Après avoir tenu une boutique de fringues à Saint- Etienne, suivi des études de théologie en Angleterre, Jacky Nercessian s'est retrouvé piégeur de people pour TF1. Il aurait pu définitivement mal tourner à la télévision, si le réalisateur Claude Miller ne l'avait mis sur le chemin du cinéma qu'il n'a plus quitté.
En 2010 il était sur les écrans aux côtés de Louise Bourgoin dans Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec de Luc Besson. Un film dans lequel il interprètait le personnage du professeur Espérandieu. Le maquillage le cache derrière l'effroyable visage du personnage.
Aujourd'hui dans les tentacules du poulpe nous capturons Gautier Larsonneur. On va parler de mobilité intergénérationnelle donc du changement de position sociale d’un individu par rapport à son origine sociale. Gautier Larsonneur a mis tout le monde d’accord à Sainté. Auteur de sept clean sheets en 21 matches avec l’ASSE, il a été très souvent décisif . Après une demi-saison chez les Verts, le breton se projette pour une saison pleine en 2023-2024, mais avec un objectif bien clair : la remontée en Ligue 1. Fils de marin pêcheur il aurait pû aussi le devenir. En effet Yannick Larsonneur a suivi les traces de son père. Cela fait plus de 30 ans ans qu'il s'est lancé dans l'aventure, avec son « caseyeur-fileyeur » Flipper III. Son fils Gautier, en a décidé autrement. Ce chambreur de première, que ce soit sur un terrain ou un bateau, s'est orienté vers une carrière de footballeur professionnel.
Comprendre Larsonneur, c’est alors revenir, aussi, au village, au Conquet, commune la plus occidentale du pays. Un port de pêche situé à trente minutes de Brest. « Je suis issu d’une famille de pêcheurs, j’ai été bercé là-dedans. Mon père part tous les matins en mer à 2h, il revient vers 17-18h et ensuite, ma mère prend le relais et va vendre les produits sur le port. Gamin, j’ai fait tout ce qu’on peut faire dans un port : la pêche à la canne, avec les filets… Mes parents m’ont laissé libre imagination pour mon avenir, m’ont toujours accompagné, mais footballeur, c’est bien autre chose que le boulot abattu par mon père ou certains de mes amis qui sont tous devenus, pour la plupart, des pêcheurs professionnels. »
Gautier rend hommage à ses parents: « Quand j'étais petit, ils ont tout mis en oeuvre pour que je puisse m'épanouir dans le foot parce que ça me plaisait énormément. Je les en remercie. S'ils ne m'avaient pas conduit au foot à Plougonvelin, je n'aurais peut-être pas pu être au Stade brestois. » (il a commencé le football à l’âge de 6 ans au cœur du Finistère au club de l’US Plougonvelin où il a évolué jusqu’à l’âge de 11 ans.)
Bernard Cazeneuve a affirmé lundi 12 juin sur France Inter qu'il prendra ses responsabilités lors de la prochaine élection présidentielle en 2027 "si les conditions sont réunies pour que [son] mouvement puisse, avec d'autres forces de gauche, créer les conditions d'une espérance".
Je me souviens l'avoir rencontré à Saint-Etienne en 2015, il était très disponible et bienveillant.
L'ancien Premier ministre a lancé son mouvement ce samedi 10 juin, en présence de François Hollande. La Convention aura pour objectif de proposer une alternative à la Nupes, jugée trop radicale et en quête perpétuelle de conflit.
Après avoir quitté le Parti socialiste l'an dernier, Bernard Cazeneuve a lancé en mars un mouvement "La convention". "En quelques mois, nous avons cumulé 8 000 adhérents, nous en avons enregistré 1 000 ce week-end" à l'occasion d'un meeting à Créteil (Val-de-Marne). Il assure d'ailleurs que lors de ce rassemblement, "l'ambiance était à l'unité, à la préoccupation du pays, à la recherche de la crédibilité, de la responsabilité et à la volonté de continuer à aller de l'avant". On s'en souvient l'élection d' Emanuel Macron avec son mouvement centriste En Marche avait brouillé les répères de l'échiquier politique. Les deux grands partis qui incarnaient le clivage gauche droite se sont fragilisés au fil du temps. Prenons l'exemple du côté gauche avec le Parti socialiste, en observant les résultats à l'élection présidentielle depuis 1981: Ci-dessous, vous trouverez les résultats du Parti Socialiste aux élections présidentielles depuis 1981 : 1981 : François Mitterrand (54,01%) 1988 : François Mitterrand (54,02%) 1995 : Lionel Jospin (47,36%) 2002 : Lionel Jospin (16,18%) 2007 : Ségolène Royal (46,94%) 2012 : François Hollande (51,64%) 2017 : Benoît Hamon (6,36%) 2022 Anne Hidalgo (1,75% ) Donc on peut se demander: y a-t-il encore un espace politique pour la ligne social-démocrate ? Bernard Cazeneuve veut jouer, lui, de son profil rassurant pour récupérer l’électorat de centre gauche passé chez Emmanuel Macron.
En ce début juin, c’est au Glasgow place de l’Hôtel de ville qu ‘André Laurent nous a présenté son livre : Des buts à ma vie.
Cette rencontre avec André Laurent tombe bien ! En effet depuis quelque temps j’ai découvert le concept d’agencement du philosophe Gilles Deleuze. Selon lui l’énergie d’une personne, ce qu’elle va désirer ne se limite pas à l’influence qu’ont les parents sur leurs enfants mais repose sur le monde entier, l'histoire, la géographie, la littérature …le désir n’est jamais tourné vers un objet mais qu’il est toujours le désir d’un agencement d’éléments hétérogènes pour en fabriquer de nouveaux. Tout cela dans un mouvement perpétuel.
Avec le livre d’André Laurent qu’il débuta lors du confinement vous allez comprendre que justement il faut sans cesse associer des éléments qui parfois ne semble n’avoir aucun lien.
En effet dans son métier industriel il développera à partir des années 70 la fabrication de boulons spéciaux. Son entreprise va devenir l'un des acteurs européens de pièces mécaniques d'assemblage de haute technologie. Mais sans cesse depuis sa formation technique vers 14 ans il fait preuve de qualité d’adaptation et de détermination face aux embûches. Expert en assemblage mécanique - ANDRÉ LAURENT (andre-laurent.fr)
Son papa était cloutier mais face à la crise il va devoir développer un autre savoir faire à l’école de la vie, au fil des années depuis sa naissance en 1938 à Firminy. C’est ce qu’il explique dans son livre durant différents chapitres.
On comprend comment il va forger ce désir d’agencement qui va aussi se concrétiser entre autres dans le foot. En effet pour diriger un club, il faut aimer agencer les joueurs, le staff, les supporters..etc.
En 10 ans (1983-1993), il cherche à reconstruire ce club mythique qui s’était effondré suite de la révélation d'une caisse noire au sein du club stéphanois et sa relégation en Division 2. Dans son livre truffé d’anecdotes on comprendra mieux les rouages du monde du foot.
L'ASSE remonte au sein de l'élite lors de la saison 1985-1986. Le club y restera pendant toute la présidence d’André Laurent jusqu’à la fin de la saison 1993. L’année 1987-1988 voit l’ASSE terminer à la 4e place, avec Robert Herbin comme entraîneur. Pendant cette période, l'effectif se renforce avec l’arrivée de joueurs tels que Thierry Gros, Gilbert Ceccarelli, Pierre Haon, Christophe Deguerville, John Sivebæk, Patrice Garande, Philippe Tibeuf ou Christophe Pignol. Voir le fameux maillot cake Rocher -> Maillot ASSE Cake Rocher Puma saison 1985-1986 - Trincamp.frLes Cakes Rocher ont sponsorisé l’ASSE - Roanne (42300) (le-pays.fr)
La dernière saison sous la présidence d’André Laurent, 1992-1993, s’achève aux portes de la coupe de l'UEFA, avec une 7e place et en prime la deuxième meilleure défense de Première Division, emmenée par Joseph-Antoine Bell, Sylvain Kastendeuch et Jean-Pierre Cyprien.
On notera durant cette période, le passage sous le maillot vert d'Alain Geiger, Lubomir Moravcik, Loïc Lambert, Dominique Corroyer, Titi Camara, Didier Tholot, Maurice Bouquet, Jean-Claude Pagal, Gérald Passi, Pascal Despeyroux, Christophe Chaintreuil, Patrick Moreau, Stéphane Santini, Etienne Mendy, Laurent Fournier, Yvon Pouliquen ou encore Rob Witschge.
Cependant toute aventure a une fin et c’est pour lui un souvenir amer. Il est contraint de démissionner en juin 1993, au profit du duo Yves Guichard - Jean-Michel Larqué, qui ne tiendra qu’une saison. Dans cette vidéo on sent l’affrontement qui pointe son nez avec les questions piquantes de Larqué.
Bâtir son destin, entreprendre, croire en ses rêves. C’est le parcours de vie qu ’André Laurent expose dans cet ouvrage. Des Buts à ma vie (abatos.fr)
Dans sa jeunesse , Il commence des études de dentiste avant de s'investir pleinement dans le football. Il commence sa carrière en 1970 dans le club de Târgu Mureș, sa ville natale. Milieu défensif de devoir, pilier de la sélection nationale roumaine (pour laquelle il joue à cent huit reprises), il marque l'histoire de son équipe, qui ne crève cependant pas l'écran en Roumanie, n'atteignant au mieux que la deuxième place du championnat. Après avoir disputé plus de quatre cent-cinquante matches à Târgu Mureș, Bölöni rejoint en 1984 les rangs du Steaua Bucarest, où il s'impose à nouveau immédiatement comme un joueur indispensable. Au sein d'un effectif doré, comprenant des joueurs comme Miodrag Belodedici ou Gavril Balint, il remporte trois titres de champion de Roumanie mais surtout la Coupe d'Europe des clubs champions en 1986, devant le FC Barcelone.
Début 1988, Bölöni peut enfin quitter la Roumanie pour tenter sa chance à l'étranger. Mais à presque 35 ans, il n'intéresse plus les grands clubs européens et doit se contenter de signer au Racing Jet de Bruxelles. Il rejoint ensuite la France pour jouer en deuxième division à Créteil puis à Orléans, où il met fin à sa carrière de joueur avant de devenir entraineur. Selon lui:" Il y a des hommes qui sont nés en sachant jouer du violon, et puis ceux qui travaillent pendant je ne sais pas combien de temps. Mais il y aura toujours celui-là, avec plus de talent tombé du ciel, qui sera plus fort. Dans ma carrière, j’ai eu deux joueurs auxquels quand je commençais à parler d’un problème, ils comprenaient déjà où je voulais en venir au bout de trois mots. C’étaient Raphaël Varane et Cristiano Ronaldo. »
Lui qui a aujourd’hui 70 ans, entraine de garçons avec lesquels il a parfois cinquante ans d’écart. " Je n’ai pas de recette miracle, mais j’ai des exemples de joueurs célèbres que j’ai entraînés comme Cristiano Ronaldo, Petr Čech ou Raphaël Varane et mon discours est simple : pour obtenir quelque chose dans la vie, que ce soit comme footballeur ou étudiant, c’est passe toujours par le travail. Maintenant, à mon âge, je ne vais pas aller à l’encontre de l’histoire. Les jeunes sont plus compliqués qu’avant. J’aimerais interdire les téléphones portables mais c’est impossible. Par contre, je suis intransigeant sur le respect. "
Elle déteste les cases dans lesquelles sont enfermé les gens, cependant on peut la classer dans l'humour de l’intime. De ces mille et un sujets plutôt tabous, ces non-dits qui évoqués en public feraient rougir.
« Des gens pensent que je fais ça pour provoquer, ce n’est pas le cas »
Pourquoi se lancer dans une telle mise à nu ? « Quand j’ai commencé à faire vraiment du stand-up, à 26 ans, je suis allée vers des sujets intimes parce que j’en avais marre de voir que les gars pouvaient parler de ce dont ils voulaient et nous moins. Quand les femmes parlaient de sexualité, c’était rare et très souvent dans la provocation. » Elle, son but, c’est que « ça devienne des sujets normaux ». Pour Tania Dutel, on dépend tous du regard des autres, ce qui nous pousse, sans y penser, à vivre pour eux. Partant de ce constat, elle a décidé d’en faire un spectacle, dans lequel elle pose tout un tas de questions à son public, pour le convaincre de sa théorie.
De passage à Saint-Etienne pour le festival ARKOMIK (https://www.arcomik.com/) elle confirme que pour certains les femmes doivent se taire sur certains sujet, en effet elle préfèrent ne plus gérer ses réseaux sociaux elle même pour ne plus lire des commentaires méchants voir menaçants.
J'avais rencontré Bernard Lavilliers il y a quelques années, un jour où il avait beaucoup neigé sur Saint-Etienne. Le temps a passé, il vient de souffler ses 75 bougies et le voilà de retour avec un nouvel opus, qui sera son 23ème. Bernard Lavilliers est parti en Argentine pour trouver l'inspiration pour ce nouvel album, c'est toutefois un retour aux sources qu'il nous propose comme deuxième single. Dans Je tiens d'elle, dont le clip a été dévoilé en novembre 2021, il rend en effet hommage à sa ville natale : Saint-Étienne.
Deux jeunes hommes l'accompagnent, deux frères dénommés Raphaël et Théo Herrerias, alias Terrenoire. Eux aussi sont Stéphanois, leur nom de scène rappelant d'ailleurs ce quartier ouvrier marqué par l'exploitation de charbon. Le rapprochement avec Lavilliers sonne ainsi comme une évidence. "Je suis noire, je suis belle, je suis fumée, poussière, vacarme assourdissant, mais ça, c'était avant", énonce ce dernier dans Je tiens d'elle, un titre qui raconte l'attachement particulier à cette ville de deux générations différentes, empli de souvenirs, tantôt chanté tantôt scandé à la manière d'un slam, sur quelques jolies notes de piano.
[Bernard Lavilliers] Je tiens d'elle Ma Saint Étienne Plus brave que belle Plus frère que fière Plus fière que celles Qui ont pas souffert [Terrenoire] Je suis noire, je suis belle Je suis fumée poussière Vacarme assourdissant Mais ça c'était avant [Terrenoire] Il faudra que je parte mais promis je reviens Poser ma rose fière sur la terre des anciens Je ferai rugir les gares qui rêvent de grands chemins Il faut bien que je parte pour devenir quelqu'un [Bernard Lavilliers] Au quartier du soleil quand j'apprenais la boxe Pour secouer les grilles d'un avenir branlant Brûlant comme une torche que n'éteint pas le vent J'ai franchi l'océan [Bernard Lavilliers] Je tiens d'elle Ma Saint Étienne Plus brave que belle Plus frère que fière Plus fière que celles
Qui ont pas souffert
Je savais pas bien Comment devenir ce musicien Partir loin d'elle Ouvrir mes ailes Quel visage aurais tu demain ? Ma Saint Étienne Ma Saint Étienne
[Bernard Lavilliers] Il faudra que je parte Le tramway du désir à 5 heures du matin Les paupières mis closes La musique sur pause Les mains calaminées Et les rêves en sursis La guitare si lointaine Me parle de pays D'amazones en cavales Et de femmes fatales Il fallait que je parle [Terrenoire] Je crache mes poèmes, je crache mes première cigarettes J'gueule dans l'usine morte les entrailles ouvertes Milliers d'arpèges dans le garage, chasseur d'orages à vélo L'aventure c'était les fruits volés, les plans d'eau Si mon coeur est bizarre c'est p't'être que mon accent est bizarre Tous les mots que j'écris jaillissent de ma terre noire J'ai tordu la vie pour elle dans ces forges imaginaires J'suis pas un marin mais j'ai pris la mer [Bernard Lavilliers] Je tiens d'elle Ma Saint Étienne Plus brave que belle Plus frère que fière Plus fière que celle Qui ont pas souffert Je savais pas bien Comment devenir ce musicien Partir loin d'elle Ouvrir mes ailes Quel visage aurais tu demain ? Ma Saint Étienne Ma Saint Étienne [Bernard Lavilliers] Oh ma première guitare ma petite espagnole Qui ressemble à un voilier Le manche a tant souffert sous mes doigts malhabiles Mes rires mes colères C'est ma mère qui me l'a offerte Elle m'attend quelque part Elle m'attend quelque part [Bernard Lavilliers] Je tiens d'elle Ma Saint Étienne Plus brave que belle Plus frère que fière Plus fière que celles
Qui ont pas souffert
Je savais pas bien Comment devenir ce musicien Partir loin d'elle Ouvrir mes ailes Quel visage aurais tu demain ? Ma Saint Étienne Ma Saint Étienne
Il a beaucoup été fait mention de la disparition du clivage droite-gauche depuis la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017. Il s'était transformé en un combat entre les progressistes mondialistes et les conservateurs souverainistes.
Pourtant une grande partie de la population française continue à se positionner clairement autour des références de droite et de gauche. Nos concitoyens savent très bien s’ils sont de droite, de gauche ou sans affinités précises. Moins de 9 % d’entre eux ne se situent pas sur un axe droite/gauche et ce positionnement idéologique est un marqueur profond de l’identité sociale d’un individu. Selon qu’ils se disent de droite ou de gauche, ils n’ont ni les mêmes opinions, ni les mêmes comportements.
Le clivage gauche droite sera-t-il de retour pour la présidentielle de 2022? Avec par exemple une incarnation par Christiane Taubira , régulièrement présentée comme un recours à gauche, Christiane Taubira peut-elle réellement rebattre les cartes ? J'avais eu la chance de rencontrer cette brillante oratrice.
Les candidats de gauche et de droite doivent forcément prendre en compte l'évolution des attentes des électeurs. En 1970, à gauche on avait encore un langage « lutte des classes » qui opposait l’ouvrier et le bourgeois, on croyait sinon au grand soir, du moins à une transformation profonde de la société si la gauche arrivait enfin au pouvoir. À droite, on s’en remettait à cet homme providentiel qu’était le général de Gaulle, puis on a fait confiance à ses successeurs après qu’il ait quitté le pouvoir en 1969. Aujourd’hui à gauche, on a toujours l’égalité en ligne de mire mais souvent sous la forme d’égalité des chances (et non plus d’égalité des conditions), de réduction des inégalités, et même d’équité qui vise plus à compenser les inégalités qu’à les supprimer. En priorité, la gauche demande plus de justice sociale. Pour autant, ce qui prédomine c’est une certaine résignation ou un constat d’impuissance : à gauche, on se sent dépendant du reste du monde. Que l’on s’y oppose ou non, la mondialisation est passée par là. À droite, on met en avant le travail (contre ce qu’on appelle « l’assistanat »), la liberté (assortie d’un peu sinon de beaucoup d’ordre), le libéralisme économique, l’identité nationale, l’exigence de respect (« il n’y a plus de respect » est un leitmotiv), mais on a lâché du lest sur les mœurs. Et on conçoit un peu plus aisément d’aider les populations défavorisées. Par charité chrétienne chez les catholiques et, chez d’autres, pour éviter que les « damnés de la terre » menacent l’équilibre instable de notre société.
De fait un double mouvement, de « démarxisation » à gauche et de « déchristianisation » à droite, esquissé plus qu’advenu, explique pour une part ces atténuations des projets et de la violence qui les faisait s’affronter autrefois. Mais ils sont loin d’être compatibles et susceptibles d’être confondus. (source https://www.sciencespo.fr/research/cogito/home/le-clivage-droite-gauche-est-bien-vivant/)
Face à de faibles chances de passer au second tour, que va pouvoir faire Christiane Taubira?
Sans doute qu'elle va proposer un autre récit, républicain, fraternel, métissé, universaliste à opposer à l’identitarisme dépressif et sombre d’Éric Zemmour ? Ils ne l’avoueront jamais, ils ne se le formulent sans doute pas mais pour la gauche (candidats ou électeurs), il ne s’agirait déjà plus de gagner l’élection et d’accéder à l’Elysée en 2022 mais bien de faire une bataille culturelle sur les idées.
« J'ai toujours pensé que je deviendrais artiste, depuis mes cinq ans. C'était comme une impulsion, un instinct ». Firenze LAI (né en 1984, à Hong Kong) diplômée de la Hong Kong Art School
C’est une des nouvelles expositions du Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne : L’équilibre des blancs par Firenze LAI du 30 novembre 2019 au 17 mai 2020.
Face au visiteur, des personnages disproportionnés occupent la majeure surface du tableau parfois trop petite pour les contenir. Serrés dans un bus, debout à faire la queue dans le métro ou courbés dans des passages souterrains, Firenze Lai insiste sur les mains, les jambes et les pieds. Les parties inférieures à peine dégrossies, semblent s’ancrer dans l’espace contraint. Les visages et regards, plus petits, évoquent un champ de vision réduit dans un vaste monde incontrôlable.
"L'espace et le contexte sont deux préoccupations fondamentales...Je me demande toujours comment on adapte l'esprit et le corps dans différentes circonstances."
Ces personnages anonymes, évoluent dans des fonds neutres, racontent des situations physiques et psychologiques vécues au quotidien. Une pause-déjeuner, une discussion entre amis, côtoient d’autres scènes collectives, comme des chaînes humaines.
En 2014, les manifestations à Hong Kong marquent un tournant dans le travail de Firenze Lai. L’artiste prend conscience d’une société manipulatrice. Ses œuvres examinent dès lors comment les espaces publics avec leur frénésie permanente conditionnent les corps et les esprits. Les tableaux, atmosphériques, dépeignent des personnages tantôt sous influence, tantôt forcés au repli intérieur.
L’artiste dans son jeune âge n'avait pas eu l'occasion de voir souvent des œuvres d'art. Firenze vient d'une famille de Hong Kong extrêmement modeste. Ainsi, toute sa vie sa mère a été employée dans un restaurant dont la spécialité est la soupe de serpent. Elle raconte que ses ongles sont déformés par les toxines de ces rampants qu'elle nettoie à longueur de journée. Les premières œuvres qu'elle a vues étaient des Picasso exposés dans les maisons de ventes, avant les enchères.
Sa mère refusait qu'elle devienne artiste. Un métier peu sécurisant. Elle a suivi les cours d'une école d'art à Hong Kong pendant deux ans et a commencé à devenir book designer. C'était bien mais elle gagnait alors un salaire très modeste 5000 HK dollars (environ 515 euros) par mois. La nuit elle a commencé à peindre et à dessiner. C'était vers 2006. Elle avait un tout petit bureau qui déterminait la taille de ses œuvres.
Elle va petit à petit mettre en peinture sa vision de la vie urbaine.
« Nous avons certainement développé un ensemble de compétences de survie afin de nous adapter aux circonstances, nous façonnons notre esprit et notre corps. L'esprit de Hong Kong est que nous allons vite, incroyablement vite, l’adaptation rapide est dans notre sang, le plus vite est le mieux. »
« L'anonymat des figures de mes œuvres suggère que je ne peint pas quelqu'un en particulier, ils sont humains, dans un sens général. Je dis souvent aux gens que je fais très rarement du portrait. D'aussi loin que je me souvienne, un seul a été fait. Je fais de la peinture figurative au lieu du portrait parce que ce dernier est plus susceptible de pointer vers l'individualité. Ce n'est pas la seule chose que je veux dépeindre; la collectivité de l'individualité m'intéresse davantage. »
Aujourd'hui dans les tentacules du blog La Stratégie Du Poulpe nous avons capturé un grand costaud très cool d'1m91.
Adil Rami est un turlupin du foot. Même s'il n'a pas joué lors du Mondial 2018, Adil Rami a été important pour le groupe en transmettant sa bonne humeur. Adil Rami a aussi le sens de la réparti.
Ce registre de la farce vient du théâtre et on trouve la formulation de ce rôle sous une multitude de mots: clownerie, pitrerie, mascarade, arlequinade, pantalonnade, pantomime, baladin, bateleur, clown, histrion, paillasse, pitre, polichinelle, mariole, guignol, gugus, charlot, turlupin, ubuesque, grand-guignolesque, burlesque, grotesque. Et encore pourrait-on ajouter que le bouffon est souvent confondu avec un acrobate, un auguste, un diseur de bons mots, un farceur, un funambule, un gracioso, un jongleur, un loustic, un saltimbanque, un trickster, un turlupin, un ventriloque ou l’un des zanni de la Commedia dell’Arte.
Adil Rami en dehors du terrain est donc dans le registre du comédien Henri Legrand, dit Belleville (dans les pièces sérieuses) et Turlupin (dans les farces), né à Belleville1 (1587), décédé à Paris (1637).
Jouant d'abord sur le Pont-neuf, il entre ensuite dans la troupe de l'Hostel de Bourgongne (Hôtel de Bourgogne). Il forma un trio de paillasses avec Gaultier-Garguille et Gros-Guillaume. Son personnage de zanni était proche de celui de Brighella, portant chapeau à larges bords, mantelet, pantalon rayé et sabre de bois, son masque avait moustache et barbe hirsutes2. On appela péjorativement turlupinades les lazzis des acteurs jouant un peu dans le style de Turlupin : méchantes pointes, jeux de mots et équivoques faciles. Pourtant Turlupin était considéré, en son temps, non seulement comme excellent farceur mais aussi bon comédien.
Regardez la moustache! ->
Pour la coupe du monde 2026, il part en campagne avec Betclic:
On le sait depuis Gramsci le combat politique passe par la bataille des idées. Rama Yade que j'avais rencontré à Saint-Etienne lors d'une réunion du Parti Radical rejoint le combat wokiste.
l'idéologie woke entre en opposition si frontale avec l'universalisme républicain français qu'il n'est pas anodin de voir une ancienne ministre issue de la droite s'en réclamer depuis son départ aux Etats-Unis.
Elle déclare: « Je ne partage pas du tout les crispations devant ce qu'on a appelé le mouvement woke ou la cancel culture »
« Le wokismime a été brandi de manière abusive comme un outil de censure. En réalité, c'est juste le refus des discriminations. Ce n'est quand même pas honteux de combattre les inégalités ! Quel que ce soit le nom que vous lui donnez, c'est un noble combat, de justice et de revendication d'égalité dont devrait s'enorgueillir la patrie des droits de l'homme. »
Mais alors les ami(e)s c'est quoi le "wokisme"?
Le wokisme fait référence au terme woke, qui signifie être "éveillé", en anglais. En clair, c'est être conscient des problèmes de justice sociale et de racisme. L'expression "stay woke" ("restez éveillés") a commencé à être utilisée au début du mouvement Black Lives Matter aux Etats-Unis (né après l'acquittement d'un veilleur de nuit qui avait tué un jeune homme noir, Trayvon Martin, en 2013). Les militants de ce mouvement dénoncent un racisme systémique, qui aboutit notamment aux violences policières contre les personnes noires.
Le wokisme s'est ensuite développé en dénonçant de manière commune les autres discriminations sociales, notamment celles visant les personnes LGBT, les femmes, les migrés, etc. Ce mouvement est l'objet de critiques, le wokisme est surtout défini par ses détracteurs. Ils y agglomèrent toutes les idées actuellement émergentes au sein de la gauche radicale : l'intersectionnalité (le fait de dire que certaines discriminations peuvent s'additionner), la dénonciation de systèmes d'oppression (le pouvoir légal et économique se fonderait sur l'oppression de certaines minorités), la dénonciation des préjugés liés au genre, etc.
Aujourd'hui dans les tentacules du poulpe, le sociologue Jean- Claude Kaufmann
– Dans son livre «Identités, la bombe à retardement» (Ed. Textuel), le sociologue Jean-Claude Kaufmann pointe trois grandes erreurs sur la notion d’identité. En cette époque de crispations et de revendications identitaires, nous parlons tous d’identité en croyant savoir ce dont il s’agit, comme si cette notion allait de soi. Dans son ouvrage Identités, la bombe à retardement, le sociologue Jean-Claude Kaufmann rappelle qu’il s’agit au contraire d’une notion floue, dont la définition incertaine recouvre des enjeux politiques considérables, et pointe les trois erreurs principales que l’on fait à son sujet.
Première erreur: Croire que l’identité renvoie à l’histoire, à notre mémoire, à nos racines. En fait, c’est exactement le contraire. «C’est un travail de l’individu, explique le sociologue. L’identité renvoie à une subjectivité en vue de produire du sens» et résulte des multiples choix que l’on fait à chaque instant. Jean-Claude Kaufmann rappelle d’ailleurs que «l’emploi inflationniste du terme ne date que d’un demi-siècle» et qu’avant, hormis dans l’administration, il était rarement question d’identité car l’individu était défini par les cadres institutionnels et les structures collectives qui le portaient. Avec leur dissolution, la question de l’identité est devenue centrale, ce qui est caractéristique des sociétés contemporaines.
Deuxième erreur: Confondre l’identité avec l’identité administrative, fondée sur des caractéristiques objectives de l’individu (sexe, date de naissance, couleur des yeux, etc). Aux yeux de l’administration, l’individu est défini par ses papiers. Mais l’identification administrative a été mise en place uniquement pour permettre à l’Etat de ne pas confondre une personne avec une autre. Cette vision étroite de l’identité ne saurait se confondre avec ce qu’elle est en réalité, à savoir «une production du sens de sa vie», souligne Jean-Claude Kaufmann. «D’autant que l’on n’a pas une seule histoire mais des histoires multiples. On puise dans ce stock pour constituer son identité et faire un totalité qui fait sens», explique-t-il.
Troisième erreur: Croire que l’identité est fixe, homogène, stable et fermée. «L’identité n’est jamais une ‘’essence’’ ou une ‘’substance’’[…]. En réalité le processus identitaire est en mouvement permanent», précise le sociologue.
De ces erreurs et confusions peuvent naître «l’engrenage pervers qui renforce les intégrismes identitaires», avertit Jean-Claude Kaufmann. D’où la nécessité, selon lui, «d’ouvrir et structurer le débat de façon plus rigoureuse» pour éviter les dérives potentielles.
« L’individu se voit contraint de définir seul le sens de sa vie ». La définition de l’identité n’est pas simplement intellectuelle. C’est une lutte permanente pour la construction de l’estime de soi, qui subit un déficit structurel – chacun note chacun dans tous les domaines, il faut tout réussir dans la vie.
Dans le cadre de notre blog nous avons pris dans nos tentacules: Joseph Ponthus , un grand gaillard auteur du roman A la ligne. Il raconte l'histoire d'un narrateur lettré devenu ouvrier intérimaire qui doit embaucher dans les usines de poissons et les abattoirs de Bretagne.
Joseph Ponthus est né en 1978. Après des études de littérature à Reims et de travail social à Nancy, il a exercé plus de dix ans comme éducateur spécialisé en banlieue parisienne où il a notamment dirigé et publié Nous. La Cité (Éditions Zones, 2012). Il vit et travaille désormais en Bretagne. Il a épousé une femme de la région. Ils vivent dans une maison non loin de la mer. Le jardin est plein d’hortensias. Il faut bien gagner un peu d’argent pour entretenir l’amour.
Joseph Ponthus va donc être intérimaire dans l’agro-alimentaire. Il ne part pas pour faire un reportage ni pour faire la révolution. C’est une période de transition. En attendant un vrai travail, se dit-il. Mais le travail à l’usine n’en est pas un faux. Certes pas. C’est même très dur. Cependant, il faut occuper la place qui est celle du moment. Avec dignité. En gardant dans la tête les noms, les mots, les chants qui font tenir debout.
«J’écris comme je pense sur ma ligne de production divaguant dans mes pensées seul déterminé/ J’écris comme je travaille/ A la chaîne/ A la ligne.» Aucune virgule, et une majuscule à chaque phrase, à chaque ligne ou presque. Des feuillets arrachés à l’épuisement, pris sur la vie quotidienne. L'usine serait ma Méditerranée sur laquelle je trace les routes périlleuses de mon dyssée Les crevettes mes sirènes Les bulots mes cyclopes La panne du tapis une simple tempête de plus Il faut que la production continue Rêvant d'Ithaque Nonobstant la merde
A l'agence d'intérim on me demande quand je peux commencer. Je sors ma vanne habituelle littéraire et convenue "Eh bien demain dès l'aube à l'heure où blanchit la campagne" Pris au mot j'embauche le lendemain à six heures du matin.
Si A la ligne s'inscrit dans une tradition qui est celle de la littérature prolétarienne, de Henry Poulaille à Robert Linhardt, en passant par Georges Navel, Joseph Ponthus la renouvelle ici de fond en comble en lui donnant une dimension poétique qui est l'autre nom de cette espérance de changer la vie, comme le voulait Rimbaud.
Nous avons capturé dans les tentacules du poulpe une autrice de bandes dessinées , Florence Cestac qui a su trouver sa place dans le monde de la BD.
En Mai 68, à 18 ans, elle se révoltait avec beaucoup d'autres jeunes contre la société en place…
« Mai 68, On ne se rend pas compte, mais ça a été extraordinaire. Parce qu’avant c’était tout gris. L’avenir se résumait à trouver un mari, faire des enfants, s’acheter une maison, faire un crédit… En Mai 68, on a tout envoyé chier. La famille, la religion… Tout d’un coup, le ciel bleu s’est ouvert. On avait le droit de faire ce qu’on voulait. J’habitais Rouen (Seine-Maritime), je suis partie à Paris et là, j’ai fait ce que j’ai voulu. J’ai suivi toute l’évolution : le droit à l’avortement, la pilule… J’ai participé à des manifestations. »
À l’époque, autrice de BD, ce n’était pas commun pour une femme.
« Très jeune, j’ai su que je voulais dessiner. Dessiner quoi, je ne savais pas. Mais dessiner. Mes cahiers d’école étaient constellés de dessins. Je n’écoutais pas les cours. Je n’étais pas du tout une bonne élève. Chez les bonnes sœurs, je me faisais expulser. »
Pourquoi dessiner des gros nez?
« Au départ, le gros nez, c’est un tic graphique qui annonce que ça va être une bande dessinée d’humour. J’ai été influencée par mes lectures de jeunesse ( Pépito , Popeye, Gaston Lagaffe ). C e sont des personnages qui avaient des gros nez. Alors je me suis dit : “Quitte à faire des gros nez, on va les faire très très gros.” »
Sa famille, Florence Cestac nous la raconte, sans concessions mais avec humour, dans tout ce qu’elle pouvait avoir de plus dur et de dysfonctionnel. La phrase-clé, résumant à elle seule l’ensemble de cette album, fut prononcée par son père à table : « - Si je me suis marié, c’est pour me faire servir. »
C’est dans ce cadre, avec un géniteur très autoritaire dénué de toute affection envers ses enfants que Florence Cestac a passé une partie de son enfance. Ce père-là, c’est la caricature de tout ce que représentait cette époque : bon vivant, convaincu par son travail, violent, il est celui qui a su appuyer sur les bons leviers pour mener une carrière exemplaire et assurer une situation confortable à sa famille. Dans cette mesure, l’individu considère que tout lui est dû. Il est le bourgeois parvenu, méprisant l’ouvrier et n’aspirant qu’à s’élever dans la société, toujours à prouver que l’on peut réussir.
Pec est le créateur des Birdy Kids. Ces oiseaux ronds et colorés, vous n’avez pas pu passer à côté si vous vous déplacez dans la région lyonnaise. C'est l’un des plus anciens graffeurs lyonnais. C’est la deuxième génération, mais c’est l’un des plus anciens aujourd’hui. Et c’est celui, personne ne dira le contraire, qui a le plus défoncé le périph’ à Lyon. Les gens le respectent pour ça. Artiste depuis 1989 Pec réalise un Street Art ludique et coloré à la portée de tous. Un univers enfantin, rond, joyeux et coloré.
« Je pars du principe que tu es suffisamment matraqué avec toutes les pubs, tous les slogans, tout ce que tu peux croiser sans t’en rendre compte et qui finalement pourrit ton quotidien visuel. Je mets une tâche de couleur, elle intervient sur la personne, ça lui donne le sourire, j’ai fait mon job » « J’ai toujours été ancré BD et tout ce qui est enfantin. J’aime bien, c’est lisse, c’est doux, c’est propre, il y a des courbes, c’est pas agressif, ça me correspond. Je peux regarder toute la journée des Walt Disney, ça ne me dérange pas. Je vais rigoler comme mes gamins. »
Il veut apporter de la joie aux passants et aux habitants grâce à ses drôles d’oiseaux colorés qui nichent dans la ville. L’artiste a nommé ce personnage emblématique « Knar ».
Le « Knar », est un personnage limpide, facilement reconnaissable et qui donne le sourire. On le reconnaît par son air ahuri trimbalant ses ailes courtes, ses yeux qui louchent partout à Lyon. Les graffs de PEC décorent le paysage urbain lyonnais et attirent l’attention des amateurs de drôles d’oiseaux colorés. Il est aussi présent devant la mairie de Saint-Etienne......
C'est avec énergie que Fernando Davila un artiste stéphanois , impulse un crew Street Art sur la métropole stéphanoise.
En 2018 il déclarait au quotidien local: « Depuis quelques années, on constate que les artistes lyonnais installent leurs ateliers dans notre ville car les loyers ne sont pas très élevés. Mais ils vendent leurs œuvres à Lyon qui est la première place marchande de France en matière de street art. En organisant par exemple une vente aux enchères ( Palais SVV de Saint-Étienne), nous avons la volonté de ne pas laisser Saint-Étienne se transformer en ville-dortoir. Nous avons un gros potentiel d’artistes ici. Nous essayons de le faire vivre et évoluer. Cette vente est aussi un moyen de soutenir les jeunes artistes locaux. Dès qu’ils participent à une vente aux enchères, les artistes sont cotés automatiquement et obtiennent donc une vraie reconnaissance du milieu. »
Si Maéva Clémaron n’est pas entrée en jeu vendredi soir au Parc des Princes contre la Corée du Sud (victoire 4-0 de la France avec des buts signés de Le Sommer, Renard (2) et Henry), la milieu de terrain du FC Fleury 91 a vécu ce match d’ouverture de la Coupe du monde de manière très intense. "Il y avait beaucoup d’émotion. J’ai versé quelques larmes au moment de la Marseillaise. L’ambiance était impressionnante avec ce Parc des Princes plein, qui chantait. Je n’ai pas les mots. C’était énorme."
La n°10, doublure d’Amandine Henry, veut bien faire pour ce premier grand rendez-vous international. Elle fait partie d’une catégorie rare, dans un football qui se professionnalise de plus en plus chez les femmes : elle est la seule joueuse de l’équipe de France, avec Gaétane Thiney (cadre technique à la fédération française de football), à concilier le football avec une activité professionnelle, en l’occurrence l’architecture. Un emploi du temps certes chargé mais moins que lorsqu’elle était à Saint-Etienne. Dans la Loire, elle suivait des études à l’École nationale supérieure d’architecture et découvre le plus haut niveau avec l’ASSE entre 2008 et 2017 : "Si je n'avais pas donné la priorité à mes études, je n'aurais pas pu obtenir mon diplôme", confie la milieu de terrain à l’AFP. "J'ai la chance de pouvoir exercer deux passions, en priorité aujourd'hui le foot, mais l'architecture c'est vraiment un équilibre pour moi. Par contre, je ne veux plus qu'elle impacte le côté foot."
Pas de doute cette jeune architecte doit aimer jouer à la maison.
Wendie s'est offert un doublé dans un match d'ouverture de coupe du monde pleinement réussi contre la Corée. Son mètre quatre-vingt-sept et son poste de défenseure centrale lui valent le surnom de « tour de contrôle » mais ses qualités vont bien au-delà. Effectivement, sa taille lui permet d’être quasi imbattable à la tête, d’abord défensivement mais aussi offensivement puisqu’elle marque souvent sur les phases arrêtées.
Tout cela commence ainsi: Bien avant les grands stades et les grandes affiches, c’est sur un terrain avec vue sur mer, au pied de la montagne Pelée dans le nord de la Martinique, que Wendie avait tapé dans ses premiers ballons. A la fin des années 90, parmi les garçons, balle au pied, il n’y avait qu’elle ; petite fille longiligne au caractère bien affirmé. Une forte tête?
Aujourd'hui dans les tentacules de notre blog La Stratégie Du Poulpe une sacrée prise: Pierre de Villiers, l'ancien chef d'état-major des armées qui publie un ouvrage, Qu'est-ce qu'un chef ? (éd. Fayard). Après avoir critiqué la coupe de 850 millions d'euros du budget de la Défense prévue par Emmanuel Macron et Edouard Philippe, et la remise au pas effectuée par le chef de l'Etat et chef des armées, Pierre de Villiers a présenté sa démission le 19 juillet 2017.....
Lors de la dédicace de son livre il m'a confié "Bien aimer Saint-Etienne"...Si la météo avait été meilleure il aurait fait le chemin de la gare de Chateaucreux jusqu'à la librairie à pieds. Il faut dire que c'est un passionné de foot...cependant son coeur bat plutôt pour les Canaris du FC Nantes. "Ma carrière, je la dois à mon amour du foot". Dans toutes les garnisons où il a été affecté, dans toutes les missions qu’il a effectuées à l’étranger, il a toujours pris soin d’assouvir sa passion et de la faire partager.
En 1998, nommé commandant à Mourmelon-le-Grand (Marne), il fait installer une télévision dans son bureau pour pouvoir suivre le parcours de Zidane et consorts lors de la Coupe du monde. "Cela m’a valu une popularité immédiate auprès de la troupe, tout le monde a compris qu’avec moi, on regarderait les matchs." "J'ai réussi ma carrière militaire aussi par le football, et c'est totalement vrai. Parce que ça me donne une proximité immédiate. Parce qu'ils voient dans le chef un chef, mais aussi un homme qui partage une passion avec eux." C'est un footeux et un "troupier", comme il aime à se définir lui-même. "J’aime le collectif, l’action en commun, s’enthousiasme le général cinq étoiles. Le foot, c’est l’esprit de compétition, la gagne, mais aussi l’apprentissage que l’individu n’est rien sans le groupe. Ce poste de chef d’état-major, je veux l’utiliser pour aller au contact avec les hommes, me rendre sur le terrain aussi souvent que possible pour discuter avec les uns et les autres. C’est mon carburant."
Dans l’armée, on dit souvent qu’il y a deux types de chef : les "grandes gueules" à la voix tonitruante et les leaders dont le charisme est plus diffus. Pierre de Villiers appartient sans conteste à la seconde catégorie. Cet officier à la carrière linéaire, qui a choisi la cavalerie blindée au sortir de Saint-Cyr, défend mordicus l’idée d’un commandement fondé sur la confiance et l’adhésion, qu’il résume par une formule : "L’obéissance d’amitié." "Un bon chef, explique-t-il, c’est celui qui s’intéresse aux autres et comprend ses subordonnés. Le dialogue précède l’efficacité. On est bien payé en retour : Le dialogue précède l’efficacité. On est bien payé en retour : en opération, un regard du chef suffit parfois pour se faire comprendre." Avec un côté boy-scout assumé, il refuse le pessimisme ambiant : "Toutes les époques ont leurs difficultés, et les nôtres sont à relativiser. Il y a cent ans, les soldats étaient dans les tranchées, et il y a soixante-dix ans, c’était le débarquement en Normandie. On y arrivera, tous ensemble, comme d’habitude."
Véronique Gallo est sur scène comme à la vie: une femme qui ne se prend pas au sérieux. Elle était ce lundi sur la scène du festival des Arts Burlesques.
4 enfants et 1 Bertrand qui croit toujours bien faire. Des chaussettes qui traînent, des leçons à faire réciter, un rôle de Maman-taxi, des week-ends sans temps mort, des nuits blanches et des matins tête de travers. Voilà le quotidien d’une maman … comme les autres !
Avec une énergie trépidante l'humoriste belge parle d'un sujet de société : la charge mentale, le syndrome des femmes épuisées "d'avoir à penser à tout".
Même si le partage des tâches semble à peu près équitable dans votre couple, vous avez la sensation de devoir sans cesse vous organiser pour assurer le bon fonctionnement de votre foyer. Ce réflexe porte un nom: la "charge mentale", que la chercheuse Nicole Brais de l'Université Laval de Québec définit comme "ce travail de gestion, d'organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectifs la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence." Génératrice de stress, cette charge concerne surtout les femmes qui, en plus de leur emploi, s'assurent que la boutique tourne correctement. Le partage des tâches ménagères reste, encore aujourd'hui, l'une des démonstrations les plus flagrantes des inégalités femmes-hommes dans notre société. Inscrite au sein même des foyers, cette inégalité n'a que très peu diminué au cours des 25 dernières années. Selon l'Insee, en 2010, les femmes prenaient en charge 64% des tâches domestiques et 71% des tâches parentales au sein des foyers. En 1985, ces taux s'élevaient respectivement à 69% et 80%.
N'oublions pas aussi les charges dites émotionnelles. C'est la fatigue au réveil, l'angoisse de la séparation à l'école quand le petit ne veut pas vous lâcher, le soulagement d'être arrivée à l'heure au boulot, l'appréhension d'un RDV avec votre chef, redouter les devoirs en rentrant à la maison puis, la fatigue et l'épuisement sans arriver à relâcher la pression lorsqu'on se rend compte que le lendemain, il faudra tout recommencer. C'est donc cette incapacité à mettre notre cerveau en mode off.
Patrick Bosso sera en ouverture du Festival des arts burlesques le 21 février. Son spectacle intitulé Sans accent est l'occasion pour le quotidien local stéphanois de l'interroger sur l'accent.
Il répond ainsi: « l' accent marseillais me situe. Je peux lire n’importe quel texte, cet accent “pagnolise”. J’ai eu la chance de rencontrer Niels Arestrup qui m’a conseillé de garder mon accent. » « En tournée j’aime entendre des accents différents. J’aimerais qu’à la télé, les gens qui viennent de Bordeaux ou Saint-Étienne gardent leur accent. Ça fait partie d’une personnalité. L’accent de Saint-Étienne, je le connais. C’est celui d’Aimé Jacquet. Je dirai aux Stéphanois de garder leur accent. »