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La Stratégie Du Poulpe -Serge-FREYDIER

8 janvier 2020

Adil Aouchiche va faire bouillonner le chaudron

 

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En cette période de crise sanitaire, la façon dont va se dérouler la saison de L1 est encore incertaine.

Cependant une nouvelle recrue de l’ASSE durant le mercato est très attentue. C’est Adil Aouchiche un jeune joueur né en région parisienne en 2002.Il était en fin de contrat aspirant avec le PSG le 30 juin. Aperçu à 3 reprises avec l'équipe première du club de la capitale la saison passée, dont 1 en Ligue 1, le milieu de terrain offensif (17 ans) a décidé de signer son premier contrat professionnel chez les VERTS.

Cela a été un coup dur pour le PSG. N’ayant pas réussi à convaincre Adil Aouchiche de signer son premier contrat pro, le club de la capitale a vu son grand espoir filer à l’ASSE. Un gros coup réalisé par le club stéphanois, qui a réussi à battre la concurrence de grosses écuries.

 Responsable du secteur jeunes du Tremblay FC, deuxième club d’Adil Aouchiche en région parisienne (de 2012 à 2014), Salim Bouadla se souvient d’un joueur surclassé en U12 puis en U13 régionaux et « chaque saison au-dessus du lot ». « Il a toujours été beau à voir jouer. On avait une superbe génération 2002 à Tremblay mais il est celui qui a avancé le plus vite. Je ne suis pas surpris par son parcours car il avait déjà la technique, la vision du jeu et les prises de balle. » Les prises de balle sont d’ailleurs l’atout numéro un mis en avant par ceux qui ont côtoyé le grand espoir parisien.

« Sa qualité de première touche a toujours été là pour faire des différences, confirme ainsi Jean-Claude Giuntini, son sélectionneur dans les équipes de France U17 et U18. Avec notamment un gros travail sur la vidéo et une belle ouverture d’esprit, il a acquis des alternatives dans le jeu pour être un peu moins centré sur lui-même. Mais il n’a pas eu à forcer sa nature. Il suffit de voir son volume de jeu, l’intelligence de ses courses et son goût pour la participation aux tâches défensives. »

 

 

30 décembre 2019

Quand le poulpe rencontre un pirate

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                Je ne pensais pas un jour rencontrer un pirate....


Joshamee Gibbs est un personnage de la saga Pirates des Caraïbes. Dans une époque antérieure aux films, il était d'abord marin dans la marine de sa Majesté au sein de la Compagnie des Indes. Puis, il devint pirate et rencontra Jack Sparrow avec qui il se lia d'amitié. Ils se retrouveront à Tortuga dans Pirates des Caraïbes: La malédiction du Black Pearl où Gibbs restera ensuite son second durant toutes leurs aventures.
Il est incarné par Kevin McNally invité au premier Hero festival de Saint-Etienne.

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29 décembre 2019

Faut-il supprimer le mercato d'hiver ?

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L'année passée en janvier 2019, quand j'ai fait ce selfie avec les deux comparses Olé et Robert c'était la dernière fois qu'on voyait Selnaes. Il y a un peu moins d’un an, Ole Selnaes prenait tout le monde de court à l’ASSE en annonçant son intention de quitter le club pour rejoindre la Chine. Un départ qui privait Jean-Louis Gasset d’une pièce maîtresse au mileu de terrain associée à Yann M'Vila.


Le Mercato (italianisme signifiant « marché ») désigne l'ensemble des transactions permettant le passage de joueurs d'un club professionnel à un autre, durant les périodes prévues à cet effet.


Le marché des transferts hivernal est après le passage du père noël une destabilisation des effectifs. On peut le dire , le mercato d’hiver sème la pagaille dans les clubs de Ligue 1.
Un footballeur qui s’estime en manque de temps de jeu souhaite changer d’équipe. Un entraineur en difficulté sur certains postes cherche la perle rare.
Mais changer un maillon et c'est toute la chaîne, tout le collectif qui risque de se désolaridiser. Cela transforme aussi le joueur en marchandise. Supprimons le mercato en janvier. Ainsi un joueur qui s’engage dans un club en début de saison doit y rester jusqu’au bout. S’il s’est trompé, il doit assumer. Idem pour le club, partons du principe qu’il démarre une saison avec un effectif qui doit la finir. 

Si l'on prend l'exemple de Selnaes son aventure à Shenzen, tout comme celle de Cheick Mbengue, tourne au fiasco. Son club vient d’être relégué en deuxième division. Il va donc devoir faire ses valises pour ce mercato 2020.   

Se souvenant de cet épisode Yann M'Villa a déclaré au sujet du mercato d'hiver: "Je ne suis pas du genre à quitter le navire en pleine mer!"

27 décembre 2019

Un Pogba peut en cacher un autre

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A Sainté voir Florentin c'était facile car il était défenseur à l'ASSE par contre c'était plus compliqué pour Paul.. Cependant  en 2017 avant ASSE-Manchester javais réalisé un petit selfie vidéo avec Paul, à l'époque il avait une coupe de cheveux moins discrète que durant la coupe du monde.(Sur le selfie vous pouvez apercevoir Zlatane qui fermait la marche).

 

Une relation étroite et un attachement profond unit Paul Pogba à ses frères et à sa maman 

Chez les Pogba le foot c'est une histoire de famille. Paul Pogba est né le 15 mars 1993 à Lagny-sur-Marne en Seine-et-Marne. Il a deux frères aînés, Florentin et Mathias, tous deux footballeurs internationaux guinéens, jouant respectivement aux postes d’attaquant et de défenseur. Quant à Paul Pogba, il occupe le poste de milieu de terrain et joue actuellement à Manchester.

 

Paul Pogba est le cadet de cette fratrie de footballeurs, après Florentin et Mathias. "Il a commencé quand il avait six ans et nous, à l'époque, nous étions encore occupés avec le ping-pong", poursuit Florentin. "Il aimait regarder les matches à la télévision, analyser les joueurs les plus techniques. Sa passion est devenue son job et j'espère, pour lui, que cela va l'amener très loin", explique le puissant défenseur, d'un oeil bienveillant. "Je dirais que le bon adjectif pour le décrire est 'fou', bien sûr, mais dans le bon sens".

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Florentin Pogba explique aussi le choix de Paul d'évoluer avec l'équipe de France alors que lui-même a opté pour la Guinée. "Moi et Mathias avons toujours rêvé de représenter la Guinée, mais Paul a toujours voulu faire sa carrière avec la France. On l'a beaucoup critiqué pour cela, mais les gens doivent comprendre que nous avons des histoires différentes. il est né ici en France et il est normal qu'il ait choisi l'équipe nationale française. Cela ne nous dérangeait pas, car c'est un choix fait avec le cœur".

"On finissait l'école, où on avait joué à la récréation, et on allait directement au city stade jouer jusqu'à ce que les jambes n'avancent plus, jusque tard, même quand il n'y avait plus la lumière du jour. Notre mère nous appelait par la fenêtre pour rentrer, détaille Florentin. Pendant les vacances, on s'organisait entre potes pour faire des tournois. On invitait d'autres quartiers, comme 'Les 50', 'Bois-Briard' et 'La Pierrerie', avec matches aller et retour. Les vainqueurs, c'était parfois les premiers à 10 buts". Et d'ajouter, sourire en coin: "C'est La Renardière qui gagnait le plus souvent".

(Caricature de Florentin, Mathias et Paul, alias "Ya'Flo", "Le Dos" et "La Pioche")

"Pour l'instant, nous espérons juste un jour être réunis dans un club. Ce ne sera pas facile, nous voulons encore y croire jusqu'à la fin de notre carrière", a conclu le grand frère avec cette belle image en tête.

 

 

En juillet 2018 Paul est champion du monde! On oubliera pas son énergie pour mobiliser le groupe avec par exemple les phrases qui resteront:  "On ne rentre pas chez nous, on fait la fête ce soir. On continue de manger des pâtes. Messi ou pas Messi, on s'en bat les c*** !", 

30 novembre 2019

Firenze LAI et l'être anonyme

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  « J'ai toujours pensé que je deviendrais artiste, depuis mes cinq ans. C'était comme une impulsion, un instinct ». Firenze LAI (né en 1984, à Hong Kong) diplômée de la Hong Kong Art School

 

C’est une des nouvelles expositions du Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne : L’équilibre des blancs par Firenze LAI du 30 novembre 2019 au 17 mai 2020.

Face au visiteur, des personnages disproportionnés occupent la majeure surface du tableau parfois trop petite pour les contenir. Serrés dans un bus, debout à faire la queue dans le métro ou courbés dans des passages souterrains, Firenze Lai insiste sur les mains, les jambes et les pieds. Les parties inférieures à peine dégrossies, semblent s’ancrer dans l’espace contraint. Les visages et regards, plus petits, évoquent un champ de vision réduit dans un vaste monde incontrôlable.

"L'espace et le contexte sont deux préoccupations fondamentales...Je me demande toujours comment on adapte l'esprit et le corps dans différentes circonstances."

Ces personnages anonymes, évoluent dans des fonds neutres, racontent des situations physiques et psychologiques vécues au quotidien. Une pause-déjeuner, une discussion entre amis, côtoient d’autres scènes collectives, comme des chaînes humaines.

En 2014, les manifestations à Hong Kong marquent un tournant dans le travail de Firenze Lai. L’artiste prend conscience d’une société manipulatrice. Ses œuvres examinent dès lors comment les espaces publics avec leur frénésie permanente conditionnent les corps et les esprits. Les tableaux, atmosphériques, dépeignent des personnages tantôt sous influence, tantôt forcés au repli intérieur.                                                                                      

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L’artiste dans son jeune âge n'avait pas eu l'occasion de voir souvent des œuvres d'art. Firenze vient d'une famille de Hong Kong extrêmement modeste. Ainsi, toute sa vie sa mère a été employée dans un restaurant dont la spécialité est la soupe de serpent. Elle raconte que ses ongles sont déformés par les toxines de ces rampants qu'elle nettoie à longueur de journée. Les premières œuvres qu'elle a vues étaient des Picasso exposés dans les maisons de ventes, avant les enchères.

Sa mère refusait qu'elle devienne artiste. Un métier peu sécurisant. Elle a suivi les cours d'une école d'art à Hong Kong pendant deux ans et a commencé à devenir book designer. C'était bien mais elle gagnait alors un salaire très modeste 5000 HK dollars (environ 515 euros) par mois. La nuit elle a commencé à peindre et à dessiner. C'était vers 2006. Elle avait un tout petit bureau qui déterminait la taille de ses œuvres. 

Elle va petit à petit mettre en peinture sa vision de la vie urbaine.

« Nous avons certainement développé un ensemble de compétences de survie afin de nous adapter aux circonstances, nous façonnons notre esprit et notre corps.  L'esprit de Hong Kong est que nous allons vite, incroyablement vite, l’adaptation rapide est dans notre sang, le plus vite est le mieux. »                                                 

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« L'anonymat des figures de mes œuvres suggère que je ne peint pas quelqu'un en particulier, ils sont humains, dans un sens général. Je dis souvent aux gens que je fais très rarement du portrait. D'aussi loin que je me souvienne, un seul a été fait. Je fais de la peinture figurative au lieu du portrait parce que ce dernier est plus susceptible de pointer vers l'individualité. Ce n'est pas la seule chose que je veux dépeindre; la collectivité de l'individualité m'intéresse davantage. »

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28 novembre 2019

Adil Rami, turlupin du foot

 

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Aujourd'hui dans les tentacules du blog La Stratégie Du Poulpe nous avons capturé un grand costaud très cool d'1m91.
Adil Rami est un turlupin du foot. Même s'il n'a pas joué lors du Mondial 2018, Adil Rami a été important pour le groupe en transmettant sa bonne humeur. Adil Rami a aussi le sens de la réparti.

Ce registre de la farce vient du théâtre et on trouve la formulation de ce rôle sous une multitude de mots: clownerie, pitrerie, mascarade, arlequinade, pantalonnade, pantomime, baladin, bateleur, clown, histrion, paillasse, pitre, polichinelle, mariole, guignol, gugus, charlot, turlupin,  ubuesque, grand-guignolesque, burlesque, grotesque. Et encore pourrait-on ajouter que le bouffon est souvent confondu avec un acrobate, un auguste, un diseur de bons mots, un farceur, un funambule, un gracioso, un jongleur, un loustic, un saltimbanque, un trickster, un turlupin, un ventriloque ou l’un des zanni de la Commedia dell’Arte. 

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Adil Rami en dehors du terrain est donc dans le registre du comédien Henri Legrand, dit Belleville (dans les pièces sérieuses) et Turlupin (dans les farces), né à Belleville1 (1587), décédé à Paris (1637).

 

Jouant d'abord sur le Pont-neuf, il entre ensuite dans la troupe de l'Hostel de Bourgongne (Hôtel de Bourgogne). Il forma un trio de paillasses avec Gaultier-Garguille et Gros-Guillaume. Son personnage de zanni était proche de celui de Brighella, portant chapeau à larges bords, mantelet, pantalon rayé et sabre de bois, son masque avait moustache et barbe hirsutes2. On appela péjorativement turlupinades les lazzis des acteurs jouant un peu dans le style de Turlupin : méchantes pointes, jeux de mots et équivoques faciles. Pourtant Turlupin était considéré, en son temps, non seulement comme excellent farceur mais aussi bon comédien.

  Regardez la moustache! ->

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Pour la coupe du monde 2026, il part en campagne avec Betclic: 

27 novembre 2019

Rama Yade et le wokisme

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On le sait depuis Gramsci le combat politique passe par la bataille des idées.
Rama Yade que j'avais rencontré à Saint-Etienne lors d'une réunion du Parti Radical rejoint le combat wokiste.

 


l'idéologie woke entre en opposition si frontale avec l'universalisme républicain français qu'il n'est pas anodin de voir une ancienne ministre issue de la droite s'en réclamer depuis son départ aux Etats-Unis.

                                                             Elle déclare: « Je ne partage pas du tout les crispations devant ce qu'on a appelé le mouvement woke ou la cancel culture »

 

« Le wokismime a été brandi de manière abusive comme un outil de censure. En réalité, c'est juste le refus des discriminations. Ce n'est quand même pas honteux de combattre les inégalités ! Quel que ce soit le nom que vous lui donnez, c'est un noble combat, de justice et de revendication d'égalité dont devrait s'enorgueillir la patrie des droits de l'homme. »

                               Mais alors les ami(e)s c'est quoi le "wokisme"?

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Le wokisme fait référence au terme woke, qui signifie être "éveillé", en anglais. En clair, c'est être conscient des problèmes de justice sociale et de racisme. L'expression "stay woke" ("restez éveillés") a commencé à être utilisée au début du mouvement Black Lives Matter aux Etats-Unis (né après l'acquittement d'un veilleur de nuit qui avait tué un jeune homme noir, Trayvon Martin, en 2013).
Les militants de ce mouvement dénoncent un racisme systémique, qui aboutit notamment aux violences policières contre les personnes noires.

Le wokisme s'est ensuite développé en dénonçant de manière commune les autres discriminations sociales, notamment celles visant les personnes LGBT, les femmes, les migrés, etc.
Ce mouvement est l'objet de critiques, le wokisme est surtout défini par ses détracteurs. Ils y agglomèrent toutes les idées actuellement émergentes au sein de la gauche radicale : l'intersectionnalité (le fait de dire que certaines discriminations peuvent s'additionner), la dénonciation de systèmes d'oppression (le pouvoir légal et économique se fonderait sur l'oppression de certaines minorités), la dénonciation des préjugés liés au genre, etc.

19 novembre 2019

Obrigado Flavia COELHO !

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Obrigado Flavia! Au lendemain du drame des attentats du 13 novembre à Paris on risquait tous de se laisser submerger par ces pulsions de morts. Dans l'après midi je me demandais moi même: faut-il aller au concert du FIL à Saint-Etienne? Pas par peur, mais plutôt par une sorte de tristesse face aux images de la veille...

Mais au contraire il fallait y aller, car Flavia incarne la force des pulsions de vie. Petit bout de femme solaire, elle transmet dans le public l'"énergia" de l'Amérique du Sud.  Pourtant elle même était visiblement très émue, car vivant à Paris elle connait certaines des victimes des attentats...  

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Parisienne depuis 2006, Flavia Coelho débarque de Rio avec 200 euros et une veste « pas très chaude ». S’ensuivent quelques années de galère où elle chante au chapeau ou « contre des demis » dans les bars, dans la rue, dans le métro. Elle rencontre le Camerounais Rico Rico Pierre, qui l’aide à explorer ses propres racines africaines et la convainc de commencer à écrire. Puis son pianiste-basse et manager actuel, Victor Vagh, qui l’aide pour l’enregistrement. Trois ans plus tard, sort Bossa Muffin, édité par l’indépendant Discograph, avec qui elle signe en 2011, le lendemain de sa victoire au tremplin musical Génération Réservoir.

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Flavia Coelho réussit ainsi son pari d’écarter les propositions de costumes à plumes ou à paillettes et de chanter autre chose que de la bossa nova. « Je savais en venant ici que les gens avaient un amour profond pour la musique traditionnelle brésilienne, la samba de Rio, le chorro. » Au Brésil, elle était plutôt Dr. Dre, baile funk et sound-systems. De manière insoupçonnée, elle tire sa légitimité pour le reggae de ses années passées dans le Maranhao, dans le nord du pays. « A Sao Luis, je passais toutes mes soirées aux radioles, ces murs d’enceintes qui passent du reggae pendant des heures, c’était super roots. »

Si elle chante depuis ses 14 ans, l’alchimie musicale qui imprègne ses compositions – ce ragga africanisé aux influences nordestines – s’est surtout produite à Paris. Elle raconte son besoin de quitter le Brésil, de vivre des choses compliquées, de travailler sa nostalgie du pays. « Si j’étais restée, j’aurais fait exactement ce qu’il y a déjà sur place, mais peut-être pas de la meilleure façon », dit-elle, avant de détailler sa fascination pour la bouillonnement musical qu’elle rencontre dans la capitale. « Quand je suis arrivée, les bars étaient collés les uns aux autres, se remémore-t-elle. En quelques minutes, tu pouvais former un groupe avec un guitariste congolais, un batteur brésilien, un pianiste new-yorkais, et jouer de la samba, exactement la même qu’à Rio. »......

 

 

 

 

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Elle était de retour à Saint-Etienne le 11 mai 2017 au puits Couriot de Saint-Etienne dans le cadre de la présentation du festival Paroles et Musiques où elle sera sur scène le 10 juin au FIL....

Puis en novembre 2019 pour un nouvel album....

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26 octobre 2019

Que se passe t-il dans la tête de François Hollande ?

 

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Ce que j'aime chez lui c'est son côté insaisisable...Encore une fois il surprend. 

C'est toujours intéressant de voir ceux qu'ils fait réagir. Qu'ils soient de droite ou de gauche , ce sont des dogmatiques enfermés dans des postures idéologiques. Ainsi avec François Hollande nous avons un formidable détecteur à individus figés dans des identités de cartons patte...

C'est bien pour cela que François Fillon lors de son dernier meeting lors des primaires de la droite et du centre  fin novembre 2016montre dans son discours qu'il n'a rien compris en clamant:"François Hollande, c'est un Paul Deschanel qui tombe du train toutes les semaines depuis cinq ans – et qui remonte, imperturbable, en souriant, dans son petit wagon"...On sait que Deschanel élu président de la République en janvier 1920, a eu des problèmes de santé mentale. Il était entre autres évènements tombé d'un train en direction de Montbrison. Comment le rigide Fillon peut-il saisir la complexité de F Hollande ?..Si Hollande a la fluidité du poulpe, Fillon a le syndrome du castor (avec sans surprise un passage chez les scouts). Donc le besoin d'être rassuré par des fondations simples et visibles et de faire barrage aux flots de l'imprévu ...

 

fog  Que se passe t-il dans la tête de François Hollande ? C'est la question que posait France 3 le lundi 7 avril avec le journaliste Franz-Olivier Giesbert ou FOG (photo).

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En 90 minutes, FOG montre que François Hollande n'est pas celui qu'on croit. Surnommé « Culbuto », « Mollande », « Flamby » ou « Guimauve le conquérant » par ses adversaires qui lui reprochent de ne jamais trancher et de manquer d'autorité, il est surtout pour  FOG « le Mozart de l'évitement ». Son fils déclare que quand on est dans une pièce avec son père on ne sait jamais par quelle porte il va sortir.

On comprend que le président est "sans aspérités"... "cet homme tant de fois méprisé, mais qui finit toujours, à force de calcul et de conciliation, à surnager au milieu des tempêtes". "Avec des adversaires qu'il ne combat jamais de face", qu'il use, rend fous, "mais toujours avec une infinie courtoisie".

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Dans le documentaire de FOG, Catherine Nay journaliste à Europe 1 nous livre une bonne analyse de la photo officielle.

François Hollande ne se voit pas en "roi soleil" enfermé à l'Elysée. Il est dans le jardin à l'ombre des arbres et loin du palais ensoleillé. Il est là comme un citoyen normal , une manche plus longue que l'autre.....

Dans son livre "Itinéraire secret" Serge Raffy  parlait de stratégie de l'araignée. Une araignée qui tisse lentement sa toile. Rien ne le rebute, ni les réunions sans fin, ni les salles des fêtes en province, ni les marchés.  Je parlerai plutôt de stratégie du Poulpe. Ce n'est pas un homme de clan, il incarne la souplesse, le rassemblement.  

François Hollande est né à Rouen, le 12 août 1954, dans un milieu bourgeois catholique. Mais ses origines lointaines sont plus modestes et du Nord, de Plouvain plus exactement. Plus loin encore ses ancêtres calvinistes viennent de Hollande et auraient fui les persécutions catholiques espagnoles. Le père, Georges Hollande, est médecin et possède une clinique ORL. La mère, Nicole, est assistante sociale. D'un côté un homme autoritaire, ombrageux, admirateur de Jean-Louis Tixier Vignancourt, qui se pique de politique au point d'essayer de se faire élire sur des listes d'extrême droite. De l'autre une femme enjouée, qui aurait plutôt des sympathies à gauche, pour Mitterrand notamment. On comprend que le jeune Hollande ait dû faire de gros efforts pour réconcilier ces contraires.

Dès l'enfance, plutôt que de se heurter de front avec le père, il préférera l'esquive. Idem pour affronter les frères de Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle qui ne passent pas pour des taquins. "Il était quand même élève dans une école des Frères chrétiens qui était une école très dure, il subissait des châtiments corporels et avait un père autoritaire. Sa manière d’esquiver, explique-t-il, c’était le sourire, le rire et souvent la causticité". 

 Son sourire, son côté jovial ? Une tenue de camouflage qui lui permet de se balader en terrain ennemi. Finalement sa cellule familiale et l'école chrétienne où l'on apprend à masquer ses sentiments lui auront servi d'entraînement quand il lui faudra déjouer les pièges du parti socialiste. En 1968, Hollande trop jeune ne lancera des pavés sur personne. Surtout pas dans sa bonne vieille ville de Rouen. Car c'est l'époque que son père choisit pour larguer sa clinique, ses amis et partir à Paris avec toute sa famille. Rupture du jour au lendemain qui laissera les deux garçons Hollande (François a un frère aîné musicien nommé Philippe) un peu désemparés. Le lieu d'arrivée ? Neuilly. À croire que Neuilly est le centre de gravité de la politique française. À croire également que Christian Clavier est lui aussi incontournable. Car au lycée Pasteur de Neuilly, le jeune François devient copain avec Clavier certes, mais aussi Thierry Lhermite. Il fréquente même un temps Gérard Jugnot et Michel Blanc. Imaginez si Hollande, qui se distingue déjà par son sens de l'humour, avait décidé de faire équipe avec les gars du Splendid ? On verrait aujourd'hui Hollande dans les Bronzés. Les Bronzés font de la politique par exemple… Mais voilà, l'humour pour François est une arme, pas une finalité. Ce qui l'intéresse finalement ce n'est pas de rire de tout mais au contraire de se confronter à des matières que le commun des mortels trouverait, disons-le, un peu chiantes.

Son fameux sens de l'humour! Excellent timing le plus souvent! Un exemple ci-dessous lié au fait que ce début de quinquennat est très marqué par la pluie!!  Au parti socialiste certains le qualifiaient de "monsieur blagues".


 

23 octobre 2019

Jean- Claude Kaufmann: identité, cherchez l'erreur

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Aujourd'hui dans les tentacules du poulpe, le sociologue Jean- Claude Kaufmann

– Dans son livre «Identités, la bombe à retardement» (Ed. Textuel), le sociologue Jean-Claude Kaufmann pointe trois grandes erreurs sur la notion d’identité.
En cette époque de crispations et de revendications identitaires, nous parlons tous d’identité en croyant savoir ce dont il s’agit, comme si cette notion allait de soi. Dans son ouvrage Identités, la bombe à retardement, le sociologue Jean-Claude Kaufmann rappelle qu’il s’agit au contraire d’une notion floue, dont la définition incertaine recouvre des enjeux politiques considérables, et pointe les trois erreurs principales que l’on fait à son sujet.


Première erreur: Croire que l’identité renvoie à l’histoire, à notre mémoire, à nos racines. En fait, c’est exactement le contraire. «C’est un travail de l’individu, explique le sociologue. L’identité renvoie à une subjectivité en vue de produire du sens» et résulte des multiples choix que l’on fait à chaque instant.
Jean-Claude Kaufmann rappelle d’ailleurs que «l’emploi inflationniste du terme ne date que d’un demi-siècle» et qu’avant, hormis dans l’administration, il était rarement question d’identité car l’individu était défini par les cadres institutionnels et les structures collectives qui le portaient. Avec leur dissolution, la question de l’identité est devenue centrale, ce qui est caractéristique des sociétés contemporaines.


Deuxième erreur: Confondre l’identité avec l’identité administrative, fondée sur des caractéristiques objectives de l’individu (sexe, date de naissance, couleur des yeux, etc). Aux yeux de l’administration, l’individu est défini par ses papiers. Mais l’identification administrative a été mise en place uniquement pour permettre à l’Etat de ne pas confondre une personne avec une autre. Cette vision étroite de l’identité ne saurait se confondre avec ce qu’elle est en réalité, à savoir «une production du sens de sa vie», souligne Jean-Claude Kaufmann. «D’autant que l’on n’a pas une seule histoire mais des histoires multiples. On puise dans ce stock pour constituer son identité et faire un totalité qui fait sens», explique-t-il.


Troisième erreur: Croire que l’identité est fixe, homogène, stable et fermée. «L’identité n’est jamais une ‘’essence’’ ou une ‘’substance’’[…]. En réalité le processus identitaire est en mouvement permanent», précise le sociologue.

De ces erreurs et confusions peuvent naître «l’engrenage pervers qui renforce les intégrismes identitaires», avertit Jean-Claude Kaufmann. D’où la nécessité, selon lui, «d’ouvrir et structurer le débat de façon plus rigoureuse» pour éviter les dérives potentielles.

  « L’individu se voit contraint de définir seul le sens de sa vie ». La définition de l’identité n’est pas simplement intellectuelle. C’est une lutte permanente pour la construction de l’estime de soi, qui subit un déficit structurel – chacun note chacun dans tous les domaines, il faut tout réussir dans la vie.

21 octobre 2019

Joseph Ponthus: A la ligne

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Dans le cadre de notre blog nous avons pris dans nos tentacules: Joseph Ponthus , un grand gaillard auteur du roman A la ligne.
Il raconte l'histoire d'un narrateur lettré devenu ouvrier intérimaire qui doit embaucher dans les usines de poissons et les abattoirs de Bretagne.


Joseph Ponthus est né en 1978. Après des études de littérature à Reims et de travail social à Nancy, il a exercé plus de dix ans comme éducateur spécialisé en banlieue parisienne où il a notamment dirigé et publié Nous. La Cité (Éditions Zones, 2012). Il vit et travaille désormais en Bretagne. Il a épousé une femme de la région. Ils vivent dans une maison non loin de la mer. Le jardin est plein d’hortensias. Il faut bien gagner un peu d’argent pour entretenir l’amour.


Joseph Ponthus va donc être intérimaire dans l’agro-alimentaire. Il ne part pas pour faire un reportage ni pour faire la révolution. C’est une période de transition. En attendant un vrai travail, se dit-il. Mais le travail à l’usine n’en est pas un faux. Certes pas. C’est même très dur. Cependant, il faut occuper la place qui est celle du moment. Avec dignité. En gardant dans la tête les noms, les mots, les chants qui font tenir debout.


«J’écris comme je pense sur ma ligne de production divaguant dans mes pensées seul déterminé/ J’écris comme je travaille/ A la chaîne/ A la ligne.» Aucune virgule, et une majuscule à chaque phrase, à chaque ligne ou presque. Des feuillets arrachés à l’épuisement, pris sur la vie quotidienne.
L'usine serait ma Méditerranée sur laquelle je trace les routes périlleuses de mon dyssée
Les crevettes mes sirènes
Les bulots mes cyclopes
La panne du tapis une simple tempête de plus
Il faut que la production continue
Rêvant d'Ithaque
Nonobstant la merde

A l'agence d'intérim on me demande quand je peux commencer.
Je sors ma vanne habituelle littéraire et convenue
"Eh bien demain dès l'aube à l'heure où blanchit la campagne"
Pris au mot j'embauche le lendemain à six heures du matin.


Si A la ligne s'inscrit dans une tradition qui est celle de la littérature prolétarienne, de Henry Poulaille à Robert Linhardt, en passant par Georges Navel, Joseph Ponthus la renouvelle ici de fond en comble en lui donnant une dimension poétique qui est l'autre nom de cette espérance de changer la vie, comme le voulait Rimbaud.

 

15 octobre 2019

Florence Cestac : une rebelle dessinatrice de gros nez

 

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Nous avons capturé dans les tentacules du poulpe une autrice de bandes dessinées , Florence Cestac qui a su trouver sa place dans le monde de la BD.

En Mai 68, à 18 ans, elle se révoltait avec beaucoup d'autres jeunes contre la société en place…

« Mai 68, On ne se rend pas compte, mais ça a été extraordinaire. Parce qu’avant c’était tout gris. L’avenir se résumait à trouver un mari, faire des enfants, s’acheter une maison, faire un crédit… En Mai 68, on a tout envoyé chier. La famille, la religion… Tout d’un coup, le ciel bleu s’est ouvert. On avait le droit de faire ce qu’on voulait. J’habitais Rouen (Seine-Maritime), je suis partie à Paris et là, j’ai fait ce que j’ai voulu. J’ai suivi toute l’évolution : le droit à l’avortement, la pilule… J’ai participé à des manifestations. »

À l’époque, autrice de BD, ce n’était pas commun pour une femme.

« Très jeune, j’ai su que je voulais dessiner. Dessiner quoi, je ne savais pas. Mais dessiner. Mes cahiers d’école étaient constellés de dessins. Je n’écoutais pas les cours. Je n’étais pas du tout une bonne élève. Chez les bonnes sœurs, je me faisais expulser. »

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Pourquoi dessiner des gros nez?

« Au départ, le gros nez, c’est un tic graphique qui annonce que ça va être une bande dessinée d’humour. J’ai été influencée par mes lectures de jeunesse ( Pépito , Popeye, Gaston Lagaffe ). C e sont des personnages qui avaient des gros nez. Alors je me suis dit : “Quitte à faire des gros nez, on va les faire très très gros.” »

Sa famille, Florence Cestac nous la raconte, sans concessions mais avec humour, dans tout ce qu’elle pouvait avoir de plus dur et de dysfonctionnel. La phrase-clé, résumant à elle seule l’ensemble de cette album, fut prononcée par son père à table : « - Si je me suis marié, c’est pour me faire servir. »

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C’est dans ce cadre, avec un géniteur très autoritaire dénué de toute affection envers ses enfants que Florence Cestac a passé une partie de son enfance. Ce père-là, c’est la caricature de tout ce que représentait cette époque : bon vivant, convaincu par son travail, violent, il est celui qui a su appuyer sur les bons leviers pour mener une carrière exemplaire et assurer une situation confortable à sa famille. Dans cette mesure, l’individu considère que tout lui est dû. Il est le bourgeois parvenu, méprisant l’ouvrier et n’aspirant qu’à s’élever dans la société, toujours à prouver que l’on peut réussir.

 

12 octobre 2019

Retour au théâtre avec Solo, Page et Boisselier

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Ouf! Enfin on peut retourner au théâtre après des mois de fermeture liés au Covid.

En ce mois d'octobre 2021 c'était donc un plaisir d'aller voir la pièce Dix ans après avec Bruno Solo, Mélanie Page et Julien Boisselier.

Cest un triangle entre les trois personnages où l'on va se poser beaucoup de questions sur les rapports entre homme et femme.

 Faut-il présenter son meilleur ami à la femme qu'on aime ?
Faut-il dîner tous les jeudis soir avec Bernard et Nicole ?
Les gens pauvres s’aiment-ils plus longtemps que les riches ?
Peut-on choisir son successeur quand on quitte sa femme ?
Un écrivain est-il forcément plus drôle qu’un assureur ?
Faut-il rompre avant ou après le dessert?

 

Ce qui domine, c'est qu'à tout moment un sentiment de manque vient perturber les êtres

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humains tout le long de leur vie. Et que chacun doit trouver des solutions pour remplir les vides. Ici on verra que les deux amis joués par Bruno solo et Julien Boisselier ont trouvé une méthode surprenante qui va mettre Mélanie Page dans de drôles de situations.

 

 

18 juillet 2019

Rachid Mekhloufi: le foot en Algérie c'est sacré!

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Rachid Mekhloufi, est né le 12 août 1936 à Sétif.
C’est à l’USM Sétif, dans sa ville natale, que ce surdoué fait ses premiers pas de footballeur. L’Algérie est alors encore un département français. Il rejoint la Métropole en août 1954, âgé à peine de 18 ans, sur les conseils de M. Setboune, l’œil des Verts en Algérie. Cet enfant de famille nombreuse, six frères et soeurs au total, abandonne alors ses études de prothésiste dentaire, nécessité oblige, pour tenter de convaincre l’intransigeant coach Stéphanois Jean Snella, le temps d’un seul entraînement. Rachid Mekloufi découvrait aussi pour l’occasion, la joie de jouer sur une pelouse, pour la toute première fois de sa vie, habitué qu’il était à évoluer sur les terrains poussiéreux et brûlés de son pays. Une demi-heure plus tard, Mekloufi était engagé. « Pour qui connaît le football, sa classe apparaissait dès le premier toucher de ballon » précisait alors Snella. Ce dernier, impressionné, décidait même de l’aligner dans l’équipe dès le week-end suivant pour un match amical contre Grenoble. A côté de N’Jo Lea, son compère de toujours, il marqua trois des six buts de son équipe pour une probante victoire 6-0. Le début de l’histoire......

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Bien plus tard, il s'exprime en juillet 2019 dans le quotidien local (cliquez)sur la finale de la CAN avec l'Algérie:
"Quand l'Algérie gagne c'est la joie, l'euphorie même. Les gens sont heureux, cela leur permet d'oublier les choses qui se passent à l'heure actuelle au sein de l'Algérie. Comme partout ailleurs, quand il y a des problèmes, le football sert d'exutoire"
"Je ne suis que de loin la CAN, j'ai un peu délaissé le football en général mais je vais regarder la finale vendredi soir"

16 juin 2019

Pec met des Knar dans tous les coins coins...

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 Allez un selfie avec un drôle d'oiseau! 

Pec est le créateur des Birdy Kids. Ces oiseaux ronds et colorés, vous n’avez pas pu passer à côté si vous vous déplacez dans la région lyonnaise.
C'est l’un des plus anciens graffeurs lyonnais. C’est la deuxième génération, mais c’est l’un des plus anciens aujourd’hui. Et c’est celui, personne ne dira le contraire, qui a le plus défoncé le périph’ à Lyon. Les gens le respectent pour ça. Artiste depuis 1989 Pec réalise un Street Art ludique et coloré à la portée de tous. Un univers enfantin, rond, joyeux et coloré.

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« Je pars du principe que tu es suffisamment matraqué avec toutes les pubs, tous les slogans, tout ce que tu peux croiser sans t’en rendre compte et qui finalement pourrit ton quotidien visuel. Je mets une tâche de couleur, elle intervient sur la personne, ça lui donne le sourire, j’ai fait mon job »
« J’ai toujours été ancré BD et tout ce qui est enfantin. J’aime bien, c’est lisse, c’est doux, c’est propre, il y a des courbes, c’est pas agressif, ça me correspond. Je peux regarder toute la journée des Walt Disney, ça ne me dérange pas. Je vais rigoler comme mes gamins. »

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Il veut apporter de la joie aux passants et aux habitants grâce à ses drôles d’oiseaux colorés qui nichent dans la ville. L’artiste a nommé ce personnage emblématique « Knar ».

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Le « Knar », est un personnage limpide, facilement reconnaissable et qui donne le sourire. On le reconnaît par son air ahuri trimbalant ses ailes courtes, ses yeux qui louchent partout à Lyon. Les graffs de PEC décorent le paysage urbain lyonnais et attirent l’attention des amateurs de drôles d’oiseaux colorés.
Il est aussi présent devant la mairie de Saint-Etienne......

Street_Act_Pec C'est avec énergie que Fernando Davila un artiste stéphanois , impulse un crew Street Art sur la métropole stéphanoise.

En 2018 il déclarait au quotidien local: « Depuis quelques années, on constate que les artistes lyonnais installent leurs ateliers dans notre ville car les loyers ne sont pas très élevés. Mais ils vendent leurs œuvres à Lyon qui est la première place marchande de France en matière de street art. En organisant par exemple une vente aux enchères ( Palais SVV de Saint-Étienne), nous avons la volonté de ne pas laisser Saint-Étienne se transformer en ville-dortoir. Nous avons un gros potentiel d’artistes ici. Nous essayons de le faire vivre et évoluer. Cette vente est aussi un moyen de soutenir les jeunes artistes locaux. Dès qu’ils participent à une vente aux enchères, les artistes sont cotés automatiquement et obtiennent donc une vraie reconnaissance du milieu. »

10 juin 2019

Maéva Clemaron, aime jouer à la maison

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Si Maéva Clémaron n’est pas entrée en jeu vendredi soir au Parc des Princes contre la Corée du Sud (victoire 4-0 de la France avec des buts signés de Le Sommer, Renard (2) et Henry), la milieu de terrain du FC Fleury 91 a vécu ce match d’ouverture de la Coupe du monde de manière très intense.
"Il y avait beaucoup d’émotion. J’ai versé quelques larmes au moment de la Marseillaise. L’ambiance était impressionnante avec ce Parc des Princes plein, qui chantait. Je n’ai pas les mots. C’était énorme."


La n°10, doublure d’Amandine Henry, veut bien faire pour ce premier grand rendez-vous international. Elle fait partie d’une catégorie rare, dans un football qui se professionnalise de plus en plus chez les femmes : elle est la seule joueuse de l’équipe de France, avec Gaétane Thiney (cadre technique à la fédération française de football), à concilier le football avec une activité professionnelle, en l’occurrence l’architecture. Un emploi du temps certes chargé mais moins que lorsqu’elle était à Saint-Etienne.
Dans la Loire, elle suivait des études à l’École nationale supérieure d’architecture et découvre le plus haut niveau avec l’ASSE entre 2008 et 2017 : "Si je n'avais pas donné la priorité à mes études, je n'aurais pas pu obtenir mon diplôme", confie la milieu de terrain à l’AFP. "J'ai la chance de pouvoir exercer deux passions, en priorité aujourd'hui le foot, mais l'architecture c'est vraiment un équilibre pour moi. Par contre, je ne veux plus qu'elle impacte le côté foot."

Pas de doute cette jeune architecte doit aimer jouer à la maison.

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8 juin 2019

Wendie Renard la forte tête

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Wendie s'est offert un doublé dans un match d'ouverture de coupe du monde pleinement réussi contre la Corée.
Son mètre quatre-vingt-sept et son poste de défenseure centrale lui valent le surnom de « tour de contrôle » mais ses qualités vont bien au-delà. Effectivement, sa taille lui permet d’être quasi imbattable à la tête, d’abord défensivement mais aussi offensivement puisqu’elle marque souvent sur les phases arrêtées.

Tout cela commence ainsi:
Bien avant les grands stades et les grandes affiches, c’est sur un terrain avec vue sur mer, au pied de la montagne Pelée dans le nord de la Martinique, que Wendie avait tapé dans ses premiers ballons. A la fin des années 90, parmi les garçons, balle au pied, il n’y avait qu’elle ; petite fille longiligne au caractère bien affirmé. Une forte tête?

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10 avril 2019

Pierre de Villiers un général footeux

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Aujourd'hui dans les tentacules de notre blog La Stratégie Du Poulpe une sacrée prise:
Pierre de Villiers, l'ancien chef d'état-major des armées qui publie un ouvrage, Qu'est-ce qu'un chef ? (éd. Fayard). Après avoir critiqué la coupe de 850 millions d'euros du budget de la Défense prévue par Emmanuel Macron et Edouard Philippe, et la remise au pas effectuée par le chef de l'Etat et chef des armées, Pierre de Villiers a présenté sa démission le 19 juillet 2017.....     

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Lors de la dédicace de son livre il m'a confié "Bien aimer Saint-Etienne"...Si la météo avait été meilleure il aurait fait le chemin de la gare de Chateaucreux jusqu'à la librairie à pieds.
Il faut dire que c'est un passionné de foot...cependant son coeur bat plutôt pour les Canaris du FC Nantes.
"Ma carrière, je la dois à mon amour du foot". Dans toutes les garnisons où il a été affecté, dans toutes les missions qu’il a effectuées à l’étranger, il a toujours pris soin d’assouvir sa passion et de la faire partager.

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En 1998, nommé commandant à Mourmelon-le-Grand (Marne), il fait installer une télévision dans son bureau pour pouvoir suivre le parcours de Zidane et consorts lors de la Coupe du monde. "Cela m’a valu une popularité immédiate auprès de la troupe, tout le monde a compris qu’avec moi, on regarderait les matchs." "J'ai réussi ma carrière militaire aussi par le football, et c'est totalement vrai. Parce que ça me donne une proximité immédiate. Parce qu'ils voient dans le chef un chef, mais aussi un homme qui partage une passion avec eux."
C'est un footeux et un "troupier", comme il aime à se définir lui-même. "J’aime le collectif, l’action en commun, s’enthousiasme le général cinq étoiles. Le foot, c’est l’esprit de compétition, la gagne, mais aussi l’apprentissage que l’individu n’est rien sans le groupe. Ce poste de chef d’état-major, je veux l’utiliser pour aller au contact avec les hommes, me rendre sur le terrain aussi souvent que possible pour discuter avec les uns et les autres. C’est mon carburant."

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Dans l’armée, on dit souvent qu’il y a deux types de chef : les "grandes gueules" à la voix tonitruante et les leaders dont le charisme est plus diffus. Pierre de Villiers appartient sans conteste à la seconde catégorie. Cet officier à la carrière linéaire, qui a choisi la cavalerie blindée au sortir de Saint-Cyr, défend mordicus l’idée d’un commandement fondé sur la confiance et l’adhésion, qu’il résume par une formule : "L’obéissance d’amitié." "Un bon chef, explique-t-il, c’est celui qui s’intéresse aux autres et comprend ses subordonnés. Le dialogue précède l’efficacité. On est bien payé en retour : Le dialogue précède l’efficacité. On est bien payé en retour : en opération, un regard du chef suffit parfois pour se faire comprendre."
Avec un côté boy-scout assumé, il refuse le pessimisme ambiant : "Toutes les époques ont leurs difficultés, et les nôtres sont à relativiser. Il y a cent ans, les soldats étaient dans les tranchées, et il y a soixante-dix ans, c’était le débarquement en Normandie. On y arrivera, tous ensemble, comme d’habitude." 

26 février 2019

Véronique Gallo une vie de mère chargée

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Véronique Gallo est sur scène comme à la vie: une femme qui ne se prend pas au sérieux. Elle était ce lundi sur la scène du festival des Arts Burlesques.


4 enfants et 1 Bertrand qui croit toujours bien faire. Des chaussettes qui traînent, des leçons à faire réciter, un rôle de Maman-taxi, des week-ends sans temps mort, des nuits blanches et des matins tête de travers. Voilà le quotidien d’une maman … comme les autres !

Avec une énergie trépidante l'humoriste belge parle d'un sujet de société : la charge mentale, le syndrome des femmes épuisées "d'avoir à penser à tout".

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Même si le partage des tâches semble à peu près équitable dans votre couple, vous avez la sensation de devoir sans cesse vous organiser pour assurer le bon fonctionnement de votre foyer. Ce réflexe porte un nom: la "charge mentale", que la chercheuse Nicole Brais de l'Université Laval de Québec définit comme "ce travail de gestion, d'organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectifs la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence." Génératrice de stress, cette charge concerne surtout les femmes qui, en plus de leur emploi, s'assurent que la boutique tourne correctement.
Le partage des tâches ménagères reste, encore aujourd'hui, l'une des démonstrations les plus flagrantes des inégalités femmes-hommes dans notre société. Inscrite au sein même des foyers, cette inégalité n'a que très peu diminué au cours des 25 dernières années. Selon l'Insee, en 2010, les femmes prenaient en charge 64% des tâches domestiques et 71% des tâches parentales au sein des foyers. En 1985, ces taux s'élevaient respectivement à 69% et 80%.

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N'oublions pas aussi les charges dites émotionnelles. C'est la fatigue au réveil, l'angoisse de la séparation à l'école quand le petit ne veut pas vous lâcher, le soulagement d'être arrivée à l'heure au boulot, l'appréhension d'un RDV avec votre chef, redouter les devoirs en rentrant à la maison puis, la fatigue et l'épuisement sans arriver à relâcher la pression lorsqu'on se rend compte que le lendemain, il faudra tout recommencer. C'est donc cette incapacité à mettre notre cerveau en mode off.

18 février 2019

Patrick Bosso: Avé l'accent!

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Patrick Bosso sera en ouverture du Festival des arts burlesques le 21 février. Son spectacle intitulé Sans accent est l'occasion pour le quotidien local stéphanois de l'interroger sur l'accent.


Il répond ainsi: « l' accent marseillais me situe. Je peux lire n’importe quel texte, cet accent “pagnolise”. J’ai eu la chance de rencontrer Niels Arestrup qui m’a conseillé de garder mon accent. »
« En tournée j’aime entendre des accents différents. J’aimerais qu’à la télé, les gens qui viennent de Bordeaux ou Saint-Étienne gardent leur accent. Ça fait partie d’une personnalité. L’accent de Saint-Étienne, je le connais. C’est celui d’Aimé Jacquet. Je dirai aux Stéphanois de garder leur accent. »

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