Départ lundi 15 avril!! C'était un pari du Président de l'asse Roland Romeyer. Il avait dit qu'en cas de de qualification des Verts pour la finale de la Coupe de la Ligue au Stade de France du 20 avril prochain, il ferait le déplacement à vélo.
Au lendemain de la victoire des Verts face à Lille, il a confirmé à Luis Fernandez sur RMC qu’il honorerait son pari. Mais il ne sera pas le seul à faire le déplacement
« Nous monterons au Stade de France en vélo parce qu’on a fait un pari avec le staff. Je n’ai pas l’habitude de me défiler. Il y aura le directoire, dont Dominique Rocheteau. »
Ce défi est organisé dans le cadre de l'association "Coeur Vert"( Lionel potillon photo). Parmi les cyclistes qui prendront le départ ce 15 avril , on trouve des personnalités célèbres du monde sportif ligérien. On compte parmi les participants Dominique Rocheteau (photo), Roland Romeyer (photo), etc......
Pour chaque kilomètre parcouru par un participant, 10 centimes d'euros seront reversés à deux associations du domaine médical L'arrivée aura lieu deux jours avant la tant attendue finale de la Coupe de la ligue.
Il était environ 16h30, jeudi 18 avril, lorsque les 42 du Défi ont pénétré dans le Stade de France pour effectuer un tour d’honneur!
C'était surprenant de se retrouver dans un lieu "mythique" pour les fouteux.
Le Centre de l'Étrat est le centre administratif, de formation et d'entraînement de l'ASSE. Inauguré sur la en avril 1997, 6 km au nord de Saint-Etienne et 3 du Stade Geoffroy-Guichard.
En plus cerise sur le gateau rencontre avec Dominique Rocheteau. Nouveau coordinateur sportif de Saint-Etienne depuis décembre 2011, Dominique Rocheteau se fait peu à peu à sa nouvelle vie. «J’ai eu envie de relever ce défi parce qu’il s’agissait de Saint-Etienne. C’était le seul club avec Paris pour lequel j’avais envie de m’impliquer. Avec ce rôle, je retrouve même mes sensations de joueur ! Quand la rencontre se joue à 21h00, je trouve la journée hyper longue !»
Aujourd’hui, il gère la «supervision, le recrutement des pros et la formation». Ce jour là justement un nouveau joueur arrive : Andreas Laudrup, fils du légendaire Michael, vient de s'engager avec l'AS Saint-Étienne.
Dans ce rap biz On est arrivé les mains dans les poches A l'époque c'était envoi l'bide On fait l'truc à l'arrache Et laisse parler la rage Moi et mes potes On veut graver ça dans la roche On a la dalle et rien dans l'bide De plus le blaze a tourné Et tu connais la suite Tout ça est passé bien vite Où c'est qu'j'en suis Dans la vraie vie Oui c'est de ça dont j'parle Ce s'rait mentir si j'dirais que c'est pareil Déjà j'suis moins sur la paille Et j'suis sorti d'mon trou Voir du pays et vivre Des moments forts avec mon crew Kiffer entre nous Et rendre fier les nôtres Qui nous ont connus et soutenus Avant tous les autres C'est pour les mecs de chez nous Les équipes de nuit qui baroudent Ou qui restent postichés au Q.G entres couilles Là où j'suis dans mon élément Là où j'ai tellement passé d'temps A kiffer rien faire, j'suis presque un meuble Qu'on peut pas deplacer Comme une encre impossible à effacer Comme un tag à l'acide ou comme mon blaze Gravé à la bougie sur les vitres du R.E.R S.N.I.P.E.R avec un putain d'décor
Eh approche Ecoute, hoche La tête si t'accroche Pour nos familles et nos proches C'est gravé dans la roche Sortie de nulle part C'était écrit c'est pas un hasard un jour notre blaze s'ra Gravé dans la roche On lâche pas on s'accroche Du but on s'rapproche Sous l'risque ou sous l'porche C'est gravé dans la roche Maint'nant on reste les mêmes On retranscrit la vie qu'on mène Sur disque ou sur scène C'est gravé dans la roche
Aket Tuni Blaki J'ai pas changé J'suis toujours le même enfoiré J'retourne pas ma ste-ve Non j'garde mes principes et mes points d'attaches J'kiffe pas la célébrité, j'rammasse juste mon cash Tous mes points de repère sinon j'suis du-per La mille-fa, la go, les compères, c'est pépère Rien à foutre de leur hip-hop jet set J'profite de la chance que j'ai J'joue pas l'cain-ri, j'me prend pas la tête J'suis pas une vedette et j'veux pas en être une J'suis pas mieux qu'un autre, j'ai pas marché sur la lune Gravé dans le bitume, gravé dans la roche Juste ma plume et mes proches J'me rappelle de nos débuts 9 7 commencement de l'histoire Proposition d'l'album on voulait même pas y croire 30.01.2001 la machine s'met en route 2003 toujours le biz, le succès rien à foutre Maint'nant qu'on est àl On compte bien y rester Gravé sur la dalle, aimé ou détesté L'aventure continue et continura Inch'Allah qui vivra verra
Eh approche Ecoute, hoche La tête si t'accroche Pour nos familles et nos proches C'est gravé dans la roche Sortie de nulle part C'était écrit c'est pas un hasard Un jour notre blaze s'ra Gravé dans la roche On lâche pas on s'accroche Du but on s'rapproche Sous l'risque ou sous l'porche C'est gravé dans la roche Maint'nant on reste les mêmes On retranscrit la vie qu'on mène Sur disque ou sur scène C'est gravé dans la roche
Tu sais qu'j'ai arrété l'chant Fini d'rapper dans ma chambre Tu sais tout à changer depuis le 11 septembre Mes progrès c'est idem Du kiff-kiff au final T'as r'connu la voix qu't'aime La même signature vocale Car calle à l'arrache Du hip hop sans complexe Tellement gravé dans la roche Que j'allume mes clopes au silex Riche pas encore, toujours le même problème de flouze Cette maladie incurable qu'ils soignent par pacte de 12 Eh ma belle! y'a pire, moi j'me tue à la tache Respire, la vie est belle ça s'écrit pas V.I.H. Toujours le même salaud déguelasse, efficace, rapace Qui joue l'beau alias Tunisiano Mon premier cassage de dos Comme mes premières tunes Mon premier pas au studio Comme le premier pas sur la lune Les mêmes raklis, les mêmes cliniques pressentis (arabe) Les mêmes histoires de tarma J.lo ou R.kelly De la mort d'Bigui au pont de l'Alma et Lady D. Ici tu hoche la tête, l'album te met en transe Sniper gravé dans la roche, on revient choquer la France
Eh approche Ecoute, hoche La tête si t'accroche Pour nos familles et nos proches C'est gravé dans la roche Sortie de nulle part C'était écrit c'est pas un hasard Un jour notre blaze s'ra Gravé dans la roche On lâche pas on s'accroche Du but on s'rapproche Sous l'risque ou sous l'porche C'est gravé dans la roche Maint'nant on reste les mêmes On retranscrit la vie qu'on mène Sur disque ou sur scène C'est gravé dans la roche
Aketo, moi je rappe ma vie, on persiste et on lâche pas prise Quoi qu't'en dise On veut contrôler le réseau Seulement si dieu veut on l'aura Marqué de mon emblème ce monde ???
Eh approche Ecoute, hoche La tête si t'accroche Pour nos familles et nos proches C'est gravé dans la roche Sortie de nulle part C'était écrit c'est pas un hasard Un jour notre blaze s'ra Gravé dans la roche On lâche pas on s'accroche Du but on s'rapproche Sous l'risque ou sous l'porche C'est gravé dans la roche Maint'nant on reste les mêmes On retranscrit la vie qu'on mène Sur disque ou sur scène C'est gravé dans la roche...
Je suis très content du retour de Bayal http://www.lequipe.fr/Football/FootballFicheJoueur25272.html ) dans l'effectif de l'ASSE. J'ai toujours suivi ce joueur très sympa et spectaculaire en regrettant sa mise à l'écart dans le loft (terme désignant un joueur écarté par le coach). Belle revanche pour Bayal!!
Après le fameux match PSG Saint-Etienne du 3 novembre 2012 il déclare en souriant: " C’était dur, mais ça s’est bien passé. J’ai respecté les consignes du coach (Christophe Galtier). Il fallait aller au duel et l’énerver, je crois que ça a marché. Il était vraiment énervé. Il mettait des coups de coude. Il ne parle pas français, mais je crois qu’il y a eu des insultes de sa part. »
En effet dans la vidéo ci-dessous on voit que le géant suédois était très énervé....
Face aux menaces écologiques et un renouveau économique attendu, philosophes, sociologues, intellectuels estiment aujourd’hui qu’il est urgent de repenser la société et de fonder un nouveau contrat social sur des bases plus respectueuses de la communauté humaine. La construction d’une société nouvelle basée sur l’empathie - mécanisme par lequel un individu peut éprouver les sentiments et les émotions d’autrui - est l’une des voies ouvertes par ces penseurs. Thématique de cette nouvelle édition de la Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2013, L’empathie ou l’expérience de l’autre est à la fois l’ouverture d’une réflexion qui rassemble tous les champs de la société, mais elle est aussi très directement liée au design en tant qu’activité de conception. Qu’il s’agisse de se mettre à la place de l’usager pour comprendre et anticiper ses besoins ou de permettre et d’accompagner des formes nouvelles de lien social, l’empathie est au coeur de la discipline depuis ses origines. "À travers la 8e Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2013, nous explorerons donc les différents enjeux portés par une société empathique et sa capacité à reconstruire le monde, ce qu’elle projette mais aussi des dérives dont elle est porteuse", écrit Elsa Francès, directrice et commissaire général de la Biennale.
Je l’ai croisé lors du vernissage au MAMC+ de Saint‑Étienne, le 7 novembre. Gernot Wieland, silhouette discrète qui semblait flotter dans l’atmosphère étrange qu’il crée à travers ses œuvres.
🎥 Un artiste qui raconte l’inconscient
Wieland est un conteur singulier. Ses films, dessins et installations ressemblent à des séances de psychanalyse collectives : on y croise des animaux dépressifs, des souvenirs d’enfance troublants, des récits où Freud, Kafka ou Marx apparaissent comme des fantômes familiers. L’humour y côtoie la mélancolie, et l’on se surprend à rire tout en ressentant une certaine inquiétude.
🧠 La psychanalyse comme fil conducteur
Ce qui frappe, c’est la manière dont il utilise la psychanalyse non pas comme une théorie figée, mais comme une boîte à outils pour explorer nos fragilités. Ses récits mettent en lumière la honte, la mémoire, les rêves, et les petites fissures qui nous traversent tous. On se reconnaît dans ces histoires, même si elles semblent absurdes ou décalées.
Plutôt que de citer Freud de manière théorique, Wieland incarne ses concepts dans des images absurdes et poétiques : des animaux dépressifs, des enfants confrontés à des figures religieuses, ou encore des amis happés par la folie. Ces motifs traduisent la lutte entre pulsions et interdits, entre désir et répression. Son travail révèle les cicatrices laissées par des institutions oppressives, des systèmes éducatifs rigides et des névroses fragiles, démêlant délicatement leur impact comme on déplierait un origami.
🌍Une œuvre intime et politique
En parlant de soi, Wieland parle aussi de nous. il questionne les normes sociales, les rapports de pouvoir, et la manière dont le langage structure nos vies. C’est une plongée dans l’intime qui débouche sur une réflexion collective.
Quand on pense à Corinne Touzet, on pense immédiatement à son regard franc, à son uniforme de gendarme et à cette série culte qui a marqué toute une génération : Une femme d’honneur. Mais derrière ce rôle emblématique se cache une artiste passionnée, libre et profondément humaine. J’ai eu envie de revenir sur son métier, son parcours, et ce que signifie vraiment “jouer une enquêtrice” quand on est comédienne.
Corinne Touzet n’a jamais fait les choses à moitié. Avant même de devenir une figure incontournable du petit écran, elle passait par le théâtre, le cirque, les spectacles de rue. Une vraie saltimbanque dans l’âme. Et c’est peut-être ça qui rend son jeu si juste : elle ne joue pas, elle vit ses personnages.
Dans Une femme d’honneur, elle incarne Isabelle Florent, une enquêtrice droite, sensible, parfois dure mais toujours juste. Ce rôle, elle l’a porté pendant plus de dix ans. Et elle l’a aimé. Vraiment.
“Je vais vous dire la vérité : j’ai adoré ce rôle. Il m’a permis de montrer une femme forte, mais aussi vulnérable.”
Être enquêtrice à l’écran, c’est quoi au fond ?
Ce n’est pas juste résoudre des crimes. C’est comprendre les gens. C’est porter un uniforme sans perdre son humanité. C’est courir après la vérité tout en gardant les pieds sur terre. Et Corinne Touzet a su faire tout ça avec une élégance rare.
Elle a même reçu des lettres de vrais gendarmes, touchés par la justesse de son interprétation. C’est dire.
En 2007, elle quitte la série. Pas parce qu’elle en avait marre. Mais parce qu’elle voulait autre chose. Explorer d’autres rôles, d’autres émotions. Elle crée sa propre boîte de production, joue au théâtre, tourne des téléfilms plus sombres, plus intimes. Elle refuse d’être enfermée dans une case. Et ça, c’est tout à son honneur.
Ce matin, à la Fête du Livre de Saint-Étienne, on a découvert le secret de sa voix : un savant mélange de fatigue, de café et de sarcasme tendre… mais pas que ! Thomas nous a confié qu’il savait parfois jouer de sa voix pour paraître plus bête qu’il ne l’est. Et ça marche. Un mot, une intonation, et voilà que le public rit, séduit, se dit qu’il est à la fois drôle et… complètement naïf. Sa voix, c’est un peu comme lui : capable de tout, mais toujours avec malice. On l’écoute, on sourit, et on se dit qu’il pourrait nous lire la notice d’un grille-pain qu’on éclaterait de rire.
Avec son dernier bouquin FIASCORAMA, il raconte, sous forme de polaroids, son implantation à Paris, sa percée dans le stand-up, son ascension et les dégâts causés par son irrésistible maladresse. Cette candeur exquise, un peu encombrante, révèle une gentillesse profonde. Voici un être qui veut le bien d'autrui - qu'il soit serrurier, producteur, Nestlé ou l'Olympia. Le résultat porte un nom : fiasco. Mélange de Gaston Lagaffe et du Petit Nicolas, Thomas VDB sacre brillamment l'art du naufrage.
J’ai rencontré le comédien Antoine Besson quelques jours après la diffusion des premiers épisodes de la série événement de TF1.
La production de Montmartre peinait à trouver l’acteur idéal pour incarner Henri de Toulouse-Lautrec. Le défi était immense : le peintre, qui mesurait 1,52 mètre, souffrait d’une maladie osseuse qui marqua son physique, mais rayonnait d’une vitalité et d’un humour sans égal. Peu de comédiens semblaient capables de conjuguer cette fragilité et cette intensité.
C’est alors qu’Antoine Besson a envoyé ce qu’on appelle dans le milieu une “tape” — ou self tape —, une courte vidéo d’audition enregistrée par l’acteur lui-même. « J’ai voulu m’amuser, me déguiser, sentir le personnage », m’a-t-il confié avec un sourire. Dans sa vidéo, il apparaît déjà métamorphosé : moustache, costume et regard rieur.
On peut donc le retrouver dans l'épisode 3 et 4 de Montmartre.
Mais aussi dans l'épisode 8 qui cloture la saison 1. Dans cette scène finale Toulouse Lautrec peint les principaux personnages de la série qui posent comme une grande famille sur la scène du cabaret l' Eléphant Rose.
Aujourd'hui une rencontre bienveillante avec l'humoriste Smaïn.
On l’oublie souvent mais Smaïn faisait partie des Inconnus, un groupe qu’il a quitté après leur premier film, Le téléphone sonne toujours deux fois en 1985. Il a rencontré la bande d’humoristes grâce au Théâtre de Bouvard. Smaïn se lance alors avec succès en solo.
Dans les années 1990, il obtient le Molière du meilleur one-man-show, une Victoire de la musique ainsi qu’un grand prix Sacem. Il enchaîne par la suite les rôles au cinéma.
Puis il se fait plus discret dans les médias dans les années 2010. « Lorsqu’on est absent de la télévision, on a l’impression qu’on n’existe pas », lançait, toujours à France info, l’humoriste, qui n’a jamais cessé de travailler.
« Je joue beaucoup en province dans les petits cafés-théâtres », confiait Smaïn, à France info en novembre dernier. Dans son spectacle Smaïn déconne finement il revient sur ses origines, son adoption et la quête de ses parents biologiques. En effet il est né en 1958 de parents inconnus.
Il fait un test ADN dont le résultat est dévoilé dans son spectacle.
J’ai eu la chance de rencontrer Roland Courbis avant un match entre Saint-Étienne et Montpellier. L'équipe faisait la traditionnelle promenade devant l'hôtel.
C'est l'occasion de revenir sur la faconde du sud. Exubérante, imagée, chaleureuse : la faconde du Sud ne se limite pas à un accent. Elle raconte une manière d’être au monde, de créer du lien et de faire vivre la parole. . On raconte, on amplifie, on rit, on interpelle. La faconde, ce flot verbal parfois débordant, s’impose comme une signature culturelle aussi reconnaissable que le chant des cigales ou les places de village animées.
La faconde du Sud se nourrit de l’oralité. Elle se construit dans les marchés, les cafés, les repas de famille. Ici, la conversation est un spectacle partagé, où l’exagération n’est pas mensonge mais couleur, où l’anecdote vaut souvent plus qu’un long raisonnement.
Souvent réduite à une intonation chantante, la faconde est surtout une posture sociale. Elle traduit un rapport direct aux autres, une volonté de capter l’attention, de séduire, parfois de provoquer. Parler, c’est exister dans le groupe.
Avec Courbis, le football ne se résume jamais à un schéma tactique ou à une feuille de match : c’est une histoire racontée, une parole qui déborde, un accent qui chante.
Courbis, c’est d’abord une voix. Une voix du Sud, solaire, gourmande, qui roule les mots comme on roule une cigarette ou comme on fait durer un café en terrasse. Une voix qui rassure autant qu’elle amuse, capable d’expliquer un hors-jeu douteux avec la sagesse d’un vieux sage provençal et l’humour d’un conteur de bar du Vieux-Port.
Sa faconde est devenue sa signature. Là où d’autres s’abritent derrière la langue de bois, lui préfère la métaphore, l’anecdote, la formule qui claque.
Mais derrière le verbe, il y a le fond. Un amour sincère du jeu, une connaissance intime des vestiaires, et cette conviction très méridionale que le football est avant tout une affaire d’hommes, de caractère et de confiance. Courbis n’a jamais renié cette vision charnelle du sport, où l’émotion compte autant que la tactique.
Dans un monde du football de plus en plus aseptisé, formaté pour les conférences de presse et les éléments de langage, Roland Courbis fait figure de résistance culturelle. Il incarne un Sud qui parle fort, qui exagère parfois, mais qui ne triche jamais. Un Sud où le football est une conversation permanente, un prétexte à refaire le match, à philosopher, à rire.
Finalement, Courbis, ce n’est pas seulement un entraîneur ou un consultant. C’est une ambiance. Une manière d’être. Une faconde qui rappelle que le football, avant d’être un business, reste une histoire de passion, racontée avec l’accent et le cœur.
C'est avec plaisir que j'ai rencontré Jamy en déplacement à Saint-Etienne pour présenter son almanach.
Avec ses lunettes rondes et son petit air de premier de la classe, on le reconnaît tout de suite. Il faut dire qu'il a bercé toute une génération avec son émission où il expliquait aux enfants le mécanisme de la foudre, de l'électricité ou encore de l'anesthésie. Les vidéos disponibles en ligne sont même visionnées en classe en guise de support d'un cours de physique ou de sciences. Il élargira ensuite les thèmes de ses émissions.
Et pourtant, Jamy Gourmaud n'a pas suivi un cursus scientifique. Le bac en poche, il a fait deux années de droit avant d'intégrer l'Institut Pratique de Journalisme. Il a attrapé très vite le virus du journalisme vers 12-13 ans, mais il pensait ne pas pouvoir réussir en vivant en province. "J'y croyais sans y croire. En Vendée, dans les années 70, on était loin de tout", poursuit-il. Et pourtant, il a réussi et même, très bien. Comme quoi, il faut croire en ses rêves.
Jamy Gourmaud est devenu célèbre grâce à l'émission qu'il co-présentait avec Fred : "C'est pas sorcier".
Il continue dans "Le Monde de Jamy" à vulgariser l'actualité scientifique sur France 3 et aussi sur sa chaîne Youtube.
J'ai sélectionné pour vous un petit extrait du Monde de Jamy du 9 décembre 2024 avec un sujet d'actualité: les vélos en ville.
CHAP7 Quelle est l'action de l'école sur les destins individuels et sur l'évolution de la société?
PARTIE 1: L'égalité des chances à l'école
1.1 Quel est le rôle et la place de l'école?
L'école est l'une des instances de la socialisation primaire. C'est l'intériorisation de normes, valeurs, rôles, langage durant l'enfance. A l'école le partage de valeurs et de règles communes va permettre l'intégration et la cohésion sociale.
Dans nos sociétés démocratiques, l'école transmet des savoirs, elle veut favoriser l'égalité des chances. En valorisant la méritocratie elle a pour objectif que la position sociale de chacun ne soit pas liée à son appartenance à un mileu social d'origine; mais au travail de chacun. Donc par le travail chacun aurait la même probabilité de réussir.
Donc l'Etat par son budget consacré à l'éducation ( 6% du PIB) vise à ouvrir l'école à tous sur l'ensemble du territoire, L'objectif étant d'effacer les inégalités de milieu social, de genre et de santé (exemple élèves handicapés).
1.2 Démocratisation ou massification de l'enseignement?
Ne pas confondre MASSIFICATION: Augmentation du nombre d'élèves dans les établissement, hausse du nombre de diplômés.
Avec démocratisation: plus de diversité dans le milieu social des élèves.
La volonté de démocratisation de l'école vise à favoriser la réussite de tous les enfants. Cela veut dire donner un accès à l'école et aux diplômes au plus grand nombre, sans exclusion sociale des plus pauvres.
La massification scolaire (hausse des effectifs) débute par l'école élémentaire au XIXème siècle, puis se poursuit avec le secondaire au XXème. En 2018 près de 80% des jeunes sont bacheliers, contre 5% en 1950.
Ce document montre la massification du nombre de bacheliers, mais la démocratisation est à nuancer car les trois bacs montrent des inégalités dans la répartition des élèves selon leur milieu social ('profession des parents).
Mais si la massification participe à la démocratisation, l'origine sociale a toujours un impact sur la réusite scolaire. En 2018 sur 100 étudiants en classes préparatoires aux grandes écoles 51 sont fils de cadres et 7 fils d'ouvriers.
https://dai.ly/x75e8ql
Donc la massification par la hausse du nombre d'élèves et d'étudiants dans les établissements n'est pas une garantie de démocratisation et d'égalité des chances.
HAUSSE DES EFFECTIFS--------------->N'entraine pas forcément l'égalité des chances entre élèves
PARTIE 2: Les facteurs d'inégalités de réussite scolaire
2.1 Quels liens entre inégalités sociales et inégalités scolaires?
En effet il existe des inégalités scolaires liées à l'origine sociale.
Nous verrons dans le CHAPITRE 8 les TABLES DE MOBILITE pour MESURER CE PHENOMENE
Quelle catégorie de fils avait en 2003 le plus un père ouvrier?
un père agriculteur?
un père ouvrier?
Selon le sociologue Pierre Bourdieu, le contexte familial dans lequel vit l'enfant a des effets sur sa réussite scolaire.
Si la famille dispose d'un capital culturel (niveau de diplôme,savoirs, pratiques de loisirs culturels) élevé et proche de ce que demande l'école, cela favorise la réussite. Il est possible de mesurer ce capital, avec l'exemple des compétences langagières de l'enfant. Sa façon de parler, la richesse de son vocabulaire... De plus le capital économique (revenu et patrimoine) de la famille rendra plus facile les conditions matérielles pour étudier. Enfin le capital social, donc le réseau social sont des relations personnelles que la famille peut mobiliser pour aider son enfant.
On comprend donc que tous les élèves n'ont pas le même capital transmis par leur famille (cult+éco+soc). Ils ne perçoivent pas l'école de la même façon.
Bourdieu insiste sur l'habitus:
Ce sont nos manières d'agir, de penser, de sentir produites par la socialisation dans un milieu social. Nous l'avons intériorisé, c'est une seconde nature.
« La seule chose dont j'ai hérité, c'est l'amour du travail bien fait ! »
Arrêtez tout : il y a un nouvel épisode dans la saga Amélie Oudéa-Castéra ! Et il n'est pas piqué des hannetons ! pic.twitter.com/whfEQO8tAW
>Dans le film L'esquive : confrontation de deux langages.
>Dans le film L'esquive : confrontation de deux langages.
2.2 Quels sont les effets des stratégies familiales sur la réussite scolaire?
Le sociologue Raymond Boudon conteste l'analyse de Bourdieu. Selon lui les parents sont des acteurs rationnels. Ils vont faire des comparaisons entre les coûts et les avantages d'un choix d'orientation scolaire. Ils ont des stratégies qui prennent en compte les contraintes de leurs ressources (culturelles, économiques) et les avantages que peuvent apporter une orientation scolaire. Donc les familles analysent de façons différentes les avantages perçus d'une pousuite d'études par rapport aux coûts (charges financières des études, durée, risque d'échec..). L'objectif étant : des avantages > aux coûts. Si a>c ---> poursuite d'étude rentable.
Cependant les mileux moins favorisés ont tendance à sous-estimer les avantages et à surestimer les coûts. ----> donc choix de parcours de formation plus courts pouvant déboucher rapidement sur un emploi.
Pour analyser ce reportage, pensez-vous pouvoir utiliser BOURDIEU, BOUDON ? Vous réaliserez une argumentation écrite en utilisant la théorie et les exemples.
Pour comparer stratégie ou habitus: Louis Le Grand, au coeur du meilleur lycée de France
2.3 La socialisation selon le genre et les choix scolaires
En moyenne les filles sortent plus tard du systéme scolaire (voir doc ci-dessus 2021)
Au cours de la scolarité, il est possible d'observer une division sexuée des disciplines. On retrouve un % plus élevé de filles dans certaines études.
D’un meilleur niveau scolaire, les filles s’orientent davantage vers l’enseignement général et technologique que les garçons. Pour autant, elles sont moins nombreuses en proportion à s’orienter dans les filières scientifiques. En 2018, 41,9 % des terminales scientifiques (S, ST2ID et STL) sont des filles.
Donc l'école en encore du mal à effacer la socialisation genrée oû les individus intériorisent des comportements liés de façon stéréotypée aux hommes et aux femmes.
Les stéréotypes de genre considèrent par exemples que les filles sont plus littéraires que les garçons. Ou que les garçons sont plus scientifiques.
En 2014, les filles représentent :
84% des étudiants en écoles paramédicales et sociales
75% en écoles vétérinaires
63% en écoles de journalisme et des écoles littéraires
60% en écoles supérieures artistiques et culturelles
59% en écoles juridiques et administratives
Tout cela a des conséquences sur l'orientation scolaire donc ensuite sur l'emploi. En effet certain ou certaine peuvent considérer qu'il y a des emplois typiquement féminins ou masculins. Et c'est ainsi que se transmettent des clichés associés au genre.
Selon une étude de la Dares, parue en décembre 2014, près de la moitié des femmes en emploi sont concentrées dans une dizaine de métiers (sur un total de 87 familles professionnelles définies dans les nomenclatures administratives) : aides à domicile et aides ménagères, assistantes maternelles (97,7 % de femmes), agents d’entretien (70,5 %), aides-soignants (90,4 %), salariés du commerce (73,5 %), etc.
Q2. Tracez sur votre cahier ces taux pour les 14 et 17 ans
Q3. Ce document est-il utile pour la notion de massification ou de démocratisation?
Q4. Repérez si possible pour les 14 et 17 ans des différences filles/garçons.
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Cette statistique dévoile le taux de scolarisation des jeunes en France pour l'année scolaire 2017-2018, en fonction de leur âge et de leur sexe. On constate que le taux de scolarisation étaient le même pour les filles et les garçons de 15 ans. À 17 ans, plus de 94 % des filles étaient scolarisées, contre environ 92 % des garçons du même âge.
C'était sympa de discuter un peu avec lui. Jean‑Pierre Darroussin fait partie de ces visages qui incarnent une certaine idée du cinéma français : simple, humain, profondément vrai.
Jean‑Pierre Darroussin et Robert Guédiguian, c’est une histoire de fidélité rare dans le cinéma français. Autour d’eux gravite une véritable famille d’acteurs marseillais — Ariane Ascaride, Gérard Meylan, et quelques autres visages familiers — qui, film après film, racontent ensemble la même humanité chaleureuse, cabossée, profondément solidaire.
Guédiguian, avec son regard tendre et engagé, met en scène Marseille comme un personnage à part entière : ses ports, ses quartiers populaires, ses colères, ses élans de fraternité. Darroussin, lui, y apporte cette douceur un peu mélancolique, ce naturel désarmant qui donne à chaque rôle une vérité presque documentaire.
Ensemble, ils composent un cinéma du cœur, un cinéma de la parole vraie, où l’on parle de travail, d’amitié, de luttes, de famille, de dignité. Une petite troupe soudée, qui avance comme une bande d’amis de toujours, et qui continue de faire exister un cinéma profondément humain.
Quand je l'avais vu il portait encore le maillot marseillais.
Après plusieurs années passées loin de la Ligue 1, entre aventures mexicaines puis italiennes, Florian Thauvin effectue en 2025 un retour remarqué sur la scène française. À 32 ans, le champion du monde 2018 signe un comeback aussi inattendu que réussi, qui redonne un souffle nouveau à sa carrière.
Un choix inattendu, une évidence sur le terrain
Transféré à Lens durant l’été 2025, Thauvin n’avait pas prévu de revenir si tôt en France. Pourtant, l’appel des Sang et Or a changé la donne. Très vite, l’ailier s’est fondu dans le collectif lensois, apportant son expérience, son intelligence de jeu et sa qualité technique.
Dès les premières journées de championnat, il se distingue : but face à Brest, prestations solides, et même un titre de Joueur du mois de septembre en Ligue 1. Le public de Bollaert, toujours passionné, lui a offert un accueil à la hauteur de son pedigree.
Le retour en Bleu : une renaissance
L’autre grande surprise de cette fin d’année, c’est son retour en équipe de France après six ans d’absence. Rappelé pour pallier une blessure, Thauvin saisit aussitôt sa chance en ouvrant le score face à l’Azerbaïdjan.
Pour lui, ce retour a des airs de “première fois”, chargé d’émotion et de symbolique. Une preuve que le travail, la persévérance et la discipline finissent toujours par payer.
Un impact immédiat et une influence grandissante
À Lens, Thauvin s’impose déjà comme un cadre. Buteur, passeur, mais surtout meneur de vestiaire, il incarne le mélange d’expérience et d’ambition dont le club nordiste avait besoin pour franchir un cap. Son doublé récent contre Angers, qui propulse le club en tête du championnat, en est le parfait exemple.
Une deuxième carrière ?
Loin d’être en fin de cycle, Thauvin semble au contraire entamer une seconde jeunesse. En retrouvant un championnat qu’il connaît sur le bout des doigts, un environnement passionné et une dynamique positive, il renoue avec son meilleur niveau.
Si cette trajectoire se poursuit, le joueur pourrait bien redevenir un élément régulier du paysage footballistique français — et pourquoi pas, s’offrir une ultime aventure internationale.
Nous l'avons croisé avant le match Saint-Etienne Nice début mars 2025 ,
Jonathan Clauss est né le 25 septembre 1992 à Strasbourg, métropole française située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace. L'actuel numéro 11 du RC Lens a grandit à Osthoffen, ville à l'ouest de Strasbourg. Dès ses deux ans, Jonathan débute avec un ballon dans les pieds selon sa mère. Il intègre le Racing Club de Strasbourg dès son enfance, à l'âge de 8 ans, avec pour objectif de devenir footballeur professionnel. Finalement non retenu par le club alsacien en 2010, c'est un coup dur pour le latéral droit qui doit vivre la séparation de ses parents au même moment. Jonathan connaît des moments compliqué et décide de continuer le football. Le jeune U19 peine à refaire surface. Il signe bien à Vauban, mais son passage de deux ans ne le relance pas.
Ensuite il va faire plusieurs clubs:
2013-2015 SV Linx 2015-2016 US Raon-l'Étape
2016-2017 US Avranches 2017-2018 US Quevilly-Rouen
2018-2020 Arminia Bielefeld 2020-2022 RC Lens
2022-2024 Olympique de Marseille 2024- OGC Nice
Jonathan Clauss est revenu, dans les colonnes de l'Equipe, sur son passage à l'OM.
. "J'ai connu une période à Marseille où c'était extrêmement compliqué dans ma vie de tous les jours. Elle n'avait quasiment plus de saveur. C'était foot, dormir, foot, dormir. Je ne pouvais plus mettre un pied dehors. Il y avait des rumeurs. Les gens se cantonnaient à l'image médiatique que j'avais et qui était fausse, alors que je ne faisais rien de tout ça. Aujourd'hui, je savoure d'être là (à Nice). Je vais au resto tranquillement avec ma compagne ou mes parents, je me balade un peu en ville. Je respire, en fait." lance le piston droit.
"On se rend compte que c'est vraiment... Vous vivez foot. Vous êtes joueur de foot professionnel à l'Olympique de Marseille et vous n'êtes que ça. Moi, j'ai une carrière qui est un peu différente de ça. J'aime me balader, j'aime sortir de ma maison, j'aime vivre, en fait. Le problème, c'est que ça m'a desservi, parce qu'au resto à midi ou le soir on croise des gens qui se demandent pourquoi vous êtes là et pas chez vous, alors que vous profitez juste d'un moment en famille. C'est bien d'être à la maison : on a la chance d'avoir de belles maisons, mais ce n'est pas ça, la vie. C'est de profiter des siens, de pouvoir s'aérer l'esprit. Et à Nice, c'est ce que je retrouve."
Clauss est aussi international, cette vidéo est assez intéressante pour mieux découvrir sa façon d'être:
Nous retrouvons dans les tentacules de notre blog La Stratégie Du Poulpe: Patrick Hernandez un compositeur et interprète estampillé star des années 80 grâce à son tube disco qui a fait le tour du monde, le fameux Born to be alive. Il décrit la naissance de so tube ainsi:" Il a eune vie multiple. Je l'ai écrit en 1973 sur un canapé avec une guitare acoustique et c'était un titre un peu 'folky', un peu 'Dylanesque' et j'en ai fait une version rock au sein du groupe Paris Palace Hôtel. Cette version n'a pas eu de succès et donc quand j'ai retrouvé ce producteur l'année 1978, il m'a demandé de lui rejouer des chansons du groupe Paris Palace Hôtel et j'ai bien évidemment joué une des miennes qui était Born to be alive. Et après de multiples écoutes en acoustique comme ça, il m'a dit : "Voilà, j'ai une idée". L'idée était, effectivement la mauvaise idée à la base pour moi, de lui mettre un costume disco puisque c'était la mode à l'époque".
"Ça n'est plus que du bonheur de savoir que pratiquement tout le monde aime ce titre. Et en plus, on ne peut pas dire d'un standard que c'est de la merde. On peut dire : "Ce n'est pas ma tasse de thé", mais comment dire d'un standard comme "Born to be alive" que c'est de la merde ? Ça n'empêche que pendant toute une période, qui a suivi la sortie du disque et alors que j'avais vendu 15 millions de disques, il y a eu des gens qui me disaient quand même : "Tu vois, moi à la base, je ne l'aurais pas faite comme ça". C'était un peu hallucinant, mais enfin, c'est comme ça".
Sur la photo il tient son bouquin à l'envers, ce n'est pas grave c'était pour montrer qu'il renversait l'idée que l'histoire c'est avant tout du malheur, ou des évènements tristes.
Oui, les Français ont été heureux ensemble, et même à plusieurs reprises ! L’historien Jean Garrigues publie Jours heureux, quand les Français rêvaient ensemble (éd. Payot). Il a identifié des phases des jours heureux. La période des révolutions, le temps de la République, qui court jusqu'à la Première Guerre mondiale, et celui des victoires, qui s'arrête au sacre de l'équipe de France de football en 1998. C'est surtout à partir de 1877 que les fêtes et les manifestations, qui peuvent être issues d'un dissensus national, deviennent a minima des formes de célébrations nationales, comme lors du Front populaire en 1935-1936 ou en mai 1968. "Le critère d’un historien, ce sont ses sources. J’ai par exemple raconté les journées qui ont suivi la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 en me basant sur ce que disait la presse de l’époque, et consulté les témoignages. Effectivement, à Paris et comme partout en France, il a cette joie, cette ferveur. On a cru – sur des bases qui souvent étaient très solides – qu’une nouvelle nation française allait être créée, libre, égalitaire. Il y a eu une adhésion collective à un projet." Ce qui rend heureux les Français, selon so enquête c’est le rassemblement, mais l’hyper individualisme actuel nous empêche de rêver en commun. " Le problème de la société d’aujourd’hui, c’est l’émiettement, le surindividualisme, le surcommunautarisme. La société n’arrive plus à se retrouver ensemble dans un horizon commun. Est-ce qu’il faut en faire porter la responsabilité uniquement sur nos élites politiques ? Je pense le contraire, nos élites sont le reflet de ce que nous sommes. C’est cet hyper individualisme qui nous empêche justement de rêver en commun." "L’idée de l’émancipation individuelle a toujours existé. Mais la capacité à le transposer dans le collectif est particulièrement difficile. Cela doit justement partir de l’individu citoyen, c’est une sorte de reconquête. Il faut retrouver le sens du vivre ensemble." En plus il considère que les politiques enferment les individus dans la victimisation. "Je les appelle les camelots du déclin, ou les marchands de chaos. Pour des raisons politique – même politicienne – et par un jeu médiatique, on met l’accent sur nos différences, nos divergences. Très clairement, certains politiques y ont tout intérêt pour éventuellement accéder au pouvoir. Les extrêmes vivent de cette critique permanente. Mais si vous n’essayez pas d’insuffler de la positivité et de l’espoir, il sera très difficile d’aboutir à ces jours heureux." Selon lui le bonheur ce n'est pas la nostalgie du passé, mais un présent qui a l'espoir de jours meilleurs.
Aujourd'hui le blog la Stratégie Du Poulpe a dans ses tentacules un économiste: Thomas Porcher.
L'économie est une science humaine souvent difficile d'accès pour le grand public, d'où sa volonté de faire un ouvrage en BD.
L'économie est-elle au service de ceux qui font tourner la société "les 99%" ? Ou sert-elle "le 1%" , une infime partie déjà riche ? En partant à la rencontre des salariés d'une raffinerie, d'agriculteurs ou encore de la jeunesse engagée pour le climat, Thomas Porcher nous invite à réfléchir au fonctionnement de l'économie dans notre société et aux dérives du libéralisme. Ce petit tour de France permet de dépasser les faux antagonismes entre gilets jaunes, écologistes des centre-villes, habitants des banlieues, ruraux, classes modestes, immigrés, travailleurs, chômeurs, jeunes, retraités, et fait émerger un nouveau récit qui remet l’économie au service de toutes et tous
Y a-t-il d'autres modèles possibles ? Est-il utopique de vouloir plus de justice écologique et sociale ? S'appuyant sur les épisodes marquants de l'histoire de l'économie et sur des exemples concrets, l'auteur donne des clés pour se réapproprier un débat trop souvent confisqué. Mieux encore, il partage dix principes d'autodéfense économique pour les 99 % d'entre nous. Illustrée par Ludivine Stock et scénarisée par Raphaël Ruffier-Fossoul, cette bande dessinée rend l'économie concrète et accessible à toutes et tous.
Il éclaire les principes du marché et du triptyque mondialisation-financiarisation-austérité qui fixent les règles d’un jeu inégal avec pour objectif la domination sociale. En s’appuyant sur les exemples de la crise des subprime et de l’explosion de la dette publique grecque, Porcher montre comment les politiques d’austérité ont surtout permis de doubler les revenus des 1 % les plus riches. Quid des 99 %, interroge-t-il ? Si les ajustements structurels prescrits par l’Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), la fameuse « troïka », organisent la réduction des dépenses publiques, la privatisation des services publics et la dérégulation des marchés, d’autres options existent. L’auteur, qui propose de se libérer de la pensée dominante, entend le démontrer ici, notamment au moyen de dix principes d’autodéfense économique permettant de se réapproprier le débat sur la justice sociale et écologique.
Thomas Porcher nait en 1977 à Drancy. Après avoir obtenu son bac, il passe une licence à l'université Sorbonne Paris Nord. Il décroche son doctorat en économie à l'Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne en 2006 avec une thèse intitulée Recettes pétrolières et financement de la lutte contre la pauvreté : le cas de la République du Congo.
On distingue deux politiques : les politiques actives, qui cherchent à accroître le niveau de l'emploi dans l'économie (relance, formation..), et les politiques passives dont l'objectif est de rendre le chômage supportable (« traitement social du chômage » avec aides sociales).
3.1 Relancer de la demande
Les pouvoirs publics peuvent adopter des politiques conjoncturelles pour lutter contre le chômage qui résulte des fluctuations de l'activité économique.
Nous avons vu que même dans l'UE les gouvernements peuvent faire une RELANCE BUDGÉTAIRE. Selon la logique de Keynes il faut relancer l'économie en dépensant plus.
C'est l'effet multiplicateur, avec une politique de relance budgétaire.
Exemple : si la PROPENSION à consommer = 0,8. Cela signifie que pour chaque euro supplémentaire de revenu gagné, les ménages dépensent 0,8 € et épargnent 0,2 €.
Dans ce cas, le multiplicateur keynésien serait de 5, calculé comme cela :
Multiplicateur = 1/(1−0,8) = 1/ 0,2 = 5
Cela signifie qu’un investissement initial de 100 000 € par exemple pour construire une école aura un impact final sur le revenu national de 500 000€.
ΔY = ΔI (1/1-c)
Y revenu national I investissement
Dessine-moi l'éco : Austérité ou relance, comment ça marche ?
Nous savons avec le chapitre sur l'Europe qu'il est aussi possible d'adopter une politique de relance monétaire, la banque centrale d'un pays ou d'une zone économique baisse alors les taux d'intérêt pour réduire le coût des crédits. Ainsi ménages et entreprises peuvent emprunter pour consommer et investir.
Donc la hausse des dépenses de l'Etat et la baisse du taux d'intérêt permettent politique de relance.
3.2 Baisser le coût du travail
Dans une logique keynésienne un salaire + élevé (donc aussi un salaire minimum) doit permettre de soutenir la consommation et donc la croissance.
Mais selon les libéraux néoclassiques, le chômage résulte du coût du travail (salaire+ cotisations sociales) trop élevé. Les entreprises risquent alors de substituer du capital au travail ou de délocaliser leur production dans un autre pays.
L’idée des libéraux est que la productivité du travail doit augmenter plus vite que la hausse des salaires. Donc il faut freiner les salaires ou augmenter la productivité des travailleurs (formation, innovations…).
Ils préconisent aussi l’allègement des cotisations sociales.
La baisse ou la suppression du salaire minimum serait une solution mais les études statistiques montrent des effets contradictoires sur le chômage .
3.3 Flexibiliser le marché du travail et renforcer la formation
3.1 Les politiques de formation et de flexibilisation
Pour réduire le chômage structurel, les pouvoirs publics peuvent mettre en œuvre des politiques de flexibilisation du marché du travail afin d'éliminer les rigidités.
a. Les politiques d’assouplissement des règles de protection de l’emploi
Selon les économistes libéraux, le chômage structurel s’explique par les rigidités du marché du travail, c’est-à-dire par un excès de règles, des institutions (Interventions de l'Etat) qui dissuadent d’embaucher : salaire minimum, durée légale du travail, règles protégeant l’emploi à durée indéterminée (encadrement du licenciement notamment), versement d'allocations aux chômeurs.
Assouplir ces règles qui visent à protéger les actifs doit ainsi inciter les employeurs à embaucher plus.
La flexibilité est un mode de gestion de la main d'oeuvre mise en place dans les entreprises pour adapter la production et l'emploi correspondant aux fluctuations rapides de la demande.
'----->: variation des horaires, des salaires, des effectifs.
Relevez des exemples dans cette vidéo qui critique cette logique
On distingue la flexibilité salariale (qui fait varier les salaires selon les variations de la conjoncture), mais aussi la flexibilité externe et interne.
EXEMPLE: L’entreprise Derichebourg a proposé à ses salariés, pour sauver l’entreprise, d’accepter une réduction de salaire
Ce sont donc des politiques deflexibilisation.
Les pouvoirs publics peuvent d’abord favoriser la flexibilité quantitative externe en permettant aux entreprises d’ajuster plus facilement leurs effectifs à la conjoncture économique, à la hausse comme à la baisse.
Dans les années 1980, les pouvoirs publics ont facilité le recours à d’autres formes de contrat de travail que le traditionnel contrat à durée indéterminée, notamment au contrat à durée déterminée (CDD) et à l’intérim, pour permettre aux entreprises de s’adapter aux variations de leur activité.
Par exemple, pour faire face à l’augmentation de la production avant Noël, une chocolaterie peut embaucher en CDD ou recourir à des intérimaires.
Minute 13
Les pouvoirs publics ont aussi assoupli les règles du licenciement en le rendant moins coûteux, en raccourcissant les procédures et en diminuant les possibilités de contestation.
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Les pouvoirs publics ont aussi favorisé la flexibilité quantitative interne en permettant aux entreprises d’ajuster plus facilement le temps de travail en fonction de la situation de l’entreprise.
Exemple: Depuis 1994, les pouvoirs publics ont donné aux entreprises la possibilité de conclure des accords d’annualisation du temps de travail. Dans ce cas, le temps de travail n'est plus défini sur la semaine (35h) mais sur l'année (1600h).
Annualisation du temps de travail : fonctionnement et mise en place
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Mais la flexibilité, peut avoir des effets négatifs.
En effet, une généralisation de la précarité du travail pourrait se traduire par une baisse des revenus pour une partie des salariés en CDD, en intérim ou à temps partiel, qui s’accompagnerait d’une diminution de la demande des ménages et, donc, d’une progression du chômage keynésien.
De plus par exemple, le système des allocations versées aux chômeurs leur laisse du temps pour trouver l'emploi qu'il recherche. Ce qui ne sera pas le cas si on réduit leur durée.
Donc les INSTITUTIONS (interventions de l'Etat, règles, SMIC...) ne sont pas forcément négatives pour le chômage.
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Toutefois, la précarité n’est pas nécessairement la contrepartie de la flexibilité du marché du travail. Le modèle de « « flexisécurité », inspiré de l’expérience danoise, combine une faible protection de l’emploi (embauches et licenciements facilités) avec une indemnisation généreuse du chômage, et un effort important de formation des chômeurs qui sont en outre régulièrement contrôlés.
FLEX SECURITE
FAIBLE PROTECTION FORTES ALLOCATIONS
CHOMAGE
DE L'EMPLOI FORMATION
b. Les politiques de formation
L'objectif est de favoriser un meilleur appariementsur le marché du travail et lutter contre un chômage structurel.
On peut tout d’abord renforcer l’employabilité (capacité à obtenir un nouveau travail ) des plus jeunes par davantage de formation initiale, la qualification apportant est toujours une protection relative envers le chômage.
En2023, letaux de chômagevarie selon le niveau de diplôme en France :
On peut renforcer les qualifications des salariés et des chômeurs par la formation professionnelle qui leur permet de s’adapter aux évolutions des métiers ou de se reconvertir.
C'est une flexibilité fonctionnelle (qualitative), elle permet aux salariés de changer de poste ou de fonction selon les besoins de l’entreprise, favorisant ainsi l’adaptation à l’innovation.
PARTIE1 Définir et mesurer le chômage et le sous-emploi
Un chômeur n’est pas un inactif. En effet, il s’agit d’une personne qui dispose de la capacité de travailler et qui est activement à la recherche d’un emploi.
On retient de 15 à 64 pour en âge de travailler.
Il existe aujourd’hui en France deux mesures officielles différentes du nombre de chômeurs : le nombre des demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) de France Travail (ex Pôle emploi) et le taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT) réalisée par l’INSEE.
Exemple de présentation du chômage dans un média en 2005:
En moyenne au 3e trimestre 2025, en France le nombre de personnes inscrites à France Travail qui ne sont ni en attente d’orientation ni en parcours social s’établit à 6 445 600 (catégories A,B, C, D, E).
Au troisième trimestre 2025, le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) représente 2,4 millions de personnes. Le taux de chômage au sens du BIT s’établit à 7,7 % de la population active.
Le taux de chômage mesure donc la part des chômeurs parmi les actifs. Il se calcule en divisant le nombre de chômeurs par le nombre d’actifs.
Il permet d’apprécier le niveau du chômage dans un pays, son évolution et de faire des comparaisons internationales.
Taux de chômage = Nb de chômeurs/Pop active totale x100
Mais, pour apprécier vraiment la situation de l’emploi dans un pays, observer le taux de chômage ne suffit pas, il faut regarder un autre indicateur : le taux d’emploi.
Taux d'emploi = Nb d'actifs occupés/Pop en âge de travailler x 100
En effet, une baisse du taux de chômage peut s’expliquer par une baisse du nombre de chômeurs, mais aussi par la sortie du marché du travail de chômeurs découragés (qui deviennent donc des inactifs).
Le taux d’emploi est un indicateur complémentaire du taux de chômage. Il mesure la capacité d’une économie à utiliser ses ressources en main d’œuvre disponible. Il correspond à la part des personnes en emploi (actifs occupés) parmi celles en âge de travailler.
_________
Taux d'emploi des 15-24 ans en 2024 : 34,4%
82,8 % des 25-49 ans, 77,8 % des 55-59 ans et 42,4 % des 60-64 ans sont en emploi.
_____________________
Il faut prendre aussi en compte le sous-emploi, c’est-à-dire l’ensemble des personnes ayant un emploi mais qui travaillent involontairement moins que la durée normale du travail et qui souhaitent travailler davantage, principalement des personnes à temps partiel qui souhaitent travailler plus (mais aussi des personnes au chômage technique ou au chômage partiel).
Taux de sous-emploi = (temps partiels subis / actifs occupés) x 100
Selon l’Insee, en France, en 2019, 2495 000 personnes en âge de travailler étaient à la recherche d’un emploi
Taux de chômage = (actifs inoccupés / actifs) x 100 = (2 495000 / 29 246000) x 100 = 8,5%
En 2019 65,5% des individus en âge de travailler occupent un emploi.
• Taux de sous-emploi = (temps partiels subis / actifs occupés) x 100 = (1 455000 / 26751000) x 100 = 5,4'% 5,4% des actifs occupés sont en temps partiel subi en 2019
_________________________________________________
Résumé et exemple en vidéo
Enfin: Lehalo du chômageest composé de personnes sans emploi qui, soit recherchent un emploi mais ne sont pas disponibles, soit n’ont pas effectué de démarche active de recherche d’emploi dans le mois.
Plein-emploi, chômage : lire à travers les chiffres - Décod'éco Etats-Unis 2000-2016 et France...
Dans cette vidéo nous ajoutons
Taux d'activité= POPULATION ACTIVE (chômeurs +actifs occupés/ population de 15 à 64 ans)X 100
1er élargissement en 1973 : le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark (Europe des neuf).
2e élargissement en 1981 : la Grèce (Europe des dix) ;
3e élargissement en 1986 : l’Espagne et le Portugal (Europe des 12).
4e élargissement en 1995 : l’Autriche, la Suède et la Finlande (Europe des 15).
5e élargissement en 2004 : la République tchèque, Chypre, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la Slovaquie et la Slovénie (Europe des 25). Le développement de l’Union européenne s’est accéléré après l’effondrement de l’URSS en 1991.
6e élargissement en 2007 : la Bulgarie et la Roumanie (Europe des 27).
7e élargissement en 2013 : la Croatie (Europe des 28). C’est le dernier État à être entré dans l’UE.
Elle compte aujourd’hui 27 États membres, après le retrait du Royaume-Uni le 1er février 2020.
1.1 Les caractéristiques de l'intégration européenne:
L'intégration économique vise l'interdépendance entre les pays dans un espace:
-par le développement des échanges
-par la mise en place de politiques communes.
VOIR PHOTOCOPIES :
Définitions que l'on retrouve ci-dessous et qui comme dans les photocopies illustrent le processus d'intégration:
Zone de libre échange : A l’intérieur de la zone de libre échange, les échanges de marchandises sont libérés entre les agents économiques : abolition des droits de douane et des limitations en quantité. Echanges avec le reste du monde : chaque pays a sa propre politique commerciale, notamment en matière de fixation des droits de douane.
Union douanière : Outre le libre échange entre les agents économiques, fixation d’un tarif extérieur commun par rapport au reste du monde.
Marché commun :Lemarché commun européen, ou plus simplement le« marché commun », est l’ancien nom du« marché unique »Pour créer un marché commun, il fallait d’abord instaurer uneunion douanière. Cela signifie que les pays membres ont procédé à l’élimination des droits de douaneet les contingents pour les marchandises qu’ils échangeaient. L’étape suivante fut l’élaboration d’unepolitique commerciale et un tarif extérieur communs.
Union économique : L’Union économique allie la suppression des obstacles à la libre circulation des marchandises et des facteurs de production à l’harmonisation des politiques économiques.
Union économique et monétaire : L’Union économique et monétaire représente la phase ultime de l’intégration économique. Elle comporte outre la mise en œuvre de politiques communes, la création d’une monnaie commune.
->Dans la dernière étape pour favoriser davantage les échanges, les pays de l'UE ont souhaité réaliser une union monétaire.
Initiée par le traité de Maastricht (1992) elle aboutit à une monnaie unique en 1999, l'euro.La zone euro (UEM au sens strict) regroupe 20 pays sur les 27 de l'UE.Belgique, l'Allemagne, l'Estonie, l'Irlande, la Grèce, l'Espagne, la France, la Croatie, l'Italie, Chypre, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, l'Autriche, le Portugal, la Slovénie, la Slovaquie et la Finlande.
Reportage 5 janvier 2002 Europe et nouvelle monnaie européenne
.
1.2 L'intégration européenne et le croissance économique:
Exemple: En Pologne sur la période 2004-2017 le PIB est passé d'un indice base 100 en 2008 à un indice 130 (indice 80 en 2004).
Avec les indices et la courbe l'objectif est par exemple de montrer que la POLOGNE entrée dans l'UE en mai 2004 bénéficie d'une croissance du PIB. (comparaison avec la zone euro)
Il faut donc montrer que l’intégration européenne est un processus économique permettant de rassembler des économies nationales dans le but de former un ensemble régional supranational (au-dessus des États nationaux) en renforçant la cohérence de cet ensemble.---> D'où croissance économique?
QUELLES SONT LES CAUSES DE CROISSANCE dans l'U.E.?
CAUSE 1: La croissance doit être favorisée par le développement des échanges entre pays membres. En raison de la suppression des droits de douane.
Les deux tiers des exportations des pays de l'UE restent dans l'UE.
Selon la logique du libre échange chaque pays va se spécialiser dans ses points forts.. Exemple pour la France:
CAUSE 2: les entreprises ont des vastes marchés avec l'élargissement progressif de l'UE (6 pays au début, 27 maintenant).
Enfin CAUSE 3:des marchés plus concurrentiels poussent à innover.
BILAN:
1) UE---> dev des échanges ---> hausse du PIB --> hausse du niveau de vie
2) UE---> hausse taille des marchés --> hausse du PIB
3) UE ---> dev des innovations--> compétitivité--> hausse du PIB
La fragmentation des chaînes de production des multinationales qui cherchent à réduire leurs coûts augmentent l'activité dans un pays, mais n’augmente pas forcément les salaires. Par exemple dans les pays les plus pauvres de l’Europe de l’Est.
332 euros mensuels en Bulgarie, 467 euros en Roumanie, 476 euros en Hongrie contre 2 202 euros au Luxembourg. Le salaire minimum fait le grand écart entre les pays de l'Union européenne.(2021 brut)
Illustration Au coeur de l'usine Dacia en Roumanie Nous allons voir qu'une des marques les plus vendues en France produit des voitures en Roumanie ( En 1999 Renault Group achète pour 50 millions de dollars 51% des actions Dacia)
La Dacia Sandero 3 est produite à Mioveni (Roumanie), Casablanca (Maroc) et Tanger (Maroc). (salaire minimum t 250.72 Euros/mois)
Comment l’Europe a permis à Dacia de renaître en Roumanie
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Il est donc que clair que tous les pays de l’UE n’ont pas les mêmes situations économiques. Les pays de l'Est n'ont pas le même niveau de vie (PIB/hab) mais on peut aussi citer par exemple les pays de l’Europe du sud comme la Grèce qui sont fragiles.
Le Luxembourg est le pays le plus riche d’Europe et la Roumanie le pays le plus pauvre, site données en Standard de Pouvoir d'Achat---->
Dans le doc ci-dessus relevons des niveaux de vie, ce qui permet de nuancer U.E. ---> hausse du PIB --> hausse du niveau de vie.
1.3 La politique de concurrence:
RAPPEL en première nous avons vu qu'il ne faut pas confondre concurrence (multitude d'offreurs), monopole (1 offreur) et oligopole (quelques offreurs).
Les biens devant circuler sans entraves cette politique favorise une concurrence libre et non faussée dans l'UE.
Elle sanctionne 2 pratiques anticoncurrentielles : 1- entente entre entreprises -->accord entre entreprises dominant le marché sur le niveau des prix ou la quantité de la production
Exemple en 2016 -->Une amende record de l'UE pour sanctionner le cartel des camions
2-abus de position dominante de groupes dans des secteurs-->exemple "Google a utilisé une position dominante pour empêcher la concurrence"
Elle contrôle:
1- les fusions ou rachats d'entreprises--> la Commission contrôle en amont les projets de fusion présentés par les entreprises et doit ou non donner son accord.
-> exemple: en 2019 la commission rejette le projet de fusion entre Siemens et Alstom (secteur du transport)
2- les aides de l'Etat aux entreprises-->principe général de l’interdiction des aides d’État, lorsqu'elles risquent de fausser la concurrence.
Ces 4 règles sont misent en oeuvre par la Commission européenne.(Commission cliquez)
Nous avons vu les MODALITES de cette politique, quels sont les 2 OBJECTIFS?
1- le bien être des consommateurs, avec une baisse des prix et une meilleure qualité des produits.
2- la compétitivité des entreprises, plus innovantes et productives.
Exemple: secteur aérien : à partir du 1er janvier 1993, les lignes internationales entre États membres ont été ouvertes à la concurrence. Ainsi, un vol Paris-Stuttgart, qui ne pouvait être assuré auparavant que par Air France ou Lufthansa peut désormais l’être par n’importe quelle compagnie européenne
Exemple: Secteur du gaz et électricité , depuis 2007 ouverture à la concurrence.
Concernant le train: les pays européens ont les mains libres pour préparer l’ouverture de ce secteur à la concurrence.
Nous avons vu ce qu'est la politique de concurrence, quelles sont ses inconvénients?
Mais cette politique est parfois accusée de nuire au développement des entreprises dans l'UE. Donc moins de grands groupes industriels pour faire face à la Chine et aux Etats-Unis. Enfin les défenseurs du service public trouvent qu'il est remis en cause par cette politique. Par exemple dans le passé en France le gaz, l'électricité, le téléphone était contrôlé par un monopole d'Etat. Ce n'est plus le cas avec la mise en concurrence. Il ne faut pas oublier que le service public génèrent des externalités positives.
PARTIE2: L'efficacité des politiques économiques dans l'Union européenne:
L'U.E. n'est pas qu'une zone de libre échange elle a des politiques économiques.
Le POLICY MIX est l'utilisation simultanée de la politique monétaire et de la politique budgétaire pour atteindre certains objectifs macroéconomiques conjoncturels (sur courte période) : croissance, emploi, lutte contre l'inflation, réduction du déficit de la balance commerciale.
Ne pas confondre Politique conjoncturelle de court terme (monétaire et budgétaire) et structurelle de long terme (ex: politique de concurrence).
Croissance économique Objectif : maintenir un rythme élevé de croissance du PIB. ➝ Plus la croissance est forte, plus l’axe s’étend vers l’extérieur du carré.
Plein emploi Objectif : réduire le chômage au minimum (idéalement proche de 0). ➝ L’axe est souvent représenté par le taux de chômage, mais inversé : plus il est faible, plus la performance est jugée positive.
Stabilité des prix (inflation maîtrisée) Objectif : éviter une inflation trop élevée ou trop faible. ➝ Une inflation proche de 2 % est généralement considérée comme optimale.
Équilibre extérieur (balance commerciale) Objectif : avoir une balance des paiements équilibrée ou excédentaire. ➝ Un déficit extérieur réduit la surface du carré, un excédent l’élargit.
Tracez pour la France en 2023:Taux de chômage 7,5 % Croissance PIB 0,7% Taux d'inflation 4,9% Solde de la balance commerciale en % PIB -3,57
La conjoncture économique peut-être influencée par la politique monétaire et budgétaire.
2.1 La politique monétaire conjoncturelle : Dans la zone euro, elle est conduite par la Banque centrale européenne. Son objectif est la stabilité des prix (proche du seuil des 2% par an). Donc ni inflation ni déflation. L'inflation est une hausse des prix provoqué par une demande supérieure à l'offre (relance de l'économie). La déflation est la baisse des prix liée à une économie au ralenti.
Donc la BCE fixe des taux d'intérêt directeurs qui vont influencer le taux d'intérêt auquel les banques accordent leurs prêts.
Si le taux d'intérêt baisse le coût de l'emprunt est plus bas, donc moins lourd à rembourser pour les ménages, les entreprises....
Pourquoi la BCE a-t-elle baissé ses taux directeurs face à la crise de 2008-2009 ?
La politique monétaire de relance : complétez le schéma suivant en utilisant les mots hausse ou baisse.
Retour sur la politique monétaire
Dans cette on voit:
-que la banque centrale peut proposer des taux négatifs: L’emprunteur rembourse une somme inférieure à celle empruntée.
-que la banque centrale peut faire du QUANTITATIVE EASING: elle achète en grande quantité des titres financiers.
EXERCICE SUR 2021 2024
Jouer le role de la présidente de la BCE
Quelle décision doit prendre la BCE en 2024 ?
Les taux directeurs:
Taux de prêt marginal; taux auquel les banques empruntent d'urgence à la BCE. Taux de dépôt; tx auquel les banques placent des liquidités à BCE Opération : taux principal BCE coût emprunt banques auprès BCE
Info des Taux – Septembre 2025 |
2.2 Les politiques budgétaires conjoncturelles:
Si un pays veut relancer son économie il peut augmenter les dépenses de son budget national. Il peut aussi les diminuer pour faire une politique de rigueur afin de diminuer son déficit budgétaire (dépenses publiques - prélèvements obligatoires).
Les politiques budgétaires nationales ont des effets sur les économies d' autres pays de la zone.--> ce sont des externalités budgétaires.
Par exemple si la France relance son économie cela peut augmenter involontairement les importations de BMW ou d'Audi et renforcer les exportations de l'Allemagne. l
Pour encadrer les externalités des règles européennes existent avec le pacte de stabilité et de croissance du 17 juin 1997: -le déficit budgétaire des administrations publiques ne doit pas dépasser 3% du PIB. -la dette publique ne doit pas dépasser 60% du PIB.
Avec risque de procédure de déficit excessif :
En 2024-2025 avec son niveau de deficit public et de dette publique (Etat+ Sécurité Sociale+ collectivités locales) la France doit prendre des mesures de rigueur.
Budget 2026 : le Premier ministre Sébastien Lecornu cherche une issue
2.3 Les difficultés de coordination des politiques conjoncturelles dans la zone Euro :
Ces politiques souffrent d'un défaut de coordination. Chaque pays à sa politique budgétaire, mais la politique monétaire est définie par la BCE. Donc il peut y avoir un manque de cohérence entre les deux politiques. Seule la politique monétaire avec la BCE peut jouer un rôle de de stabilisation (relancer la croissance, lutter contre le chômage ou l'inflation) en l'absence d'un réel budget européen. -------------------------------------------------------------- Enfin les règles budgétaires (vues ci-dessus) réduisent la capacités les Etats de faire face à des chocs asymétriques. ---> Un choc symétrique perturbe l'offre ou la demande des pays dans des proportions identiques, un choc asymétrique ne touche qu'un pays ou un groupe de pays mais des proportions différentes.
Donc si un Etat de l'UE est confronté à un choc économique, il ne peut pas utiliser librement son budget pour relancer l’économie car il est soumis aux règles qui limitent déficit public et dette publique. Ces contraintes visent à préserver la stabilité de l'UE.
Cependant l'UE peut s'adapter:
Exemple: la crise du Covid-19 : face à un choc économique massif, l’UE a activé la clause dérogatoire du Pacte de stabilité, permettant aux États de dépasser temporairement les limites de déficit et de dette.
Elle a lancé en 2020 le plan NextGenerationEU, un fonds de relance de 800 milliards d’euros.
En cette fin du mois de mars 2026, la ville de Saint-Étienne a été marquée par l’inauguration de la pâtisserie Ambre, située place Jean-Jaurès. Derrière ce projet se trouve Medhi Hadj Mebarek, un chef pâtissier stéphanois, dont le parcours illustre une véritable réussite sociale. Parti d’un milieu modeste, il a su, grâce à son travail, ses rencontres et ses expériences à l’international, construire une carrière prestigieuse. Son retour à Saint-Étienne pour y ouvrir sa propre boutique symbolise à la fois son succès et son attachement à son territoire d’origine.
Medhi Hadj Mebarek incarne une trajectoire sociale ascendante exemplaire, profondément liée à son territoire d’origine. Né à Saint-Chamond, il grandit dans un environnement modeste et développe très tôt un intérêt pour la pâtisserie, inspiré notamment par sa mère qui cuisinait régulièrement à la maison.
Son parcours scolaire joue un rôle déterminant dans sa réussite. Il intègre le lycée hôtelier Les Petites Bruyères, où il obtient un bac professionnel en pâtisserie. C’est à ce moment-là qu’intervient une rencontre essentielle dans sa trajectoire : son professeur, David Letellier, qui agit comme un véritable mentor. Celui-ci l’encourage, lui donne confiance en lui et l’accompagne dans sa progression. Plus tard, une autre figure importante va marquer son parcours : le chef étoilé Thierry Marx, avec qui il travaille à Paris. Ces soutiens illustrent l’importance du capital social dans la réussite.
Après sa formation, Medhi Hadj Mebarek entame une carrière internationale. Il travaille dans plusieurs grandes villes comme Manchester, Paris, mais aussi au Moyen-Orient, notamment à Dubaï, Doha ou encore en Arabie Saoudite. Cette mobilité géographique est un élément clé de sa trajectoire sociale : elle lui permet d’acquérir de nouvelles compétences, d’élargir son réseau et d’accéder à des opportunités prestigieuses.
Rapidement, il passe du statut de salarié à celui d’entrepreneur. Il ouvre plusieurs pâtisseries à l’international, notamment une première boutique à Doha, puis une seconde à Alger appelée “Blanche”, positionnée sur un segment haut de gamme. Dans ces établissements, il propose des pâtisseries françaises revisitées, comme le Saint-Honoré, les éclairs ou encore des créations originales mêlant influences orientales et occidentales. Il crée aussi des desserts symboliques comme “Le Stéphanois”, en hommage à Saint-Étienne.
En 2026, il franchit une nouvelle étape en revenant à Saint-Étienne pour ouvrir sa propre boutique, “Ambre Pâtisserie”, place Jean-Jaurès. Ce projet bénéficie de plusieurs soutiens, notamment de ses proches et de réseaux professionnels, ce qui montre encore une fois l’importance des relations dans sa réussite. Son concept repose sur une pâtisserie haut de gamme mais accessible, mêlant exigence et volonté de partage.
Enfin, sa réussite s’appuie aussi sur sa forte présence sur les réseaux sociaux, où il développe sa notoriété et attire une clientèle internationale.
Ainsi, la trajectoire de Medhi Hadj Mebarek illustre parfaitement une mobilité sociale ascendante. Parti d’un milieu modeste, il a su mobiliser des ressources scolaires, relationnelles et professionnelles pour réussir. Son parcours montre que la réussite ne repose pas uniquement sur le talent individuel, mais aussi sur les rencontres, les opportunités et la capacité à s’adapter à différents contextes.
Il y a des personnalités qu’on surnomme “reines” sans exagération.
Christine Ockrent fait partie de celles-là : une souveraine du 20h, ce journal qu’elle a présenté de 1981 à 1985, à une époque où la France se mettait littéralement en pause pour écouter les nouvelles du monde.
Alors forcément, la croiser au Salon du Livre de Paris, c’est un peu comme voir entrer une figure familière dans un décor nouveau. Une présence qui impose le respect… sans jamais en faire trop.
Le Salon du Livre, c’est un joyeux mélange : auteurs pressés, lecteurs curieux, files d’attente interminables. Et puis, au détour d’une allée, Christine Ockrent.
La “messe du 20h”, un rituel qui a marqué une génération
Dans les années 80, le 20h n’était pas un simple journal. C’était un rituel national. On s’installait devant la télévision comme on ouvre un livre important : avec attention, presque religieusement.
Et de 1981 à 1985, Christine Ockrent en a été l’une des grandes voix. Elle a apporté un ton nouveau, une rigueur moderne, et une présence féminine forte dans un paysage médiatique encore très masculin.
Avec la multiplication des médias la messe du 20h n’a plus la même solennité qu’autrefois, mais son héritage demeure.
Dans le cadre de notre site La Stratégie du Poulpe, un petit texte sur l'actualité militante de l'actrice que nous avons vu à Paris.
Dans la France de la quatrième vague féministe, où les récits intimes deviennent des manifestes et où les réseaux tissent des communautés de veille, sa parole n’est pas seulement un témoignage : c’est un appel d’air. Une manière de dire que l’on peut survivre à l’indicible, et qu’en le disant, on ouvre un passage pour toutes celles qui n’osaient pas encore.
✦ La parole comme geste politique
Judith Godrèche ne raconte pas seulement une histoire personnelle. Elle raconte un système, une époque, une mécanique de domination qui a longtemps prospéré dans l’ombre. Et lorsqu’elle se tient sur scène, les yeux levés vers un public qui retient son souffle, elle incarne ce que la quatrième vague féministe a rendu possible : la visibilité des violences ; la circulation des récits ; la réappropriation de l’espace public par celles qu’on avait réduites au silence.
Sa parole devient un geste politique, un acte de résistance. Elle n’est plus seule : elle parle avec.
✦ Sylvia Lippi : la sororité comme force transformatrice
La philosophe Sylvia Lippi décrit la sororité comme une éthique de la relation, un lien qui ne se fonde ni sur la ressemblance ni sur l’obligation, mais sur la reconnaissance mutuelle des vulnérabilités.
Pour Lippi, la sororité n’est pas un slogan : c’est une pratique, un travail, un engagement à tenir la main de l’autre sans l’écraser, à écouter sans absorber, à soutenir sans parler à sa place.
Dans cette perspective, Judith Godrèche devient une figure emblématique :
elle ne parle pas pour les autres femmes, mais elle parle avec elles, dans un mouvement qui crée un espace commun.La sororité, chez Lippi, est un « lien de lutte » : un lien qui ne nie pas les différences mais les accueille, un lien qui permet de transformer la douleur en puissance collective. C’est exactement ce que l’on voit se déployer autour de Godrèche : une constellation de voix, de récits, de présences qui se répondent, se soutiennent, se renforcent.
✦ Une vague qui porte les corps et les histoires
La quatrième vague féministe est une vague de récits. Elle avance par témoignages, par hashtags, par vidéos tremblantes filmées dans des chambres d’étudiantes ou des cuisines de mères de famille. Elle avance par sororité numérique, par alliances fragiles mais tenaces, par communautés improvisées qui deviennent des refuges.
Judith Godrèche, en prenant la parole, s’inscrit dans cette géographie mouvante.
Elle devient un point d’ancrage, un repère, une preuve que l’on peut affronter l’institution, la tradition, la peur — et tenir debout.