale qui nous pousse à persévérer dans notre être. Cela nécessite de relever quelques grandes affections qui poussent les individus dans un sens ou un autre, pour éprouver plus de joie et moins de tristesse.


Clovis nait à Lyon le 16 août 1968 dans une famille de comédiens, Myriam Boyer et Roger Cornillac. C'est donc un enfant de la balle.

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Selon l’explication traditionnelle, les enfants de balle étaient les fils des maîtres du jeu paume, initiés très tôt à ce sport. C’est l’origine indiquée par la première édition du Dictionnaire de l’Académie française (1694) : On appelle Enfants de la balle, les enfants d’un Maistre de jeu de paume et tous les enfants qui embrassent la profession de leur père.

Une autre version dit que l’expression trouve son origine dans le monde du cirque, où les enfants qui grandissent dans cet environnement particulier deviennent des artistes prodiges grâce à une pratique précoce et intensive. Cette expression est maintenant utilisée pour désigner toute personne qui a grandi dans un milieu artistique et qui a développé des compétences exceptionnelles dès son plus jeune âge.

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Devenu au fil des années une figure incontournable du cinéma français, était en quelque sorte destiné à devenir acteur, étant donné qu'il est le fruit de l'union entre deux comédiens : Roger Cornillac et Myriam Boyer. Cette dernière est également un visage emblématique de la comédie française. Tout au long de sa carrière, elle s'est illustrée dans de nombreux films au cinéma, mais aussi dans le multiples fictions télévisées, ainsi que dans une multitude de productions théâtrales. Myriam Boyer avait d'ailleurs remporté le Molière de la meilleure comédienne pour sa prestation dans la pièce intitulée Qui a peur de Virginia Woolf ?

De ses parents, Clovis dit « Ma mère, ma grand-mère m'ont appris qu'on gagnait sa vie en travaillant et que travailler, cela voulait dire se lever le matin et aller bosser. (…) Quand je reste plus de sept jours à ne rien faire, je culpabilise.» Il ajoute : « Que mes parents aient été dans le métier sans être des vedettes m'a fait gagner dix ans. Je suis né dans le chaos, je savais qu'on ne faisait pas ce métier d'acteur pour la réussite, pour l'argent, mais pour la foi, pour cette grande famille du spectacle dont on parle si volontiers et qui n'existe pas. »
"Avec Roger (le comédien Roger Cornillac, son père, ndlr), la plus belle chose qu’elle m’ait apprise, c’est que la vie, c’est génial. Et que le plus grand luxe, c’est de choisir celle que l’on veut. Chez nous, on n’a jamais rêvé d’être les premiers, d’être le plus haut. Ce qui a toujours compté, c’est de faire ce qu’on aime. Et si on porte en nous des origines prolos, très modestes, on les trimbale de la plus belle manière".


Cornillac n’est pas diplômé du conservatoire de théâtre. Il précise qu’"on apprend mieux dans le réel". Dès l'âge de 14 ans, Clovis ne va plus à l’école qu’à mi-temps. L’après-midi, il prend des cours d’art et s’essaie au théâtre de rue.
C'est donc sur les planches que tout a commencé pour Clovis Cornillac. Très talentueux, le jeune homme avait néanmoins un gros "défaut" : un vilain cheveu sur la langue qui aurait très bien pu l'empêcher de poursuivre sa carrière de comédien.
Tout seul, il apprend à se défaire du cheveu sur la langue.
"Je zozotais depuis que je parlais", ce zozotement ne gênait pas particulièrement le comédien. C'est son professeur de théâtre qui lui avait d'ailleurs conseillé de le corriger. "Il y avait un prof qui était adorable et qui était très sympa. Il m'avait dit : 'Peut être que ça serait bien que tu enlèves ce zozotement'", se souvient Clovis Cornillac. "J'étais tellement orgueilleux que je lui ai dit : 'Si c'est pour jouer comme vous, non'. Donc j'étais très fier de ce truc-là et en même temps très embêté".

Il tourne son premier film en 1985, "Hors-la-loi" de Robin Davis où il a l'un des rôles principaux de délinquant. À la suite de ce film, l’agent de comédiens Dominique Besnehard lui trouvera d’autres rôles.


Pas question , pour l’heure, d’abandonner l’interprétation. « Jouer fait partie de moi. Je n’ai pas l’impression de pouvoir m’en passer. »

28 janvier 2024

Dick RIVERS un chat sauvage

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C'était une bonne surprise en 2018 de pouvoir échanger quelques mots et de faire une photo avec Dick, chanteur de rock à succès et vedette des années "Salut les copains". .
Il avait marqué la génération "yéyé" avec des tubes entraînants tels que "Rien que toi" ou encore "Nice baie des anges".
Né en 1945 à Nice, Dick Rivers découvre très tôt le blues puis le rock.
Ce fils unique aurait pu reprendre la boucherie familiale de l’avenue de la République si les fées du rock ne s’étaient pas penchées très tôt sur son berceau. Enfant, il découvre le rythme endiablé qui anime la garnison américaine installée de 1945 à 1966 dans la Rade de Villefranche. En 1960 Hervé Forneri prend le pseudonyme de «Dick Rivers», du nom du personnage interprété par Elvis Presley, son idole, dans Loving you, film de Hal Kanter sorti en 1957.
                                Alors qui est-il? Dick ou Hervé ?
Hervé Forneri, fils unique du boucher de la place Garibaldi, à Nice, a disparu à 15 ans, happé par le rock'n roll et les hamburgers. Selon un de ses copains : «Le truc formidable de Dick, c'est d'avoir décidé d'être américain quand il était môme, et de l'être resté toute sa vie.» Une Amérique fantasmée, figée dans les années 1950 qu'il n'a pas connues.

Petit sosie d'Elvis, fasciné par les «Ricains» basés à Villefranche-sur-Mer, il apprend l'anglais au dos des 45 tours du King. A 14 ans, il fait sa première scène avec son cousin Dédé. A 16, il tourne avec son groupe, les Chats sauvages. Johnny, qui joue alors Souvenirs, souvenirs, et Eddy avec ses Chaussettes noires, sont déjà idoles des jeunes. Dès ses débuts, Dick a dû pousser pour être sur la photo. «On nous a toujours associés. Eddy vieillit. Johnny est devenu un 14 juillet, il n'y a plus rien d'artistique là-dedans.» Les rockers ont connu de sales moments, vers 68 : «On est la génération d'avant les yé-yé, on n'a pas senti monter les baba cool. On a morflé.» 

Dick Rivers était, aux côtés d’Eddy Mitchell et Johnny Hallyday, l’une des figures du rock français des années 1960. Le 12 avril 1966 - A 16 heures, Jean-Marie Périer prend la photo du siècle, immortalisant la génération Salut les copains. Dick Rivers y apparaît au deuxième rang à gauche en partant du bas. Johnny Hallyday se détache tout au-dessus.  

16 décembre 2023

Sociologie des Troisgros au cinéma

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C'est à l'occasion de la promotion du film documentaire « Menus-Plaisirs » que nous avons capturé dans les tentacules de la Stratégie du Poulpe Michel Troisgros.

 

Fondé en 1930 à Roanne, la maison Troisgros détient trois étoiles Michelin depuis 55 ans. Guidés par leur père Michel Troisgros, l'actuel chef César est la quatrième génération de la famille à diriger le restaurant étoilé, et le chef Leo dirige l'un des deux autres restaurants, La Colline du Colombier.

 

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Du marché roannais à la cave d'affinage du fromage, en passant par le vignoble, l'élevage de bétail biologique et le jardin qui approvisionne le restaurant, "Menus-Plaisir"s est un voyage sensoriel et familial dans les cuisines d'un des plus grands restaurants du monde.

 Le réalisateur du documentaire Frederick Wiseman a depuis 1967 une démarche sociologique qui se rapproche des principes théoriques de base et des méthodes de la deuxième École de Chicago, ceux d'Erving Goffman en particulier, notamment dans son ouvrage La mise en scène de la vie quotidienne (1959, Minuit 1973).

Selon Goffman le comportement humain dépend de ses mises en scène et des relations personnelles. Ainsi, nous sommes tous immergés dans une gestion constante de notre image face au reste du monde. Donc nous sommes des acteurs et nous interprétons notre rôle face à un auditoire qui peut être une ou plusieurs personnes.
Pour mieux comprendre, imaginons que nous voulons plaire à quelqu’un. Pour cela, nous créerons et nous projetterons une image vers cette personne qui représente le meilleur de nous-même. 

E. Goffman considère que la face est une image de soi. Elle cristallise l’ identité et à de ce fait une valeur sacrée. On comprend dès lors qu’il convient de ne pas perdre la face dans toute interaction personnelle puisque c’est son Moi qui est à l’épreuve. De plus il convient de ne pas faire en sorte que les autres intervenants de la conversation perdent la face. Ainsi, lorsque nous faisons des gaffes au détour d’une discussion, il convient d’avoir une attitude appropriée pour circonscrire l’évènement. Comme il y a nécessité de ne pas perdre la face, les acteurs vont mettre en branle des techniques de figuration (face-work) c’est à dire tout ce qu’entreprend une personne pour que ses actions ne fassent perdre la face à personne (y compris elle même)’. Par exemple une des techniques consiste à garder l’assurance coûte que coûte, y compris lorsque l’on se retrouve dans une situation déséquilibrée. Goffman repère plusieurs objectifs dans l’utilisation des techniques de figuration : entraver une menace ou encore retirer un bénéfice.

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6 octobre 2023

Le coup du chapeau pour Zuriko

Alors que l'ASSE fait un retour en L1 un peu compliqué, lors de la septième journée Zuriko  Davitashvili marque un triplé contre Auxerre.
On se souvient qu'après deux saisons en Ligue 2 avec les Girondins de Bordeaux, le joueur s'est engagé avec l'AS Saint-Étienne, pour un montant de 6 millions d'euros. 
Que ce soit en football, en rugby ou encore en hockey sur glace, on dit d’un joueur qui a inscrit trois buts ou marqué trois essais dans le même match qu’il a réalisé un «coup du chapeau». 
Une expression apparue dans le courant du XIXe siècle, et dont l’origine vient du cricket. Elle a en effet été employée pour la première fois en 1858 en Angleterre, à la suite de la performance de Heathfield Harman «HH» Stephenson, l’une des stars de la discipline à l’époque. H.H. Stephenson se vit remettre un couvre-chef acheté avec l'argent ainsi récolté. S'il n'est peut-être pas le premier à réaliser cet exploit, Stephenson fut le premier joueur à recevoir un couvre-chef dans ces circonstances. 
Au cours d’un même match, le joueur a réussi à éliminer trois batteurs consécutivement grâce à ses lancers. Pour saluer cet exploit inédit, une quête a alors été organisée parmi les spectateurs. Un chapeau contenant l’argent récolté lui a ensuite été remis. D’abord prononcée en anglais («hat trick»), l’expression a peu à peu été traduite en français en se démocratisant à de nombreux sports.
Comme le veut la tradition Zuriko a gardé le ballon à la fin du match. 
 

29 juin 2023

Quand JacKy Nercessian était le professeur Espérandieu

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Après avoir tenu une boutique de fringues à Saint- Etienne, suivi des études de théologie en Angleterre, Jacky Nercessian s'est retrouvé piégeur de people pour TF1. Il aurait pu définitivement mal tourner à la télévision, si le réalisateur Claude Miller ne l'avait mis sur le chemin du cinéma qu'il n'a plus quitté.


En 2010 il était sur les écrans aux côtés de Louise Bourgoin dans Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec de Luc Besson. Un film dans lequel il interprètait le personnage du professeur Espérandieu. Le maquillage le cache derrière l'effroyable visage du personnage.

 

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