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La Stratégie Du Poulpe -Serge-FREYDIER
17 mars 2024

Booder et le renversement du stigmate

Aujourd'hui dans les tentacules de la stratégie du poulpe le comique Booder avec qui nous avions réalisé un selfie. 
Booder est né le 13 août 1978 à Bouarfa, au Maroc, et a rejoint la France en 1979. Il grandit dans le 10e arrondissement de Paris, dans le quartier de la Grange-aux-Belles. Très tôt, il se découvre une passion pour la comédie et s’inscrit au club de théâtre de son lycée.
Actuellement Booder fait son grand retour à la télévision dans la fiction Le Nounou, diffusée sur TF1. Dans une interview pour Télé Star, le lundi 19 février, l'humoriste est revenu sur sa carrière et sur les moqueries et préjugés liés à son physique dont il est régulièrement victime. L'acteur de 45 ans a affirmé que contrairement à ce que l'on pouvait penser, il n'en a jamais vraiment souffert : "Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je n'ai pas subi ces moqueries, parce que j'ai cette chance d'être né avec de la répartie, de l'humour."
L'autodérision a donc permis à Booder de se protéger de remarques qui auraient pu profondément l'affecter : "L'autodérision, c'est d'abord se moquer de la manière dont les gens vous regardent. Ça m'a énormément aidé." En novembre dernier, dans On refait la télé sur RTL l'ami du défunt Wahid Bouzidi, s’était déjà confié sur son rapport à son physique et avait une nouvelle fois mis fin aux rumeurs de maladie : "Je ressemble à mon grand-oncle, qui était un grand homme, respecté dans le village dans lequel je suis né, et je suis très fier d’avoir cette tête-là."
Booder voit comment les gens le regardent et il sait ce qu’ils pensent de lui. Cela dit, l’humoriste ne s’est jamais laissé vexer. Au contraire, cela lui fait rire qu’on le prenne pour « un Martien ». Pour l’humoriste, si une personne ne se sent pas belle, c’est parce qu’elle n’a « pas de chéri » pour la regarder telle qu’elle est.
N’ayant pas de problème avec son apparence, il en a même fait sa force et n’hésite pas à en parler dans ses sketchs.
 

Qu'en dirait le sociologue américain Goffman?

Pour Erving Goffman, il est question de stigmate à partir du moment où il y a une situation dans laquelle un individu est disqualifié et de ce fait empêché d’être pleinement accepté par la société. Le propre de cette disqualification est qu’elle n’est pas ontologique, c’est-à-dire inhérente à l’individu et liée à une incapacité réelle, mais assignée par la société en vertu d’un handicap quel qu’il soit – physique, mental, social – et prenant une portée bien plus grande que la réalité de ce dernier. L’origine de cette pratique est à chercher dans les mythes grecs où le stigmate correspond à une marque corporelle. Ces signes, cicatrices en tout genre, marquent, exposent les criminels, les esclaves, les prostituées ; et adoptent la dimension relationnelle du stigmate par leur signification repoussante : la personne qui dialoguerait avec un stigmatisé provoquerait l’incompréhension de ses pairs et risquerait d’être frappée de la même indignité. D’après Goffman, le stigmate occupe une fonction de contrôle social et constitue un mode de compétition. Il « réduit efficacement et durablement les chances d’une personne » en justifiant ce qui n’est au départ qu’une position de principe : l’infériorité d’autrui

9 février 2026

III. L’Ordre social de l’inconscient — RSI structuré socialement (Lacan / Bourdieu)

L’Ordre social de l’inconscient désigne le mode selon lequel les structures sociales (Bourdieu) s’inscrivent dans le nouage Symbolique–Imaginaire–Réel (Lacan), produisant des formes historiquement situées de subjectivité, de désir et de jouissance.

L’inconscient n’est pas seulement structuré comme un langage, il est structuré comme un langage socialement institué, soutenu par des identifications socialement hiérarchisées, et traversé par un réel social de l’impossible.


1. Symbolique ↔ champs, institutions et capital symbolique

Chez Lacan, le Symbolique est l’ordre de la loi, du langage, de la castration et du Nom-du-Père.
Chez Bourdieu, il trouve son équivalent structural dans :

  • les champs (espaces de positions régis par des règles spécifiques),

  • les institutions,

  • le capital symbolique,

  • la doxa.

Le Nom-du-Père n’est jamais abstrait : il est historiquement et socialement incarné.
L’école, l’État, le droit, la famille sont des formes sociales de la loi symbolique.

Les discours lacaniens correspondent aux modalités symboliques des champs :

  • Discours du Maître → doxa, ordre établi, légitimité dominante ;

  • Discours Universitaire → production et légitimation savante ;

  • Discours de l’Hystérique → mise en crise des hiérarchies ;

  • Discours de l’Analyste → suspension de la doxa, ouverture du singulier.

👉 Le Symbolique est donc le champ social intériorisé comme loi.


2. Imaginaire ↔ habitus, distinctions et identifications sociales

L’Imaginaire est le registre des identifications, de l’image du corps, du moi et des rivalités.
Bourdieu permet d’en penser la structure sociale.

L’habitus peut être compris comme un imaginaire social incorporé :

  • façons de parler, de se tenir, de se projeter ;

  • manières de se percevoir comme « à sa place » ou « illégitime » ;

  • idéaux du moi socialement différenciés.

Les hiérarchies de classe, de genre, de culture s’inscrivent dans l’Imaginaire sous forme de :

  • honte, fierté, distinction,

  • sentiment de mérite ou d’imposture,

  • anticipation des possibles et des impossibles.

👉 L’Imaginaire est le lieu où le champ social devient image de soi.


3. Réel ↔ impossibles sociaux, domination et jouissance

Le Réel est ce qui échappe à la symbolisation, ce qui fait trou, ce qui insiste.
Chaque ordre social produit son Réel spécifique, que Bourdieu décrit comme :

  • impossibilités structurelles (mobilité sociale bloquée),

  • contradictions internes aux champs,

  • violence symbolique méconnue,

  • souffrances sociales non reconnues.

La jouissance est ici centrale :
elle est à la fois canalisée par l’ordre social et entravée par lui.
Le Réel apparaît lorsque les promesses symboliques du champ (mérite, réussite, reconnaissance) échouent.

👉 Le Réel est le point où la domination ne peut plus se dire, mais se subit.


4. Le nouage RSI comme structure sociale incorporée

L’Ordre social de l’inconscient est le nouage socialisé du RSI :

  • Symbolique : champs, institutions, doxa, capitaux symboliques ;

  • Imaginaire : habitus, identifications, classements incorporés ;

  • Réel : impossibles sociaux, jouissance, symptômes.

Ce nouage est incorporé, durable, pré-réflexif.
Il produit des sujets qui :

  • désirent selon leur position dans les champs,

  • s’identifient selon des hiérarchies socialement construites,

  • butent sur un réel de jouissance qui excède toute rationalisation.


5. Définition finale

L’Ordre social de l’inconscient désigne la manière dont les structures sociales (champs, habitus, capitaux) se nouent au Symbolique, à l’Imaginaire et au Réel, produisant des formes historiquement situées de subjectivité.

Le sujet hérite :

  • d’une place symbolique dans les champs,

  • d’une image de soi socialement façonnée,

  • d’un réel de jouissance et d’impossibilité,

  • d’un mode de désir et d’un style d’existence,

avant même de croire choisir.

L’inconscient est ainsi socialement structuré, sans jamais se réduire au social.

9 février 2026

V-Le modus octopus

La sortie : du sujet déterminé au Modus Octopus

Le Modus Octopus n’est pas un idéal, ni un modèle psychologique, ni un type social. C’est une figure conceptuelle qui désigne un mode d’existence capable de traverser, d’assumer et de reconfigurer l’Ordre social de l’inconscient.

Il ne s’agit pas de s’émanciper du symbolique ou du social — ce serait une illusion. Il s’agit de changer de rapport à ces déterminations, en mobilisant :

  • la puissance vitale du conatus (Spinoza)

  • la structure du désir (Lacan)

  • l’incorporation des champs (Bourdieu)

  • la singularité du sinthome (dernier Lacan)

  • la créativité des agencements (Deleuze & Guattari)

Le Modus Octopus est le sujet qui parvient à faire jouer ensemble ces dimensions.

 1. Traverser l’ordre social de l’inconscient

Le Modus Octopus commence par une traversée :

  • repérer ses déterminations symboliques (castration, manque-à-être, discours)

  • repérer ses déterminations sociales (habitus, capitaux, doxa)

  • comprendre comment son désir a été orienté

  • comprendre comment sa jouissance a été distribuée

  • comprendre comment sa place a été assignée

Ce n’est pas une prise de conscience morale, mais une cartographie : reconnaître les forces qui nous traversent.

Le poulpe ne nie pas les courants : il apprend à les lire.

 2. S’approprier son sinthome

Le Modus Octopus ne cherche pas à se normaliser. Il ne cherche pas à « guérir » son symptôme. Il ne cherche pas à devenir conforme.

Il cherche à soutenir son sinthome : ce nouage singulier de jouissance qui lui permet d’exister.

Le sinthome devient :

  • un point d’appui

  • un style

  • une manière d’être

  • une signature existentielle

  • une consistance propre

Là où l’habitus enferme, 👉 le sinthome ouvre une singularité.

 3. Créer des agencements

Le Modus Octopus ne se contente pas d’une singularité intérieure. Il compose des agencements : des alliances, des connexions, des dispositifs, des pratiques, des milieux.

Il ne cherche pas une identité stable, mais des configurations vivantes.

Comme un poulpe :

  • il change de couleur

  • il change de texture

  • il change de milieu

  • il se glisse dans les interstices

  • il invente des solutions non prévues par la structure

Là où le champ normativise, l’agencement produit du possible.

 4. Déterritorialiser sans se perdre

Le Modus Octopus suit des lignes de fuite, mais pas des fuites hors du monde. Il ne s’évade pas : il déplace.

Déterritorialiser signifie :

  • changer de coordonnées

  • déplacer les évidences

  • ouvrir des devenirs

  • rompre avec les assignations

  • inventer des usages inattendus

Ce n’est pas une fuite, mais une variation.

Le poulpe ne quitte pas l’océan : il en change la logique.

 5. Une intelligence tentaculaire

Le Modus Octopus n’est pas centralisé. Il n’est pas gouverné par un Moi unifié. Il n’est pas prisonnier d’une identité fixe.

Il fonctionne comme un poulpe :

  • intelligence distribuée : plusieurs centres d’action

  • plasticité : adaptation immédiate

  • multiplicité : pas un, mais plusieurs

  • connexion : tentaculaire plutôt qu’arborescent

  • créativité : solutions imprévues

  • souplesse : pas de rigidité identitaire

Il ne cherche pas à être cohérent : il cherche à être vivant.

 6. Définition finale

Le Modus Octopus est un mode d’existence qui, ayant traversé l’ordre social de l’inconscient, parvient à soutenir son sinthome et à créer des agencements qui augmentent sa puissance d’agir. Il ne s’arrache pas au monde : il reconfigure son rapport au monde. Il n’est pas un sujet unifié, mais une multiplicité plastique, tentaculaire, capable de devenir.

 7. Pourquoi le poulpe ?
  • il pense avec ses tentacules

  • il change de forme

  • il se faufile partout

  • il n’a pas de centre fixe

  • il est joueur, créatif, imprévisible

  • il vit dans un milieu fluide

  • il résout des problèmes sans plan préétabli

C’est l’image d’un sujet non centralisé, non identitaire, non capturable.

 Retour au plan: Présentation de notre théorie de l’Ordre social de l’inconscient Serge Freydier - Site de SES -Serge-FREYDIER

9 février 2026

  II. Bourdieu – Habitus et Champs

 

Avec Bourdieu, les structures symboliques décrites par Lacan trouvent leur prolongement dans le monde social. Le langage n’est jamais neutre : il est pris dans des espaces hiérarchisés que Bourdieu nomme champs. Un champ est un espace de positions et de luttes, doté de règles propres, où se distribuent des enjeux spécifiques. Chaque champ — artistique, politique, économique, académique — impose sa logique, son « sens du jeu ».

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Le sujet n’y entre pas comme une conscience libre, mais avec un habitus, c’est‑à‑dire un système de dispositions incorporées. L’habitus est ce que la société inscrit dans le corps : des manières de percevoir, de sentir, de juger et d’agir qui paraissent naturelles, mais qui sont le produit de conditions sociales déterminées. Il est structuré par le passé social du sujet et structurant de ses pratiques présentes.

 

Les positions dans les champs dépendent des capitaux que le sujet possède : capital économique (ressources matérielles), capital culturel (savoirs, diplômes, goûts), capital social (réseaux), capital symbolique (prestige).

 

Chaque champ valorise certains capitaux plus que d’autres, et c’est en fonction de ces ressources que le sujet peut agir, parler, désirer.

La doxa désigne ce qui va de soi dans un champ : les évidences tacites, les normes implicites, les croyances non questionnées. Elle règle ce qui est pensable, dicible, désirable. L’illusio, enfin, est l’investissement du sujet dans le jeu du champ : le fait d’y croire, d’y investir son désir, d’y engager sa jouissance.

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Ainsi, l’entrée dans le langage lacanienne trouve ici son ancrage social : le sujet parle comme Lacan l’explique, mais il parle dans une structure sociale particulière, dont Bourdieu montre les régularités et les hiérarchies. Le sujet est donc doublement déterminé : par l’inconscient (Lacan) et par les structures sociales (Bourdieu). Ces deux logiques ne s’ajoutent pas : elles s’entrelacent pour produire un ordre invisible qui oriente les désirs, distribue les places et conditionne les trajectoires.

→ Le sujet est donc doublement déterminé : par l’inconscient (Lacan), par les structures sociales (Bourdieu).

Ces deux contraintes s’articulent en un mouvement co-déterminant : l’inconscient n’est pas séparé du monde social ; il s’y incorpore et s’y exprime.

Retour au plan: Présentation de notre théorie de l’Ordre social de l’inconscient Serge Freydier - Site de SES -Serge-FREYDIER

9 février 2026

I. Lacan – L’entrée dans l'imaginaire et le symbolique

 L’entrée dans l’Imaginaire : du conatus au corps
Avant même l’entrée dans le langage, le conatus — cette poussée à persévérer dans l’être — doit se fixer, se localiser, se donner une forme sensible. Chez Lacan, cette opération passe par l’Imaginaire, et plus précisément par le stade du miroir. L’Imaginaire n’est pas un simple registre des images : il est le lieu où le vivant devient corps unifié, là où une énergie affective diffuse se rassemble dans une figure reconnaissable.

Le nourrisson ne fait d’abord l’expérience que d’un corps morcelé, traversé de tensions, d’excitations et d’affects sans cohérence. Le miroir — qu’il soit réel ou incarné par le regard de l’Autre — offre une image totale, stable, maîtrisée. En s’y identifiant, le sujet anticipe une unité qu’il ne possède pas encore. Cette identification est fondamentalement méconnaissance : le moi (ego) se constitue sur une image extérieure, idéalisée, qui masque la fragilité réelle du corps vivant.

 

C’est ici que le conatus trouve sa première incarnation sociale. Il ne persévère pas seulement biologiquement : il s’investit narcissiquement. Le désir d’être, de durer, de s’affirmer, se transforme en désir d’image, de reconnaissance, de consistance. L’Imaginaire est donc le registre où le conatus devient amour de soi, mais aussi rivalité, comparaison et agressivité. Le corps imaginaire est toujours déjà pris dans une relation à l’autre : je me vois comme je crois être vu.

Cette fixation imaginaire est indispensable, mais instable. Le moi qu’elle produit est à la fois nécessaire et trompeur : nécessaire parce qu’il donne au sujet un point d’appui, trompeur parce qu’il repose sur une illusion d’unité et de maîtrise. L’Imaginaire donne un corps au conatus, mais un corps vulnérable, dépendant du regard et du désir de l’Autre. C’est précisément cette fragilité qui rend indispensable une autre opération : l’entrée dans le Symbolique.

 L’entrée dans le Symbolique
Avec Lacan, l’humain ne devient véritablement sujet qu’en entrant dans le langage, c’est-à-dire dans l’Autre symbolique. Cette entrée ne prolonge pas simplement l’Imaginaire : elle le traverse, le limite et le désorganise partiellement. Le langage introduit une coupure là où l’Imaginaire cherchait la continuité.

Cette coupure est ce que Lacan nomme la castration symbolique. Elle ne renvoie pas à une perte réelle, mais à l’opération par laquelle le sujet accepte qu’il existe un manque constitutif dans le langage et dans l’être. On ne peut pas tout dire, tout être, tout jouir. Là où l’Imaginaire promettait une complétude, le Symbolique introduit une impossibilité structurante. C’est cette impossibilité qui rend le désir pensable et durable.

Le sujet se constitue alors comme manque-à-être, noté $. Le signifiant le représente, mais jamais totalement : il est toujours divisé entre ce qu’il voudrait être (héritage imaginaire) et ce que le langage lui permet d’être. Cette division n’est pas un accident psychologique, mais la condition même de la subjectivité parlante.

La fonction du Nom-du-Père vient stabiliser cette structure. Il ne s’agit pas du père réel, mais d’une fonction symbolique qui introduit la loi, ordonne les signifiants et rend le monde intelligible. Le Nom-du-Père limite la toute-puissance imaginaire, interdit la fusion avec l’Autre et rend possible une circulation réglée du désir. Il est la garantie minimale de cohérence du champ symbolique.

 

Le désir s’organise alors autour de l’objet a, non pas objet réel, mais cause du désir : reste irréductible produit par l’entrée dans le symbolique, trace de ce qui a été perdu sans jamais avoir été possédé. L’objet a est ce qui échappe à la signification complète et met le sujet en mouvement, au-delà des identifications imaginaires.

 

La jouissance, enfin, désigne ce qui excède le plaisir et résiste à la symbolisation. Lacan en distingue deux régimes :

une jouissance phallique, limitée, réglée par le symbolique ;

une jouissance de l’Autre, illimitée, hors-sens, proche du Réel.

Enfin, Lacan montre que le Symbolique n’est jamais purement individuel. Il est organisé par des discours qui structurent les rapports sociaux. Les quatre discours — Maître, Universitaire, Hystérique, Analyste — ne sont pas des styles de parole, mais des matrices sociales du désir. Le discours du Maître fixe l’ordre et les légitimités ; le discours Universitaire le rationalise par le savoir ; le discours de l’Hystérique le met en crise ; le discours de l’Analyste ouvre un espace de déliaison et de singularité.

 

 

 

Le sujet apparaît ainsi comme un effet du signifiant, pris dans des structures symboliques qui le dépassent — et qui préfigurent déjà les hiérarchies, les habitus et les mécanismes de domination que Bourdieu analysera sur le plan sociologique.

Le conatus devient socialement efficace lorsqu’il est symboliquement reconnu, imaginairement investi et pratiquement incorporé.
 

Retour au plan: Présentation de notre théorie de l’Ordre social de l’inconscient Serge Freydier - Site de SES -Serge-FREYDIER

12 juin 2026

Peut-on jouer à Lyon après avoir joué à Saint-Étienne ? Le cas de Grégory Coupet

C'est avant un match pour l'association Stef Cares disputé à Andrézieux que j'ai vu Greg Coupet.   
Dans le football français, la rivalité entre l’AS Saint-Étienne et l’Olympique Lyonnais est l’une des plus intenses. Ces deux clubs historiques représentent deux villes voisines dont l’opposition sportive s’est construite au fil des décennies. Dans ce contexte, le passage d’un joueur d’un club à l’autre est souvent perçu comme un événement marquant.

Pourtant, en théorie rien n’interdit à un joueur de poursuivre sa carrière à Lyon après avoir porté les couleurs stéphanoises. 
Formé à l’AS Saint-Étienne, Grégory Coupet fait ses débuts professionnels avec les Verts au début des années 1990. Il dispute 101 matchs officiels sous le maillot stéphanois avant de rejoindre l’Olympique Lyonnais en 1997. Durant son passage à Saint-Étienne, il joue notamment 66 matchs en première division et réalise 15 clean sheets (matchs sans encaisser de but).

 

Le transfert de Grégory Coupet de Saint-Étienne vers Lyon en janvier 1997 a provoqué de nombreuses réactions. À Saint-Étienne, certains supporters ont vécu son départ comme une trahison, d’autant plus qu’il était issu du centre de formation du club. Toutefois, la situation financière difficile de l’ASSE avait poussé les dirigeants à vendre plusieurs joueurs importants. À Lyon, l’accueil ne fut pas plus simple. Coupet arrivait pour succéder à Pascal Olmeta, gardien très apprécié des supporters lyonnais. Selon les témoignages de l’époque, des tags hostiles étaient visibles sur les murs du centre d’entraînement, parmi lesquels : « Olmeta président, Breton titulaire, on ne veut pas d’un sale Vert ». Le gardien a également raconté avoir été insulté lors de certains entraînements et après les mauvais résultats de l’équipe. Il a déclaré plusieurs années plus tard qu’il avait dû être « costaud » mentalement pour supporter cette pression. Malgré ces débuts difficiles, ses performances sportives lui ont progressivement permis de gagner le respect des supporters lyonnais, jusqu’à devenir l’une des plus grandes légendes de l’histoire du club.
Les statistiques de Coupet à Lyon sont remarquables. Il compte 467 matchs de Ligue 1 avec l’OL et réalise 170 clean sheets au cours de sa carrière en championnat de France. 
L’exemple de Grégory Coupet démontre qu’un joueur peut parfaitement réussir dans le club rival. Mais son exemple n'est pas forcément généralisable à tous les cas. 

12 juin 2026

Henri Émile , dans l'ombre de l’Équipe de France

Aujourd'hui dans les tentacules de la Stratégie Du Poulpe un footeux rarement mis en avant que nous avons eu la chance de croiser. 

Henri Émile, né en 1943 à Montpellier, est l’une des figures les plus marquantes de l’encadrement de l’Equipe de France de football. Bien qu’il n’ait jamais été un joueur professionnel de premier plan, il a consacré l’essentiel de sa carrière à la Fédération française de football (FFF) et aux sélections nationales.
Il rejoint la FFF en 1972 et devient sélectionneur des Espoirs avant d’être nommé adjoint de Michel Hidalgo en 1980. Il participe alors à l’une des périodes les plus glorieuses du football français, avec la victoire à l’Euro 1984. Henri Émile reste ensuite membre du staff des Bleus sous plusieurs sélectionneurs, notamment Aimé Jacquet et Roger Lemerre. Il contribue aux succès majeurs de l’équipe, dont la victoire à la Coupe du monde de football 1998 et à l’UEFA Euro 2000.
Souvent présenté comme l’« intendant » des Bleus, son rôle dépassait largement les tâches administratives. Il était un lien essentiel entre les joueurs, le staff technique et la fédération. Plusieurs témoignages soulignent son importance dans la cohésion du groupe France.
Après son départ du staff en 2004, il a continué à travailler pour la FFF dans différents projets liés au développement du football, avant d’effectuer un retour auprès des Bleus comme coordinateur sportif sous Laurent Blanc. Grâce à sa longévité et à sa participation aux plus grands succès du football français, Henri Émile est considéré comme l’un des artisans de l’histoire moderne de l’Équipe de France.
Quelques citations: 
« Ça a été l’image que j’ai toujours accepté de laisser. J’étais l’adjoint technique d’Aimé Jacquet. »
« Gagner, on ne le programme pas. Aller loin, on peut le programmer par la force collective de l’équipe. »
« Cette équipe de France appartient à l’ensemble des Français. »
« Je n’ai pas peur de la nouvelle génération. »
« Zidane a appelé une seule personne pour dire qu’il revenait en équipe de France. Et cette personne, c’était moi-même. »
« La chose la plus forte en tant qu'homme sur toute ma carrière, ce sont toutes ces relations que j'ai pu avoir. »
« Gagner, on ne le programme pas. Aller loin, on peut le programmer par la force collective de l’équipe. »

 

28 juin 2026

Théorie de l'affectocentrisme

Au fil du temps ce mécanisme m'est venu à l'esprit.

 L'affectocentrisme est un biais cognitif qui consiste à privilégier, parmi plusieurs explications possibles d'un phénomène multifactoriel, celle qui satisfait le mieux nos affects (émotions, sentiments, humeurs), au détriment de la complexité réelle des causes.

  1. Les phénomènes humains, sociaux et naturels sont généralement multifactoriels : ils résultent de l'interaction de nombreuses causes.
  2. L'esprit humain recherche des récits simples et cohérents.
  3. Le choix d'une explication n'est pas uniquement déterminé par les preuves, mais aussi par sa résonance affective.
  4. Les débats publics opposent souvent des explications partielles qui sont chacune soutenues parce qu'elles répondent à des sensibilités différentes plutôt que parce qu'elles épuisent la réalité.

Plus un phénomène est multifactoriel, plus la probabilité est grande que les individus sélectionnent l'explication qui confirme leurs affects plutôt que celle qui intègre l'ensemble des facteurs pertinents.  L'explication qu'une personne privilégie renseigne souvent davantage sur sa structure affective que sur la hiérarchie réelle des causes. Donc les faits existent, mais leur interprétation est sélective parce qu'elle est affectivement orientée.

Ce mécanisme est à relier aux projections du moi dans sa fonction imaginaire. 

9 février 2026

 IV. Dernier Lacan + Deleuze & Guattari

 IVDernier Lacan + Deleuze & Guattari

Avec le sinthome, l'agencement et la déterritorialisation : comment sortir de l’ordre social de l’inconscient?

Après avoir décrit comment le sujet est façonné par le symbolique (Lacanet le social (Bourdieu), il nous faut penser ce qui permet de s’en dégager partiellement — non en s’arrachant au mondemais en reconfigurant son rapport à celui-ciCette ouverture est précisément rendue possible par la rencontre entre le dernier Lacan et Deleuze & Guattari.

Après avoir montré comment le sujet est structuré par le symbolique (Lacan) et par les champs sociaux (Bourdieu), il reste à penser ce qui permet de se déprendre, au moins partiellement, de cet enchevêtrement. Ni fuite mystique, ni liberté illusoire : une reconfiguration du rapport au monde.

Cette ouverture devient possible grâce à la rencontre entre :

  • le dernier Lacan, qui déplace la psychanalyse vers la singularité du sinthome

  • Deleuze & Guattari, qui pensent le désir comme puissance de création, d’agencement et de déterritorialisation

Ces deux pensées, souvent opposées, se rejoignent pourtant sur un point essentiel : il existe un mode d’existence qui échappe aux déterminations dominantes, non en les niant, mais en les reconfigurant.

 1. Le dernier Lacan — Le sinthome comme nouage singulier

Dans son dernier enseignement, Lacan ne cherche plus à interpréter l’inconscient comme un texte. Il s’intéresse à ce qui, en chacun, fait tenir le sujet malgré l’absence de garantie ultime.

C’est le sinthome (avec th) :

  • une organisation singulière de la jouissance

  • un mode de nouage du Réel, du Symbolique et de l’Imaginaire

  • un bricolage existentiel, non interprétable

  • une manière propre de supporter l’être et le monde

  • une invention personnelle, irréductible à la norme

Là où le symptôme demande interprétation, le sinthome demande soutien.

Il n’est pas à dissoudre, mais à apprivoiser. C’est ce qui permet à un Joyce, un artiste, un artisan, un mystique, un marginal, un sportif, de tenir debout malgré — ou grâce à — son étrangeté.

Dans ta théorie, le sinthome est ce qui ouvre une singularité au sein même de l’ordre social de l’inconscient.

 2. Deleuze & Guattari — Agencements, devenirs, lignes de fuite

Chez Deleuze & Guattari, le sujet n’est pas une entité fixe, mais une multiplicité en mouvement. Le désir n’est pas manque (contre Lacan), mais production, flux, puissance d’agencement.

Trois notions sont essentielles :

a) L’agencement

Un agencement est une composition hétérogène : humains, objets, affects, signes, lieux, machines. Il produit un certain fonctionnement, une manière d’être.

b) Le devenir

Le devenir n’est pas imitation, mais transformation : devenir-animal, devenir-femme, devenir-enfant… Ce sont des lignes de variation qui échappent aux identités fixes.

c) La déterritorialisation

C’est le mouvement par lequel un agencement rompt avec ses coordonnées habituelles. Non pas fuite hors du monde, mais changement de mode d’être dans le monde.

Donc, Deleuze & Guattari montrent comment le désir peut bifurquer, inventer, s’échapper des déterminations sociales.

 3. Le point de jonction : Sinthome et Agencement
  • le sinthome est une singularité interne (un nouage propre de la jouissance)

  • l’agencement est une singularité externe (une composition de forces, d’objets, de relations)

Les deux peuvent se répondre.

Le sinthome donne une consistance au sujet.

L’agencement ouvre des possibles dans le monde.

Ensemble, ils permettent :

  • de déplacer les déterminations symboliques

  • de contourner les déterminations sociales

  • de créer des modes d’existence inédits

  • de tracer des lignes de fuite qui ne sont pas des fuites hors du réel

  • de produire une puissance d’agir nouvelle

Là où l’habitus enferme, le sinthome ouvre une singularité.

Là où le champ normativise, l’agencement produit du possible.

Retour au plan: Présentation de notre théorie de l’Ordre social de l’inconscient Serge Freydier - Site de SES -Serge-FREYDIER

5 mai 2013

Renaud Lavillenie met la barre haut....

008   Ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre un athlète capable de voler à une hauteur de 6 mètres.

7751559260_renaud_lavillenie_savoure_son_titre_olympique_au_saut_a_la_perche_aux_jo_de_londres_2012On se souvient tous de Renaud  remporte la médaille d'or des Jeux olympiques de Londres, de 2012, avec un bond à 5,97 m! Il nous invite donc tous à prendre de la hauteur.

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31 janvier 2013

Une rue des gâteaux à Saint-Etienne

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Connaissez vous la rue des gâteaux vers les Ursules à Saint-Etienne?

Ella & Pitr Street Artistes ont tapissé les murs de gâteaux colorés. D'après mes infos les familles du quartier transmettent un mail au couple avant l'anniversaire de leur enfant.

 

 

 

 

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18 mai 2026

Chap9: COMMENT SE FORME ET S’EXPRIME L’OPINION PUBLIQUE ?

    L'opinion publique: est un ensemble d'idées, de préférences, de points de vue d'une population sur des sujets.

Exemple: 7 sept. 2024 Colère à gauche contre le président

Dans les sociétés modernes démocratiques chacun peut exprimer son opinion. Mais c'est le résultat d'un long processus.

 

 

1. Une notion qui émerge avec les Lumières (XVIIIᵉ siècle) L’opinion publique apparaît véritablement au XVIIIᵉ siècle, lorsque les philosophes des Lumières (comme Voltaire ou Rousseau) défendent la liberté de penser et de critiquer le pouvoir. La diffusion des idées s’accélère grâce au développement de la presse écrite, des salons littéraires et des cafés, où les citoyens débattent. → L’opinion publique devient un espace de discussion critique distinct du pouvoir politique.

2. Un essor lié à la démocratisation au XIXᵉ siècle Avec l’extension progressive du suffrage (notamment le suffrage universel masculin en 1848 en France) et l’alphabétisation croissante, de plus en plus de citoyens peuvent s’informer et exprimer leurs idées. La presse devient un acteur majeur : journaux, caricatures, pamphlets… → L’opinion publique se massifie et commence à influencer les gouvernements.

3. Le rôle central des médias au XXᵉ siècle L’apparition de la radio, puis de la télévision, transforme l’opinion publique en lui donnant une dimension nationale et instantanée. Les sondages d’opinion se développent à partir des années 1930–1950, permettant de mesurer régulièrement ce que pense la population. → L’opinion publique devient un indicateur suivi par les responsables politiques.

4. Une opinion publique fragmentée et interactive au XXIᵉ siècle Internet et les réseaux sociaux bouleversent encore davantage la formation de l’opinion :

  • circulation très rapide de l’information,

  • multiplication des sources,

  • possibilité pour chacun de s’exprimer publiquement,

  • apparition des « influenceurs » et des bulles informationnelles. → L’opinion publique est plus diverse, plus réactive, mais aussi plus difficile à mesurer et à contrôler.

 

PARTIE1: Des sondages une mesure de l'opinion publique

Les sondages reposent sur des méthodes d'échantillonnages.

EXEMPLE d'échantillon:

BTS

 

L'échantillon est un ensemble d'individus représentatifs d'une population. Pour déterminer les opinions de cette dernière on pose donc des questions à un nombre plus petit.

BTS

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PARTIE 2: Les sondages influencent l'opinion des citoyens et l'action politique
Les défenseurs des sondages pensent qu'ils informent chacun de nous sur l'opinion des autres. Ils permettent aussi au pouvoir politique de connaitre les avis des citoyens de façons plus fréquentes sans se limiter aux élections .
Exemple: Montrez ce que dise ces sondages, que constatez vous? 

BTS

Donc la démocratie d'opinion, où le peuple exprime son avis en permanence, peut s'appuyer sur les sondages.
Ainsi les dirigeants politiques sont sous un contrôle permanent, car leurs actions entrainent des réactions.
Exemple: François Hollande annonce qu'il ne se représentera pas en 2017 

 

                 Faut-il faire un lien entre cette vidéo et les courbes ci-dessous?

BTS

 

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Nous avons fait un lien entre le sondage défavorable et la décision politique de F. Hollande.
SONDAGE DEFAVORABLE----> PAS DE CANDIDATURE en 2017.
Concernant les responsables politiques les sondages peuvent influencer leurs programmes, leurs actions, leur communication.
Cependant il faut nuancer les politiques peuvent parfois contredire les sondages.

Exemple:

SONDAGE DEFAVORABLE----> et pourtant projet de loi d'abolition et vote. Mais c'était en 1981, une époque sans doute moins marquée par la tyrannie des sondages.

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Après les politiques peut-on dire que les sondages ont une influence sur ce que pensent les gens?:
Sondage------>effet sur la population.
Prenons l'exemple des élections.
Relevons les résultats d'un sondage sur quelques candidats en 2017:

sond

Pensez-vous que ces résultats pouvaient influencer votre vote?  

 

Des théories pensent que c'est le cas: avec différents mécanismes.

BTS

- selon l'effet bandwagon (train) les électeurs vont voter pour le candidat donné favori.
- selon l'effet underdog (outsider) s'il est donne perdant. 

 - humble the winner donner une leçon d'humilité au favori    

 


    EXERCICE Noté: Création d'un sondage      Par groupe de 2 ou 3 max

  1.Choisir un sujet de société que vous voulez étudier. Imaginez au maximum 5 questions, minimum 3 questions.  

    2. L'objectif serait de les poser à des lycéens. Expliquez le contenu de votre échantillon selon différents critères pour interroger des lycéens de Jean Monnet.

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27 décembre 2012

Kefyr -- Meca ils sont dans la place -- Rap Saint-Etienne!

 L'album "Cahier Intime"  de Kefyr vient de sortirsniper_001

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Meca Feat Boss One - Seul le temps nous dira - Scratch by Dj Bak             A suivre

26 décembre 2012

Oxmo Puccino - Hé Ouais

  Oxmo Puccino - Hé Ouais!!oxmo_018

Mon rap sert de kérozene
bienvenue sur air déspérado j'suis l'super-héros
zen
quand la vie devient pas marrante je survole Paris sur un
catamaran..................

Ox


 

 

7 décembre 2012

Le Journal Le Progrès parle du blog La Stratégie Du Poulpe

002C'est dans un article sur la blogosphère stéphanoise que #LaSDP est citée, bravo! 

001

 

 

3 février 2012

Bakary Sako: "Salut les poteaux!"

197971_203537309674261_100000539802232_722022_3189364_nLes anciens ne seront pas étonnés : les Verts et les poteaux, c'est une rengaine bien connue...Pour cette saison 2011-2012 Bakary Sako à touché du bois une dizaine de fois. Mauvais réglage dans le timing sans doute.


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