Le gardien des Verts est très fort dans sa cage, mais en dehors il est plus sur la réserve. Ce qui frappe c'est chez lui cette sorte de mélancolie et non pas de l'arrogance. Sur ce tempérament il déclare: "je ne vois pas pourquoi je devrais sourire à tout le monde, toute la journée".
Et justement dans un article publié par Le Monde le styliste anglais Paul Smith se demandait si l'idée de porter un maillot différent du reste de l'équipe ne séduirait pas un certain type de personne - des individus solitaires, peut-être, des introvertis, des penseurs, mais aussi des gens qui aiment, de temps à autre, être au centre de l'attention. C'est vrai que Ruffier se transforme sur le terrain, il devient un guerrier.
On le sait un gardien de but doit être prêt à accepter de porter davantage que sa part de responsabilité quand les choses se passent mal. Parce que quand tout va bien, évidemment, le gardien a froid et s'ennuie : il a rien à faire.. Dans les deux cas, c'est un poste bien solitaire. Illustration parfaite (citée par So Foot) le 23 octobre 1957, au Parc des Princes. Le Racing Club de Paris reçoit Monaco sous les caméras des “actualités françaises”. Sur une descente d'un ailier monégasque, qui largue une grosse frappe lourdingue à la trajectoire mollement bondissante, le gardien parisien se troue et la balle finit au fond des filets. Le reporter se tourne alors vers un “spectateur parmi les 35 000 spectateurs”, debout en imper-cravate: Albert Camus, 44 ans, tout juste auréolé de son prix Nobel. Les malheurs du goal du Racing reçoivent chez l'écrivain “l'indulgence d'un confrère”, qui le défend d'une phrase toute compassionnelle: “Il ne faut pas l'accabler. C'est quand on est au milieu des bois que l'on s'aperçoit que c'est difficile”. La nouvelle gloire nationale sait de quoi elle parle: “j'étais goal au Racing Universitaire Algérois”, cloute l'écrivain, comme pour donner plus de poids encore à son propos. Camus sait bien que sur un terrain et sur une scène de théâtre on est à la fois solitaire et solidaire.
Peut-être bien qu'un gardien de but, c'est un peu comme le batteur dans un groupe de rock. Il fait partie du collectif tout en restant en retrait. Un batteur ne bouge pas de derrière ses caisses, et un gardien ne sortira qu'exceptionnellement des limites de la surface de réparation. L'un et l'autre s'entraînent souvent seuls.
Vous le connaissiez le Géant de Châteaucreux réalisé par Ella et Pitr. Un immense graffiti créé en 2011 à la demande de l'ancienne municipalité . Il était assis sur les ruines d’une ville et il regardait au loin, un oiseau sur l’épaule. Pour Ella : "c’est comme ça que l’on voyait Saint-Étienne à l’époque."
En ce début mai 2016, surprise! Le géant a disparu. Ella et Pitr le remplace par un arbitre. Un clin d'oeil aux futurs spectateurs de l'Euro qui vont débarquer à la gare de Saint-Etienne. Sans doute un arbitrage des élus...
En effet on se souvient que le nouveau Maire de Saint Etienne Gaël Perdriau avait sorti un carton rouge à cette fresque. Ce géant qui défèque avec un corbeau sur l'épaule donnait selon lui une mauvaise image de la ville, il souhaitait donc l'effacer avant l'Euro.
J'ai demandé à PITR perché sur sa nacelle: "Pourquoi un arbitre?"
Pitr: "De nos jours, ça par en couilles il faut quelqu'un pour arbitrer!"
Moi: "Quoi? Le foot ou la société?"
Pitr:" le foot cela fait longtemps..non toute la société"
Moi: "Vu le mur tu avais la contrainte d'un personnage couché, pourquoi pas un gardien?"
Pitr: "on avait envisagé une grand mère gardienne..mais on a opté pour l'arbitre car cela évite de se focaliser sur un joueur..Il est dans ses rèves et le ballon est une lune"
Avec une lecture entre les lignes on comprend que Pitr ne manifeste pas une grande passion pour le foot. Etant sous la contrainte du thème de l'Euro 2016 imposé par Saint-Etienne Métropole il opte donc avec "Coup de pied à la lune" pour une métaphore sur la nécessité de faire respecter une éthique dans l'espace sociaL...Mais cet arbitrage est épuisant, car il y a sur l'arbitre des pressions liés à des enjeux économiques et politiques. A bout de souffle après avoir sifflé une multitude de fautes et tricheries il s'endort en révant sans doute à un monde meilleur.
A noter le clin d'oeil à l'ancien géant sur les cartons de l'arbitre...
Si l'on se replonge dans le passé, on constate que cette place du géant est dans une démarche éphémère..
Cette place semble marquée par des projets temporaires...On se souvient que dans le cadre de la Biennale Internationale Design Saint-Etienne, un appel à candidature était lancé pour intégrer des créations collectives, sur la place du géant, autour de la notion de "Design dans, pour et par l'espace public"
Le collectif ETc (http://www.collectifetc.com/), mandaté par l'Etablissement Public d'Aménagement de Saint-Etienne proposait de créer un deuxième opus au projet "Place au changement / Place du géant", chantier participatif de construction d'espace public au coeur du quartier Châteaucreux, réalisé à la suite d'un appel à projet en 2011. Dans le ton de cette première intervention et en prenant en compte la situation urbaine et sociale du quartier de Châteaucreux, le Collectif ETc souhaitait créer des espaces de discussion, mettre en culture et concrétiser des idées de projets ou d'amélioration du cadre bâti et des usages sur la place du Géant et alentour. http://place-au-changement.tumblr.com/
Le Collectif accompagnait ce "chantier" par des animations variées autour des thématiques de l'urbanisme, du vivre-ensemble, du partage des espaces publics et de leurs usages, pour faire de cet espace temporaire un lieu d'échange...
La Place du Géant est un espace public temporaire....Ces espaces trouvent leurs intérêts dans le renouvellement de leurs aménagements. Le chantier était aussi l’occasion d’expérimenter et de remettre sans cesse en question un espace et son mode de fonctionnement..
Artus aime bien chambrer..Au plublic stéphanois, il demande: "Vous êtes sérieux avec vos rapés? De la patate et un oeuf et vous en faites tout un plat?"
Artus ne souhaite pas utiliser de vieilles recettes, c'est l'impression que j'avais en rencontrant ce jeune turlupin lors d'un premier passage au festival des arts burlesques, il avait encore la barbe....
"J’ai passé un bac pro cuisine mais j’ai toujours voulu faire rire, donner du bonheur", explique Artus
Victor Solaro, son vrai nom, va décliner sa vie à travers les lettres de son nom d’artiste, Artus, en fait son deuxième prénom choisi par un père amusé d’avoir dégoté dans les encyclopédies un personnage historique avec le même patronyme. « Mon père a trouvé Artus de La Fontaine-Solaro, baron d’Oignon, grand maître des cérémonies de Louis XIV et auquel se rapporte l’expression +se mettre en rang d’oignon+. On m’a toujours appelé Victor et pour moi le choix d’Artus était logique », explique le comédien. Dans ce spectacle qui sera présenté ensuite au Festival d’Avignon dans une salle de 200 places avant de partir en tournée en France -dates encore à signer- Artus ira donc du A comme animation, car il a été animateur au Club Méditerranée à l’Alpe d’Huez, au S comme ce show-biz qu’il fréquente depuis un an. Il y aura aussi le R de restauration avec tous les stéréotypes des chefs qu’il a croisés, le T de travail, ceux qu’il aurait voulu faire (inventeur, chanteur…) et ne pas faire (policier, comptable) puis le U qui « ne (l)’inspire pas » et pour lequel il a plongé dans « le dico pour y dégoter des mots et rimes en U ».
Artus, a été repéré par Emilie, l’assistante de Laurent Ruquier, dans une salle de 44 places du festival off d’Avignon avec son premier spectacle « Vas jouer sur l’autoroute ». Pour l’émission de France 2, « j’avais choisi comme thème: +recruter la baby-sitter idéale+. J’avais le trac mais rien à perdre. J’ai eu des 14 et 15, de très bonnes notes .
Le jeune montpelliérain, « monté » à Paris pour suivre les cours Florent (6 mois) « qui ne me correspondaient pas » puis les cours d’Agnès Torres (2 ans), a brûlé les étapes. Et ce n’était pas simple car dans l’émission « il faut « une quinzaine de passages avant d’être admis par les anciens ». Pour son 28e passage, il a joué une très convaincante et hilarante Adriana Karembeu. « J’avais fait une première fois une femme. Et je m’étais dit: c’est le truc! Je peux être de temps en temps le travelo de l’émission ». « Depuis que je suis petit, j’aime les déguisements. Je fais un peu de stand up mais je n’y ai pas vraiment adhéré. J’ai besoin de jouer des personnages », ajoute celui qui a aussi très bien interprété une « Claudette ». --> http://artuslesite.com/one-man-show/
Dans le centre ville de Saint-Etienne une surprise dans le ciel!
Il semblerait que plusieurs grandes villes, dont Nantes et Rennes, voient depuis quelques années leurs fils électriques ainsi ornés de paires de chaussures nouées entre elles et suspendues par leurs lacets.
Le Shoes tossing, est né aux Etats-Unis et aurait selon certaines sources pour objectif de marquer le territoire d'une bande, servir de repères pour la vente de drogues, ou marquer le coup pendant un racket. Un truc de gros méchants quoi. Mais il pourrait provenir d'un tout autre rite, puisque les Marines une fois leur engagement terminé, dans les années 80, balançaient leurs rangers sur des fils pour marquer leur retour à la vie civile. Les étudiants s'en seraient inspirés pour fêter la fin de leur année universitaire.
Pour nos villes c'est plutôt de l'art de rue, de l' amusement,, ou simplement pour parsemer quelques grains de folie dans la ville et nous surprendre. Plutôt que les classiques graffitis, ces originaux préfèrent les shoefitis. Bref du piment que des turlupins qui sortent des sentiers battus essaient de distiller, parfois, dans notre routine quotidienne. http://www.shoefiti.com/
Quand on veut rencontrer Stromae et qu'on ne fait pas partie de sa famille, de ses amis , il faut passer par des liens faibles...Cette notion a été popularisée par Mark Granovetter. Dans le cadre de ce blog la stratégie du Poulpe et sa logique de flux cette notion est stratégique.
En effet l’auteur distingue trois types de relations entre individus. Les liens faibles, les liens forts, et l’absence de lien. La force d’un lien étant déterminée en fonction de la quantité de temps partagé, de l’intensité émotionnelle, de l’intimité (la confiance mutuelle) et des services réciproques qui caractérisent ce lien.
Dans un premier temps, l’auteur montre que si deux personnes ont des liens forts, alors la probabilité pour qu’ils partagent des amis communs est elle aussi forte. Et plus ces liens sont forts, plus la probabilité pour que des relations qui n’étaient pas partagées initialement le deviennent.
Ce fait va avoir une conséquence importante sur l’efficacité spécifique des liens forts d’une part et des liens faibles d’autre part, dans les processus de diffusion.
En effet, Si une personne A diffuse prioritairement, principalement, une information à ses liens forts, alors, ceux-ci répercuteront souvent cette information à des personnes déjà informée par la première source A du message, puisqu’elles l’ont en commun. À l’inverse, si cette personne A diffuse cette même information à des liens faibles, alors la répercussion que pourront faire ces personnes se fera quasi exclusivement vers des personnes vers lesquelles A n’aurait pas pu diffuser son information.
Les conclusions importantes pour la question qui nous intéresse sont celles-ci :
• « Pour atteindre des contacts indirects, un individu doit passer par les liens de ce secteur « faible » ; ce type de lien est donc essentiel lorsque l’on s’intéresse à la manipulation du réseau par l’individu. »
• « (L’importance de ces liens faibles) provient également du fait que ce sont les voies par lesquelles des idées, des influences ou des informations socialement distantes de l’individu peuvent l’atteindre. Moins un individu a de contacts indirects, plus sa connaissance du monde situé au-delà de son cercle d’amis sera déterminée par ce dernier. »
Et cette analyse théorique et généraliste a été par la suite appliquée, testée, dans plusieurs domaines, dont celui de la mobilité professionnelle. Et il est apparu qu’elle a été confirmée, par exemple par le fait que pour les personnes ayant trouvé leur emploi par le biais d’une relation, dans une très importante majorité des cas, cela s’était fait par l’intermédiaire d’une relation éloignée, faible.
Peut-être pouvons nous penser que nos relations « fortes » sont plus motivées pour essayer de trouver l’information qui nous aidera dans une recherche d’emploi, mais nos relations « faibles » ont cet avantage décisif qu’elles évoluent dans des cercles différents et qu’elles ont alors accès à des informations différentes de celles que l’ont reçoit et qui sont souvent les mêmes que celles reçues par nos liens forts.
Comme le dit Mark Granovetter, « l’effet de structure est plus important que celui de la motivation. »
Dans ce blog LA STRATEGIE DU POULPE, nous proposons d’explorer une hypothèse située au croisement de la sociologie , de la psychanalyse et de la philosophie : la théorie de l’ordre social de l’inconscient, qui débute avec le conatus pour aboutir au Modus Octopus.
L trajectoire d’un individu n’est jamais uniquement le produit d’une volonté consciente, mais le résultat d’un double nouage : d’une part, l’inscription symbolique du sujet dans le langage et la loi (Lacan), et d’autre part, l’incorporation pratique des structures sociales au travers des champs et des capitaux (Bourdieu).
Ces deux logiques ne s’additionnent pas simplement : elles s’entrelacent pour produire un ordre invisible qui oriente les désirs, distribue les places, et conditionne les formes du lien social bien avant que les sujets ne croient “choisir”.
l’inconscient n’est pas seulement structuré comme un langage, il est structuré comme un langage socialement hiérarchisé.
Introduction – Le surgissement du conatus spinozien
Tout individu naît animé d’une énergie fondamentale, une persévérance d’être : le conatus selon Spinoza.
Avant toute inscription symbolique dans le langage et dans les structures sociales, l’humain est un faisceau d’affects orientés vers la conservation, l’accroissement et la poursuite de sa puissance d’exister.
Le conatus constitue donc le socle pré-social, pré-symbolique de la subjectivité :
→ il tend à se maintenir et à se déployer
→ il cherche des agencements favorables à sa puissance d’agir.
C’est sur cette énergie première que se greffe ensuite la structure psychique et sociale.
Ce que nous avons nommé l’Ordre social de l’inconscient désigne la manière dont les individus se construisent à l’intersection de quatre strates :
le conatus et l’altercialité (Spinoza + Lahire), qui définissent l’élan vital et les matrices précoces d’attachement ;
l’entrée dans le symbolique (Lacan), qui structure le désir via le signifiant, le manque, les discours et les formes de jouissance ;
l’inscription dans les champs sociaux (Bourdieu), où habitus, capitaux, illusio et doxa définissent les possibles objectifs d’une trajectoire ;
les processus d’émancipation singuliers (dernier Lacan + Deleuze/Guattari), qui permettent parfois de déborder les déterminismes via le sinthome et les agencements.
L’individu humain n’est donc pas un atome libre, ni un produit mécanique. Il est un nœud dynamique, traversé par des forces biologiques, symboliques, sociales et désirantes. L’ordre social de l’inconscient n’est pas une contrainte supplémentaire : il révèle les articulations profondes entre ce qui nous détermine et ce que nous pouvons transformer.
C’est au point d’articulation entre structure et invention qu’émerge la figure du Modus Octopus, sujet capable de redistribuer ses tentacules là où d’autres ne voient que des murs. Il ne s’agit pas d’un idéal héroïque, mais d’une possibilité réelle : celle d’habiter ses déterminations tout en ouvrant des lignes de création. Face au poids croissant des appareils sociaux, économiques et technologiques qui quadrillent nos existences, la pensée du Modus Octopus propose une éthique du mouvement, de la pliure, de la recomposition.
Avant la projection du film Compostelle, j’ai eu la chance de vivre un moment privilégié à Saint-Just-Saint-Rambert. En effet, juste avant la présentation du film, j’ai pu rencontrer les trois invités présents : l’actrice Alexandra Lamy, l’acteur Julien Le Berre et le réalisateur Yann Samuell. Ce fut un moment simple et chaleureux, qui a permis d’échanger quelques mots et de ressentir toute la passion qui entoure ce projet. Cette rencontre a rendu la découverte du film encore plus particulière, comme une invitation à entrer dans l’histoire avec ceux qui l’ont portée à l’écran.
Un film sur le chemin… et sur les êtres humains
Avec Compostelle, le réalisateur Yann Samuell nous entraîne sur les chemins du célèbre pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais plus qu’un simple film de voyage, c’est surtout une histoire de rencontres, de reconstruction et de quête personnelle.
Le film suit des personnages qui marchent pour des raisons différentes : certains cherchent à se retrouver, d’autres fuient une période difficile de leur vie. Au fil des kilomètres, la marche devient un moyen de ralentir, de réfléchir et surtout d’apprendre à écouter les autres.
Les paysages traversés – montagnes, villages, chemins poussiéreux – participent pleinement à l’atmosphère du film. La nature y devient presque un personnage à part entière, accompagnant les pèlerins dans leur transformation.
Alexandra Lamy dans un rôle sensible
Alexandra Lamy incarne une femme engagée dans ce voyage autant physique qu’intime. Son personnage porte des blessures, mais aussi une grande force intérieure. Lors de la rencontre avant la projection, elle expliquait que ce rôle l’avait particulièrement touchée car il parle du moment où l’on décide de reprendre sa vie en main.
Elle évoquait aussi l’importance du chemin lui-même : la marche, le silence, les rencontres imprévues. Selon elle, c’est ce qui donne au film sa dimension profondément humaine.
Julien Le Berre, une présence juste et touchante
À ses côtés, Julien Le Berre apporte une énergie différente. Son personnage, plus jeune et en quête de repères, crée un contraste intéressant avec les autres marcheurs. Leur relation évolue au fil du parcours, passant parfois par des tensions mais aussi par une forme de solidarité inattendue.
Lors de la présentation, l’acteur expliquait combien le tournage avait été particulier, car beaucoup de scènes ont été filmées directement sur les chemins. Cela a permis, selon lui, de ressentir réellement la fatigue, la distance et la progression du voyage.
La vision du réalisateur
Pour Yann Samuell, Compostelle est avant tout un film sur les rencontres. Il expliquait avant la projection qu’un chemin comme celui-ci rassemble des personnes qui ne se seraient probablement jamais croisées dans la vie quotidienne.
Son objectif était de montrer comment, au fil de la marche, les barrières tombent et les histoires personnelles se dévoilent. Le chemin devient alors un espace de partage, parfois de confrontation, mais surtout de transformation.
Une expérience qui résonne longtemps
Compostelle n’est pas seulement un film sur un pèlerinage. C’est une réflexion sur nos propres chemins, nos doutes et notre besoin de sens. En suivant ces personnages, le spectateur est invité à réfléchir à ce qui le ferait, lui aussi, se mettre en marche.
Et c’est peut-être cela, finalement, la réussite de Compostelle : nous rappeler que parfois, il suffit de faire un premier pas pour que le voyage commence.
Ce n'est pas tous les jours que l'on peu échanger quelques mots avec un Président de la République. En cette fin de mois d'octobre 2021 Emmanuel Macron était en déplacement dans le département pour parler de sujets économiques ( réaffirmation du souverainisme économique français avec le Plan France 2030). Très disponible il est allé en fin de journée devant la mairie de Montbrison à la rencontre des personnes présentes.
C'est toujours troublant d'avoir un Président face à soi. Car c'est à la fois le statut mais aussi l'homme qui est devant nous. Dans son livre Les Deux Corps du Roi, l’historien Ernst Kantorowicz explique que le roi – au Moyen Âge – a deux corps : un corps d’homme comme tout un chacun et un corps symbolique qui représente la nation et ne meurt jamais. Kantorowicz note que cette idée est issue de la théologie chrétienne puisque pour un chrétien, l’Église est le corps du Christ sur Terre.
Nous sommes tous susceptibles d’avoir deux corps car nous sommes tous susceptibles d’exercer des responsabilités. Notre corps responsable, notre corps engagé dans l’action est autre que notre corps habituel car il est regardé. Il est l’outil de l’action et de la responsabilité. Nous l’habillons en fonction de cette action et de cette responsabilité. Chaque homme engagé dans l’action, comme le roi, a deux corps : son corps physique et son corps responsable. Le corps physique est nourri, soigné, entretenu, réjoui. Le corps responsable est instrumentalisé.
On peut penser qu'Emmanuel Macron vise à concilier, sous l’habit du président, les "deux corps du Roi". En 2015 dans un entretien accordé au 1 il déclarait: "Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n'a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n'est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d'y placer d'autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l'espace. On le voit bien avec l'interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au coeur de la vie politique. Pourtant, ce qu'on attend du président de la République, c'est qu'il occupe cette fonction. Tout s'est construit sur ce malentendu."
On comprend donc qu'il y a une tension entre le corps statutaire et le corps physique. L'un invite à la prise de distance avec le trop humain mais l'autre est dans la chaleur du vivant. Un sacré dilemme!
Autre point marquant des bains de foule présidentiels, il sont fait d'inombrables touchés. Poignées de mains, bras touchés, bises parfois, enlacement pour les situations dramatiques....Tout cela renvoit aux "rois thaumaturges (qui font des miracles) qui guérissaient les écrouelles.
Depuis le 12e siècle environ, les rois de France ont "guéri" les écrouelles, une maladie d'origine tuberculeuse touchant les ganglions. L'infection forme d'imposants boutons purulents et violacés sur les cous des personnes atteintes, que l'on appelle "scrofuleux". Les souverains touchaient le cou du malade et faisaient un signe de croix. A partir de Louis VI, ce geste se fera surtout juste après le sacre royal, même s'il peut advenir à n'importe quel moment. Et c'est au 16e siècle que le "toucher royal" est accompagné des paroles "le roi te touche, Dieu te guérit".
Les rois ont abusé du geste de guérison : on sait que François Ier a touché 1.806 personnes atteintes des écrouelles en deux ans. Le recordman est Louis XIV, avec, durant l'ensemble de son long règne, 200.000 malades touchés.
Le rite royal commencera à tomber en désuétude après Louis XIV. A partir de 1739, Louis XV ne touchera plus les malades. Louis XVI reprend l'usage en 1775. Forcément, la Révolution interrompt la tradition reprise tout de même pour le sacre de Charles X en 1825. Il touchera 121 malades et en "guérira" cinq.
QUESTION 2 : Comment se forment les prix sur un marché?
La vente et l'achat des biens et services se fait sur des marchés. Exemple: décrire la photo en précisant le vendeur, l'acheteur et les produits.
Le marché est le lieu de rencontre entre l'offre et la demande d'un produit. C'est le lieu réel ou virtuel où se déterminent les prix et les quantités échangés. Offreurs et demandeurs échangent des biens et des services contre de la monnaie. La taille des marchés est variable.
Exemple vidéo, répondez aux questions:
1. Quel marché?
2. Qui offre? Qui demande?
3. Quel est le problème de ce marché en 2025?
A) Quel est l'impact du prix sur la demande et l'offre?
La demande est faite par l'acheteur, donc le consommateur. Si le prix d'un produit augmente, les acheteurs risquent de baisser leur demande. En effet ils sont sous la contrainte de leur revenu.
L'offre est faite par le vendeur, l'entreprise. Quand le prix augmente il souhaite en vendre davantage: l'offre augmente. Si le prix baisse certains vendeurs vont hésiter à produire. Ils ont des coûts à financer (salaires, machines). Si le prix est trop bas par rapport à leurs coûts ils ne feront pas de bénéfice.
BILAN VIDEO: Offre Demande Marché Comment l'offre et la demande se forment-elles sur un marché ?
B) Comment se fixe le prix sur un marché?
La rencontre entre l'offre et la demande sur le marché permet d'aboutir à un prix d'équilibre, quand les quantités offertes et demandées échangées sont égales O=D.
Exercice: Sur le marché de la cerise, tracer les courbes d'offre et de demande et indiquez le prix d'équilibre.
La question du PRIX D'EQUILIBRE renvoie à la loi de l'offre et de la demande. Elle est présentée dans la vidéo:
Comment marche la loi de l'offre et de la demande ?
Définition de la loi de l’offre et de la demande? :----------------->
Plus le résultat s'éloigne de O plus cela veut dire que le consommateur réagit aux variations.
EXEMPLE;
Pour terminer:
C) L'influence d'une taxe
La mise en place d'une taxe a pour effet de modifier le prix d'achat pour les consommateurs ou les coûts de production pour une entreprise. Donc elle va modifier leur comportement.
En effet la taxe prélevée rend le produit plus coûteux.
Exemple 1 Taxer les colis Chinois, pourquoi?
Exemple 2 Augmenter le prix des cigarettes, pourquoi?
🔴 DIRECT🗣"Le prix du paquet de cigarettes passera à 12 euros en 2025 et 13 euros courant 2026", annonce le ministre de la Santé, @aur_rousseau. pic.twitter.com/OYVCZ8cQh0
Le système financier (banques, bourses) joue un rôle dans la croissance économique en permettant aux ménages, aux entreprises et à l’État de se financer.
Par exemple une entreprise peux se financer de différentes façons :
L’entreprise, pour se créer ou se développer, a eu un recours quasi systématique au crédit bancaire jusqu’aux années 1980. Mais depuis, la désintermédiation se développe, donc un financement par le marché surtout pour les grandes entreprises. Mais l’activité est perturbée par des crises.
PARTIE 1 – CARACTÉRISTIQUES ET CAUSES DES CRISES FINANCIÈRES
A – Les caractéristiques:
1. Définition : C’est une perturbation majeure du système financier avec un effondrement boursier, desfaillites bancaires et/ou une contraction du crédit.
2. L’exemple de la crise de 1929 et de 2008
2.1 La crise de 1929 :
Dans les années 20 aux États-Unis les épargnants spéculent en bourse. Ils empruntent à bas taux d’intérêt pour acheter des actions. La valeur des actions double entre 1926 et 1929. Mais cette hausse n’est pas vraiment liée à une bonne situation économique, par exemple en 29 la production baisse de 7 %. Le 24 octobre 1929 (jeudi noir) un effondrement boursier ( krach) se produit. Tout le monde veut vendre ses titres, personne n’achète. À midi, l’indice Dow jonesa perdu 22,6 %.Entre 29 et 32 les cours des actions baissent de 87 %.
Cela se propage à l'économie:
2.2 La crise de 2008 :
Aux États-Unis dans les années 2000, des ménages modestes s’endettent pour acheter leur maison. Ces crédits subprimes sont à risque, ils sont garanties par une hypothèque (revente de la maison en cas de défaut de paiement), ils sont également à taux d’intérêt variable.
A partir de 2004 avec la hausse des taux de nombreux ménages ne peuvent plus rembourser leur emprunt. Les banques vendent les maisons hypothéquées ce qui provoque la chute des prix de l’immobilier.
Face au danger des crédits subprimes, les banques avaient titrisé.
TITRISATION : les banques ont revendu les crédits à des sociétés conçues pour cela. Celles-ci ont financé ces achats en émettant des titres financiers avec des rendements attractifs et en les vendant à d’autres investisseurs. Ces derniers se retrouvaient ainsi propriétaires « d’un bout » de ces crédits. Par le jeu des reventes successives, ces encours de crédits risqués se sont retrouvés disséminés dans le système financier mondial.
Lorsque de nombreux particuliers ont commencé à ne plus pouvoir rembourser leurs crédits immobiliers, les détenteurs des titres émis n’ont pu être payés et la valeur de ces titres a dégringolé.
Les conséquences de la crise des subprimes sont considérables : restriction du crédit, faillites de banques, krachs…
Un des symboles de cette crise est la faillite de la banque américaine "Lehman Brothers"
1929 est d'abord une crise boursière qui a entraîné une crise bancaire puis une crise productive, tandis que celle de 2008 est déclenchée par une crise bancaire qui se transforme en crise boursière puis productive.
B - Les causes d’une crise financière
1. Les bulles spéculatives
1.1 Définitions :
Pour comprendre il faut d’abord définir un ACTIF. C’est une ressource économique détenue par une entreprise ou un individu dans le but d’en tirer profit.Il a une valeur qui peut augmenter ou baisser.
Exemple d’actifs : Un bien immobilier, stock d’une entreprise, les créances, les titres financiers…
Une bulle se produit quand le prix d’un actif augmente trop vite par rapport à sa valeur fondamentale (réelle).
1.2 LES MÉCANISMES :
Durant une période de confiance les investisseurs anticipent une hausse du prix de l’actif. La spéculation consiste à acheter pour vendre à un prix plus élevé plus tard. Plus il y a d’acheteurs plus le prix augmente et plus le prix augmente plus cela attire de nouveaux investisseurs.
Mais quand un évènement économique modifie les anticipations (prévisions à la baisse) le prix de l’actif va baisser brutalement. C’est l’éclatement de la bulle . L’euphorie laisse la place à la panique.
Selon Minsky (1919-1996), la recherche de profits et la confiance engendre l’endettement, puis le surendettement et la prise de risques excessifs. C’est le paradoxe de la « tranquillité ».
Le "Moment Minsky". se produit quand l’euphorie cesse, les investisseurs vendent leurs actifs pour faire face à un besoin de liquidités.
La psychologie des acteurs du marché financier n’est donc pas rationnelle ce qui favorise l’instabilité :
-les comportements sont mimétiques ou moutonniers, les investisseurs s’influencent " ils vendent, vendons !"
- les anticipations ou prophéties sont auto-réalisatrices, quand les investisseurs anticipent un évènement, leur comportement va provoquer cet évènement. Si par exemple ils anticipent la baisse de la bourse, ils vendent les actions, ces ventes provoquent la baisse de la bourse.
Nous avons vu 2 exemples de bulles :
- sur les actions en 1929
- sur l’immobilier en 2008.
On peut aussi citer la bulle internet des années 2000 : à la fin des années 1990, c’est la révolution technologique internet. Les spéculateurs achètent tout ce qui a un lien avec le secteur de l’internet, même des sociétés qui ne réalisent absolument aucun profit.
La bulle éclate en 2000 : le Nasdaq, indice américain des valeurs technologiques, perd 78% de sa valeur.
2. Le rôle des banques
2.1. la transformation du rôle :
Les banques collectent les dépôts des clients et accordent des crédits. Ce sont des intermédiaires financiers.
Depuis les années 80 le financement par la bourse s’est développé (action, obligation) avec un risque de baisse de l’activité d’intermédiation bancaire. Elles s’adaptent en émettant de plus en plus de des titres financiers et elles achètent de plus en plus de titres.
2.2 Les crises bancaires
Nous avons vu que les crises de 1929 et 2008 ont provoqué des faillites bancaires. En effet lors d’une crise financières les liquidités monétaires deviennent plus rares (crise de liquidité). Les clients en perte de confiance retirent leur épargne, si c’est une ruée (bank run) vers les banques la panique bancaire peut provoquer la faillite. Au départ la panique touche simplement les banques fragiles en manque de liquidité (monnaie) mais comme elles sont interdépendantes cela peux produire des faillites en chaîne (effet domino) , c’est le risque systémique.
2.3 Pourquoi les banques prennent-elles trop de risques ?
Elles cherchent à rentabiliser leurs actifs. Mais souvent les actifs rentables sont les plus risqués. En période d’euphorie financière (voir bulles) elles sont incitées à avoir des comportements risqués.
En plus elles pensent être secourues par les autorités (banques centrales et gouvernements) si elles sont en difficulté . C’est une situation d’aléa moral ou un agent qui sait qu’il est assuré contre un risque va prendre plus de risque.
En se pensant « too big to fall » les grandes banques pensent que les gouvernements ne peuvent pas les laisser tomber en cas de crise car leur taille et leurs liens avec d’autres banques provoqueraient une crise systémique .
Cette aléa moral était aussi présent dans la titrisation de la crise de 2008. En sachant qu ‘elles pouvaient se débarrasser du risque de ne pas être remboursé, elles avaient prêté davantage à des clients fragiles (pas très solvables) qui voulaient acheter une maison.
PARTIE 2 – TRANSMISSION DES CRISES ET RÉGULATION FINANCIÈRE
A – Les mécanismes de transmission des crises financières à l’économie réelle
1. La transmission par le crédit
1.1 la baisse de l’offre de crédit
La production, la consommation, l’emploi, l’investissement constituent l’économie réelle. Elle dépend de l’économie financière qui touche au financement de l’économie : monnaie, bourse, banques…
Lors d’une crise financière, les liquidités sont plus rares, les crédits moins nombreux (credit crunch), les taux d’intérêt augmentent.
1.2. La baisse de l’activité économique
Si les crédits sont plus coûteux les entreprises réduisent leurs investissements et les ménages leur consommation.
2. La transmission par la baisse de valeur des actifs
2.1 L’effet de richesse négatif
La richesse d’un ménage repose sur ses revenus et son patrimoine. Patrimoine financier (action, obligation …) et non financier (immobilier). Si la valeur de son patrimoine augmente c’est un effet de richesse positif. Si la valeur baisse : effet de richesse négatif.
Lors du dégonflement de bulles spéculatives la valeur des actifs chute. Certain actif comme une maison peuvent être remis en garantie par l’emprunteur en échange d’un crédit (vu pour subprimes) c’est un collatéral.
Si un ménage s’est endetté pour les acheter il va vendre en catastrophe et en perdant de l’argent (vente forcée) pour se désendetter.
2.2 La baisse de la consommation et de l’investissement
La hausse de l’épargne provoquée par l’effet de richesse négatif, diminue la consommation des ménages. De plus la baisse de leurs actifs utilisés comme collatéraux réduit leur capacité d’emprunt auprès des banques.
La baisse du cours des actions rend plus difficile pour les entreprises le financement par l’émission d’actions.
Donc les entreprises et les ménages auront tendance à moins investir et consommer-→ effets défavorables sur le production et l’emploi.
BILAN: comment rédiger une argumentation avec les éléments vus ci-dessus
Une crise financière affecte l’économie réelle tout d’abord via des effets de richesse négatifs. En effet, la baisse des prix des actifs fait baisser la valeur du patrimoine des agents économiques. Pour reconstituer celui-ci, ils ont tendance à épargner davantage et donc à moins consommer, ce qui déprime la production et ralentit donc la croissance. C’est ce qui s’est passé lors de la Grande Dépression à partir de 2008, où la chute des prix de l’immobilier a conduit les ménages à comprimer leurs dépenses de consommation pour faire face à leurs remboursements d’emprunts immobiliers.
Par ailleurs, une crise financière affecte aussi l’économie réelle en faisant baisser le prix des collatéraux apportés en garantie des emprunts, ce qui réduit le crédit. Ainsi, la baisse des prix des actifs immobiliers ou autres qui sont apportés en garantie des emprunts, appelés collatéraux, conduit les banques à accorder moins de crédit, d’autant plus qu’elles font face à une augmentation des taux de défaut sur les crédits précédemment octroyés. Cettecontraction du crédit déprime la demande, que ce soit la consommation des ménages ou l’investissement des entreprises, et diminue la production et la croissance. Cet effet de credit crunch s’est déroulé en 2008 et a touché particulièrement les PME, qui se financent peu sur le marché des actions et ont vu d’un coup le crédit bancaire se contracter. C’est aussi un des mécanismes au cœur de la Grande Dépression des années 1930.
Face aux crises les gouvernements souhaitent des mesures de régulation pour protéger les épargnants et les investisseurs. Mais aussi pour éviter les coûts des crises économiques. On l’a vu les banques ont pris trop de risques (aléa moral). Les agences de notations qui sont chargées d’évaluer la solvabilité des Etats, entreprises et banques avec des notes sont critiquées. Elles n’ont pas mesuré par exemple le risque des subprimes.
1. La réglementation financière
Les règles prudentielles de 2010 (accord de Bâle) ixe un ratio de solvabilité de 8 % ,c’est le % de fonds propres que doit détenir une banque par rapport au montant de ses crédits. Il passe à 10,5 % en 2019.Plus une banque a de fonds propres plus elle est en capacité de couvrir des pertes et d’éviter une faillite.
2. La supervision financière
Les pouvoirs publics édictent des règles pour éviter que les banques adoptent des comportements risqués. Pour la zone Euro c’est la BCE qui est chargé de la surveillance .
Cependant le shadow banking non réglementé se développe : il regroupe les activités financières non rattachées à une banque. Exemple : crowdfunding (financement participatif) , plateformes de monnaies virtuelles (Bitcoin…)….
Qui va quitter son poste ? Qui va changer de chaîne ? La fin de saison est l’occasion de bouleversements dans le PAF. La rentrée télé et le mercato des animateurs : c’est un moment phare entre mai et juillet. Des changements à venir dans les grilles télé. Durant l'été 2023 alors que j'avais quitté mes terres stéphanoises pour le département du Lot, j'ai eu la surprise de rencontrer la journaliste Aurélie Casse à Figeac. Je la pensais encore membre de BFMTV, mais elle m'avait indiqué qu'elle partait sur France 5. La journaliste de 37 ans avait, en effet, été choisie pour animer C l’hebdo, en remplacement d’Ali Baddou, mais elle avait également rejoint C à vous en tant que chroniqueuse.
En ce début 2024 nouveau changement, après quelques mois aux côtés d'Anne-Elisabeth Lemoine, celle qui a longtemps exercé chez BFMTV a confirmé son départ de l'émission phare de France 5. "J'ai adoré ces quelques mois avec Babeth et toute son équipe, car j'ai beaucoup appris à leurs côtés. Aujourd'hui, je dois me concentrer davantage sur C l'hebdo afin de mieux l'incarner, d'ajouter ma touche personnelle". Dans une interview pour Télé-Loisirs, son collègue Patrick Cohen, qui officie tous les soirs sur le plateau de C à vous, a réagi au départ de sa consoeur. "Elle n’est pas partie, elle est dans le bureau d’à côté !", a-t-il tenu à préciser en préambule, avant de poursuivre : "Je trouve que c’est dommage. Au départ c’est une cote mal taillée : il y a à la fois l’envie qu’elle soit l’incarnation du complément week-end et qu’elle soit autour de la table avec nous. Elle n’était là que quelques jours dans la semaine. Très vite, elle nous a dit que c’était compliqué : il fallait préparer l’émission de fin de semaine, le temps lui manquait".
Ce post n'est ni un soutien à l'écrivain, ni sa critique. C'est juste un retour sur une période où une nature exprimée de façon trop spontanée va vite se confonter au "tribunal des réseaux sociaux." Dans le blog la stratégie Du Poulpe j'attrape dans mes tentacules des individus qui sont loin de mes pensées et heureusement car quel est l'intérêt de se confronter à des clones de soi même?
Selon Spinoza "le désir est l'essence de l'homme". Et il considère qu'il n'y a pas de désirable en soi. Nous ne désirons pas une chose parce que nous la désirons bonne, nous jugeons qu'elle est bonne parce que nous la désirons. L'essence de l'homme est de désirer , de vouloir et de juger bon ce qu'il désir. Il n'y a donc pas de désirable en soi mais du désirable pour chacun de nous. Le désir est actif lorsqu'il permet d'exprimer notre nature et passif quand il procède d'une nature extérieure à moi (exemple la publicité).
Le désir de Moix a suscité la polémique avec une interview à Marie Claire , Surtout avec les dernières questions: Est-ce que la jeunesse vous éblouit ? Pas forcément, non. Ce n'est pas un critère. J'ai eu la chance de croiser Fanny Ardant chez Gérard Depardieu, je ne sais pas quel âge elle a, mais elle est ex-traordinairement belle. Ça veut dire que vous pourriez aimer une femme de 50 ans ? Ah non, il ne faut pas exagérer ! Ça, ce n'est pas possible. Vous vous rendez compte que c'est horrible pour les femmes ? Je vous dis la vérité. A 50 ans, je suis incapable d'aimer une femme de 50 ans. Pourquoi ? Parce que. Expliquez-moi. Je trouve ça trop vieux. Quand j'en aurai 60, j'en serai capable. 50 ans me paraîtra alors jeune. Ça vous dégoûte physiquement ? Non, ça ne me dégoûte pas. Mais ça ne me concerne pas, ça ne me viendrait pas à l'idée. Elles sont invisibles. Je préfère le corps des femmes jeunes, c'est tout. Point. Je ne vais pas vous mentir. Un corps de femme de 25 ans, c'est extraordinaire. Le corps d'une femme de 50 ans n'est pas extraordinaire du tout. Mais je ne suis pas dans la pathologie des mecs qui ne peuvent tomber amoureux que d'une femme de 25. J'en suis capable pour une femme de 40.
Rapidement, la polémique a enflé sur le net l'écrivain a reçu un torrent d'insultes et de très nombreuses personnalités ont voulu répondre à Yann Moix, n'hésitant pas à user d'humour pour pointer ses propos jugés sexistes. Certaines célébrités quinquagénaires ont même posté des photos pour montrer que leur corps est désirable. Mais si on reprend le début avec Spinoza ce n'est pas le sujet. En lisant bien Moix on comprend bien qu'il ne dit pas que ces quinquas ne sont pas désirables mais que lui ne les désire pas pour le moment. Ce qui est confirmé Il y a quelques jours, par la réponse de Moix à Marc-Olivier Fogiel: "Ce n'est pas de ma faute. On n'est pas responsable ni de ses goûts, ni de ses penchants, ni de ses inclinations (...) Les femmes de 50 ans ne me voient pas non plus, vous savez. Je ne les intéresse pas. Elles ont autre chose à faire que de se trimballer un névrosé qui, toute la journée, écrit, lit, s'intéresse à des choses que seuls les enfants passionnent."
Dans le cadre du blog La Stratégie du Poulpe nous proposons donc le terme d'affectocentrisme pour caractériser le jugement de l'autre ou d'une situation à partir des sentiments que cela nous inspire. C'est ce qui domine, je ne crois plus à la rationalité individuelle selon des valeurs ou des objectifs sous la contrainte de moyens...Ce ne sont que des justifications.
Nous verrons l’influence de la culture politique sur les attitudes politiques. Les répertoires de l’action politique et enfin comment expliquer le comportement électoral.
CHAP1 : l’influence de la culture politique
On montrera que les attitudes politiques reflètent souvent des cultures politiques mais aussi des modes de socialisation (primaire comme secondaire) spécifiques. La question de l’identification partisane et celle du clivage gauche /droite fourniront des illustrations simples de ces processus de formation des dispositions politiques.
La culture politique peut être définie comme l’ensemble des valeurs et des normes qui orientent les attitudes politiques d’un citoyen et structurent ses rapports avec le pouvoir…
Les attitudes politiques c'est-à-dire à la fois leurs comportements politiques (s’inscrire ou non sur les listes électorales, s’abstenir ou participer, voter pour tel ou tel candidat) et leurs opinions politiques (valeurs qu’ils expriment sur tel ou tel responsable politique) sont incorporées par les individus au cours des processus de socialisation politique. Les attitudes sont donc des CROYANCES en principes durables.
A COMPRENDRE : C’est la rencontre entre les attitudes politiques et une situation donnée qui conduit l’individu à produire des comportements politiques (actes que l’individu accomplit dans le domaine politique) et des opinions politiques (jugement sur un sujet politique donné).
Ainsi, l’attitude d’un catholique pratiquant va se traduire par une opinion hostile vis –à -vis du mariage homosexuel ou de l’euthanasie et des comportements pour le faire savoir (manifestation contre le mariage pour tous, pétition...).
Par exemple dans cette vidéo des militants anti-PMA étaient dans la rue ce dimanche 19 janvier avant l’examen au Sénat du projet de loi bioéthique le 21 janvier.
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Le clivage gauche droite est une bon indicateur de sous culture...On peut identifier quelques valeurs dominantes selon la tendance politique....
La différenciation entre les positionnements politiques peut se faire autour de deux dimensions: Le libéralisme économique et le libéralisme culturelle: Le libéralisme économique défend la libre entreprise et la liberté du marché, par opposition au contrôle par l'Etat des moyens de production et à l'intervention de celui-ci dans l'économie.
Le libéralisme culturel défend les libertés et l’épanouissement individuels contre les relations autoritaires (tolérance vis-à-vis des étrangers, lutte contre les discriminations, liberté des mœurs, égalité femmes hommes,etc.).
Les partis de gauche se caractérisent généralement par une plus grande défiance vis-à-vis du libéralisme économique, et une plus grande adhésion au libéralisme culturel, à l’inverse des partis de droite.
Les individus détenteurs d’un capital économique important affiche leur libéralisme économique et vote à droite dans leur grande majorité tandis que ceux qui détiennent un capital culturel élevé affiche un libéralisme culturel et vote majoritairement à gauche.
Donc la position sur l'axe gauche--------droite est liée à des valeurs sous les deux formes de libéralisme.
Le clivage droite-Gauche est-il encore présent ?
Tout d’abord, une majorité de français ne croient plus à l’existence de ce clivage. 58 % d’entre eux estiment le clivage « dépassé » – 35 % seulement sont d’un avis contraire.
Cependant il existe bien une sensibilité de droite et une sensibilité de gauche qui s’opposent sur les grands problèmes de société. Donc là conservatisme ou libéralisme culturel ?
Ainsi, à la question notre société souffre-t-elle davantage d’un manque de solidarité ou d’un excès d’assistanat ? le clivage gauche/droite prend une forme nette : pour 59 % des sympathisants socialistes, c’est la solidarité qui fait défaut ; pour 74 % des sympathisants UMP, c’est l’assistanat qui posait problème.
Une illustration atypique du thème: vidéo Quand des militants de gauche deviennent vote FN:
Nous avons vu que le clivage gauche droite est parfois remis en cause. Cependant il reste des sensibilités de droite et de gauche sur les sujets économiques et sociaux :
1.2 Comment se transmet la culture politique?
La socialisation politique est l'ensemble des mécanismes de transmission des opinions et comportements politiques.
La famille joue un rôle important dans la socialisation primaire : 3 jeunes sur 4 disent avoir fait le même choix politique que leurs parents.
4 français sur 10 s'inscrivent dans la continuité des choix de gauche ou de droite de leurs parents..
La filiation politique s'est être dans la continuité de la tendance politique parentale.
Mais n'oublions pas qu'il y a d'autres instances de socialisation comme l'école, les pairs, les médias. Dans le cadre de la socialisation secondaire (adulte) il faut souligner l'importance du cadre de travail...Chez les jeunes il faut différencier la jeunesse diplômée de la jeunesse peu diplômée, fragilisée socialement confrontée au chômage et à des problèmes d’insertion…
BILAN
Les préférences idéologiques des jeunes sont transmises par la famille et leur orientation et intensité sont d’autant plus fortes que les deux parents ont les mêmes opinions affirmées.
Le positionnement au sein du clivage gauche/droite est acquis assez tôt, en termes d’attitudes. En revanche, l’identification partisane est beaucoup plus floue. Se sentir proche d’un parti nécessite d’autres séquences de socialisation (empruntées largement à la
socialisation secondaire) avec une meilleure connaissance des jeux et enjeux politiques et des
expériences pratiques comme la participation à une manifestation par exemple….
EXERCICE
Analysez ce jeune militant en utilisant : socialisation, culture politique, clivage gauche droite, identification partisane, attitude….
Militant FN voir à partir de la minute 16
CHAPITRE 2 Quels sont les répertoires de l'action politique?
L'action politique est un acte volontaire lié aux élections ou à la défense d'idées politiques.
2.1 Le vote au cœur de l'action politique conventionnelle
Le vote peut être vu comme un acte rationnel. Avec le choix de l'électeur comme un arbitrage rationnel entre les promesses des différents candidats (exemple : Mariage pour tous F Hollande, Sarkozy Travailler plus pour gagner plus exonération fiscale des heures sup., Mitterrand en 81 retraite à 60 ans).
Mais on peut aussi considérer que ce n’est pas une pratique spontanée mais qu’il est le résultat d'un apprentissage, d’un processus de socialisation...(exemple des parents avec leurs enfants dans le bureau de vote).....
Avec le vote les individus sont liés à la république sous formes de gestes ritualisés le jour de l'élection (entrée dans le bureau de vote, prise en main des bulletins, choix dans l'isoloir, dépôt de l'enveloppe dans l'urne après avoir décliné l'identité et la phrase par le président "à voté!). Le vote est devenu sacralisé. Il est chargé de symboles républicains forts qui en soulignent le caractère fondamental dans le cadre de la démocratie.
-1789 : mise en place du suffrage universel qui sera rapidement abandonné au profit du suffrage censitaire (réservé à ceux qui payaient le cens qui était un impôt) ; - 1848 : suffrage universel masculin ; - 1913 : mise en place des isoloirs et de l’enveloppe protégeant le secret du vote ; - 1944 : droit de vote accordé aux femmes ; - 1974 : droit de vote accordé à partir de 18 ans ; - 1992 : droit de vote accordé aux citoyens européens pour les élections municipales et européennes.
Le vote est donc une forme conventionnelle d'action politique... Si le vote est une pratique centrale dans la démocratie il existe d’autres moyens pour les citoyens d’exprimer leurs opinions politiques...
2.2 La participation politique ne se limite pas au vote
Les individus peuvent se présenter à des mandats électifs ou devenir militants politiques pour aider à la victoire de leur « camp ».
Les militants cherchent à porter la parole de leur parti pour convaincre un maximum de citoyens de leur accorder leurs suffrages.
Donc l'élection permet plusieurs manifestations de la participation conventionnelle, que l'on peut identifier grâce aux individus qui les pratiquent : l'électeur, le sympathisant, le militant, l'élu.
MAIS IL EXISTE DES FORMES NON CONVENTIONNELLES !!
Avec de nouveaux répertoires d’actions collectives
> On constate cependant une baisse des formes d'engagements conventionnels et une généralisation de l'abstention, sans doute reflet de la banalisation du rituel du vote, et d'un refus de la professionnalisation de la politique.
Ex : polémique sur le salaire des députés, sénateurs.
> De nouvelles formes, moins conventionnelles, apparaissent alors avec des actions tant individuelles (grève de la faim) que collectives (occupation de locaux, séquestration de représentant du pouvoir).
Avec des modalités d’engagement qui diffèrent
Les formes non conventionnelles et les répertoires d'action s'expliquent aussi par de nouvelles formes d'engagement politique, qui font la part belle au comportement stratège et à l'individualisme.
La rationalité de l'acteur explique ainsi les stratégies de passagers clandestins, que l'on retrouve dans le paradoxe de l'action collective identifiée par Mancur Olson.
Le paradoxe d'Olson ou du "cavalier seul" désigne le fait que des individus peuvent être amenés à ne pas se mobiliser malgré la présence d'intérêt commun.
Face à un conflit, l'individu est confronté à deux réalités :
Il y a des coûts individuels à participer au conflit
Les gains tirés du conflit vont à tous, même ceux qui n'ont pas participé
Raisonnement rationnel individuel : je vais être passager clandestin
Résultat : la fin des conflits sociaux (si tous font ce raisonnement, les conflits ne se déclenchent plus).
Le mouvement Gilets Jaunes contredit cela avec une mobilisation assez longue (plus de 18 semaines). Cependant, certaines personnes auraient pu se mobiliser, et sont rester à l’abri tout en profitant des mesures gouvernementales (annulation de la hausse de la taxe sur le carburant).
> Face à la fin du « militantisme » de parti politique, se développe un « engagement distancié », à la carte, selon les thématiques et les moments. Certains se mobilisent sur l’ECOLOGIE d’autres sur l’ANTIRACISME, d’autres sur…ETC…
L'action politique est alors plus éphémère et rassemble moins de personnes.
En parallèle, les nouvelles modalités d'action bénéficient des nouveaux moyens de communication et de diffusion (internet, réseaux sociaux, etc.) qui permettent de faire passer le message à un plus grand nombre de personnes, d’où parfois le choix d’actions spectaculaires…
Autres exemples: 1)Sida : Zap Act Up à la Concorde. Un préservatif géant, rose, sur l'obélisque, c'est l'opération des militants d'Act Up à la Concorde à Paris à l'occasion de la journée mondiale du Sida
2)Les zadistesSivens :
Tout cela illustre bien le thème les « nouveaux mouvements sociaux »
Bilan : Un répertoire c’est un ensemble de moyens d’action dont dispose les individus pour se mobiliser de façon plus ou moins intense et plus ou moins légale. Nous avons vu que le répertoire est de plus en plus varié….
Dans l’origine de ces mobilisations il est possible de parler de FRUSTRATION RELATIVE. C’est quand les besoins fondamentaux (la faim, le logement) économiques (pouvoir d’achat) ou personnels (loisirs) ne sont pas satisfaits. Avec des groupes sociaux qui bénéficient de manière inégale des ressources offertes par la société. Pour les tenants de cette théorie, les gens protestent et/ou se rebellent non pas parce qu’ils sont objectivement privés ou démunis, mais parce qu’ils se sentent privés ou démunis relativement à d’autres personnes, groupes ou situations avec lesquels ils se comparent…
CHAPITRE3 Comment expliquer le comportement électoral ?
Nous allons analyser des motivations du comportement électoral. Dans ce comportement de l'électeur nous débuterons par la qustion de l'abstention.
3.1 Formules à connaitre pour ce thème:
Taux de participation en % = Nombre d’individus ayant voté/Nombre d’individus inscrits sur les listes électorales x100
Taux d’abstention en % = 100% – Taux de participation
Nombre de personnes n’ayant pas voté / nombre d’individus inscrits.x100
Par exemple; Dimanche 15 mars 2020, le taux d'abstention s'est élevé à 55,25% en moyenne en France, pour le premier tour des municipales. Un record historique, et de très loin. En 2014, ce taux (déjà élevé) était de 36,5%. Mais la situation est très variable selon les communes. Plus d'une centaine battent ainsi des records avec plus de 75% d'abstention, du jamais-vu.
Cependant l'abstention n'est pas une nouveauté.
Depuis les années 70, la participation électorale (% de votants parmi les électeurs inscrits) a reculée et le vote protestataire (montrer sa colère en votant) a augmenté.L’abstention (comportement consistant à ne pas voter) peut être intermittente ou systématique.
Exemple avec des courbes:
On peut remarquer que selon l’importance de l’élection dans la vie des citoyens la mobilisation est plus ou moins importante. Ainsi les taux d’abstentions des élections législatives ou européennes sont beaucoup plus élevés que ceux des élections présidentielles. De plus, il semble que pour les élections législatives on observe un trend (tendance) haussier du taux d’abstention.
3.2 Comment l’expliquer ?
Différentes explications, non exclusives l’une de l’autre, sont généralement avancées :
L’abstention comme reflet de défaut d’intégration sociale :, si un individu s’abstient c’est parce qu’il n’est pas bien intégré socialement et donc politiquement.
L’abstention comme reflet du sentiment d’incompréhension des enjeux et des débats électoraux : C’est une thèse inspirée d’auteurs tels que Pierre Bourdieu, selon laquelle les individus ne participent pas parce qu’ils ne comprennent tout simplement pas ce qui se joue dans l’élection. De nombreuses études qui montrent que les chômeurs, les individus en situation précaires et les jeunes peu qualifiés votent moins que la moyenne, semblent d’ailleurs appuyer cette thèse.
Toutefois, ces déterminants sont surtout les déterminants d’une abstention structurelle qui n’explique pas les différences de taux d’abstention d’une élection à l’autre. Pour cela, il faut sans doute mobiliser des enjeux propres à chaque campagne, si un citoyen se sent dépassé ou peu concerné par les enjeux d’une élection, celui-ci aura logiquement des chances plus importantes de s’abstenir.
Exemple : Certains ne se sentent pas concernés par l’Europe . Enjeux propres : themes de campagnes!Vote sur enjeux ( sociaux , économique …)
On distingue alors un abstentionnisme « hors jeu » et un abstentionnisme « dans le jeu » :
- L’abstentionnisme hors-jeu est lié à une socialisation politique « défaillante » au sens où l’intérêt pour la politique est faible et le positionnement sur le clivage droite-gauche inexistant. On retrouve ce type de comportement par exemple chez les « non inscrits » sur les listes électorales; on qualifie la dimension de ce type d’abstention de « sociale » ; - L’abstentionnisme dans le jeu est au contraire lié à un choix volontaire : il peut exprimer une stratégie d’exit à la Hirschman, une fuite face au vote au lieu de s'exprimer et il s’explique par rapport aux caractéristiques de la campagne électorale. Dans ce cas, l’abstention peut alterner avec le vote et le vote peut lui-même être volatile d’une élection à l’autre.
On remarquera d’ailleurs que le profil social des abstentionnistes « hors-jeu » et « dans le jeu » n’est pas le même.
Pour notre thème il ne suffit pas de voir la participation ou l'abstention. Il faut aussi se demander quelles sont les causes des choix du votant.
3.3 Les modèles explicatifs de l’orientation électorale
Il faut s'intéresser ici à la question des variables lourdes, puis du vote de classe et enfin du vote sur enjeu.
Différentes analyses concluent que certaines variables déterminantes dans les choix électoraux des électeurs (on parle de variables lourdes : << ensemble des variables qui permettent de prévoir, la façon dont un individu va voter: son âge, son sexe, son statut professionnel (indépendant, salarié du public, salarié du privé), son niveau de diplôme, son attitude en matière de religion, son revenu, sa région, la taille de la commune ou de l'agglomération où il réside... >>
Dans les années 1940, aux États-Unis, se développe la science électorale et on constate grâce à des panels d’interviewés interrogés fréquemment que les électeurs ruraux, protestants et aisés votent surtout républicain alors que les électeurs urbains, catholiques et socialement défavorisés votent majoritairement pour le candidat démocrate. La religion et la classe sociale influencent donc directement les choix électoraux.C'est l'analyse de l'americain Paul Lazarfeld 1901-1976…
Peut-on parler d’un vote de classe ? (Ex : vote ouvrier)
Alford sépare la société en deux groupes: les ouvriers et les non ouvriers. Il fait l'hypothèse que les ouvriers votent beaucoup plus à gauche, et pour mesurer cet écart, il calcule la différence entre le % de vote à gauche pour les ouvriers et le % de votes à gauche pour les non ouvriers. A partir de là, on peut définir un vote de classe parfait et l'absence de vote de classe.
Vote de classe parfait: 100% des ouvriers votent à gauche, 0% des non ouvriers votent à gauche => l'indice est alors de 100 (100 - 0), sa valeur maximale.
Absence de vote de classe: la proportion d'ouvriers qui votent à gauche est identique à la proportion de non ouvriers qui votent à gauche Ex: 45% des ouvriers votent à gauche, 45% des non ouvriers votent à gauche => L'indice est alors de 0 (45 - 45), il n'y a pas de vote de classe.
Avec l’indice d’Alford , on comprend que le vote de classe est de moins en moins présent .
Ex : Certains ouvriers en 2007 ont voté Sarkozy (droite) et non Ségolène Royale (gauche) .
Par conséquent, de nombreux facteurs sont à prendre en compte dans l’analyse des choix électoraux des électeurs. Deux des plus importants de ces facteurs (classe sociale et appartenance religieux) semblent toutefois diminués par la moyennisation de la société et le désenchantement de l’électeur, si bien que de nombreux organismes de recherche travaillent actuellement sur d’autres facteurs qui détermineraient les choix électoraux (secteur d’activité, niveau de patrimoine, genre, capital scolaire, trajectoire sociale, génération, etc.).
Certains parlent de VOLATILITE ELECTORALE: une tendance de l'électeur à changer de PARTI d'un scrutin à l'autre ou à passer du vote à l'abstention..Ce qui renforce l'incertitude des scrutins.
Avec cette vidéo vous allez comprendre la VOLATILITE COMPRTEMENTALE et LA VOLATILITE TRANSGRESSIVE:
On peut donc se demander si les gens sont-ils devenus des girouettes électorales ?
3.4 D’un vote sur clivage à un vote sur enjeu ?
Face à la critique de la théorie selon laquelle ce sont principalement les clivages qui expliquent les choix des électeurs, un modèle explicatif concurrent a été développé, celui du vote sur enjeu.
Ainsi, l’électeur opérerait son choix non en fonction de sa socialisation ou de son identification partisane mais en cherchant à optimiser ce choix économiquement : il cherche à maximiser les avantages procurés par le vote tout en minimisant les inconvénients. La compétition électorale est alors un véritable marché politique où les revendications des électeurs jouent le rôle de la demande et les promesses des candidats celui de l’offre.
Ce serait un choix RATIONNEL : l’électeur se demande : Que va m’apporter ce choix ?
Le vote sur enjeu permet ainsi d’expliquer différents facteurs tels que :
La volatilité du vote, puisque chaque électeur ne vote pas pour « son » parti mais le parti qui lui offre pour cette élection le plus d’avantages
Les stratégies mise en place par les partis politiques pour gagner des votes (marketing politique)
L’abstention, vue comme le signe que l’électeur pense que les inconvénients générés par le fait de ne pas voter seront plus faibles que le plaisir engendré par le gain de temps de loisirs occasionné par le fait de ne pas voter…….
Le coût de ne pas voter est inferieur au gain de rester à la maison.
On comprend par cette explication que l'électeur change de comportement selon l'enjeu de l'élection. Selon ce que peut m'apporter la victoire d'un candidat je vote pour lui. Et ainsi de suite pour la prochaine election. Ce qui expliquerait l'instabilité des comportements.
On comprend donc l'aspect conjoncturel du vote sur enjeu lié à la campagne électorale. Alors que les VARIABLES LOURDES expliquées plus haut ont un aspect structurelle donc plus stable.
1) les élections n’ont pas toutes les mêmes enjeux (dans certains cas, le vote pour les « petits » partis – et donc la volatilité intra-gauche ou intra-droite augmente) ; 2) la personnalité des candidats peut avoir un impact sur le choix ; 3) la conjoncture économique, sociale ou politique a pour conséquence la prégnance médiatique de certains enjeux ; l’agenda politique peut évoluer et certains enjeux devenir saillants au détriment d’autres enjeux (produisent un effet « enjeu »).
Concernant la volatilité électorale, il est important de noter qu’en réalité, l’essentiel de la volatilité se fait au sein du même camp ; il n’y a que 10% des changements qui concernent un passage gauche / droite.
C'est à l'occasion de la promotion du film documentaire « Menus-Plaisirs » que nous avons capturé dans les tentacules de la Stratégie du Poulpe Michel Troisgros.
Fondé en 1930 à Roanne, la maison Troisgros détient trois étoiles Michelin depuis 55 ans. Guidés par leur père Michel Troisgros, l'actuel chef César est la quatrième génération de la famille à diriger le restaurant étoilé, et le chef Leo dirige l'un des deux autres restaurants, La Colline du Colombier.
Du marché roannais à la cave d'affinage du fromage, en passant par le vignoble, l'élevage de bétail biologique et le jardin qui approvisionne le restaurant, "Menus-Plaisir"s est un voyage sensoriel et familial dans les cuisines d'un des plus grands restaurants du monde.
Le réalisateur du documentaire Frederick Wiseman a depuis 1967 une démarche sociologique qui se rapproche des principes théoriques de base et des méthodes de la deuxième École de Chicago, ceux d'Erving Goffman en particulier, notamment dans son ouvrage La mise en scène de la vie quotidienne (1959, Minuit 1973).
Selon Goffman le comportement humain dépend de ses mises en scène et des relations personnelles. Ainsi, nous sommes tous immergés dans une gestion constante de notre image face au reste du monde. Donc nous sommes des acteurs et nous interprétons notre rôle face à un auditoire qui peut être une ou plusieurs personnes. Pour mieux comprendre, imaginons que nous voulons plaire à quelqu’un. Pour cela, nous créerons et nous projetterons une image vers cette personne qui représente le meilleur de nous-même.
E. Goffman considère que la face est une image de soi. Elle cristallise l’ identité et à de ce fait une valeur sacrée. On comprend dès lors qu’il convient de ne pas perdre la face dans toute interaction personnelle puisque c’est son Moi qui est à l’épreuve. De plus il convient de ne pas faire en sorte que les autres intervenants de la conversation perdent la face. Ainsi, lorsque nous faisons des gaffes au détour d’une discussion, il convient d’avoir une attitude appropriée pour circonscrire l’évènement. Comme il y a nécessité de ne pas perdre la face, les acteurs vont mettre en branle des techniques de figuration (face-work) c’est à dire tout ce qu’entreprend une personne pour que ses actions ne fassent perdre la face à personne (y compris elle même)’. Par exemple une des techniques consiste à garder l’assurance coûte que coûte, y compris lorsque l’on se retrouve dans une situation déséquilibrée. Goffman repère plusieurs objectifs dans l’utilisation des techniques de figuration : entraver une menace ou encore retirer un bénéfice.
Lilian Thuram est un des artisans de la victoire en coupe du monde en 1998, j'ai eu la chance de le rencontrer.
Ce 24 mars 2023 Marcus et Khéphren Thuram vivent leur premier rassemblement commun avec l’équipe de France avant les matchs contre les Pays-Bas et l’Irlande. Fils de la légende tricolore Lilian Thuram, les deux internationaux possèdent des prénoms aux fortes valeurs symboliques. "Khéphren c'est la pyramide et Marcus c’est pour Marcus Garvey, a même expliqué Marcus Thuram ce mercredi lors d’une conférence de presse commune avec son petit frère. On sait l’attachement de notre père pour les causes qui lui tiennent à cœur dans la société. Il nous les a retransmises donc bien sûr que ce sont des causes qui nous tiennent à cœur."
Dans la video , alors qu'ils s'apprêtaient à rejoindre le camp de base de la sélection tricolore, Lilian Thuram a arrêté la voiture où ses deux fils étaient présents pour immortaliser le moment. On entend sa voix sans le voir , il n'a pas caché sa satisfaction et son bonheur de voir ses deux progénitures rejoindre l'équipe de France. On entend l'ancien défenseur des Bleus souffler : "Marcus, regarde papa", ce à quoi Marcus Thuram a immédiatement répondu : "Papa, on va être en retard".
À quoi correspond le « Nom-du-Père » dans la pensée de Jacques Lacan ? Il s’inscrit, comme l’explique le psychanalyste dans Des Noms-du-Père (Seuil, publié à titre posthume en 2005), dans un mouvement de coupure du lien originel entre la mère et l’enfant. Cette rupture de la continuité se produit par l’imposition d’une « voix ». L’enfant est délivré de son assujettissement imaginaire à sa mère par l’irruption d’un Autre. « Le Nom-du-Père crée la fonction du père », écrit-il. Cette coupure est déterminante, pour Lacan, dans sa constitution en tant que sujet humain : « Le père, le Nom-du-Père, soutient la structure du désir avec celle de la loi […]. ». L’expression est allusive, mais elle suggère que le Nom-du-Père est d’abord une « fonction » symbolique. Elle peut se transposer à d’autres personnes. On ne peut pas se passer de la voix, mais on peut se passer du père.
Nous avons capturé dans les tentacules du poulpe une autrice de bandes dessinées , Florence Cestac qui a su trouver sa place dans le monde de la BD.
En Mai 68, à 18 ans, elle se révoltait avec beaucoup d'autres jeunes contre la société en place…
« Mai 68, On ne se rend pas compte, mais ça a été extraordinaire. Parce qu’avant c’était tout gris. L’avenir se résumait à trouver un mari, faire des enfants, s’acheter une maison, faire un crédit… En Mai 68, on a tout envoyé chier. La famille, la religion… Tout d’un coup, le ciel bleu s’est ouvert. On avait le droit de faire ce qu’on voulait. J’habitais Rouen (Seine-Maritime), je suis partie à Paris et là, j’ai fait ce que j’ai voulu. J’ai suivi toute l’évolution : le droit à l’avortement, la pilule… J’ai participé à des manifestations. »
À l’époque, autrice de BD, ce n’était pas commun pour une femme.
« Très jeune, j’ai su que je voulais dessiner. Dessiner quoi, je ne savais pas. Mais dessiner. Mes cahiers d’école étaient constellés de dessins. Je n’écoutais pas les cours. Je n’étais pas du tout une bonne élève. Chez les bonnes sœurs, je me faisais expulser. »
Pourquoi dessiner des gros nez?
« Au départ, le gros nez, c’est un tic graphique qui annonce que ça va être une bande dessinée d’humour. J’ai été influencée par mes lectures de jeunesse ( Pépito , Popeye, Gaston Lagaffe ). C e sont des personnages qui avaient des gros nez. Alors je me suis dit : “Quitte à faire des gros nez, on va les faire très très gros.” »
Sa famille, Florence Cestac nous la raconte, sans concessions mais avec humour, dans tout ce qu’elle pouvait avoir de plus dur et de dysfonctionnel. La phrase-clé, résumant à elle seule l’ensemble de cette album, fut prononcée par son père à table : « - Si je me suis marié, c’est pour me faire servir. »
C’est dans ce cadre, avec un géniteur très autoritaire dénué de toute affection envers ses enfants que Florence Cestac a passé une partie de son enfance. Ce père-là, c’est la caricature de tout ce que représentait cette époque : bon vivant, convaincu par son travail, violent, il est celui qui a su appuyer sur les bons leviers pour mener une carrière exemplaire et assurer une situation confortable à sa famille. Dans cette mesure, l’individu considère que tout lui est dû. Il est le bourgeois parvenu, méprisant l’ouvrier et n’aspirant qu’à s’élever dans la société, toujours à prouver que l’on peut réussir.
« J'ai toujours pensé que je deviendrais artiste, depuis mes cinq ans. C'était comme une impulsion, un instinct ». Firenze LAI (né en 1984, à Hong Kong) diplômée de la Hong Kong Art School
C’est une des nouvelles expositions du Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne : L’équilibre des blancs par Firenze LAI du 30 novembre 2019 au 17 mai 2020.
Face au visiteur, des personnages disproportionnés occupent la majeure surface du tableau parfois trop petite pour les contenir. Serrés dans un bus, debout à faire la queue dans le métro ou courbés dans des passages souterrains, Firenze Lai insiste sur les mains, les jambes et les pieds. Les parties inférieures à peine dégrossies, semblent s’ancrer dans l’espace contraint. Les visages et regards, plus petits, évoquent un champ de vision réduit dans un vaste monde incontrôlable.
"L'espace et le contexte sont deux préoccupations fondamentales...Je me demande toujours comment on adapte l'esprit et le corps dans différentes circonstances."
Ces personnages anonymes, évoluent dans des fonds neutres, racontent des situations physiques et psychologiques vécues au quotidien. Une pause-déjeuner, une discussion entre amis, côtoient d’autres scènes collectives, comme des chaînes humaines.
En 2014, les manifestations à Hong Kong marquent un tournant dans le travail de Firenze Lai. L’artiste prend conscience d’une société manipulatrice. Ses œuvres examinent dès lors comment les espaces publics avec leur frénésie permanente conditionnent les corps et les esprits. Les tableaux, atmosphériques, dépeignent des personnages tantôt sous influence, tantôt forcés au repli intérieur.
L’artiste dans son jeune âge n'avait pas eu l'occasion de voir souvent des œuvres d'art. Firenze vient d'une famille de Hong Kong extrêmement modeste. Ainsi, toute sa vie sa mère a été employée dans un restaurant dont la spécialité est la soupe de serpent. Elle raconte que ses ongles sont déformés par les toxines de ces rampants qu'elle nettoie à longueur de journée. Les premières œuvres qu'elle a vues étaient des Picasso exposés dans les maisons de ventes, avant les enchères.
Sa mère refusait qu'elle devienne artiste. Un métier peu sécurisant. Elle a suivi les cours d'une école d'art à Hong Kong pendant deux ans et a commencé à devenir book designer. C'était bien mais elle gagnait alors un salaire très modeste 5000 HK dollars (environ 515 euros) par mois. La nuit elle a commencé à peindre et à dessiner. C'était vers 2006. Elle avait un tout petit bureau qui déterminait la taille de ses œuvres.
Elle va petit à petit mettre en peinture sa vision de la vie urbaine.
« Nous avons certainement développé un ensemble de compétences de survie afin de nous adapter aux circonstances, nous façonnons notre esprit et notre corps. L'esprit de Hong Kong est que nous allons vite, incroyablement vite, l’adaptation rapide est dans notre sang, le plus vite est le mieux. »
« L'anonymat des figures de mes œuvres suggère que je ne peint pas quelqu'un en particulier, ils sont humains, dans un sens général. Je dis souvent aux gens que je fais très rarement du portrait. D'aussi loin que je me souvienne, un seul a été fait. Je fais de la peinture figurative au lieu du portrait parce que ce dernier est plus susceptible de pointer vers l'individualité. Ce n'est pas la seule chose que je veux dépeindre; la collectivité de l'individualité m'intéresse davantage. »
Kevin est un turlupin, plein d'énergie il aime bien plaisanter, faire le clown. Bref c'est un turlupin.
"Je viens de la région parisienne, je suis né à Châtenay-Malabry et j’ai grandi à Clichy-la-Garenne pour être précis. J’ai commencé le foot à Clichy en poussin deuxième année. Je suis parti au Racing pour les 14 fédéraux et les 16 ans nationaux, avant de signer à Monaco. J’ai fait ma première année en 19, ma deuxième en CFA en touchant un peu les pros, et pour cette année j’ai signé mon premier contrat pro. Mes principales qualités sont ma vitesse et ma puissance. "
Latéral droit en défense à l'ASSE, il était avant-centre à l’AS Monaco..."A Monaco, j’étais avant-centre. J’avais signé un contrat pro de trois ans (en 2011) et ça a basculé quand les investisseurs russes sont arrivés il y avait un nouveau projet et avant même qu’ils ne me voient, je n’étais pas dans leurs plans. Il a fallu recommencer à zéro"......"Je suis passé latéral à Fréjus (National, de 2012 à 2014) sur un coup de tête du coach, Michel Estevan. A l’entraînement, il a vu que je courais vite et il a voulu m’essayer là. Je trouvais ça bizarre de jouer derrière mais c’est devenu mon poste"
."Si je pousse le ballon, il faut être prêt à me rattraper… Mais le coach me dit de ne pas trop abuser de ma vitesse" "Au début, je me disais que je pourrais compenser tous les coups grâce à ma vitesse, comme en Ligue 2 et en National où je n’étais pas net sur mon positionnement. Mais à ce niveau, j’ai pu me faire avoir. J’ai compris qu’être bien placé permettait de récupérer davantage sur le terrain. La saison passée, je faisais tout à 2.000 à l’heure. J’étais un foufou toujours au taquet. Et puis après 30 minutes dans un match, j’étais parfois « carbo »."
Reprenons un extrait de l'étude sociologique qui traduit bien l'évolution progressive de Kevin en fonction des exigences des clubs : Bertrand, J. (2008). La fabrique des footballeurs. Analyse sociologique de la construction de la vocation, des dispositions et des savoir-faire dans une formation au sport professionnel. Doctorat de Sociologie, Université Lyon 2.
"Inséparablement, la pratique du football dans cette formation s’appuie sur une discipline des comportements et des dispositions au contrôle de soi. Si l’attention portée par les formateurs à un ensemble de manières d’être (corporelles, verbales, vestimentaires) en est un premier indicateur, la forme de jeu elle-même est structurée par l’importance accordée à la discipline. La manière dont elle est enseignée exclut la débauche anarchique d’énergie ou le relâchement gestuel, elle vise la production d’un jeu « posé », enserré dans une discipline collective qui exige une gestion des efforts et un contrôle émotionnel important. Au final, loin d’une éclosion spontanée, les parcours de ces jeunes athlètes peuvent être décrits comme la rencontre entre une institution de formation méthodique et exigeante et des acteurs sur lesquels peut prendre prise ce travail d’inculcation d’une culture professionnelle et les dispositions sociales qu’elle implique."
Les dirigeants stéphanois auraient conditionné l'arrivée d'une dernière recrue à un départ de Robert Beric (27 ans), sous contrat jusqu'en juin 2019) Et justement, l'attaquant slovène fait l'objet d'une offre de 2,5 millions d'euros du Dynamo Kiev qui pourrait être très vite acceptée.
Je trouve que le sort de Robert est injuste. Il est arrivé en 2015 à l'ASSE mais le 8 novembre 2015 , lors du derby face à l'Olympique lyonnais, (perdu 3-0), il est victime d'un tacle par derrière très dangereux de Jordan Ferri. Le 15 mars 2016 , Robert reprend l'entraînement et poursuit sa rééducation. Le 14 mai suivant, il fait son retour sur les terrains de Ligue 1 lors de la dernière journée face au LOSC Lille. En 2016-2017, Robert Beric retrouve le terrain et il inscrit 6 buts en 22 matchs de championnat, et 3 buts en 9 matchs de League Europa. En 2017-2018, Oscar Garcia le trouve trop lent et il sera prêté à Anderlecht sans option d'achat, le 30 août 2017. Ce prêt sera un échec. Robert Beric ne participera qu'à 6 rencontres de Championnat pour 156 minutes de jeu seulement. Il reviendra à l'ASSE le 1er janvier 2018.
Hier le mardi 21 août je lui ai demandé s'il restait avec nous. Il m'a répondu "J'espère oui..." mais en baissant la tête...Visiblement il souhaite rester mais on le pousse vers la sortie. Pourtant très disponible il restera longtemps avec les gens pour faire des photos et signatures.
Azouz Begag a une multitude d'anecdotes à raconter. Il se souvient que lors d'une intervention devant une classe à la Ricamarie un enfant lui avait demandé:
-Monsieur c'est vrai que vous êtes né dans un bidon d'huile? Mais comment avez vous fait pour sortir?
Azouz Begag est né le 5 février 1957 à Lyon. Il est chercheur en économie et sociologie au CNRS. En mai 2004, Azouz Begag est chargé par le ministre de l’Intérieur d’une mission sur l’égalité des chances. Puis, il devient membre du Conseil économique et social, au titre des personnalités qualifiées dans le domaine économique, social, scientifique ou culturel, et désignées sur proposition du Premier ministre.
En juin 2005, Azouz Begag entre dans le gouvernement de Dominique de Villepin en tant que ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances. Il est Chevalier de l’ordre national du Mérite et Chevalier de la Légion d’honneur. Parallèlement, Azouz Begag est un romancier, auteur de plus d'une vingtaine de livres, dont plusieurs romans s'inspirant de son enfance comme le fameux Gone du Chaâba (Seuil, 1998) .
C'était un récit autobiographique, il y explique son enfance, dans le Chaâba, le bidonville aux alentours de la ville de Lyon. Grâce au goût de la lecture, de l’apprentissage en général mais aussi grâce à ses facultés innées, décelées et encouragées par ses parents et son institutrice que l’auteur parvient à ne pas perdre pied.
Entre mérite et chance, la frontière est souvent floue, cette histoire, cette autobiographie le montre bien. Azouz nous livre un message d'optimisme à toutes épreuves...Il était en cette fin mai au cinéma Majestic avec radio Ondaine pour présenter le documentaire Chaâba du bled au bidonville...Dans un un an il faut savoir qu'on verra aussi le Gone du Chaâba 2 qui raconte la période où il devient ministre.
C’est ce qu’on appelle un anniversaire dignement fêté. Ce samedi, les Magic Fans ont mis une ambiance de feu à l’occasion de leurs 25 ans. Si la date officielle était le 20 juillet, le principal groupe de supporters stéphanois a véritablement soufflé ses bougies lors du match contre Monaco (1-1)
Les Magic Fans que l'on retrouve dans le kop nord de G Guichard sont nés d'une amitié entre une bande de copains. Tout débute le 20 juillet 91 avec une bande de potes, quelques cartes d'adhésions en papier imprimées en noir sur fond vert. Les figures du début, Romain, Pierre, Alexis, Daniel, Olivier, JC et les autres. Leur logo est une tête de mort..
Avant le match contre Monaco, ils sont arrivés en force par la rue principale direction le chaudron.
Puis dans le stade, une succession de tifos. Un tifo (de l'italien tifo : passion de supporter pour son équipe) est une animation visuelle organisée par des supporters d'une équipe.
Moi qui enseigne les sciences sociales je regarde aussi tout cela de ce point de vue, même si je l'avoue ce soir là mon cerveau était un peu gelè par le froid.
Je vais donc m'aider du travail d'une sociologue...
Bérangère Ginhoux a soutenu une thèse en sociologie en octobre 2013, intitulée « Les Ultras. Sociologie de l'affrontement sportif et urbain ». Selon elle un ultra c'est un déviant : vis-à-vis des normes, de son comportement agité par rapport aux spectateurs et autres supporters non ultras : il est debout, chante, sort des fumigènes. Les supporters ultras se comportent en effet selon leurs propres règles. Ils sont pris dans une sorte de jeu, un autre match que celui qui se déroule sur le terrain footballistique : en tribune mais aussi dans l’espace public urbain, ces supporters rivalisent de prestations spectaculaires et de démonstrations de force (chants, tifos, gestuelles..) dont l’évaluation consacre ou défait les réputations de leur groupe. Cela prend du temps il faut faire des sacrifices - vies familiale, sentimentale, études, travail - afin d’animer son stade, organiser les déplacements.
A Sainté, il y a aussi les Green Angels dans le Kop sud (nés en 92)...Bérangère présente le portrait type de l'ultra stéphanois: Surtout des jeunes hommes, entre 15 et 30 ans issus de toutes les classes sociales même si les moyennes dominent. La plupart sont alors lycéens, étudiants, travailleurs précaires, intérimaires ou chômeurs. La « carrière » type s’arrête entre 25-30 ans quand viennent un emploi stable, une copine, un enfant.
Ce qui n’empêche pas de rester au stade, en devenant membre « périphérique ». Une spécificité stéphanoise : des membres actifs de 40 ans. Et l’avis des anciens compte beaucoup ici. Les MF ont un fonctionnement plus rigide que les GA qui, eux, ne se considèrent plus responsables des actes des membres depuis leur auto-dissolution. D’où l’absence de fumigènes en Nord où des consignes sont imposées. (source: http://lessor.fr/football-etre-ultra-c-est-tre-plus-que-supporter-6299.html)
Elle dit :"J’allais au stade Geoffroy Guichard avec des amis de manière régulière et j’étais intriguée par le « gars » qui tournait le dos au match et lançait les chants. Je l’étais aussi par rapport au regroupement de « gars » à la mi-temps qui s’opérait en bas de la tribune, je me demandais qui étaient ces personnes qui avaient l’air de bien se connaître, qui étaient là à tous les matchs et qui appelaient le reste de la tribune à venir les aider pour les animations ou à se déplacer. J’ai commencé à découvrir le monde des tribunes via mon engagement de sympathisante dans un des groupes ultras stéphanois. Puis j’ai lu Génération Supporters de Philippe Broussard que j’ai trouvé passionnant, puis Parmi les hooligans de Bill Bufford. Ces lectures ont été un déclic, j’ai voulu en savoir plus sur le monde des supporters et particulièrement celui des ultras. En première année de sociologie j’avais écrit sur ce que je voyais au stade et l’avais fait lire à un de mes enseignants qui m’a encouragée à continuer d’écrire sur ce sujet. J’attendais impatiemment d’être en Licence pour réaliser mon mémoire sur les ultras. (source http://lestrelin.canalblog.com/archives/2014/02/24/29288860.html)"
Loic Perrin buteur lors du match portait le maillot Magic Fans lors de l'échauffement comme les autres joueurs..
A la fin du match l'équipe a été voir le kop nord.....azFlrxRD4I8LS6Rx9bDn
On l'aime bien Remy car il a cette énergie solaire du sud et sur le terrain il témoigne d'un haut coefficient technique. Il est né en Corse, mais souvent on l'associe à Marseille et il est arrivé à populariser ici les mercééééé comme son pote Julien Tanti à la télévision. Avec lui le foot c'est du cousu main..
A l'entrainement et sur le terrain il veut toujours gagner et en plus c'est un farceur, un turlupin. Je me souviens d'une bataiile de boule de neige qu'il avait animé cet hiver.
— La Stratégie Du Poulpe 😉👍 (@FreydierSerge) 7 février 2018
Il est très proche du public et souvent un très grand nombre de supporters ou de fans l'attendent à la fin de l'entrainement
Y'a pas photo @RemyCabella est le joueur le plus attendu de l'@ASSEofficiel pour un selfie ou une signature.. Regardez cette file d'attente..Le public peut lui dire mercéééééé pour sa patience 😇 pic.twitter.com/M3Hejljo4d
— La Stratégie Du Poulpe 😉👍 (@FreydierSerge) 8 mai 2018
J’ai pu voir les sympathiques dirigeants d’Amiens avant le match au chaudron : à gauche le président JOANNIN Bernard et au centre Louis Mulazzi le président délégué.
« C'est la première fois qu'une équipe picarde monte en Ligue 1. Emmanuel Macron notre nouveau président est Amiénois, il m'a titillé. Il a réussi, il a été bon. Il fallait qu'on soit bons aussi. Je lui ai offert un maillot dédicacé avant le match, ça nous a porté bonheur. Vous savez à Amiens, on est dans une région qui souffre énormément. On a Whirlpool qui va fermer, j'adresse aux salariés de Whirlpool tous mes voeux. Le foot doit leur donner ce soir un peu de joie des cette vie difficile » B Joannin
Mais samedi 19 juillet Amiens SC, perdait 3-O face à Saint-Etienne. C’est donc une troisième défaite après 3 matchs en L1. C’est sans doute dur à digérer pour le club car la saison 2016/2017 de Domino’s Ligue 2 restera à jamais dans les mémoires. Avec 66 points au total et 6 victoires sur les 6 derniers matchs, l’Amiens SC avait validé sa montée historique en Ligue 1 Conforama le 19 mai 2017 sur le terrain du Stade de Reims avec une victoire 1-2 et un but d’Emmanuel Bourgaud à la 96ème minute.
Quand on consulte le classement des budgets, on comprend que ce ne sera pas facile pour eux :
Sympa de revoir le coach Baup. En ballade en voiture durant les vacances de la Toussaint dans les rues de Saint-Etienne vers le quartier Saint Jacques, je l'ai tout de suite reconnu.
Allez un petit selfie nostalgie avec Elie!
Les stéphanois n'ont pas oublié cet entraineur, il dirigea avec la casquette vissée sur la tête près de 160 matchs à l'ASSE (de 94 à 96 puis de 2004 à 2006). Mais il entraina aussi Bordeaux, Toulouse, Nantes et Marseille.
"J’ai coaché plus de 600 rencontres en professionnel dans l’élite et en Coupe d’Europe. . Je regarde toujours les rencontres avec mon œil d’entraineur, comme si je coachais les équipes. On ne peut pas perdre cette manière de réfléchir. J’ai eu quelques opportunités de reprendre, en Chine, en Arabie Saoudite, dans des sélections africaines, mais c’est difficile pour moi de bouger pour des raisons personnelles […] "
Vous le savez dans le cadre de la stratégie du poulpe et du poulpe vert nous prenons dans nos tentacules des exemples où des individus sont affectés par des situations.
Dans la sphère football, le mercato traduit des déplacements d'un club à un autres. Si les corps des footeux se mettent en mouvement pour partir c'est qu'il espère plutôt un affect de joie avec ce nouveau club. En effet il pense que leur force vitale dans ce nouveau cadre va augmenter. Bref jouer dans le meilleur contexte possible. Un club de foot comme d'autres endroits est un MESA. Un Micro Espace Support d'Affections. Donc un espace avec des objectifs et des valeurs sous la contrainte de moyens et de normes. Avec des façons de faire et d'être qui forcément affectent ceux qui sont présent dans cette espace. Avec l'arrivée du nouveau coach Oscar Garcia à Saint-Etienne, le contexte à changé après le départ de Galtier et il semble moins favorable pour l'attaquant Robert Beric. Sur 3 matchs il n'a jamais joué, il est pourtant en principe un sacré renard des surfaces.
Selon Spinoza: Il y a des passions qui augmentent notre puissance d’agir. Ce sont les passions de joie. Il y a des passions qui diminuent notre puissance d’agir. Ce sont les passions de tristesse. Les passions tristes, c’est l’effet sur moi de la rencontre avec des corps qui ne me conviennent pas. La passion triste, elle est l’effet sur mon corps d’un corps qui est saisi sous l’aspect où il n’a rien de commun avec le mien. Pour notre exemple Oscar et son staff--->Affectation-->Beric-->Tristesse
Quand un objet extérieur vous affecte d’une passion triste, c’est parce que vous saisissez cet autre corps comme incompatible avec le vôtre. Oscar Garcia dit sur Robert Beric: "le joueur est là. A lui de savoir s'il veut lutter ou non pour jouer" Selon Spinoza seules les passions joyeuses, et non les passions tristes, m’induisent à former une notion commune. Si Beric sent que cela ne va pas coller, pourquoi s'obstiner?
C'est l'inverse pour le milieu de terrain Bryan Dabo: « Tout aurait changé, Depuis le début de l’année, c’est une saison récurrente. Je ne suis pas ici pour critiquer l’ancien coach parce que s’est unique ce qu’il fait ici au sein des Verts. Mais aujourd’hui je suis concentré sur le nouvel entraineur. Après avoir passé une saison difficile, je revis une nouvelle renaissance…(…) je vais tout faire pour faire oublier la saison dernière »Oscar et son staff--->Affectation--->Dabo--->Joie « Je revis et ça se voit sur le terrain, ça se voit dans mon attitude, dans mes déplacements, dans les ballons que je joue. Je suis vraiment relaché. J'ai beaucoup travaillé durant la préparation. Il n'y a pas de secret, c'est un nouveau départ. C'est venu en travaillant pas en claquant des doigts et en disant qu'il y avait un nouveau coach ». Contre Amiens il a marqué deux fois. Fou de joie il a célébré ses buts avec les deux kops et il à retiré son maillot....
Bilan: Robert pour retrouver la joie doit-il trouver un nouveau club avant la fin du mercato d'été? Depuis mardi soir, des supporters de l'ASSE se mobilisent pour sauver la peau de Robert Béric. À une semaine de la fin du mercato, le nom de l'attaquant Slovène revient avec insistance dans les rumeurs de départs. Un supporter a lancé une pétition "Pour que Robert Béric reste à l'AS Saint-Etienne" sur le site Change.org.