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La Stratégie Du Poulpe -Serge-FREYDIER
18 juin 2026

Mélancolie ouvrière pour Virginie Ledoyen

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Le film Mélancolie ouvrière de Gérard Mordillat est l’adaptation du livre de Michelle Perrot. 

Il sera diffusée le 24 août sur Arte en première partie de soirée.

 J'ai eu la chance de rencontrer sur le tournage Virginie Ledoyen qui interprète le rôle de Lucie Baud ouvrière en soierie dans le Dauphiné, qui s'est battue pour défendre la cause ouvrière. Sur cette photo réalisée à Saint Romain D’ay entre deux scènes, suis-je avec Virginie ou Lucie ? Sans doute un peu des deux…Virginie a mis un blouson sur ses épaules car le vent est froid en Ardèche ce jour là et dessous on devine la tenue de Lucie… 
"Ce rôle est un cadeau pour moi qui suis issue d'une famille d'ouvriers : il m'a donné l'occasion de donner un visage à un parcours étonnant qui a probablement changé la vie des femmes. Lucie Baud est une intuitive. Son instinct humaniste me touche : elle comprend tout de suite qu'on ne peut pas traiter les femmes de cette manière, qu'elles soient françaises ou italiennes. Elle ose réclamer un minimum de considération et, à l'époque, c'est scandaleux."

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Lucie Baud est née en 1870, à Saint Pierre de Mésage, au hameau de la Croix, d’une mère ouvrière de la soie et d’un père charron. Après la fréquentation de l’école primaire, dont Michelle Perrot nous rappelle l’histoire pour les filles « élevées sur les genoux de l’Église » au XIXe siècle, Lucie « entre comme apprentie chez MM Durand frères à 12 ans ». Dans cette fabrique, où les journées de travail sont de douze heures, elle retrouve des compagnes qui sont pensionnaires dans l’internat de l’usine qui enferme les filles, dans des conditions de vie difficiles.

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 Lucie, « enceinte, mais non abandonnée » épouse à 20 ans, Pierre Baud, garde-champêtre de vingt ans son aîné, ils auront trois enfants et ils vivront à Vizille, jusqu’à la mort de Pierre. Ce décès signifie pour Lucie l’obligation de quitter l’appartement de fonction.   

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Après son veuvage, en 1902 : Voici le temps venu de la révolte : quatre années d’une densité exceptionnelle, celles qui ont fait de Lucie une “héroïne” et lui ont conféré sa très relative notoriété. 

Son investissement dans la lutte syndicale est en lien avec la rencontre d’un ouvrier italien, orateur et organisateur hors pair, Charles Auda (P Torreton dans le film) pour lequel Lucie a beaucoup d’admiration.

De 1902 à 1906, donc de 32 à 36 ans, Lucie va s’investir dans le syndicalisme des ouvriers et ouvrières de la soie, alors que rien ne la destinait à la lutte syndicale. Elle le paiera par un parcours professionnel chaotique. Quel patron accepterait d’embaucher une meneuse de grèves ?

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  En novembre 1902, quatre mois après la mort de Pierre, elle fonde le Syndicat des ouvriers et ouvrières de la soie du canton de Vizille.. Dans les années 1905-1906, notre héroïne mène à Vizille, puis à Voiron deux grèves. Elle lutte contre la suppression de personnel pour accroître les rendements.

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Elle organise des soupes communistes pour nourrir les grévistes, là elle est dans son rôle traditionnel de femme. Puis, fait exceptionnel, elle devient la porte-parole et l’interlocutrice de la presse, du maire, du patronat qui menace de fermer l’usine, auquel elle tient tête.

 Finalement cette grève qui dure cent jours est un échec et Lucie se retrouve sans travail. Elle part pour Voiron avec ses deux filles. Dans cette ville industrielle règne une sourde exaspération contre les conditions de travail et Lucie avec le camarade Auda qu’elle admire, rassemble les exilées de Vizille lors d’une réunion en décembre 1905. En 1906 les grèves s’étendent dans la plupart des usines, qui vont fermer. Le patronat refuse de négocier, le préfet fait appel à la troupe et 3 000 chasseurs alpins arrivent en ville. Faire appel à l’armée est une solution déjà éprouvée à Carmaux chez Reille, au Creusot chez Schneider. Le 1er mai 1906 la peur gagne la France entière.

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Michelle Perrot dans son livre qui inspire le film relate l’histoire des mouvements syndicaux dans cette région du Dauphiné. Après ce nouvel échec et des divisions qui vont se créer entre les grévistes, « Il y a une mélancolie ouvrière des lendemains de grève, qui pèse d’autant plus qu’officiellement on n’avoue pas l’échec… Chacun retrouve ses problèmes et sa solitude ». Quelles que soient ses raisons, Lucie Baud, qui était seule pour élever ses deux filles, sans travail, et qui « avait mauvaise réputation », tente de se suicider avec trois coups de revolver dans la bouche, elle aura la mâchoire fracassée. Avant son geste prémédité, relaté dans le Petit Dauphinois du 11-12 septembre 1906, Lucie a écrit plusieurs lettres à sa famille, elle y invoque des « chagrins de famille ». Finalement Lucie va déménager à Tullins. Elle meurt à 43 ans, le 7 mars 1913 à Fures et tombera dans l’oubli.              

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   Vous l'avez compris le thème de la lutte des classes est très présent dans le film que réalise Mordillat dans la Loire et en Ardèche...Quand on regarde quelque éléments de sa biographie on comprend pour cette histoire lui tient à coeur....

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Gérard Mordillat est né rue des Pyrénées, dans le XXe arrondissement, il y a un peu plus de cinquante ans. Il y a vécu longtemps et aujourd'hui encore, son appartement du boulevard Voltaire n'est pas si éloigné du Belleville de son enfance. Il habite dans ce lieu chaleureux et vivant avec sa femme et sa fille de quatorze ans. L'autre, vingt ans, a déjà pris son envol. Pas grand-chose ne prédestinait Gérard Mordillat à devenir écrivain, si ce n'est un amour des livres partagé par toute sa famille. «Nous avions un rapport à la lecture autrement plus puissant qu'aujourd'hui. Mon père n'est jamais entré au Parti, mais nous en recevions les journaux et les magazines. A l'école, en revanche, tous les instits étaient communistes. Ils faisaient preuve d'un dévouement extraordinaire, ils nous donnaient de fabuleux cours d'histoire et nous racontaient la Commune en nous promenant dans le quartier. Le XXe était populaire, mais, contrairement aux banlieues d'aujourd'hui, tout le monde était issu du même milieu.» 

La mère de Gérard Mordillat enseigne l'anglais dans les cours Berlitz, son père travaille à la SNCF. Ils ne sont pas riches, mais ne manquent de rien. Gérard partage sa vie entre ses parents et ses copains. Ceux-ci demeurent ses copains aujourd'hui. «Nous avions deux préoccupations: Marx et les filles!» Il est bon élève, mais arrête l'école à quinze ans. Contradictoire? «Pas du tout. Lorsqu'on travaillait bien, on voulait gagner sa vie.» Après divers petits boulots, il devient ouvrier dans une imprimerie. Et c'est là qu'il parfait sa culture. «Il y a dans l'imprimerie une grande tradition d'intellectuels.» 

Mais l'événement qui va bouleverser sa vie est sa rencontre avec Rossellini. «La caissière de la Cinémathèque savait que j'écrivais sur les guerres paysannes en Allemagne au XVIe siècle. Elle m'a dit: ''Il faut que tu en parles à Roberto! " Lorsqu'il est venu présenter Socrate, nous avons discuté durant des heures. Et pendant trois ans, j'ai travaillé pour lui comme scénariste sans que jamais l'on ne commence un film. Ce travail, bien qu'il n'ait pas été rendu public, m'a fait connaître dans le milieu. C'est comme cela que j'ai rencontré Gérard Guérin avec lequel j'ai tourné un court métrage.» 

Gérard Mordillat quitte l'imprimerie pour se consacrer à l'écriture. Il y aura son premier roman, Vive la sociale! en 1981. «Un succès. Mais ce livre n'était pas exactement celui que je souhaitais. Je sentais que j'étais passé à côté de quelque chose, que j'avais manqué d'audace sur le plan autobiographique. Je me suis dit que j'allais le recommencer en prenant d'autres voies.» Il l'adapte au cinéma deux ans plus tard. Succès à nouveau. «Mais ce n'était toujours pas ça!» Il le réécrira complètement pour sa parution en poche (Point Virgule) en 1987. Et depuis il continu son chemin....

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INTERVIEW - Mélancolie ouvrière, Michelle Perrot L’historienne, spécialiste du monde ouvrier et de la condition des femmes, reconstitue la vie d’une tisseuse de soie à la veille de la guerre de 1914.

Qui est Lucie Baud (1870-1913), l’héroïne de Mélancolie ouvrière?
Elle est une ouvrière en soie du Dauphiné. Les journées étaient alors longues (douze-treize heures) et l’attention devait être constante (la machine pouvait s’enrayer). Les patrons cherchent à produire de plus en plus et Lucie Baud est confrontée à l’accroissement des rendements. Elle a reçu une éducation catholique, elle a été alphabétisée, elle a été mariée à un garde champêtre dont elle a eu deux enfants. Elle s’est émancipée de tout ça, mais son cheminement nous échappe. Quand son mari meurt, elle a juste son salaire d’ouvrière pour faire vivre ses deux filles. Elle fonde un syndicat qui rencontre du succès. On l’envoie en délégation à Reims. On ne lui donne jamais la parole durant le congrès. Elle engage une première grève à Vizille en 1905. Elle représente les ouvriers dans un face-à-face avec le patron. Quand on voit la distance aujourd’hui entre ouvriers et patrons, la confrontation entre Lucie Baud et son patron a presque quelque chose de rassurant. Elle est renvoyée de l’usine de Vizille. Elle retrouve vite du travail. Elle mène une deuxième grève à Voiron le 1er mai 1906. Les ouvriers ont cru qu’ils allaient accéder au pouvoir, mais il y a une dégringolade de leurs espérances jusqu’à la guerre de 14. Lucie Baud a eu une vie courte. Elle a fait une tentative de suicide, après l’échec de la grève de Voiron en 1906, dans des conditions obscures et dramatiques. Elle se tire trois balles de revolver dans la mâchoire. Elle décède sept ans plus tard, à 43 ans.

Votre titre, Mélancolie ouvrière, possède plusieurs significations.
La mélancolie se situe à trois niveaux. La mélancolie d’un mouvement ouvrier échoué avec des lendemains de grève douloureux; la mélancolie de Lucie Baud aboutissant à une tentative de suicide; la mélancolie de l’historienne elle-même, qui cherche à rencontrer cette femme depuis très longtemps, mais se rend compte qu’elle lui échappe. Je ne rencontre pas Lucie Baud comme j’aurais voulu, car les inconnues et les hypothèses sont grandes.

Qu’est-ce qui constitue Lucie Baud comme héroïne?
Il y a l’action mais il y a aussi l’écriture. Lucie Baud a laissé un témoignage important dans une revue socialiste animée par de jeunes intellectuels parisiens qui avaient fait le choix du syndicalisme d’action directe pour leur idéal. On ne connaît pas sa part de rédaction dans ce texte qui a été, peut-être, le résultat d’un entretien avec un journaliste. Mais ce texte court et modeste est exceptionnel car on possède peu de témoignages de femmes ouvrières. La culture anglo-saxonne porte davantage vers la parole de chacun. Les ouvriers français écrivent, à l’inverse, peu sur eux. Ils sont dans le "nous" collectif. Lucie Baud a donc été quelque chose dans l’Histoire : un maillon. Elle a aussi fait preuve d’un courage physique et moral. Elle a été remarquable avec les ouvrières italiennes. La majeure partie de ses camarades était hostile aux Italiennes, notamment parce qu’elles étaient des "jaunes", des briseuses de grève. Lucie Baud ne cesse de prendre leur défense. Je l’imagine peu soutenue par son entourage. Sa tentative de suicide s’explique peut-être par sa solitude. Lucie Baud meurt avant la guerre de 14, qui est un coup de torchon sur tout le passé.

On peut voir actuellement éclater la colère des ouvriers.
Je me sens solidaire de leur souffrance et de leur désarroi. Mais l’avenir n’appartient plus à la classe ouvrière. Ils le savent.  La désindustrialisation n’a pas été suffisamment pensée et préparée. On a continué à faire comme si elle n’existait pas. L’industrie telle qu’elle a été, l’industrie du charbon et de l’acier, est terminée.

Qu’est-ce que vous pensez de la classe politique française actuelle?
Les hommes politiques manquent, dans leur ensemble, de courage. Ils ne déméritent pas. Ils auraient fait de bons gestionnaires de l’ordinaire, dans le style de la IIIe ou de la IVe République. Ils sont des hommes moyens confrontés à une situation extraordinaire. Les changements sont exceptionnels dans tous les domaines. Les hommes politiques devraient donc nous aider à faire et à comprendre ces passages. Ils continuent pourtant à agir comme s’ils n’avaient pas pris conscience de l’ampleur de tous ces changements. Ils apportent des solutions d’hier à des problèmes inédits d’aujourd’hui. S’ils veulent le pouvoir, il faut qu’ils mesurent les enjeux du pouvoir. Les Français manquent sans doute de formation économique, mais ils sont suffisamment mûrs pour entendre la vérité

7 avril 2018

Carine Galli: passion foot

 

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Depuis 2009, Carine Galli analyse et décortique l'univers du football à la radio comme à la télé. J'ai pu la croiser incognito avec son joli bonnet à Saint-Etienne avant le match contre le PSG.

  C'est intéressant de voir son rapport au football, un monde souvent vu comme dominé par la vision masculine. Les choses évoluent mais il est vrai le football demeure, en France, un bastion masculin où les jeunes filles et les femmes sont appréhendées comme un groupe social dominé. Carine Galli s'est souvent exprimé sur une passion qui est devenu son job.

"Le sport c'est une passion depuis que je suis toute petite. Mes cousines qui étaient plus âgées que moi m'ont transmis leur passion du foot. Elles m'offraient les maillots, les écharpes, les peluches et petit à petit j'ai embrassé la même passion qu'elles. Finalement je ne voulais pas que cela soit juste qu'une simple passion ; mais plutôt pouvoir être une petite souris dans ce milieu, appendre à le connaitre et à le décrypter. Donc devenir journaliste sportive était la voie la plus évidente à mes yeux."


"Le foot cela me rappelle avant tout mon enfance, parce que j'étais une fan de foot et une téléspectatrice assidue. Et puis c'est un mélange d'émotions, car dans un match de foot il y de tout : des moments d'euphorie quand il y a un but, de la crispation quand il est pas raté ou d'énervement lorsque l'équipe adverse marque. Sans oublier les grandes injustices qui me plaisent et qui font partie de la dramaturgie du football. Par exemple, la main de Thierry Henri qui permet aux Bleus de se qualifier à la Coupe du Monde 2010, mais qui empêche les Irlandais d'y aller. Tout ça constitue une palette de sentiments et de ressentis que l'on peut avoir à travers un simple match de foot. Car finalement il ne s'agit que de 22 joueurs autour d'un ballon. Mais c'est vrai que cela déclenche des réactions dingues chez les gens, en plus de l'ambiance incroyable que l'on peut vivre dans un stade. Par exemple à chaque fois que je vais à Geoffroy Guichard et que j'entends les supporters avec les tifos déployés, je suis bluffée."


 "Ce que j'aime, c'est d'avoir une toute autre vision que dans les tribunes en étant au même niveau des joueurs. Au bord du terrain, on prend vraiment conscience de la vitesse à laquelle va le ballon et la rapidité d'exécution des joueurs dans leurs actions.
 Je suis contre la mise en place des nouvelles technologies comme la vidéo d'arbitrage. Le football est un sport d'humain qui doit être arbitré par des humains. La notion éventuelle d'erreur et d'appréciation humaine fait partie intégrante de ce sport. Heureusement on ne fait pas encore appel à la vidéo en cours de match et je ne veux surtout pas que l'on en arrive à cela."

25 mai 2026

Un si grand soleil: Lordon est hors sujet.

Dans ce développement, nous verrons d’abord pourquoi le chercheur en sciences sociales Frédéric Lordon critique la série Un si grand soleil dans son article publié dans le monde diplomatique: Un si grand sommeil. 
Ensuite, nous contesterons cette vision à travers l’exemple du personnage de Boris (incarné par Jules Bahloul ), que nous avions rencontré, afin de montrer que la série ne se réduit pas à une simple représentation idéologique des rapports sociaux.

 Enfin, nous essayerons de comprendre pourquoi France Télévisions a choisi ce type de narration centré sur les affects, les relations et les trajectoires individuelles.
Dans son article Un si grand sommeil, Frédéric Lordon propose une critique politique de la série. Vous pouvez consulter ici:

https://www.monde-diplomatique.fr/2025/08/LORDON/68666 

(« Un si grand soleil », l™anti-« The Wire », par Frédéric Lordon \(Le Monde diplomatique, août 2025\))


Selon lui, la série fonctionne comme une machine idéologique douce : elle produit une représentation pacifiée du monde social où les contradictions structurelles du capitalisme disparaissent derrière des intrigues psychologiques et morales. Les institutions — police, justice, entreprise, médias — y apparaissent globalement légitimes, malgré quelques dysfonctionnements individuels. 
 Pour Lordon, cette fiction quotidienne agit ainsi comme un narcotique : elle aide à rendre supportable l’ordre existant en neutralisant la conflictualité sociale réelle.

Mais cette lecture repose peut-être sur une hypothèse discutable : celle selon laquelle les personnages doivent être compris d’abord à partir de leur place dans les rapports sociaux.

Prenons le personnage de Boris, que nous avons croisé lors d'un tournage à la Grande Motte. 
On pourrait évidemment le lire sociologiquement : fils de bourgeois, héritier du capital social et symbolique de la famille Laumiére, protégé par sa position c'est un fils à papa qui peut profiter de la piscine de la belle maison de maman. Cette lecture n’est pas fausse. Mais elle reste insuffisante pour comprendre ce qui fait exister le personnage dramatiquement.
Car ce qui intéresse la série, ce n’est pas principalement la reproduction de sa classe ; c’est son instabilité subjective. Boris n’est pas défini seulement par ce qu’il possède socialement et sa position dans la direction d'une entreprise mais par sa difficulté à trouver une place désirable pour lui-même. Ce qui organise ses actes, ses relations et ses erreurs, ce n’est pas simplement l’intérêt de classe : c’est une économie affective.
Il cherche une reconnaissance qu’aucune position sociale ne semble pouvoir lui garantir. Il oscille entre séduction, rivalité, besoin d’amour et incapacité à stabiliser son désir. Son problème n’est pas seulement d’être un bourgeois ; son problème est de savoir comment habiter symboliquement ce qu’il est et quelle image il renvoie.

C’est là que la lecture strictement matérialiste de Lordon atteint peut-être sa limite. Les personnages d' Un si grand soleil ne sont pas seulement des fonctions du système social ; ils sont aussi des sujets divisés, traversés par des contradictions intimes. 
Dans une perspective lacanienne, Boris apparaît moins comme un représentant de classe que comme quelqu’un qui tente de faire tenir ensemble le réel, le symbolique et l’imaginaire. Ses relations sentimentales, ses relations parfois tendues avec sa mère ou sa sœur, ses comportements parfois impulsifs, ses hésitations professionnelles ou narcissiques sont autant de tentatives de traiter un symptôme — c’est-à-dire une faille intime qu’aucune réussite sociale ne vient résoudre.
Autrement dit : la série ne nie pas les déterminations sociales,  mais elle ne réduit pas non plus les individus à celles-ci. 
Là où Lordon voit surtout l’idéologie des institutions, la série montre souvent des sujets incapables de coïncider avec leur propre place sociale. Et c’est peut-être précisément cela qui explique l’attachement du public : non une adhésion naïve à l’ordre établi, mais la reconnaissance diffuse d’un malaise subjectif, un symptôme partagé.

 

Le symptôme déborde toujours la classe. C'est là notre idée de base.  


Et c’est sans doute précisément pour cette raison que France Télévisions a choisi cet angle narratif.
Une chaîne généraliste de service public qui produit un feuilleton quotidien ne cherche pas d’abord à construire une critique systémique du capitalisme. Elle cherche à produire de l’identification, de la continuité affective et du lien symbolique avec un public extrêmement large (avec des personnages qui vont de l'adolescent au retraité). Le centre de gravité d’une telle fiction ne peut donc pas être la théorie sociale ; il est nécessairement le vécu relationnel des personnages.

Le spectateur quotidien revient moins pour comprendre les structures économiques que pour retrouver des figures familières aimables ou détestables, suivre des trajectoires affectives, observer des sujets aux prises avec leurs contradictions.

Ce que fidélise la série, ce n’est pas l’analyse des institutions mais la circulation du désir, du manque, de la culpabilité, de la réparation, de l’amour ou de la haine.
Ce qui compte dans les intrigues, ce n’est pas tellement la vérité sociale des situations, leur vraisemblance ou réalisme mais la manière dont chaque personnage tente de nouer — plus ou moins maladroitement — le réel, le symbolique et l’imaginaire. Les histoires sont toujours des façons de traiter un symptôme et pas des reportages sur le lycée, l'entreprise, l'hôpital ou le commissariat.
Le policier, l’entrepreneur, l'enseignante, la juge ou l'avocat...etc : toutes et tous cherchent une solution singulière à une faille subjective. Leurs conduites ne sont pas seulement déterminées socialement. 


France TV a probablement compris quelque chose de très contemporain : dans une société fragmentée, individualisée et psychiquement fatiguée, ce qui rassemble encore massivement les gens n’est plus tant le récit collectif des classes que la reconnaissance d’expériences subjectives communes.


Le succès de la série tient peut-être moins à sa fonction idéologique qu’à sa capacité à mettre en scène, soir après soir, des individus qui tentent souvent de ne pas s’effondrer et qui en ont plein le dos. 

 

Le téléspectateur type de la série est une femme de 52 ans et+, active ou récemment retraitée, vivant en ville moyenne ou en périphérie urbaine. Elle regarde la série en direct après le JT, souvent en famille ou en couple.


On comprend alors aussi pourquoi la police occupe une place si centrale dans Un si grand soleil. Dans une lecture purement sociologique, elle serait avant tout une institution chargée de maintenir l’ordre social et idéologique, la classique instance de contrôle social en lien avec les juges pour incarner les entrepreneurs de moral.   
Mais la série lui donne souvent une autre fonction narrative : celle de traquer ce qui menace constamment de faire irruption dans le lien social. 


Dans une perspective lacanienne, on pourrait dire que la police tente de contenir le Réel qui revient toujours. 
Car derrière les enquêtes, les disparitions, les violences, les secrets ou les crimes, ce que la série met en scène, c’est souvent l’irruption brutale de quelque chose qui échappe aux personnages et désorganise leur monde symbolique. Le meurtre, la pulsion, le trauma, la jalousie, la folie, le passage à l’acte : autant de manifestations de ce Réel que les individus ne parviennent plus à intégrer psychiquement. La police apparaît alors moins comme simple appareil idéologique que comme tentative permanente de recoudre le tissu symbolique abîmé par ces irruptions du Réel. Enquêter, dans la série, ce n’est pas seulement faire respecter la loi ; c’est essayer de redonner du sens à ce qui menace de sombrer dans le chaos. Et peut-être est-ce précisément cela qui fascine le spectateur : voir des personnages tenter, maladroitement, de remettre de l’ordre symbolique là où quelque chose du réel humain — violence, désir, mort, perte — déborde sans cesse.
 On peut prendre l'exemple de la professeur Eve Prodi en couple dans la série avec le policier Manu.

Ève Prodi avance dans la vie comme on traverse une pièce plongée dans la pénombre : à tâtons, avec des gestes brusques, parfois trop rapides, parfois trop hésitants. Elle donne l’impression d’être toujours à un souffle de l’excès, à un battement de cœur de la rupture. Chez elle, rien n’est tiède. Tout brûle, tout déborde, tout s’enflamme. C’est ce qui la rend si attachante, énervante et difficile à suivre.

Elle aime comme on se jette à l’eau, sans réfléchir, sans filet, avec cette impulsivité qui la caractérise. Elle peut passer d’un éclat de tendresse à une colère vive, d’un besoin de fusion à un désir de fuite. Ce n’est pas de la mauvaise volonté : c’est sa manière d’exister, de survivre, de sentir qu’elle est encore vivante. Elle porte en elle des blessures anciennes, des peurs qui ne se disent pas, des cicatrices qui n’ont jamais vraiment guéri. Alors elle réagit trop, elle ressent trop, elle s’emballe trop. Elle est comme ça : entière, excessive, vulnérable.

Avec Manu, c’est encore plus flagrant. Lui, le policier solide, droit, presque rigide parfois, devient le miroir de ses contradictions. Elle l’aime parce qu’il la stabilise, parce qu’il lui offre un cadre, une forme de sécurité qu’elle n’a jamais vraiment connue. Mais elle le redoute aussi, parce que cette stabilité lui donne l’impression d’être enfermée. Alors elle souffle le chaud et le froid, elle s’accroche puis elle s’éloigne, elle réclame puis elle repousse. Leur couple est un champ de bataille où l’amour et la peur se livrent une guerre silencieuse.

On pourrait dire qu’elle est borderline, oui, dans le sens où elle vit au bord d’elle-même, au bord de ses émotions, au bord de ses limites. Mais ce serait trop simple. Ève n’est pas un diagnostic ambulant. Elle est une femme qui lutte contre ses fantômes, qui tente de composer avec un cœur trop grand pour elle, trop fragile, trop exposé. Elle veut aimer bien, mais elle aime fort. Elle veut être calme, mais elle est tempête. Elle veut être simple, mais elle est complexe.

Et c’est précisément pour cela qu’elle touche autant. Parce qu’elle ressemble à ces personnes qui ne savent pas tricher, qui ne savent pas se protéger, qui vivent tout à vif. Elle est imparfaite, instable, parfois injuste, mais elle est vraie. Une femme qui vacille, qui trébuche, qui se relève, encore et encore, avec cette force discrète de ceux qui n’ont jamais eu la vie facile.

Ève Prodi n’est pas un modèle. Elle est un miroir. Celui de nos contradictions, de nos peurs, de nos élans. Une femme qui brûle plus qu’elle ne brille, mais qui, dans sa flamme vacillante, éclaire quelque chose de profondément humain.

 

 

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En conclusion: Au fond, le paradoxe de la lecture de Lordon est peut-être là : à force de vouloir dévoiler les structures sociales derrière les personnages, il finit par leur retirer toute épaisseur subjective. Pris dans un discours universitaire centré sur les déterminations collectives, il ne voit plus vraiment ce que la série met en scène : des sujets divisés, incohérents, traversés par des affects, des manques et des symptômes qui débordent toujours leur place sociale.

Et c’est peut-être là que Lordon devient lui-même, malgré lui, hors sujet sur Un si grand soleil.

Car à vouloir absolument ramener chaque personnage à une fonction idéologique, il oublie que les individus ne coïncident jamais totalement avec leur classe, leur rôle ou leur identité sociale. Boris n’est pas seulement un fils de bourgeois, Eve n'est pas seulement prof dans un lycée. Il sont aussi des sujets fragiles, contradictoires, en quête de reconnaissance et d’amour — comme beaucoup des personnages de la série.

Peut-être que Lordon cherche finalement trop sa propre place au soleil dans le champ universitaire pour accepter qu’une fiction populaire puisse dire quelque chose de vrai sur le malaise subjectif contemporain sans passer par les codes de la critique sociale savante.  

Cependant si l'on veut tirer une leçon de sa critique, en oubliant la série et sa fiction et en revenant à la vie quotidienne de nous tous, il est vrai qu'il faut dépasser cette subjectivité psycho affective pour avoir une vision plus structurelle des systèmes, des rapports sociaux dans lesquels chacun est pris. Cela nous invite à un changement de perspectives. Pour mieux comprendre ce changement de perspectives, lisez ce conte: 

Deux frères très attachés l'un à l'autre avaient une curieuse manie. Ils indiquaient d'une pierre les événements de la journée, une pierre blanche pour les moments heureux, une pierre noire pour les instants de malheur et les déplaisirs. Or, le soir venu, lorqu'ils comparaient le contenu de leur jarre, l'un ne trouvait que pierres blanches, l'autre que pierres noires. Intrigués par une telle constance dans la façon de vivre aussi différemment le même sort, ils furent de commun accord prendre conseil auprès d'un homme renommé pour la sagesse de ses paroles. «Vous ne vous parlez pas assez, dit le sage. Que chacun motive les raisons de son choix, qu'il en recherche les causes.» Ainsi firent-ils dès lors. Comme ils constatèrent vite, le premier restait fidèle aux pierres blanches et le second aux pierres noires, mais, dans l'une et l'autre jarre, le nombre de pierres avait diminué. Au lieu d'une trentaine, on n'en comptait plus guère que sept ou huit. Peu de temps s'était écoulé lorsque le sage vit revenir les deux frères. Leurs traits portaient la marque d'une grande tristesse. «Il n'y a pas si longtemps, dit l'un, ma jarre s'emplissait de cailloux couleur de nuit, le désespoir m'habitait en permanence, j'en étais réduit, je l'avoue, à vivre par inertie. Maintenant, j'y dépose rarement plus de huit pierres, mais ce que représentent ces huit signes de misère m'est à ce point intolérable que je ne puis vivre désormais dans pareil état.» Et l'autre : «Pour moi, j'amoncelais chaque jour des pierres blanches. Aujourd'hui, j'en compte seulement sept ou huit, mais celles-là me fascinent tant qu'il ne m'arrive d'évoquer ces heureux instants sans désirer aussitôt les revivre plus intensément, et pour tout dire, éternellement. Ce désir me tourmente.» Le sage souriait en les écoutant. «Allons, tout va bien, les choses prennent tournure. Persévérez. Encore un mot. A l'occasion, posez-vous la question : pourquoi le jeu de la jarre et des pierres nous passionne-t-il de la sorte ?» Quand les deux frères rencontrèrent à nouveau le sage, ce fut pour déclarer : «Nous nous sommes posé la question ; pas de réponse. Alors nous l'avons posé à tout le village. Vois l'animation qui y règne. Le soir, accroupis devant leur maison, des familles entières discutent de pierres blanches et de pierres noires. Seuls les chefs et les notables se tiennent à l'écart. Noire ou blanche, une pierre est une pierre et toutes se valent, disent-ils en se moquant.» Le vieillard ne dissimulait pas son contentement. «L'affaire suit son cours comme prévu. Ne vous inquiétez pas. Bientôt la question ne se posera plus ; elle est devenue sans importance, et peut-être un jour douterez-vous de l'avoir posée.» peu après, les prévisions du vieillard furent confirmées de la manière suivante : une grande joie s'était emparée des gens du village ; à l'aube d'une nuit agitée, le soleil éclaira, fichées sur les pieux acérés d'une palissade, les têtes fraîchement coupées des notables et des chefs.

Les personnages de la série sont souvent pris dans ce rituel des boules noires ou blanches et dans le conte les deux frères en sortent par l'échange de la parole avec tout le village. Si vous avez la patience de regarder la vidéo ci-dessous vous comprendrez mieux:  

                              Résumé de la vidéo

Cette conférence s'appuie sur le livre Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations de Raoul Vaneigem. Un conte y est utilisé pour illustrer un renversement de perspective : une situation qui semblait naturelle ou légitime apparaît soudain sous un autre angle, révélant les mécanismes de domination qui la soutiennent.

Dans une lecture inspirée de Jacques Lacan, ce renversement correspond au passage d'un discours du maître à un discours de l'analyste. Le discours du maître repose sur l'autorité, l'obéissance et l'acceptation d'un ordre établi. Le discours de l'analyste, au contraire, interroge les évidences, met en lumière les contradictions et ouvre la possibilité d'une prise de conscience critique.

L'atelier cherche ainsi à montrer que la perversion n'est pas seulement une question de sexualité ou de comportement individuel. Dans la perspective lacanienne, elle est étroitement liée à certaines formes de pouvoir et à la manière dont les sujets sont pris dans des rapports de domination. La perversion entretient une relation intime avec le discours du maître, car elle participe souvent au maintien d'un système où la loi et le désir sont détournés au profit de la jouissance du pouvoir.

                                 Idée centrale

Le message principal de la vidéo est que changer de perspective transforme notre compréhension du pouvoir et de la perversion. Ce qui semblait normal ou inévitable peut apparaître comme une construction idéologique. Le passage au discours de l'analyste devient alors un acte potentiellement subversif ou révolutionnaire, car il remet en question les fondements mêmes de l'autorité.

                    En une phrase

La vidéo explique comment, chez Lacan, un renversement de perspective permet de dévoiler les mécanismes de domination du « discours du maître » et de comprendre la perversion comme une structure liée au pouvoir plutôt que comme une simple déviance individuelle.

8 juin 2019

Wendie Renard la forte tête

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Wendie s'est offert un doublé dans un match d'ouverture de coupe du monde pleinement réussi contre la Corée.
Son mètre quatre-vingt-sept et son poste de défenseure centrale lui valent le surnom de « tour de contrôle » mais ses qualités vont bien au-delà. Effectivement, sa taille lui permet d’être quasi imbattable à la tête, d’abord défensivement mais aussi offensivement puisqu’elle marque souvent sur les phases arrêtées.

Tout cela commence ainsi:
Bien avant les grands stades et les grandes affiches, c’est sur un terrain avec vue sur mer, au pied de la montagne Pelée dans le nord de la Martinique, que Wendie avait tapé dans ses premiers ballons. A la fin des années 90, parmi les garçons, balle au pied, il n’y avait qu’elle ; petite fille longiligne au caractère bien affirmé. Une forte tête?

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7 octobre 2018

Jean Claude Camus au Zénith mais sans Johnny

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10 ans apès le producteur revenait samedi 6 octobre 2018 au Zénith de Saint-Etienne pour le concert anniversaire.


Le Zénith de Saint-Étienne a été inauguré le 6 octobre 2008, en présence de Johnny Hallyday, de Jean-Claude Camus et de l’architecte anglais Norman Foster, qui a imaginé le bâtiment. Le directeur de l’époque, Costa Stamatakis, avait été nommé en 2007 et avait pu suivre les travaux orchestrés par le cabinet stéphanois de Dominique Berger.

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Propriété de Saint-Étienne métropole, le Zénith était confié, à la suite d’un appel d’offres, à Zen Gestion, qui réunit trois actionnaires : Jean-Claude Camus, le producteur lyonnais de la société Eldorado, Jean-Pierre Pommiers, et Dinh Thien Ngo. Ces derniers ont été renouvelés en 2015. Le Zénith compte sept salariés et fait appel à des sociétés extérieures pour le nettoyage, la sécurité, l’accueil et les postes de secours. Au total, ce sont plus de 100 personnes qui y sont mobilisées les soirs de gros concerts. Il faut rappeler que le bâtiment s’étale sur 10 000 m². Il est modulable et peut accueillir jusqu’à 7 000 personnes.

7 juin 2023

André Laurent: Des buts à ma vie

 

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En ce début juin, c’est au Glasgow place de l’Hôtel de ville qu ‘André Laurent nous a présenté son livre : Des buts à ma vie.

Cette rencontre avec André Laurent tombe bien ! En effet depuis quelque temps j’ai découvert le concept d’agencement du philosophe Gilles Deleuze. Selon lui l’énergie d’une personne, ce qu’elle va désirer ne se limite pas à l’influence qu’ont les parents sur leurs enfants mais repose sur le monde entier, l'histoire, la géographie, la littérature …  le désir n’est jamais tourné vers un objet mais qu’il est toujours le désir d’un agencement d’éléments hétérogènes pour en fabriquer de nouveaux. Tout cela dans un mouvement perpétuel.

Avec le livre d’André Laurent qu’il débuta lors du confinement vous allez comprendre que justement il faut sans cesse associer des éléments qui parfois ne semble n’avoir aucun lien.

En effet dans son métier industriel il développera à partir des années 70 la fabrication de boulons spéciaux. Son entreprise va devenir l'un des acteurs européens de pièces mécaniques d'assemblage de haute technologie. Mais sans cesse depuis sa formation technique vers 14 ans il fait preuve de qualité d’adaptation et de détermination face aux embûches. Expert en assemblage mécanique - ANDRÉ LAURENT (andre-laurent.fr)

Son papa était cloutier mais face à la crise il va devoir développer un autre savoir faire à l’école de la vie, au fil des années depuis sa naissance en 1938 à Firminy. C’est ce qu’il explique dans son livre durant différents chapitres.

On comprend comment il va forger ce désir d’agencement qui va aussi se concrétiser entre autres dans le foot. En effet pour diriger un club, il faut aimer agencer les joueurs, le staff, les supporters..etc.

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En 10 ans (1983-1993), il cherche à reconstruire ce club mythique qui s’était effondré suite de la révélation d'une caisse noire au sein du club stéphanois et sa relégation en Division 2. Dans son livre truffé d’anecdotes on comprendra mieux les rouages du monde du foot.

 

L'ASSE remonte au sein de l'élite lors de la saison 1985-1986. Le club y restera pendant toute la présidence d’André Laurent jusqu’à la fin de la saison 1993. L’année 1987-1988 voit l’ASSE terminer à la 4e place, avec Robert Herbin comme entraîneur. Pendant cette période, l'effectif se renforce avec l’arrivée de joueurs tels que Thierry Gros, Gilbert Ceccarelli, Pierre Haon, Christophe Deguerville, John Sivebæk, Patrice Garande, Philippe Tibeuf ou Christophe Pignol.  Voir le fameux maillot cake Rocher -> Maillot ASSE Cake Rocher Puma saison 1985-1986 - Trincamp.fr            Les Cakes Rocher ont sponsorisé l’ASSE - Roanne (42300) (le-pays.fr)

 La dernière saison sous la présidence d’André Laurent, 1992-1993, s’achève aux portes de la coupe de l'UEFA, avec une 7e place et en prime la deuxième meilleure défense de Première Division, emmenée par Joseph-Antoine Bell, Sylvain Kastendeuch et Jean-Pierre Cyprien.  

On notera durant cette période, le passage sous le maillot vert d'Alain Geiger, Lubomir Moravcik, Loïc Lambert, Dominique Corroyer, Titi Camara, Didier Tholot, Maurice Bouquet, Jean-Claude Pagal, Gérald Passi, Pascal Despeyroux, Christophe Chaintreuil, Patrick Moreau, Stéphane Santini, Etienne Mendy, Laurent Fournier, Yvon Pouliquen ou encore Rob Witschge. 

Cependant toute aventure a une fin et c’est pour lui un souvenir amer. Il est contraint de démissionner en juin 1993, au profit du duo Yves Guichard - Jean-Michel Larqué, qui ne tiendra qu’une saison. Dans cette vidéo on sent l’affrontement qui pointe son nez avec les questions piquantes de Larqué.

Bâtir son destin, entreprendre, croire en ses rêves. C’est le parcours de vie qu ’André Laurent expose dans cet ouvrage. Des Buts à ma vie (abatos.fr)

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27 novembre 2019

Rama Yade et le wokisme

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On le sait depuis Gramsci le combat politique passe par la bataille des idées.
Rama Yade que j'avais rencontré à Saint-Etienne lors d'une réunion du Parti Radical rejoint le combat wokiste.

 


l'idéologie woke entre en opposition si frontale avec l'universalisme républicain français qu'il n'est pas anodin de voir une ancienne ministre issue de la droite s'en réclamer depuis son départ aux Etats-Unis.

                                                             Elle déclare: « Je ne partage pas du tout les crispations devant ce qu'on a appelé le mouvement woke ou la cancel culture »

 

« Le wokismime a été brandi de manière abusive comme un outil de censure. En réalité, c'est juste le refus des discriminations. Ce n'est quand même pas honteux de combattre les inégalités ! Quel que ce soit le nom que vous lui donnez, c'est un noble combat, de justice et de revendication d'égalité dont devrait s'enorgueillir la patrie des droits de l'homme. »

                               Mais alors les ami(e)s c'est quoi le "wokisme"?

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Le wokisme fait référence au terme woke, qui signifie être "éveillé", en anglais. En clair, c'est être conscient des problèmes de justice sociale et de racisme. L'expression "stay woke" ("restez éveillés") a commencé à être utilisée au début du mouvement Black Lives Matter aux Etats-Unis (né après l'acquittement d'un veilleur de nuit qui avait tué un jeune homme noir, Trayvon Martin, en 2013).
Les militants de ce mouvement dénoncent un racisme systémique, qui aboutit notamment aux violences policières contre les personnes noires.

Le wokisme s'est ensuite développé en dénonçant de manière commune les autres discriminations sociales, notamment celles visant les personnes LGBT, les femmes, les migrés, etc.
Ce mouvement est l'objet de critiques, le wokisme est surtout défini par ses détracteurs. Ils y agglomèrent toutes les idées actuellement émergentes au sein de la gauche radicale : l'intersectionnalité (le fait de dire que certaines discriminations peuvent s'additionner), la dénonciation de systèmes d'oppression (le pouvoir légal et économique se fonderait sur l'oppression de certaines minorités), la dénonciation des préjugés liés au genre, etc.

18 août 2018

En visiteur à Montpellier

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En cette période estivale, j’ai visité le centre d’entraînement de Montpellier. Un endroit que connaissent bien Cabella, Gasset et Printant.

 Dans l'histoire de La Paillade, il y a Louis Nicollin, Bernard Gasset et Georges Frêche. Ce sont les créateurs du club. Bernard Gasset, grand ami de Louis Nicollin, est le papa de Jean-Louis Gasset, l'entraîneur de Saint-Etienne.

Bernard Gasset, décédé en avril 2002 à l'âge de 71 ans, était au côté de Louis Nicollin en 74 pour fonder ce club. "Sans Bernard, je ne sais pas si on aurait réussi à construire ce club", lui a rendu hommage Louis Nicollin. Il est aussi le père de Jean-Louis Gasset, entraîneur-adjoint de Laurent Blanc au PSG, et ancien milieu de terrain dans les années 70 et 80.                                                         

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Le club du président fondateur Louis Nicollin a investi 19,5 millions d'euros dans ce centre d'entraînement, à la suite du premier titre de championnat de France de Montpellier, décroché en 2012, et de son unique participation à la Ligue des champions.

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Après avoir acheté les terrains à la mairie, sur le site de Grammont à l'est de la ville, pour un montant de 7millions d'euros,  il a entrepris les travaux de construction pour 12,5 millions d'euros. Montpellier possède sept terrains d'entraînement, une salle de cours pour le centre de formation, une zone dédiée à la presse et un espace pour l'équipe professionnelle, avec un vestiaire, salle de soins, salle de musculation, salle vidéo.

                                 

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Le cadre est très agréable et on peut noter l’idée inspiré de Hollywood avec un Walk of Fame d’anciens joueurs.

 A la fin de l'entrainement les joueurs viennent serrer la main des personnes présentes et c'est l'occasion de réaliser quelques selfies. 

  

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5 janvier 2018

J'ai parlé sociologie avec Miss Cécile Bègue

 

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Le 14 janvier 2017 Cécile Bègue avait été élue Miss Prestige National. Ce 13 janvier 2018 elle laissera sa couronne à une nouvelle Miss lors de la cérémonie se déroulant à la comédie de Saint-Etienne.

    Mais l’ancienne Miss Réunion a des projets. Elle va notamment reprendre ses études de Sciences Sociales. C’était sympathique de discuter quelques instants avec elle de sociologie. Moi qui enseigne cela toute l’année je sais qu’il ne faut jamais faire preuve d’ethnocentrisme. En effet certains considèrent parfois que les Miss sont idiotes, mais ont-ils vraiment discuté avec elles ? Nous avons évoqué quelques auteurs comme Durkheim..

   Je lui ai confié qu’elle devrait faire un travail sociologique sur le sujet des Miss. Elle m’a répondu qu’elle avait eu aussi cette idée. Je pensais alors à un auteur américain Erving Goffman. Elle me répondit du tac au tac « Ha oui son bouquin La Mise en scène de la vie quotidienne …j’aime beaucoup les auteurs américains …

 

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Je vois alors qu’elle a tout compris. En effet les analyses goffmaniennes se centrent moins sur l'action individuelle que sur l’interaction. Avec La présentation de soi (la mise en scène de la vie quotidienne, tome 1), il développe la « métaphore théâtrale », considérant les personnes en interaction comme des acteurs menant une représentation. Il distinguera ainsi la « scène » des actions individuelles de leurs « coulisses ». Dans Les Rites d'interaction, il parle de « métaphore du rituel » pour rendre compte des rencontres « face à face ». Les stratégies inter-individuelles afin de ne pas « perdre la face » deviendront un thème majeur de son œuvre…

 

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Une citation de son livre: La façade, p. 36 :  » Les analyses précédentes ont permis d’étayer deux séries de remarques : premièrement qu’il est possible de décomposer la façade social en un certain nombre de parties telles que le décor, l’apparence, la manière ; deuxièmement que (du fait qu’une même façade accueille des rôles différents) il ne saurait y avoir d’accord parfait entre les caractères particuliers d’une représentation et la forme générale sociale qu’elle emprunte. »

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Sur son année de Miss elle a en effet au quotidien multiplié les interactions avec une multitude de personnes. Représentante d’une institution elle devait savoir au mieux jongler avec la scène (le public) et les coulisses (le privé).

   Bravo Miss !

15 novembre 2017

Oscar Garcia quitte l'ASSE

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   La défaite contre 0-5 contre l'OL a sans doute provoqué cette fin brutale en ce froid mois de novembre à Saint-Etienne. On annonce la démission du coach et curieuse coincidence le même jour l'entraineur né à Sabadell. a été élu pour la saison 2016-2017 meilleur entraîneur du @FCF_CAT catalan (Fédération catalane de football) . avant  deux grands entraîneurs tels que Pep Guardiola et Gerard López.

   Pour cet enfant de la balle ce départ brutal témoigne sans doute que sa méthode et sa philosophie de jeu ne collent pas avec l'ASSE actuelle.  

 

Dans le cadre de notre blog, nous nous inscrivons dans le courant des sciences sociales inspirées par Spinoza.

Ainsi nous cherchons toujours  à voir comment la force vitale d'un individu s'investi dans certaines activités. Il est évident qu'en théorie cela lui apporte de la joie. Le plus souvent il est important de jeter un oeil sur la biographie de chacun de nous pour comprendre ce qui nous affecte. Selon Furetière en 1690, la balle vient du jeu de paume. L'enfant de la balle était le fils d'un maître d'un jeu de paume, tellement exercé malgré son jeune âge, qu'il était dangereux de vouloir s'y mesurer.

 

En plus merci au caricaturiste Laurent Deloire qui a croqué le nouveau coach. Allez sur son blog: (http://caricaturiste.canalblog.com/)

 


   Pour  Oscar Garcia il faut retourner dans la ville de son enfance Sabadell, une ville industrielle de Catalogne à 30 km de Barcelone. Oscar 44 ans est l'ainé d'une famille de 3 enfants. Il a deux frères: Genis et Roger. Une enfance très heureuse où le sport à une grande importance.
 

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En plus le père Antoni à le regret de ne pas avoir signé à Barcelone pour des raisons familliales. A la moindre occasion il s'empare d'un ballon. Il transmet donc a ses 3 fils l'amour du foot.
     Tous les étés ils étaient dans le village de Ministrol où il leur organisait des scéances d'entrainement. Petit à petit les enfants du village viennent aussi.

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Selon l'instituteur d'Oscar, le garçon avait une grande énergie. Après les cours il partait à l'entrainement jusqu'à 22h30 pour ensuite faire ses devoirs. Il n'a que 11 ans quand il intègre le Barça, et huit ans plus tard il rejoint les pros avec comme entraineur Cruyff .  Oscar sera marqué par le style de jeu spécifique du club. A 31 ans il prend sa retraite de joueur pour devenir entraineur....
  

Je l'ai toujours dit le football renvoit au monde de l'enfance, aux matchs dans la cour de récréation. Une nostalgie d'un paradis perdu....

28 janvier 2024

Dick RIVERS un chat sauvage

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C'était une bonne surprise en 2018 de pouvoir échanger quelques mots et de faire une photo avec Dick, chanteur de rock à succès et vedette des années "Salut les copains". .
Il avait marqué la génération "yéyé" avec des tubes entraînants tels que "Rien que toi" ou encore "Nice baie des anges".
Né en 1945 à Nice, Dick Rivers découvre très tôt le blues puis le rock.
Ce fils unique aurait pu reprendre la boucherie familiale de l’avenue de la République si les fées du rock ne s’étaient pas penchées très tôt sur son berceau. Enfant, il découvre le rythme endiablé qui anime la garnison américaine installée de 1945 à 1966 dans la Rade de Villefranche. En 1960 Hervé Forneri prend le pseudonyme de «Dick Rivers», du nom du personnage interprété par Elvis Presley, son idole, dans Loving you, film de Hal Kanter sorti en 1957.
                                Alors qui est-il? Dick ou Hervé ?
Hervé Forneri, fils unique du boucher de la place Garibaldi, à Nice, a disparu à 15 ans, happé par le rock'n roll et les hamburgers. Selon un de ses copains : «Le truc formidable de Dick, c'est d'avoir décidé d'être américain quand il était môme, et de l'être resté toute sa vie.» Une Amérique fantasmée, figée dans les années 1950 qu'il n'a pas connues.

Petit sosie d'Elvis, fasciné par les «Ricains» basés à Villefranche-sur-Mer, il apprend l'anglais au dos des 45 tours du King. A 14 ans, il fait sa première scène avec son cousin Dédé. A 16, il tourne avec son groupe, les Chats sauvages. Johnny, qui joue alors Souvenirs, souvenirs, et Eddy avec ses Chaussettes noires, sont déjà idoles des jeunes. Dès ses débuts, Dick a dû pousser pour être sur la photo. «On nous a toujours associés. Eddy vieillit. Johnny est devenu un 14 juillet, il n'y a plus rien d'artistique là-dedans.» Les rockers ont connu de sales moments, vers 68 : «On est la génération d'avant les yé-yé, on n'a pas senti monter les baba cool. On a morflé.» 

Dick Rivers était, aux côtés d’Eddy Mitchell et Johnny Hallyday, l’une des figures du rock français des années 1960. Le 12 avril 1966 - A 16 heures, Jean-Marie Périer prend la photo du siècle, immortalisant la génération Salut les copains. Dick Rivers y apparaît au deuxième rang à gauche en partant du bas. Johnny Hallyday se détache tout au-dessus.  

27 janvier 2020

JE TIENS D'ELLE : BERNARD LAVILLIERS REND UN BEL HOMMAGE À SAINT-ÉTIENNE

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J'avais rencontré Bernard Lavilliers il y a quelques années, un jour où il avait beaucoup neigé sur Saint-Etienne.
Le temps a passé, il vient de souffler ses 75 bougies et le voilà de retour avec un nouvel opus, qui sera son 23ème.
Bernard Lavilliers est parti en Argentine pour trouver l'inspiration pour ce nouvel album, c'est toutefois un retour aux sources qu'il nous propose comme deuxième single. Dans Je tiens d'elle, dont le clip a été dévoilé en novembre 2021, il rend en effet hommage à sa ville natale : Saint-Étienne.

 

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Deux jeunes hommes l'accompagnent, deux frères dénommés Raphaël et Théo Herrerias, alias Terrenoire. Eux aussi sont Stéphanois, leur nom de scène rappelant d'ailleurs ce quartier ouvrier marqué par l'exploitation de charbon. Le rapprochement avec Lavilliers sonne ainsi comme une évidence. "Je suis noire, je suis belle, je suis fumée, poussière, vacarme assourdissant, mais ça, c'était avant", énonce ce dernier dans Je tiens d'elle, un titre qui raconte l'attachement particulier à cette ville de deux générations différentes, empli de souvenirs, tantôt chanté tantôt scandé à la manière d'un slam, sur quelques jolies notes de piano.

 

[Bernard Lavilliers]
Je tiens d'elle
Ma Saint Étienne
Plus brave que belle
Plus frère que fière
Plus fière que celles
Qui ont pas souffert
[Terrenoire]
Je suis noire, je suis belle
Je suis fumée poussière
Vacarme assourdissant
Mais ça c'était avant
[Terrenoire]
Il faudra que je parte mais promis je reviens
Poser ma rose fière sur la terre des anciens
Je ferai rugir les gares qui rêvent de grands chemins
Il faut bien que je parte pour devenir quelqu'un
[Bernard Lavilliers]
Au quartier du soleil quand j'apprenais la boxe
Pour secouer les grilles d'un avenir branlant
Brûlant comme une torche que n'éteint pas le vent
J'ai franchi l'océan
[Bernard Lavilliers]
Je tiens d'elle
Ma Saint Étienne
Plus brave que belle
Plus frère que fière
Plus fière que celles

Qui ont pas souffert

Je savais pas bien
Comment devenir ce musicien
Partir loin d'elle
Ouvrir mes ailes
Quel visage aurais tu demain ?
Ma Saint Étienne
Ma Saint Étienne

[Bernard Lavilliers]
Il faudra que je parte
Le tramway du désir à 5 heures du matin
Les paupières mis closes
La musique sur pause
Les mains calaminées
Et les rêves en sursis
La guitare si lointaine
Me parle de pays
D'amazones en cavales
Et de femmes fatales
Il fallait que je parle
[Terrenoire]
Je crache mes poèmes, je crache mes première cigarettes
J'gueule dans l'usine morte les entrailles ouvertes
Milliers d'arpèges dans le garage, chasseur d'orages à vélo
L'aventure c'était les fruits volés, les plans d'eau
Si mon coeur est bizarre c'est p't'être que mon accent est bizarre
Tous les mots que j'écris jaillissent de ma terre noire
J'ai tordu la vie pour elle dans ces forges imaginaires
J'suis pas un marin mais j'ai pris la mer
[Bernard Lavilliers]
Je tiens d'elle
Ma Saint Étienne
Plus brave que belle
Plus frère que fière
Plus fière que celle
Qui ont pas souffert
Je savais pas bien
Comment devenir ce musicien
Partir loin d'elle
Ouvrir mes ailes
Quel visage aurais tu demain ?
Ma Saint Étienne
Ma Saint Étienne
[Bernard Lavilliers]
Oh ma première guitare ma petite espagnole
Qui ressemble à un voilier
Le manche a tant souffert sous mes doigts malhabiles
Mes rires mes colères
C'est ma mère qui me l'a offerte
Elle m'attend quelque part
Elle m'attend quelque part
[Bernard Lavilliers]
Je tiens d'elle
Ma Saint Étienne
Plus brave que belle
Plus frère que fière
Plus fière que celles

Qui ont pas souffert

Je savais pas bien
Comment devenir ce musicien
Partir loin d'elle
Ouvrir mes ailes
Quel visage aurais tu demain ?
Ma Saint Étienne
Ma Saint Étienne

20 mars 2020

PLAN SPECIALITE SES Première

 

Chap1: COMMENT UN MARCHÉ CONCURRENTIEL FONCTIONNE-T-IL ?
Chap2: COMMENT LES MARCHÉS IMPARFAITEMENT CONCURRENTIELS FONCTIONNENT-ILS ?
Chap3: QUELLES SONT LES PRINCIPALES DÉFAILLANCES DU MARCHÉ ?
Chap4: COMMENT LES AGENTS ÉCONOMIQUES SE FINANCENT-ILS ?
Chap5: QU’EST-CE QUE LA MONNAIE ET COMMENT EST-ELLE CRÉÉE ?
Chap6: Comment la socialisation contribue-t-elle à expliquer les différences de comportement des individus ?
Chap7: Comment se construisent et évoluent les liens sociaux ?
Chap8: Quels sont les processus sociaux qui contribuent à la déviance ?
Chap9: COMMENT SE FORME ET S’EXPRIME L’OPINION PUBLIQUE ?
Chap10: Voter : une affaire individuelle ou collective ?     

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19 juillet 2020

Un si grand soleil: des faits de société en série

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Durant l'été 2020 j'ai vu un des lieux de tournage de la série de France 2, Un si grand soleil.
C'est la paillote au bord de la mer. L'occasion de faire un selfie avec une l' actrice Malya Roman.


Comme dans Plus belle la vie les scénaristes intègrent à l'histoire des éléments traduisant l'évolution de la société. On est loin des séries que je regardais dans ma jeunesse: Magnum, Columbo, Starsky et Hutch...Les personnages étaient plutôt des archétypes confrontés à des situations hors du commun. On s'évadaient avec eux dans un univers aux antipodes du notre.


Dans la série de France 3, Malya joue le personnage d'Elise une policière en couple avec Sofia. Elles sont les parents d'un bébé la petite Charlie avec l'aide d'un géniteur Bilal.
Selon l'actrice: " la fiction qui traite de sujets d’actualité à au moins pour mérite d’en parler, et de montrer aussi les différents points de vue. Je pense que c’est très utile de pouvoir voir une fiction où l’actualité est mise en lumière par différents points de vue qui restent tous très humaines, finalement. Ca a au moins le mérite d’ouvrir le débat sur la question !" (source

Concernant les couples LGBT encore rares à l'écran, elle pense: "il y a encore beaucoup de progrès à faire. Après, dans mon enfance et mon adolescence j’ai vu pas mal de films qui parlaient d’homosexualité ou de jeunes gens qui se cherchaient, qui cherchaient leur sexualité. Donc je ne me sens pas une pionnière dans la représentation à l’écran, mais c’est vrai que dans les fictions françaises et aussi dans les quotidiennes, c’est sûr que ce n’est pas assez représenté. Mais je me sens très heureuse de jouer ce rôle ! "


Les temps changent donc, certains téléspectateurs semblent contents de retrouver dans quelques feuilletons des personnages plus proches du quotidien.

Sofia Caballo est un ancien personnage principal des saisons 1 à 4 de la série Un si grand soleilPleine de fantaisie et d’humour, elle est l’animatrice infatigable de la paillote. Elle est interprétée par Marie-Clotilde Ramos Ibanez. Elle n'est plus dans la série.  Sofia  s'éloigne de Montpellier pour prendre un nouveau départ et oublier Élise. Elle déménage à Uzès pour y reprendre une librairie-salon de thé. Élise et elle se mettent d'accord pour que Charlie parte avec Sofia, avec une garde un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires pour Élise.

On termine donc avec une petite photo avec Sofia/Marie-Clotilde, toujours pétillante d'énergie.

 

15 juin 2020

Le jeu du film numéro1: La gifle.

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C'est toujours significatif de retrouver le contexte politique, économique et sociologique d'un film.

Selon vous en quelle année sortait le film La gifle?

Quelques indices avant de voir les images. Cette année là en France:

- Election de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République française avec 50,8 % des suffrages exprimés contre François Mitterrand.
- La majorité civique passe de 21 à 18 ans.
- Seconde loi Neuwirth. La pilule contraceptive est accessible aux mineures sans autorisation parentale et remboursée par la sécurité sociale
- Discours de Simone Veil à l'Assemblée nationale pour le droit à l'avortement.
- 2,2 % de chômeurs en France (631 000).
- 63 % des ménages possèdent une automobile, 88,5 % possèdent un réfrigérateur, 48,7 % une machine à laver, 82,4 % la télévision.

 

 

19 mars 2020

Chap2: COMMENT LES MARCHÉS IMPARFAITEMENT CONCURRENTIELS FONCTIONNENT-ILS ?

             CHAP 2: Comment les marchés imparfaitement concurrentiels fonctionnent-ils? 

La concurrence pure et parfaite n'existe pas toujours.

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PARTIE1:Le monopole comme symbole de concurrence imparfaite
             Le monopole est une entreprise fournissant à elle seule la totalité de la production sur un marché. Seul producteur sur le marché, le monopole est « faiseur de prix » par opposition aux agents présents sur un marché de concurrence parfaite qui sont « preneurs de prix ».
Un monopole peut avoir plusieurs origines :

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Microéconomie / Le monopole : La détermination du prix
vidéo à la 4ème minute et 50 secondes

PARTIE2: Oligopole et entente entre entreprise
Un oligopole correspond à une structure de marché caractérisée par deux critères:
1. un petit nombre de producteurs face à une infinité de demandeurs
2. des producteurs qui vendent des produits identiques ou différenciés.
Un producteur présent sur un tel marché est appelé un oligopoleur.
En situation d’oligopole. Il est dans l' intérêt des entreprises de coopérer et de chercher à former des ententes. Donc un entre entreprises pour réduire la concurrence dans leur secteur d'activité.
Exemple: France : treize entreprises sanctionnées pour entente sur les prix 

Un cartel est le regroupement de plusieurs grandes entreprises du même secteur qui forment un oligopole. (pratique illégale dans de nombreux pays tels la France ou les États-Unis).
Une amende record de l'UE pour sanctionner le cartel des camions 

Mais il peut aussi exister de la compétition, non coopération.

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Nous avons vu la compétition entre Airbus et Boeing, on peut poser la question :
Faut-il coopérer ou non ?
La coopération peut s'analyser avec le dilemme du prisonnier
Qu'est-ce-que le dilemme du prisonnier? 

On peut représenter ce dilemme sous forme de matrice:

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PARTIE3: Les sources du pouvoir sur un marché
On peut retenir différentes stratégies pour avoir un POUVOIR DE MARCHE et échapper à la concurrence: l'entreprise, la firme à la capacité d'influencer le marché. ( le contraire de la CPP).
Constituer des groupes de 4 qui imaginent des stratégies...Vous êtes chauffeur VTC: comment limiter la concurrence? Comment se démarquer de la concurrence VTC
Voiture de Transport avec Chauffeur
La loi définit les chauffeurs VTC comme des « exploitants qui mettent à la disposition de leur clientèle une ou plusieurs voitures de transport avec chauffeur, dans des conditions fixées à l’avance entre les parties. » Le chauffeur de VTC ou de grande remise conduit des personnes dans des véhicules dits de tourisme de luxe dans le cadre de leurs déplacements (aéroport, déplacement urbains, rendez-vous). Ils sont environ 7 200 exploitants en France.

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On peut relever des réponses dans cette vidéo: 

 

Le pouvoir de marché peut trouver son origine dans:
1-Nombre limité d’offreurs: sont en position d’influencer le prix de marché.
2-Barrières à l’entrée: avec nécessaire maîtrise d’une technologie de production particulière ou accès limité à certaines ressources, présence d' investissements lourds et coûteux.
3-Ententes: accords généralement secrets et illicites entre quelques entreprises.
                                                    On aboutit à 4 structures de marché:

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On comprend donc que le pouvoir est lié à la capacité de fixer le prix. (surtout en monopole, oligopole)
Ou dans une guerre du prix visant à baisser le prix pour séduire les clients. (concurrence).
Mais les entreprises peuvent chercher à différencier leur produit afin de justifier leur prix. Le marché CAPTIF est lié ici aux spécificités du produit.
Dans le tableau ci-dessus la concurrence monopolistique repose plutôt sur la capacité d'un grand nombre d'entreprises à différencier leur produit.


 

                                                                                 Bilan final:

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L’Etat veille au rétablissement des règles de la concurrence. Le Conseil de la concurrence est spécialisé dans la répression des pratiques anticoncurrentielles. Il peut conseiller, enquêter, démanteler et sanctionner les ententes et les abus de position dominante. Au niveau européen, la Commission européenne joue un rôle similaire.

Exemple Bruxelles rejette la fusion Alstom - Siemens dans le ferroviaire

https://www.france24.com/fr/20190206-ue-bruxelles-commission-europeenne-interdit-projet-fusion-siemens-alstom

19 mars 2020

Chap3: QUELLES SONT LES PRINCIPALES DÉFAILLANCES DU MARCHÉ ?

         Chapitre 3:Les défaillances du marché et l'intervention de l'Etat

L’intervention de l’État – représentant de l’intérêt collectif – s’avère indispensable pour corriger les défaillances du marché . Donc tous les cas où il y a une mauvaise allocation des ressources.

    Partie -1 Le problème des externalités

A) Défaillance du marché en présence d'externalités positives et négatives 
L'activité d'un agent économique peut avoir un impact sur le bien-être d'un ou plusieurs individus, sans qu'il y ait de compensation monétaire: c'est une externalité.

Externalité positive quand le bien-être augmente. Le marché échoue à récompenser celui qui améliore le bien-être, il n'est donc pas incité à produire.
Externalité négative quand le bien être diminue sans compensation monétaire. Le marché n'arrive pas à faire payer celui qui dégrade le bien-être. Le coût social est alors supporté par la collectivité.

Dans le document on voit que le bruit est générateur d'externalités négatives pour l'économie et la société.

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Si vous avez un peu de temps vous pouvez regarder cette vidéo où un prof d'économie de prmière ES présente l'exemple de la pollution: 

B) Les moyens pour favoriser ou lutter contre les externalités
L'Etat peut mettre en place des réglementations pour réduire certains comportements négatifs. Il peut verser des subventions pour récompenser les agents générants des externalités positives.

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Avec l’internalisation le marché va  considérer la valeur de cette externalité dans ce marché et les prix seront corrigés, généralement pas une hausse des prix de production (diminution de l’offre causée par une taxe ou autre). La taxation permet de dissuader les comportements provocant des externalités négatives grâce à un prélèvement monétaitre.

Exemple vidéo avec pour l'automobile : un malus écologique plus sévère en 2020.  

           Partie-2 Le problèmes des biens communs et collectifs  

A) Défaillance du marché en présence de certains biens 
Les biens communs sont rivaux, leur consommation par un agent diminue la quantité disponible pour les autres. Ils sont aussi non excluables, il est impossible d'empêcher un individu de les consommer. Il y a donc un risque de surexploitation par le marché de ces ressources avec le risque d'entrainer leur disparition.

 L’exemple type est celui des bancs de poissons : tout le monde peut pêcher des poissons dans la mer (ils n’appartiennent à personne et sont librement accessibles… moyennant quelques équipements sans doute !). Par contre, le poisson que pêche un pêcheur n’est plus disponible pour un autre pêcheur : les poissons ne sont pas comme l’air que chacun respire en même temps. Il existe de très nombreux biens communs, notamment environnementaux, comme les nappes phréatiques, les forêts, les pâturages de montagne, etc.

Attention! Il ne faut pas confondre biens communs et biens collectifs, qui sont souvent des services d'ailleurs, qui quant à eux sont à la fois non rivaux et non excluable comme la Défense nationale. Il ne faut pas confondre biens communs et  services publics, puisqu'un service public est produit et offert par l'Etat, ce qui n'est pas le cas des biens communs.

Ci-dessous des documents pour clarifier les différents types de biens: en effet en plus des biens commun le marché ne permet pas d'assurer la production des biens collectifs qui sont des biens non rivaux et non excluables. Un producteur privé n'a pas intérêt à les produire car il ne pourrait pas faire payer les consommateurs.

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B) L'Etat et la production des biens communs et collectifs

Il est possible de onfier le bien commun au secteur privé ou au secteur public.

Dans cette vidéo vous allez voir qu'il y a des forestiers privés.
Exemple: Les forestiers privés face aux défis de la forêt française 

Avec l'exemple de l'eau on peut poser la question du gestion privée ou publique.

Enfin l'Etat doit produire les biens collectifs, en utilisant l'impôt pour financer leur coût. Exemple un stade, un parc, un transport en commun....


 

   Partie-3 Le problème des asymétries d'informations

A) Défaillance du marché en présence d'asymétries
Parfois les demandeurs et les offreurs ne disposent pas des mêmes informations. Ces asymétries peuvent provoquer des phénomènes de sélection adverse: certains acteurs du marché moins informés risquent de quitter le marché car il est trop incertain.
Exemple: Voitures d’occasion ð sélection adverse : si le marché ne présente que des voitures d’occasion de mauvaise qualité.....risque de disparition du marché.

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Parfois les agents n'ont pas assez d'informations sur le comportement d'autres agents. On parle alors d'aléa moral quand les conditions d'échanges sont incertaines. Certains individus peuvent profiter du fait que leur comportement n'est pas observé pour prendre des risques, au détriment d'autres agents.
Exemple: Marché du travail ð aléa moral : le salarié ne fournit pas le maximum d’efforts 
Relevez d'autres exemples dans cette vidéo: 

B) Les solutions

Il faut révéler l'information à laquelle les acteurs du marché n'ont pas accès. 

Les systèmes de notations, les procédures de contrôles ou les labels peuvent révéler l'information à tous.

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Il faut mettre en place des dispositifs pour mieux connaitre le comportement et sanctionner ceux qui prennent des risques élevés sans en supporter le coût.

 

17 juillet 2018

Les bleus sont-ils encore accessibles?

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La France est championne du monde comme en 1998. Les supporters souhaitent les voir, faire une photo.
Les joueurs n'y sont pour rien, mais autour d'eux les consignes de sécurité sont de plus en plus renforcées. Par exemple lors de la descente des Champs Elysées le bus entouré de policiers roulaient beaucoup trop vite.


"Attendre pendant plus de 3 heures, debout, en plein soleil, coller les uns aux autres pour voir le bus où l'équipe y était pour saluer passer en deux secondes", regrette un fan des Bleus. "On a attendu des heures (5 heures me concernant) sous la chaleur, les bousculades, les fumigènes... pour les apercevoir 5 minutes", déplore un autre.
Au delà du seul défilé, c'est l'annulation du passage à l'hôtel Le Crillon qui a agacé d'autres supporters, qui s'étaient réunis, en masse et pendant de longues heures, devant le palace parisien pour voir leurs idoles. Un sentiment de frustration tellement fort que la situation a fini par s'envenimer, provoquant l'intervention des CRS pour évacuer les abords de l'établissement.   

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C'est un cercle infernale: plus les joueurs sont vus à la télévision moins il est facile de les voir dans la vie réelle, il y a une hausse de la virtualisation par l'intemédiaire des téléphones...

   Je me souviens que nous avions vu les bleus en déplacement et les images étaient reprises sur le site de la FFF, mais cela semble bien loin.

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C'est le revers de cette notoriété que l'on retrouve en championnat de France: l'équipe du PSG quand elle se déplace est confinée dans son hôtel avec des agents de sécurité devant l'entrée.

14 juin 2017

Geoffroy Guichard n'appartient pas aux stéphanois

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On parle beaucoup de la vente possible du mythique chaudron au club. Romeyer et Caïazzo devraient débourser 200M€ à Saint-Etienne Métropole.
Un prix raisonnable pour un stade de 42 000 places rénové pour 78 millions d’euros à l’occasion de l’Euro...


Ceux qui sont contre cette idée veulent nous faire croire que le stade appartient aux stéphanois, sachant que le club verse une location de 1,4 millions d'euros à la Métropole chaque année. C'est le prix de la location pour pouvoir utiliser le stade Geoffroy-Guichard.


Pourtant attention le stade n'est pas un bien collectif comme le sont par exemple le parc de l'Europe ou la plage de Saint-Victor, c'est ce que je souhaite montrer dans ce texte.

 
Il faut attendre les articles intitulés The pure theory of expenditures et Diagrammatic exposition of a theory of public expenditure de Samuelson en 1954 et 1955 et Theory of public finance de Musgrave en 1959 pour trouver une formalisation précise de la distinction entre les différents types de biens, à savoir d’une part les biens privés et d’autre part les biens publics.
La première caractéristique des biens publics correspond à l’absence de rivalité entre agents économiques. En effet, chaque consommateur bénéficie du bien dans son ensemble. Ce dernier ne se partage pas en quantités additives. L’indivisibilité de consommation d’un bien entre les individus est le critère fondamental de définition des biens collectifs. L’indivisibilité de consommation distingue les biens privatifs des biens publics. Les biens privatifs sont totalement divisibles.
Deuxième caractéristique:  le bien public est à la disposition de l’ensemble des individus. Cette caractéristique conduit à la gratuité des biens publics. Il n'y a pas d'exclusion d'individus par le paiement d'un prix.
Ces deux caractéristiques ne fonctionnent pas pour le chaudron...

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Vous comprenez  bien qu'aucun stéphanois ne peut entrer au stade comme il le souhaite et on a bien vu lors du match contre Manchester qu'il n'était pas facile d'obtenir une place.
Donc si le stade est vendu cela ne changera rien car aucun stéphanois ne peut actuellement se sentir propriétaire du stade...Pour y entrer il doit sauf visite gratuite payer sa place de match (exclusion par le prix) et parfois le stade est plein, donc il n'y a plus de place (rivalité entre consommateurs)...Donc c'est déja un bien privé comme une salle de cinéma. On ne comprend pas pourquoi le service public serait propriétaire d'un bien privé.

Mais il reste un problème qui a les moyens d'investir 200 M€ dans un stade? Comment rentabiliser cette dépenses? Tout le monde n'a pas les moyens financiers d'un club comme Manchester capable de débourser 120 M€ pour le transfert de ansfert de Paul Pogba... Mais un très bon joueur très médiatisé offre des possibilité de retour sur investissement. Par contre pour un stade il faut trouver des évènements....

29 décembre 2019

Faut-il supprimer le mercato d'hiver ?

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L'année passée en janvier 2019, quand j'ai fait ce selfie avec les deux comparses Olé et Robert c'était la dernière fois qu'on voyait Selnaes. Il y a un peu moins d’un an, Ole Selnaes prenait tout le monde de court à l’ASSE en annonçant son intention de quitter le club pour rejoindre la Chine. Un départ qui privait Jean-Louis Gasset d’une pièce maîtresse au mileu de terrain associée à Yann M'Vila.


Le Mercato (italianisme signifiant « marché ») désigne l'ensemble des transactions permettant le passage de joueurs d'un club professionnel à un autre, durant les périodes prévues à cet effet.


Le marché des transferts hivernal est après le passage du père noël une destabilisation des effectifs. On peut le dire , le mercato d’hiver sème la pagaille dans les clubs de Ligue 1.
Un footballeur qui s’estime en manque de temps de jeu souhaite changer d’équipe. Un entraineur en difficulté sur certains postes cherche la perle rare.
Mais changer un maillon et c'est toute la chaîne, tout le collectif qui risque de se désolaridiser. Cela transforme aussi le joueur en marchandise. Supprimons le mercato en janvier. Ainsi un joueur qui s’engage dans un club en début de saison doit y rester jusqu’au bout. S’il s’est trompé, il doit assumer. Idem pour le club, partons du principe qu’il démarre une saison avec un effectif qui doit la finir. 

Si l'on prend l'exemple de Selnaes son aventure à Shenzen, tout comme celle de Cheick Mbengue, tourne au fiasco. Son club vient d’être relégué en deuxième division. Il va donc devoir faire ses valises pour ce mercato 2020.   

Se souvenant de cet épisode Yann M'Villa a déclaré au sujet du mercato d'hiver: "Je ne suis pas du genre à quitter le navire en pleine mer!"

10 juin 2019

Maéva Clemaron, aime jouer à la maison

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Si Maéva Clémaron n’est pas entrée en jeu vendredi soir au Parc des Princes contre la Corée du Sud (victoire 4-0 de la France avec des buts signés de Le Sommer, Renard (2) et Henry), la milieu de terrain du FC Fleury 91 a vécu ce match d’ouverture de la Coupe du monde de manière très intense.
"Il y avait beaucoup d’émotion. J’ai versé quelques larmes au moment de la Marseillaise. L’ambiance était impressionnante avec ce Parc des Princes plein, qui chantait. Je n’ai pas les mots. C’était énorme."


La n°10, doublure d’Amandine Henry, veut bien faire pour ce premier grand rendez-vous international. Elle fait partie d’une catégorie rare, dans un football qui se professionnalise de plus en plus chez les femmes : elle est la seule joueuse de l’équipe de France, avec Gaétane Thiney (cadre technique à la fédération française de football), à concilier le football avec une activité professionnelle, en l’occurrence l’architecture. Un emploi du temps certes chargé mais moins que lorsqu’elle était à Saint-Etienne.
Dans la Loire, elle suivait des études à l’École nationale supérieure d’architecture et découvre le plus haut niveau avec l’ASSE entre 2008 et 2017 : "Si je n'avais pas donné la priorité à mes études, je n'aurais pas pu obtenir mon diplôme", confie la milieu de terrain à l’AFP. "J'ai la chance de pouvoir exercer deux passions, en priorité aujourd'hui le foot, mais l'architecture c'est vraiment un équilibre pour moi. Par contre, je ne veux plus qu'elle impacte le côté foot."

Pas de doute cette jeune architecte doit aimer jouer à la maison.

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18 février 2019

Patrick Bosso: Avé l'accent!

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Patrick Bosso sera en ouverture du Festival des arts burlesques le 21 février. Son spectacle intitulé Sans accent est l'occasion pour le quotidien local stéphanois de l'interroger sur l'accent.


Il répond ainsi: « l' accent marseillais me situe. Je peux lire n’importe quel texte, cet accent “pagnolise”. J’ai eu la chance de rencontrer Niels Arestrup qui m’a conseillé de garder mon accent. »
« En tournée j’aime entendre des accents différents. J’aimerais qu’à la télé, les gens qui viennent de Bordeaux ou Saint-Étienne gardent leur accent. Ça fait partie d’une personnalité. L’accent de Saint-Étienne, je le connais. C’est celui d’Aimé Jacquet. Je dirai aux Stéphanois de garder leur accent. »

1 décembre 2016

Cavani et le désenchantement du monde.

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Mardi lors de la 15ème journée de L1 Edinson Cavani a rendu hommage aux victimes brésiliennes de Chapecoense avec un tee-shirt sous son maillot qu’il a montré. Un geste sanctionné d’un carton jaune par Monsieur Schneider.

Le joueur explique: "J'ai parlé avec l'arbitre en anglais et il m'a dit que c'était un beau geste. Il m'a dit que cela n'est pas possible les messages sous le maillot, j'ai compris. C'est le message que je voulais donner aujourd'hui, le carton ce n'est pas important."
En savoir plus sur
http://www.paristeam.fr/autour-du-psg/cavani-reagit-sur-son-carton-jaune-cavani-reagit-sur-son-carton-jaune-24748.htm#r8Ui8gZMtS8oku76.99

Selon le sociologue Max Weber la société contemporaine et ses évolutions est plus complexe que celle d'autrefois : les divisions d'activité, les innovations, et le progrès amènent à une rationalité toujours plus puissante.

Il appréhende ainsi les caractéristiques de la société occidentale et démontre qu'elle tend à se rationaliser. Tous les domaines sont en effet progressivement rationalisés : croissance du capitalisme, bureaucratisation en politique, utilisation de sciences objectives, etc. Ainsi, un monde scientifique se substituerait au monde religieux d’antan. C'est ce que Max Weber appelle le désenchantement du monde.

Quand on voit le geste de l'arbitre, c'est une illustration de cette rationalité dominé par des procédures administratives. Monsieur Schneider agit comme un robot, par contre Cavani a gardé sa dimension humaine encore sensible aux transcendances venues du ciel.

30 décembre 2019

Quand le poulpe rencontre un pirate

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                Je ne pensais pas un jour rencontrer un pirate....


Joshamee Gibbs est un personnage de la saga Pirates des Caraïbes. Dans une époque antérieure aux films, il était d'abord marin dans la marine de sa Majesté au sein de la Compagnie des Indes. Puis, il devint pirate et rencontra Jack Sparrow avec qui il se lia d'amitié. Ils se retrouveront à Tortuga dans Pirates des Caraïbes: La malédiction du Black Pearl où Gibbs restera ensuite son second durant toutes leurs aventures.
Il est incarné par Kevin McNally invité au premier Hero festival de Saint-Etienne.

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14 janvier 2018

Yann M'Vila est en marche

 

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Comme le nouveau Président de la république Yann vient d'Amiens. Et tous les deux ils en ont fait du chemin depuis leur enfance. En fin de semaine de ce début janvier 2018, il pose ses valises à L'ASSE. Fidèle à la Stratégie Du Poulpe je réalise un petit selfie....

Grand espoir du football français lors de ses débuts sous le maillot rennais, Yann M'Vila s'est ensuite perdu en Russie, au Rubin Kazan, qu'il a rejoint en 2013. Après deux prêts mitigés à l'Inter Milan puis à Sunderland, M'Vila s'est engagé avec l'ASSE jusqu'en juin 2019. Sa principale mission ? Sauver les Verts.

Sans détour, Yann M'Vila avoue qu'il n'a pas eu une enfance très facile. « Cela a été loin d'être rose. Je me souviens d'un jour où on s'est partagé une baguette pour six avec mes cousins. Je viens d'un milieu très modeste et cela m'a appris à ne pas faire n'importe quoi. Ma mère ne travaillait pas. Et mon père a été policier municipal et ensuite dans une usine. Croyez-moi, je suis loin de flamber avec mon argent. » Né à Amiens, il a très tôt intégré le club local qui disposait alors d'une section professionnelle. « Je me voyais devenir pro. Mais ça ne s'est pas bien passé et, vers l'âge de 13 ans, j'ai quitté Amiens pour Mantes-la-Jolie (Yvelines) et j'ai vécu chez mes grands-parents. Là, j'avais oublié mon rêve. Mais c'est dans ce club qu'un recruteur de Rennes m'a repéré. Et à l'âge de 14 ans, j'ai intégré le centre de formation du Stade rennais. »

robYann M'Vila, international à vingt-deux reprises entre 2010 et 2012, retrouve ainsi Jean-Louis Gasset qui l'avait lancé en Équipe de France avec Laurent Blanc. Et le nouvel entraineur des Verts ne semble pas tout à fait étranger à la venue de l'ancien Rennais dans le Forez. Après la victoire en Coupe de France face à Nîmes dimanche dernier (2-0), l'ex-adjoint du Président s'était d'ailleurs montré dithyrambique à son égard : " C'est un joueur que j'adore. Si un jour, je l'ai face à moi avec un maillot vert, alors je serai très content. " L'arrivée de M'Vila, combinée au retour de prêt anticipé de Robert Beri?, déjà décisif en Coupe de France, démontre la volonté des dirigeants stéphanois d'insuffler un nouveau souffle au sein du club. 

C'est Beric (photo) qui guide la nouvelle recrue...

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